Skip to content

Categories:

Le label Bio ne suffit pas (et n’est pas une obligation) pour manger bien (bis)

Je ne voudrais pas gâcher votre dimanche, mais je viens de lire un article intitulé Bio: alerte sur les produits d’importation, sur le site de l’Expansion, et ce n’est pas réjouissant.

Encore que pas surprenant du tout, non plus.

Vous voulez vous faire peur puis aller avec angoisse regarder tous les emballages de vos produits bio pour en identifier la provenance? Lisez alors aussi ceci : plus de 200 produits bio importés retirés de la vente, par les mêmes auteurs.

Rien de neuf, je sais. Juste de quoi être renforcé dans la certitude que le label bio n’est en rien une panacée, non?

Print Friendly, PDF & Email

Posted in Le bio en question.


35 Responses

Stay in touch with the conversation, subscribe to the RSS feed for comments on this post.

  1. Liloue (D'Âme Bio) says

    C’est aberrant ! Une bonne raison de privilégier les produits bio LOCAUX le plus possible et de saison (on trouve maintenant par exemple des légumes hors saison même en BIO) ! Il faut privilégier les circuits courts également. C’est vraiment désolant 🙁 Bon dimanche.

  2. laurent - la faim des delices says

    Bio ne veut pas forcement dire écolo. L’étiquetage du bilan carbone sur chaque produits va donner une autre vision des aliments que nous consommons.

    Si tout le monde consommait des produits locaux de saison, cela serai déjà un grand pas.

    Dans la pâtisserie ou je suis en formation, le pâtissier en chef est triste de devoir faire des buches à la fraise – framboise l’hiver;)

    • Flo Makanai says

      C’est clair qu’aujourd’hui bio ne rime pas forcément avec écolo, ce qui est très désolant quand on se souvient que l’agriculture bio est supposée être celle qui respecte le vivant et la nature. C’est pourquoi j’aime tout spécialement les produits avec un label Démeter, par ex, pour compléter nos fruits, légumes et volailles locales (et pas toujours bio, loin s’en faut).

  3. nol de nol says

    Il y a eu un reportage d’M6, je crois dans Capital, sur les pommes de terre égyptiennes, qui ne seraient pas si bio que le dit le label… C’est le problème du bio non local finalement et d’une surveillance qui s’exerce de loin.

  4. La fourmi says

    Hé oui, mais c’est toujours mieux que l’industriel produit en masse qui est parfois bien pire…

  5. caroline says

    moi je pense qu’il n’est pas nécessaire d’acheter du « bio » pour avoir des produits de qualité.
    je connais notemment une maraichère et une fruitière qui ont fait le choix de l’agriculture raisonnée.
    et pour connaitre des producteurs dit « bio », je trouve tout de même que le cahier des charge leur laisse une certaine largesse : tout ca pour dire qu’il y a des gens qui produisent du « non bio » +bio et moins cher que les produits labelisés
    enfin… je ne sais pas si je suis claire…
    une chose est sûre : EXIT L’IMPORTATION 😉

    • Flo Makanai says

      Oui, sauf qu’on a du mal à stopper net le chocolat, le café ou le thé, les bananes, le sucre…
      On peut, je ne dis pas, et je tire mon chapeau aux locavores mais je connais nos limites familiales…

      • Christel says

        Bonsoir,
        Tu as raison. Au salon bio de Marjolaine, il y a un stand de fruits bio éthique du Cameroun dont j’avais lu un article très intéressant dans cuisine Bio. En achetant ses bananes ou papaye c’est aussi aider ces pays dans le bio éthique.

  6. caroline says

    ha oui j’ai oublié : VIVE LES PRODUITS DE SAISONS
    à laurent : pour les fête bûche marron/poire… miam non?

