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Autisme : en finir avec le mythe des peptides opioïdes de la caséine et du gluten (les limites du régime SGSC) – Colloque OCHA, janvier 2012

A l’Institut Pasteur, les 19 et 20 janvier derniers, j’ai assisté au colloque « Les Alimentations Particulières » organisé par l’OCHA, Observatoire CNIEL des Habitudes Alimentaires, sous la direction scientifique du sociologue et Directeur de recherche au CNRS Claude Fischler.

J’ai trouvé les intervenants passionnants, et passionnés, leurs interventions très riches et d’un excellent niveau, l’ambiance ouverte et sympathique et les thèmes abordés m’ont tous profondément intéressée.

Le colloque était découpé en 4 sessions, autour de 4 thèmes d’actualité, avec pour chacun (indiqué entre parenthèses et en italiques ci-dessous), une ligne de réflexion spécifique.

  • Les allergies et les intolérances: l’énigme scientifique, les dimensions du problème, les aspects socio-culturels (démêler le vrai du faux)
  • Les régimes sélectifs : justifications éthiques, politiques et sanitaires (que reflète l’individualisation de nos comportements alimentaires? Finirons-nous par manger seuls ou parviendrons-nous à inventer de nouvelles formes du manger ensemble?)
  • Les régimes restrictifs et normes de la minceur (attention danger)
  • Convivialité, commensalité et individualismes (l’individualisation de l’alimentation porte-t-elle atteinte au plaisir, au partage, à la commensalité?)

Sur ce blog, je ne vous proposerai bien évidemment pas une retranscription de tout ce que j’ai noté (beaucoup!) au cours de ces deux journées : je ne serai ici que relais des informations qui m’auront le plus intéressée.

Relais éminemment subjectif, donc, et qui n’engage que moi.

Affiche (partielle) du colloque

Pour débuter cette transmission, j’ai envie de partager avec vous ce que j’ai retenu de l’intervention du Pr Jean-Louis Bresson, pédiatre, Professeur à l’Hôpital Necker Enfants Malades, membre du groupe scientifique NDA (Produits diététiques, Nutrition et Allergies) de l’EFSA (European Food Safety Authority).

L’intitulé en était « Le régime dans l’autisme: un modèle d’ésotérisme ».

Il aurait pu être « réquisitoire contre le régime Sans Gluten Sans Caséine (SGSC) pour les enfants autistes ».

Voici ce que j’en ai retenu, pour l’essentiel et en substance (le .pdf de l’intervention du Pr Bresson est en ligne ici)

  • la définition de l’autisme n’est que clinique : l’autisme n’est identifié que par ses symptômes, sans marqueur génétique ou biologique spécifique ; il existe donc des autismes, d’où la notion de spectre autistique (ASD, ou Autistic Spectrum Disorder en anglais), parmi les TED (troubles envahissants du développement). Le terme est donc un grand fourre-tout, qui recouvre une énorme hétérogénéité de situations individuelles.
  • aujourd’hui, on ne sait pas pourquoi l’autisme, même s’il semble qu’il soit du à une anomalie neurobiologique.
  • les prises en charge conventionnelles (rééducation des enfants) sont souvent accompagnées de prises en charge alternatives, dont le régime sans gluten et sans caséine, SGSC (ou, en anglais, GFCF diet – régime Gluten Free, Casein Free).

Or,

  • les témoignages individuels de traitement, voire guérison, de l’autisme par le régime SGSC, donc l’exclusion des laits animaux et gluten,sont totalement invérifiables.
  • les études scientifiques menées sur l’incidence du régime SGSC sur des enfants autistes sont non seulement rares (9 études, 10 publications) mais surtout (à l’exception de l’une d’entre elles) d’une pauvreté méthodologique affligeante car aucun groupe contrôle n’est étudié en parallèle du groupe d’enfants autistes. Il est donc impossible de rattacher l’évolution des enfants à leur seule alimentation: quid de l’effet placebo pour l’enfant à qui le parent impose une alimentation qu’il pense (veut) meilleure (soignante)? Quid de l’évolution naturelle de tout enfant au fur et à mesure qu’il grandit? Une seule étude comporterait les critères minimum pour être prise au sérieux, selon le Pr Bresson, et elle conclut que le régime SGSC est sans effet.
  • Il n’existe aucune information sur les effets du régime SGSC sur la croissance de l’enfant autiste, son état nutritionnel. Pourtant, en théorie, les apports en cas de régime SGSC laissent craindre des risques de malnutrition, majeurs pour les nourrissons. Il y a là une grande inconnue, reconnaît le Pr Bresson, et l’on ne peut affirmer aujourd’hui que ce régime n’est pas nocif à moyen ou long terme…
  • l’apparente logique qui sous-tend la mise au ban du lait et du gluten pour le bénéfice des autistes n’a rien de scientifique, bien au contraire!

