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Un Scamandre ou un Sancerre Vacheron

Je bois peu d’alcool. Non que je sois contre ou que j’exige de moi une particulière abstinence, mais parce que je n’ai pas beaucoup de goût pour.

Parfois, boire un verre est bien agréable !

Une margarita, par exemple ! Parce que c’est à chaque fois mon grand-père paternel, la maison de St N., certains repas de famille qui sont denses et aimants dans ma mémoire.
Et aussi pour le souvenir de cet été 2004 : Mr Makanai nous en avait concocté une et ma mère et moi, peu habituées mais trouvant le breuvage très agréable, avions ensuite partagé un fou rire mémorable….

Certains champagnes, pour lesquels tout le snobisme dont je suis capable se mobilise car je suis très très difficile en matière de Champagne… Non que je sois une connaisseuse, cela ne m’intéresse pas assez, mais je déguste quand il est bon !

Et de temps à autres, une bière légère et fraîche bue aux côtés de mon amoureux dans une contrée lointaine, un soir paisible, où tout semble être à sa place et où, de toute façon, rien n’est quotidien…

Mais  revenons-en à mes moutons : le vin!

Par moments, j’apprécie de boire un verre de vin.

Tout ça à cause de mon amie Jen : en août dernier, je suis allée passer quelques jours chez elle, avec Bérénice, et le soir, pendant que les enfants jouaient encore et encore, son mari, Jen et moi avions plaisir à partager un verre de (bon) vin (rouge) avant le repas. OK, un aussi pendant le repas, parfois (pour ma part, j’en ai vite assez), parce que Jen et sa famille habitent une région où de bien bonnes bouteilles sont facilement disponibles. J’y ai pris (un peu) goût.

Un Scamandre testé et approuvé

Lorsqu’il m’a été proposé de goûter un Scamandre, en cours de certification bio, j’ai dit oui.

Et heureusement, j’ai trouvé ladite bouteille plutôt sympathique.  Il faut aimer les vins de la Vallée du Rhône pour l’apprécier, mais ce vin, produit en Petite Camargue depuis 2003, par Nadine et Franck Renouard, avec l’aide de l’œnologue Stéphane Beuret, est de qualité.

scamandrem

Pour en savoir plus :

Sur le site du domaine, on peut lire que le travail du raisin est effectué selon une démarche cartésienne, et que l’étiquette des bouteilles évoque un « fruit sculpté de main de maître pour offrir une œuvre moderne à l’avant-garde de la vallée du Rhône. » Ou encore qu’une « recherche constante d’innovation est assortie d’une forte conscience écologique. Toute l’infrastructure est conçue pour une culture raisonnée, de l’architecture moderne fondue dans le paysage à la station d’épuration qui restitue à la nature une eau parfaitement propre. Les installations permettant d’atteindre l’équilibre énergétique sont prévues pour 2015. Mais déjà, le sol est travaillé au cheval de trait et une juste quantité d’engrais naturels est utilisée. Le prix de ce jusqu’au-boutisme est un faible rendement compris entre 20 et 30 hl / ha » (ce qui explique en partie le prix, relativement élevé, de ce vin).

Le Scamandre rouge, que j’ai goûté, est composé de quatre cépages : La Syrah, pour la ligne gustative (« elle compose le cœur de l’assemblage avec des notes de truffe, de tabac, de cassis et de framboise »), le vieux Carignan (qui « offre sa générosité et sa complexité aromatique »), le Mourvèdre (« en embuscade, apporte une touche d’épices, de réglisse, de cannelle, de cuir et de poivre ») et le Grenache (qui « arrondit l’ensemble »).

J’ai aussi envie de vous dire quelques mots du Domaine Vacheron, certifié Biodyvin depuis 2005. leurs vins sont franchement très bons et, de plus (sans doute un peu aussi « parce que »), produits en biodynamie (quoi de mieux?).

Mr Makanai a découvert le domaine par hasard (du moins le dit-il ;) ) à Sancerre (ville bien connue pour ses vins), et m’en a rapporté 3 bouteilles début février, pour essayer. Nous les avons doucement dégustées, et franchement, ce vin est bon. Assez cher, également, mais d’un bon rapport qualité/prix et le travail de la vigne y est, comme pour le Scamandre, un travail minutieux, complexe, respectueux de la vigne et des hommes qui en vivent. Le travail vraiment bien fait et la qualité ont un prix, que je trouve parfaitement normal de payer.

Et comme de toute façon je ne consomme ces vins qu’avec la modération qui leur convient… Un verre de bon vin, élaboré intelligemment, dans le respect de la terre et des hommes qui en vivent puis de ceux qui en boivent est un plaisir dont je sais ne pas abuser!