  7. Maurice76 says

    Cet article, qui pourrait au premier abord être utilisé par les sceptiques, est en fait flatteur pour la filière bio.
    Tout d’abord, il montre qu’elle repère des fraudeurs grâce à ses contrôles qui, contrairement au chimique, ont le mérite d’exister.
    Ils prouvent que dans le chimique, ces mêmes saloperies sont répandues dans la nourriture sans que des contrôles viennent sanctionner ces pratiques.
    La bio met quand à elle d’importants moyens en oeuvre pour lutter contre la fraude ou améliorer les conditions de production de sa filière.
    Ce sont plutôt les marques distributeur et les GMS qui sont mises en cause alors que les acteurs historiques de la bio ont mis ou mettent en place des stratégies conformes aux principes fondateurs (pas de fraises en hiver, des approvisionnements locaux, une connaissance de ses fournisseurs etc…).
    Un des vrais problèmes est mentionné, c’est le manque d’agriculteurs bio en France et le rythme trop faible des conversions. Ce point est toutefois en forte voie d’amélioration, et ce même sous l’impulsion des GMS qui agissent ainsi non par philosophie mais, comme c’est dit dans l’article, parce que le consommateur est sensible au « Made in France ». Comme quoi, c’est bien le consommateur qui, avec son porte monnaie, détient le pouvoir…
    Conclusion: Achetons BIO et LOCAL
    Une des seules voies qui est mentionnée et qui me laisse sceptique est celle de l’harmonisation européenne car, comme d’habitude, elle se fait sous l’influence des multiples lobbys industriels et les commissaires chargés de cette harmonisation doivent avoir une sensibilité écologique aussi développée que ma compassion pour les pauvres traders victimes de la crise. Si la commission était envahie de Josés Bovés, ça se saurait. Peut être aussi qu’un jour, les électeurs sauront s’élever et voir qu’ils disposent de plus que deux choix…

    • Flo Makanai says

      Merci pour cette réponse très riche, qui emporte mon adhésion.

      Toutefois, sur la conclusion « achetons bio et local », j’aimerais suivre cela mais en pratique il en va autrement pour plusieurs raisons, la première étant liée à ce que vous mettez en avant, le manque d’agriculteurs bio en France (à moins de 25 kms de chez moi, je n’ai accès qu’à du cresson bio, par ex, mais par contre, en vélo, je peux aller chercher des légumes locaux de saison chez un maraîcher qui utilise des méthodes tradi et très très peu de produits chimiques ou de synthèse -mais très peu = trop quand même…- ainsi qu’à un volailler qui ne vend que de la vraie volaille de plein air, fermière, etc). Le bio, pour nous, est loin…
      Et la deuxième raison reste le coût. Les pommes du Biocoop (à 35 kms de chez moi…) sont à 3.50€/kilo, on est 5, notre alimentation repose d’abord sur les fruits et les légumes, alors j’alterne avec les pommes non bio à moins de 2€ du verger local, pas bio du tout, qui fait en plus des super prix pour les pommes à compote par ex…).

      • Végébon says

        Tu as raison de jongler entre les différentes possibilités, je pense que c’est la meilleure solution.
        Pour le label AB, le manque de contrôles est clairement un problème, donc les autres labels (Demeter, Nature et Progrès) sont un complément utile.

        Mais quoi qu’il en soit la perfection n’existe pas. Donc une fois qu’on a fait tout ton possible pour limiter les dégâts (en s’informant et en infirmant les autres, en étant créatif pour allier toutes les contraintes), stop à la culpabilisation ! Le stress chronique est aussi destructeur pour notre organisme que l’ingestion de pesticides ^^.

        • Flo Makanai says

          Oui à une cuisine sans stress!! (à une VIE sans stress). Mais la recette m’échappe régulièrement… 😉

  8. Anne-Liesse says

    Ahlala, passionnant… et flippant ! Cela devient de plus en dur de savoir à qui/quoi faire confiance… Je note ta préférence pour les produits Demeter et suis confortée dans mon choix d’acheter local (au marché de mon quartier) et de saison, à défaut de bio. Vivement l’étiquetage du bilan de carbone aussi : nous avons de sérieux progrès à faire de ce côté-là.

    Cet article rejoint le billet de Clotilde du 21 octobre dernier http://chocolateandzucchini.com/vf/2010/10/une_histoire_de_haricots_rouges.php,
    où elle parle de sa lettre envoyée à Celnat concernant leurs haricots rouges en provenance de Chine. Ma préoccupation du moment à moi, c’est la provenance des graines de courge. Le choix était entre Chine et Hongrie à la Biocop. Et j’attends tjrs la réponse de Biothentic pour connaître la provenance des leurs…

    • Flo Makanai says

      Merci tout plein pour le lien vers ce billet de Clotilde que j’avais râté, très intéressant.
      De mon côté, compte-tenu de nos différentes contraintes alimentaires (plus ou moins assouplies depuis que notre fille aînée va bien), je m’autorise certains achats lointains, comme ces fameuses graines de courge, parce que j’ai tenté de faire les miennes et je ne peux tout simplement pas tout gérer…

      Encore une fois, tout est dans la mesure, je suppose. De même que j’ai besoin d’une voiture presque tous les jours, que je ne veux pas renoncer à ma douche matinale, que nos vêtements ne sont pas très bio en général (trop coûteux pour nous 5, et pas d’approvisionnement simple), que ceci et ceci et cela…