Le Dr Bresson s’est donc attaché à déconstruire le raisonnement incriminé et ses propos m’ont tout particulièrement fait l’effet d’une « bombe », car suite à de nombreuses lectures ces dernières années, je m’étais laissée prendre au mythe des peptides opioïdes qui se fixeraient sur les neurotransmetteurs de certains sujets et altéreraient leur comportement…

Le raisonnement qui justifierait l’exclusion du gluten et de la caséine est le suivant :

  • lors de la digestion du lait, et plus spécifiquement des protéines de caséine du lait, et du gluten, sont produites des peptides opioïdes.
  • Ces peptides passent la barrière intestinale de l’enfant autiste, atteignent son système nerveux central et affectent son développement.
  • La preuve? Les taux importants de ces peptides dans les urines des enfants autistes.

La déconstruction de cette logique par le Pr Bresson :

  • Oui, il existe dans la caséine comme dans le gluten des séquences de peptides opioïdes, effectivement libérées pendant la digestion. MAIS IL EN VA DE MEME DANS BIEN D’AUTRES ALIMENTS, y compris dans le riz ou le maïs (pourtant proposés en remplacement du gluten), le soja (proposé en remplacement du lait), la rubisco des feuilles vertes etc.
  • ces séquences de peptides sont même parfois à l’état libre, préalablement à la digestion, comme dans le lait maternel : plus que des ennemies, elles ont donc certainement, surtout et avant tout, des fonctions essentielles au vivant, notamment de régulation (cf les références que j’ai trouvées ensuite sur Internet sur ce point, en fin de ce billet).
  • En principe, les peptides ne passent pas la barrière intestinale donc ne devraient pas atteindre le système nerveux de l’enfant. Cependant, il est avéré que certains intestins sont poreux. D’ailleurs, celui du nouveau-né l’est. Et le lait de sa mère contient les peptides incriminées…
  • De plus, il semblerait que ces peptides deviennent instables une fois la barrière intestinale franchie.
  • Et l’humain n’est pas dépourvu d’armes qui peuvent neutraliser les effets indésirables de ce qui est absorbé ou de ce qui pourrait se fixer sur les neurotrasmetteurs, par exemple, par effet dit antagoniste.
  • Enfin, le Pr Bresson a montré que les tests généralement utilisés pour rechercher les peptides dans les urines délivrent des images sur lesquelles il est impossible de discriminer entre les familles de peptides présentes et impossible de compter le nombre de ces peptides. Plus encore, lorsque des techniques plus précises sont employées, il n’apparaît aucune différence entre urines d’un enfant autiste et urine d’un enfant non diagnostiqué autiste, et pas particulièrement de peptides opioïdes!

Pour conclure, le Pr Bresson relève que:

  • l’efficacité du régime SGSC n’est pas prouvée, de même que son innocuité.
  • (NDLR : il n’est pas non plus établi que ce régime soit inefficace ou dangereux, et le Pr Bresson n’a à aucun moment affirmé cela, il a juste exprimé ses doutes et donc la nécessité d’être prudent en cas d’adoption d’un tel régime restrictif)
  • les personnels de santé devraient être mieux informés des prises en charge alternatives (PCA) qui peuvent tenter les familles d’enfants autistes, afin de pouvoir leur en parler, les accompagner, les encadrer, et éviter que ces pratiques, si elles sont adoptées, ne le soient pas en douce et sans suivi médical de sécurité.