PS : attention, ces deux vins peuvent contenir des sulfites.

PS 2 : et bien sûr, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, il faut le consommer avec modération, voire pas du tout du tout si on doit prendre ensuite le volant…

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Posted in 100 % végétal.

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8 Responses

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  1. Jane says

    Et moi, qui n’en bois plus depuis cet histoire de rougeurs…. soupire…
    On a de plus en plus de bons vins bio dans notre région. Le biocoop et même le supermarché en sont remplis. C’est cool!

  2. Stéphanie says

    Tu en parles très bien dis donc! Tu me fais penser qu’il faudra que je te fasse découvrir les vins d’une vigneronne du Languedoc qui travaille en bio et que j’ai rencontrée dimanche dernier :)

  3. Véro (dietimiam) says

    Eh bien, bravo !
    J’ai toujours un peu de mal à parler d’alcool car j’en bois quasiment pas. Mais j’étais persuadée que, comme pour les autres aliments, un vin de bonne qualité, respectant la planète qui plus est, n’était en aucun cas un inconvénient.
    Comme tu le soulignes, seules la quantité (ne pas être dépendant surtout) et les circonstances peuvent être un frein à sa consommation. mais sinon, le vin a des vertus santé, autant en parler tranquillement ;)
    Merci Flo !

  4. Hélène says

    L’alcool n’est pas recommandé
    Bonjour Flo et encore merci pour ton merveilleux site que je viens de découvrir. Je ne voudrais passer pour une rabat-joie et même si le vin que tu nous présentes paraît sympathique et fabriqué avec des raisins issus de l’agriculture biologique, j’aimerais apporter quelques informations. D’une part, il ne faut pas ignorer la présence des sulfites même dans le vin bio (le fameux SO2 qu’est le dioxyde de soufre ou anhydride sulfureux). Ces sulfites ont « paralysé » (souffrance) la plupart de mes articulations durant une semaine avec du vin blanc et je connais une autre personne qui a connu les mêmes « déboires ». Les médecins ont reçu il y a quelques années une plaquette à présenter théoriquement à leurs clients sur laquelle était précisé que l’alcool n’était pas recommandé pour la santé, et même le fameux petit verre de vin. Les médecins peuvent en revanche continuer à empoisonner avec toute autre chimie… D’autre part, la croyance en les bienfaits du verre de vin provient non pas de l’alcool mais du raisin uniquement. Ce sont les polyphénols et flavanols notamment contenus dans le raisin qui sont à l’origine de cette croyance à la peau dure. Je sors d’une cure uvale d’une semaine et j’ai même réussi à me débarrasser d’une sorte d’eczéma récurrent.
    Question boisson, je fais mes tisanes moi-même et cueille parmi d’autres, des feuilles de frêne constituant, avec la fumeterre et l’angélique, de la tisane des centenaires. J’ai recherché une plante qui se substituerait au thé vert (problème de l’empreinte carbone des 10 000 km effectués par la plante) car je crois que chaque continent possède les plantes essentielles. Mon livre de plantes conseille le thé de frêne au quotidien (fait rare pour une plante excepté l’ortie également) en raison de ses puissantes vertus antioxydantes.
    Par ailleurs, j’ai réussi à me débarrasser de mes mauvaises habitudes en prenant conscience du fait que chacune de nos cellules reçoit l’information de notre alimentation. Or la cellule doit utiliser de l’énergie à évacuer tout ce qui vient la parasiter, tout ce qui ne vient pas lui apporter de bienfaits. Cette énergie perdue affaiblit notre organisme. Et puis, je me suis consolée à la lecture d’Hadrien de Yourcenar : « Je suis sobre avec délectation… ». Le domaine de l’alimentation est peut-être le dernier où notre liberté peut s’exprimer. Ainsi faisons notre choix en pleine conscience.

    • Flo Makanai says

      Merci beaucoup Hélène, pour ce témoignage très important et plein d’informations. A méditer, il fera son chemin doucement en moi, c’est sûr.

  5. Marie-Christine says

    bonjour,
    J’ai lu le commentaire d’hélène et je dois dire qu’il est très intéressant; mais chez les français le verre de vin fait partie de notre culture! et bien sur les vins qu’ils soient bio ou non contiennent des sulfites en plus ou moins grande quantité! sans sulfites impossible de conserver un vin!
    je vais essayé de me procurer ce vin
    en tant que Diététicienne Nutritionniste j’ai trouvé votre blog extrèmement interéssant
    bien cordialement
    http://actunutrition.com/a-propos/



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