      N’oublions pas qu’il ne sert à rien de vouloir être « parfait », « sans faute », sauf à vouloir nourrir son ego toujours trop vaniteux… Il faut « juste » être informé et conscient de ce qu’on fait, des conséquences de ses actes, non? Tout comme si on aime boire du bon vin on peut bien s’autoriser une soirée trop arrosée de temps à autres avec des amis proches, ce n’est pas pour cela qu’on sera alcoolique ni qu’on mourra d’un cancer du foie 5 ans plus tard…

      La mesure…
      (je ne veux pas faire celle qui sermonne, en écrivant ça, évidemment, je m’auto-réponds aussi, pour calmer ma propre propension à vouloir tout faire « comme il faut », qui m’a longtemps pourri la vie plus qu’autre chose; mais c’est une autre histoire…)

      • isabelle says

        Bien d’accord avec tout ça.

        Local et de saison c’est un bon début. Après, on essaye de faire au mieux pour ne pas acheter du bio de l’étranger tout en sachant que les ananas, les oranges, le sucre, le thé, le café, on ne peut pas faire autrement…. Mais franchement acheter des poires bio d’Argentine en GMS : NON, 1000 fois NON !

        • Flo Makanai says

          Ah, les fameuses poires d’Argentine : à force de les voir incriminer partout, elles vont peut-être finir par disparaître?!
          A moins que, disparues des étals, elles ne soient travaillées pour entrer dans des compotes ou autres « fabriquées en UE », avec des ingrédients dont on ne connaît pas l’origine…?
          Héro a une démarche intéressante pour ses compotes bio, par ex: fruits bio ET locaux, cultivés dans un rayon de 100 km autour des usines, je crois bien. En plus, elles sont bonnes. Côteaux nantais aussi a une démarche sensée (et j’adore leurs produits, même si pour moi ils ne sont jamais locaux…). Et d’autres, bien sûr.
          On tient le bon bout 🙂

  9. Séverine (34) says

    J’ai lu cet article ainsi que la liste c’est très juste et très représentatif. Un vrai cauchemar. Avantages et inconvénients.
    Dur dur de faire la part du bio juste et bon. Et le bio européen et mondial n’en parlons pas.
    Je suis bien d’accord avec toi en tout cas et certains commentaires. J’avais vu ce reportage de la 6 aussi très intéressant.
    Très bonne journée à toi et toute ta famille

  10. Julie says

    Merci pour le lien, je ne suis pas trop étonnée
    J’ai un peu l’impression que le dilemme est encore pire quand on habite le Québec. Parce que local ne veut aps nécessairement dire écolo. Ici rien ne pousse l’hiver, alors si on veut manger local, les légumes doivent être gardés dans des entrepôts à atmosphère contrôlée. Il y a des études qui montrent que le transport des fruits et légumes frais l’hiver est moins dommageable pour l’environnement que l’entreposage ou la culture en serres chauffées.
    Alors on se retrouve avec du bio importé (donc pas nécessairement bio!) ou du local qui a passé des mois en entrepôts.
    Une chose est sûre, il faut toujours réfléchir, il n’y a pas de règle générale. Ça serait tellement plus facile pourtant 🙂

  11. Christel says

    Bonsoir,

    Merci pour cet article et ce lien très intéressant. Il est évident que du bio d’Argentine ou autre pays lointain comme certains fruits et légumes bio que je trouve emballé à Carrefour et autre cela n’a aucun sens. C’est pour cela qu’il est important de ne pas acheter du bio n’importe où et regarder la provenance des produits en générale. Comme le dit Flo encore faut-il avoir un Biocoop ou autre à proximité.

    • Christel says

      Suite,
      En ce qui concerne le burger bio de Quick une amie et sa fille l’ont testé. Elle ne l’ont pas trouvé terrible, cher et les frites et boissons étaient non bio. Alors à part une opération de com qu’est ce que c’était d’autre.

  12. Pauline says

    J’ai souvent l’impression qu’il faut choisir entre bio et local… 40 minutes en voiture pour aller chercher des produits au biocoop, ce n’est pas très écolo. Alors je jongle comme je peux – j’y vais une fois par mois, j’achète des fruits et légumes non-bio au marché en complément de ceux du jardin, et le supermarché du coin reste une solution de dépannage (20 minutes à vélo si j’ai le temps). Mais c’est vrai aussi qu’on aurait du mal à se passer de café et de bananes…

    En plus je me suis posé certaines des mêmes questions que Julie ci-dessus. Autrefois dans les zones froides il y avait peu de produits frais l’hiver et on vivait de conserves, c’est-à-dire plein de sel et de sucre ajoutés. Solution plus « verte » d’une certaine façon, mais pour la santé… loin d’idéal. Du coup, je conserve plutôt avec le congélateur et tant pis pour la tradition et la consommation d’énergie.