J’ai conclu pour ma part et in petto qu’il ne fallait décidément jamais prendre pour argent comptant les affirmations pseudo-scientifiques, même extrêmement séduisantes, qu’il est possible de lire absolument partout…

L’autisme d’un enfant exige que ses parents cherchent, parfois avec l’énergie du désespoir, des moyens de l’aider, voire de le guérir, et je sais que dans cette situation, aujourd’hui, j’opterai aussitôt pour un régime SGSC pour mon enfant. J’en ai la certitude, d’autant que mes enfants suivent, quoiqu’avec souplesse, un tel régime depuis 2 ans, pour d’autres raisons, et elles vont bien. Je crois au pouvoir de l’alimentation.

Mais ce que je retiens de cette communication du Pr Bresson est que :

  1. personne ne comprend aujourd’hui ce qu’est l’autisme ni quel est le rôle de l’alimentation dans ce trouble, s’il en existe un.
  2. ce ne sont pas les peptides opioïdes qui posent problème.
  3. il est impératif si l’on souhaite adopter un régime SGSC de ne pas le faire en douce, seul : il FAUT (oser?) le dire au médecin traitant de l’enfant (tant pis s’il ricane, oui cela arrive malheureusement) et exiger périodiquement des bilans sanguins pour réagir au plus vite en cas de malnutrition (idem pour TOUT régime restrictif, pour quelque cause que ce soit, en particulier s’il implique un enfant…).

Pour poursuivre la réflexion…

  • L’OCHA « explore les relations que les mangeurs entretiennent avec leurs aliments, à travers une approche pluridisciplinaire centrée sur les sciences humaines et sociales », selon l’un des documents distribués lors du colloque.
  • Le programme complet du colloque est en ligne ici.
  • Sur les critères de l’autisme, une évolution (restrictive) à venir? A lire ici (en anglais)
  • La digestion désassemble, grâce aux enzymes, les molécules qui composent les aliments que l’on ingère. Ainsi, nos enzymes vont transformer les protéines, en bout de chaîne, en leur plus petite molécule connue, les acides aminés. Mais avant d’en arriver à cette décomposition ultime, les protéines sont fractionnées en peptides, chaînes (ou polymères) d’acides aminés.
  • Cet article sur le rôle physiologique des peptides du lait chez l’humain, écrit par Joëlle Leonil, chercheur INRA, est passionnant. Sur le même sujet, lire aussi Activités biologiques des peptides du lait de Sophie Fosset et Daniel Tomé (Unité Inra/INAPG de physiologie de la nutrition et du comportement alimentaire, Institut national agronomique de Paris-Grignon).
  • Egalement, ébauchant le champ (immense) des possibles effets des peptides opioïdes sur l’humain ( effets sur « réactions au stress, système cardio-vasculaire, comportements, appareil digestif, rein, maladies mentales, développement, etc. »), voir cet article sur les enképhalines, publié sur le site du laboratoire de physiologie digestive de l’Université Paris V René Descartes.
  • Intéressante aussi cette page sur les effets des peptides opioïdes endogènes (c’est-à-dire produites par nos propres neurones) sur nos cerveaux.
  • Il n’est pas à exclure, selon le Pr Bresson, que l’augmentation actuelle (assez spectaculaire) de la prévalence de l’autisme, tout particulièrement dans les pays de langue anglaise, résulte de l’agrégation de pathologies en réalité très variées sous un large « parapluie » appelé autisme.
  • Lors du débat qui a suivi son intervention, le Pr Bresson a ouvert la porte d’une possible réintroduction du gluten dans la diète d’un coeliaque : il a travaillé sur cela et apparemment, cela peut fonctionner. Il a précisé également qu’il n’y a aujourd’hui aucune preuve scientifique d’un risque de lymphome pour un coeliaque qui réintroduirait le gluten.
  • Il a aussi relevé que le lien entre maladie coeliaque et troubles de type autistique apparaît comme n’étant qu’une coïncidence, tandis qu’il n’existe pas de lien avéré entre MICI (maladies inflammatoires chroniques de l’intestin) et autisme.

Transparence

J’étais un peu inquiète du contenu des communications qui allaient être faites lors de ce colloque, car l’OCHA pilote, comme son nom l’indique, un programme (d’études et de publications) au sein du CNIEL, autrement dit le Centre National Interprofessionnel de l’Economie Laitière.

Or, l’industrie du lait et moi sommes modérément amis… Non que je sois « anti-lait », oh non (vive le lait cru et fermier et tous les produits, du beurre au fromages d’artisan, faits avec un tel lait, je les adore, et je ne prône en aucun cas la suppression des laitages sans raison médicale avérée),. Mais je suis fâchée avec les messages de type « 3 produits laitiers par jour sinon danger » (je n’y crois pas) et plus globalement avec les offres des grandes enseignes qui n’ont plus rien à voir avec du lait cru et fermier…

Tout à la fin du colloque de l’OCHA, cependant, j’ai éclaté de rire en entendant Jean-Pierre Poulain, de l’Université de Toulouse le Mirail,  débuter sa contribution (Affirmation des particularismes individuels et évolution des modèles alimentaires) par ces mots : « L’industrie manipule les chercheurs. Continuez à nous manipuler comme ça! » Il m’a semblé en effet que les contenus des différentes contributions, n’étaient en rien « pro » ou « contra » de façon sectaire, toutes reposant sur une somme impressionnante de recherches et réflexions indépendantes et de haut vol (même si une seule intervenante a fait une déclaration d’absence de conflit d’intérêt avant de prendre la parole).

Suppléments d’info, postérieurs à ce billet :

8 mars 2012 : http://www.journaldelenvironnement.net/article/ni-gluten-ni-caseine-un-benefice-dans-l-autisme,27915

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Posted in Autisme, Evènements publics, Intolérances alimentaires : ressources, Maladie coeliaque, Sans gluten, Sans lait.


35 Responses

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  1. texmex says

    Et tu vas me dire que personne n’a prononcé le mot vaccin de tout le seminaire?

  2. texmex says

    Ah ca y est j’ai compris, le lieu est l’institut Pasteur!!!

    • Flo Makanai says

      Ah, je comprends (à retardement!, c’est le commentaire de Karine qui me fait réaliser) pourquoi tu as mentionné les vaccins : ils seraient, pour certains, cause de l’autisme, en effet.

      Non il n’a absolument pas été question de cela lors du colloque, mais il me semble pas tant à cause du lieu où l’on était qu’à cause du fait que seule l’alimentation était en question ces jours-là, non les causes de telle ou telle affection.
      D’autre part, même si je sais bien que certains cas d’autisme semblent, par observation, complètement conséquence d’une vaccination, et que c’est un vrai problème, dont j’ai déjà parlé sur Makanai d’ailleurs (et tu avais alors laissé des messages), je suis quasi certaine qu’il existe des autismes sans lien avec une vaccination.
      Et je me refuse à croire que nous (les populations) soyons totalement manipulés par des scientifiques qui savent bien tout le tort qu’ils nous font mais sont trop attachés à leur argent et leur pouvoir pour accepter de le reconnaître… Même si évidemment une part du monde « sachant » se moque éperdument d’autre chose que de lui-même, je ne suis pas partisane pour autant des théories du complot. Je pense plutôt que les puissants nous imposent des « dégâts collatéraux » sans s’en soucier dès lors que le plus grand nombre va bien et en redemande. Le modèle politique de la démocratie tel qu’il est compris par le plus grand nombre (comme étant le règle de la volonté du plus grand nombre, au mépris des volontés des minoritaires) n’est pas autre chose, non?
      Pourquoi, comment l’autisme, pollution in utero, pollution environnementale, etc, etc. Il me semble que personne ne peut affirmer aujourd’hui sérieusement et avec une absolue certitude que ceci ou cela est cause. Plusieurs pistes existent, oui les vaccins ne sont pas sans danger (ils peuvent être source d’autres pathologies que l’autisme d’ailleurs), mais il est important de garder l’esprit ouvert.
      C’est en tout cas ma démarche, mon choix, tant que trop d’inconnu reste à explorer.

      • Patricia says

        « Et je me refuse à croire que nous (les populations) soyons totalement manipulés par des scientifiques qui savent bien tout le tort qu’ils nous font mais sont trop attachés à leur argent et leur pouvoir pour accepter de le reconnaître… Même si évidemment une part du monde « sachant » se moque éperdument d’autre chose que de lui-même, je ne suis pas partisane pour autant des théories du complot »
        APRES AVOIR LU : LE RAPPORT CAMPBELL, JE N’EN SUIS PAS SI SURE…

        • Flo Makanai says

          Je n’ai pas lu ce rapport…
          Où peut-on se le procurer?