    • Flo Makanai says

      Et moi qui a acquis récemment une giga cocotte pour faire mes conserves, voilà que je me surprends à congeler aussi, alors qu’il y a peu j’envisageais de vendre le congélo toujours quasi vide…

  13. annie says

    je suis d’accord avec vous concernant le fait de ne pas faire confiance les yeux fermés au label bio, mais alors qu’en est il du non bio? quelles méga cochonneries y a t il dedans?
    Ce qui est sur c’est que tout ce qui vient de pays non controlables est a éviter Chine pays de l’est Afrique non seulement ils utilisent des pesticides en quantité non autorisée, mais quelquefois dangereux et interdits, il y a peu de contrôles et souvent les contrôleurs sont payés,le plus dur c’est que l’origine n’est pas indiquée sur les conserves et produits transformés,avez vous vu ce reportage sur la 6 80% de la sauce tomate et produits dérivés (ketchup ravioli plats en sauce…)vient de Chine arrive en conteneurs près de Cavaillon et y est transformée,aucun renseignement possible sur les traitements subis, il en est de même des champignons de Paris traités avec une eau pleine de résidus, du mais …Que faire? j’essaye de trouver des indications sur les boites certains fabriquants commencent à le faire, j’ai trouvé des champignons »cultivés conservés et mis en boite dans le val de loire, de même pour du maîs non OGM du sud ouest c’est pas bio mais au mois les pesticides employés ne sont pas interdis.avec les légumes du jardin et les producteurs locaus (connus car je connais des petits jardiniers sans scrupules qui arrosent tout aux pesticides!!!
    quel parcours du combattant!! je crois que c’est surtout important quand on a de petits enfants car ils sont plus fragiles et soumis à cette avalanche de molécules chimique inconnues pour l’organisme qui développe ensuite des réactions, peur être comme tes enfants Flo?

    • Flo Makanai says

      Oui, Annie, comme mes enfants…
      Et ce ne sont pas que les molécules chimiques qui sont à incriminer, ce peut être des molécules naturelles mais perçues, pour une raison ou une autre, comme étrangères.
      Le + est que ça nous contraint à revenir vers le très simple, à plein de points de vue.
      Ah, le non bio et ses méga cochonneries… :((

      • annie says

        oui ils réagissent à des molecules naturelles mais peut être parce que leurs défenses ont été stimulées à tort par une molécule artificielle qui immunologiquement ressemble à une molécule naturelle et le corps se trompe et réagit à tort (un peu le mécanisme des maladies autoimmunes le corps fabrique des anticorps contre un allergène qui ressemble à un organe du corps et la machine s’emballe et il fini par fabriquer des anticorps contre cet organe)c’est sur que plus on est en contact avec des mollécules étrangères et de plus en plus complexes et plus ce risque augmente

  14. poucinette says

    Sublime sublime recettes ::::: je pense en tester quelques unes !!!! au plaisir :::: bises du mercredi la belle

  15. Christel says

    Bonsoir Flo,
    Je voudrais signaler la parution du Hors-série de 60 millions de consommateurs de juin-juillet consacré au bio. On y traite aussi bien des fruits et des légumes que des vêtements en passant par les produits cosmétiques ou ménagers avec quelques recettes. Je le trouve bien fait avec des spécialistes qui interviennent. on y parle des différents labels dans les nombreux secteurs. Il y a aussi le Hors-série de Politis qui traite de ce sujet de façon un peu plus politique je dirai.

Continuing the Discussion

  1. Tweets that mention Le label Bio ne suffit pas (et n’est pas une obligation) pour manger bien (bis) | Makanai -- Topsy.com linked to this post on 7 novembre 2010

    […] This post was mentioned on Twitter by D’Âme Bio, Makanai. Makanai said: [blog] Le label Bio ne suffit pas (et n’est pas une obligation) pour manger bien (bis) http://bit.ly/aHoSzA […]

  2. Le label Bio ne suffit pas (et n’est pas une obligation) pour manger bien (bis) | CookingPlanet linked to this post on 8 novembre 2010

    […] Cuisiner au Soja : Le label Bio ne suffit pas (et n’est pas une obligation) pour manger bien (bis) […]



Some HTML is OK

or, reply to this post via trackback.