          • Nadège says

            Je me permets d’intervenir en supposant malgré tout que vous avez déjà trouvé votre réponse mais on ne sait jamais. L’excellent Rapport Campbell écrit par un scientifique de grande renommée élevé de manière très traditionnelle à grand renfort de lait et de viande et devenu végétarien à la suite de l’étude qu’il a mené (l’une des plus importantes sur le lien entre alimentation et santé) et dont ce livre est le résumé, est disponible sur Amazon, dans les bonnes librairies et dans certains magasins bio. Un pavé qui peut sembler rébarbatif à lire mais indispensable à mon avis.

          • Flo Makanai says

            Merci beaucoup Nadège. Pas du tout eu le temps d’aller chercher la réponse donc elle m’intéresse beaucoup.

            Je viens de commander cet ouvrage sur Amazon (pas de librairie autour de chez moi, malheureusement), de même que The China Study: The Most Comprehensive Study of Nutrition Ever Conducted And the Startling Implications for Diet, Weight Loss, And Long-term Health, que j’ai envie de lire depuis longtemps.

    • LEFRANCQ Michel says

      Bravo pour cette belle synthèse. Toutefois, Je ne puis m’empêcher de reproduire un commentaire tiré d’un autre article et qui jette une lumière un peu critique sur la personne du Professeur Bresson. Est-il vraiment impartial ?
      « Le rapport de l’Afssa qui fustige les régimes sans gluten sans caséine serait plus crédible et mieux accepté par les parents si la composition du comité d’experts choisis pour évaluer ce régime était irréprochable. Le professeur Jean-Louis Bresson, président du groupe de travail à l’origine de ce rapport est également président de la mission scientifique de Syndifrais, une organisation professionnelle qui regroupe les industriels des secteurs privé et fabriquant des yaourts et laits fermentés, des fromages frais, des desserts lactés frais ainsi que des crèmes fraîches. Une position qui ne fait pas du président de ce groupe de travail la personne la plus objective pour juger de l’intérêt d’un régime sans gluten et sans caséine et qui aurait dû le conduire à refuser cette mission en raison d’un conflit d’intérêt flagrant. » (in: http://www.lanutrition.fr/bien-dans-sa-sante/les-maladies/l-autisme/autisme-lafssa-rejette-le-regime-sans-gluten-et-sans-caseine.html)

      Pour ma part, j’ai observé une amélioration du comportement d’autistes et enfants souffrant de troubles déficitaires de l’attention ainsi que chez des dyspepsiques, suite à une diète pauvre en gluten.

      • Flo @ Makanaibio says

        Merci beaucoup pour cet éclairage, qui m’interpelle bien évidemment.
        Je pourrais témoigner également à titre personnel de l’utilité de supprimer gluten et caséine de la diète d’enfants ayant des troubles de type autistique…
        Merci encore.

  3. Karine says

    Bonjour Flo!
    Merci pour ce compte-rendu (entre autres!). Il m’intéresse particulièrement puisque ma fille est autiste et que je cherchais à recouper les informations sur ce fameux régime SCSG. Mais contrairement à toi, je ne le trouvais guère séduisant, pour deux raisons principales:
    - les origines de l’autisme restent certes mystérieuses, mais les connaissances actuelles ne permettent pas de conclure qu’il soit significativement lié à l’alimentation (ni d’ailleurs aux vaccins). Il ne me semble pas non plus qu’on puisse en « guérir ». On obtient des progrès très importants, par des thérapies et des méthodes variées, on peut « sortir » de l’autisme et prendre sa place dans le monde en dépit de cette affection. Souvent d’ailleurs par des chemins plein de surprises.Mais promettre une guérison me paraît une escroquerie, et un espoir cyniquement agité devant des familles désemparées.
    - par ailleurs, de nombreux autistes présentent d’important troubles du comportement alimentaire et sont hyper-sélectifs quant à la composition et la présentation de leur assiette. Introduire en plus un régime aussi restrictif sans indication médicale autre que l’autisme me semble accroître les risques de carences, et compliquer singulièrement un quotidien qui n’en n’a pas vraiment besoin. Ajoutons que l’hyper- ou l’hyposensibilité, notamment gustative, souvent induites par l’autisme peuvent aussi se travailler avec la nourriture et ses sensations.
    Ce qui n’empêche que je croie, comme toi, que « nous sommes ce que nous mangeons », et que notre nourriture, au sens large, a une incidence sur notre santé physique et psychique, sans forcément en être l’unique facteur.
    Sur ce, bon appétit à tous, et mort aux diktats!

    • Flo Makanai says

      Merci beaucoup Karine pour ces précisions extrêmement intéressantes.
      Oui bon appétit et mort aux diktats!
      Au plaisir de te relire :)

    • lilot de caillermo says

      Bonjour Karine. A mon humble avis, la question n’est pas de savoir si tu trouves le régime SGSC séduisant ou pas. Il faut l’essayer. Il n’est nullement dangereux , même avec des enfants très exclusifs. Pourquoi ne pas tenter 2 mois. Au pire, il ne lui arrivera rien ; au mieux et selon ses troubles elle fera par exemple des nuits complètes , aura un meilleure contact occulaire , un temps de latence réduit; finit les rhumes de 3 semaines .
      Il ne s’agit pas d’obtenir une guérison mais une amélioration sensible de l’équilibre de la personne.
      Je parle d’expérience : celle de mon fils , qui ne parle pas encore et la mienne , qui suis bizarrement également devenu intolérante au gluten( seulement !) .
      Ce régime a changé la vie de mon petit bout et la notre. Exemple : insomniaque, il faisait vivre toute la famille à son rythme et après 2 années comme ça il y avait de la tension dans l’air. Heureusement, 1mois1/2 après le début du régime, il s’est mis à dormir 11 heures par nuit . Je conseille très vivement à toutes les mamans d’enfants avec TSA de faire effort, car comme toute chose nouvelle il faut un petit temps pour la maîtriser.

      • Flo Makanai says

        Merci d’avoir pris le temps de ce témoignage. Quand je vois à quel point des exclusions alimentaires nous ont changé la vie, je sais que ça vaut le coup d’essayer…

  4. Carinne says

    Bonsoir
    Merci pour l’info et la retransmission de cette conf’. Quel était le public de ce colloque? Médecins, chercheurs, grand public?
    J’ai regardé le programme et il y a certains sujets qui m’ont l’air pertinents et intéressants : notamment « Vérités et erreurs des régimes alimentaires préconisés pour “allergie alimentaire” et « L’individualisation dans l’histoire du rapport au corps et des pratiques thérapeutiques ». Vas-tu nous faire un petit topo? ;-)

    • Flo Makanai says

      Carinne,
      Le public était mélangé : médecins, chercheurs, diététiciens, pharmaciens, étudiants… A priori, un droit d’entrée devait être acquitté donc sans doute peu de « grand public ».
      Je vais essayer de faire des billets sur d’autres thèmes abordés lors du colloque mais il me faut trouver le temps… Patience :)

  5. Manuel Anthony says

    Le problème n’est pas le gluten, ni la caséine mais plutôt de ne pas avoir la flore intestinale adéquate pour les digérer, il y a là une grande nuance. Mais comme en France, on ignore totalement ce nouvel axe de recherche.

    • Flo Makanai says

      Bonjour Manuel
      je ne crois pas du tout que l’on ignore cet axe de recherche, bien au contraire.

      Même si c’est un peu la poule et l’oeuf, cette histoire, car pourquoi la flore est-elle déstabilisée? A cause des intolérances?!

      Cf entre autres, mon livre sur les intolérances alimentaires sur ce point : l’exclusion ne doit être que temporaire et des mesures efficaces doivent être prises à la fois pour restaurer la flore et pour restaurer l’imperméabilité intestinale.
      C’est du reste le processus qui a été suivi pour soigner mes enfants et mon mari.
      Simplement, le temps de restaurer une flore intestinale correcte, l’exclusion de certains aliments est plus que préconisée.
      De plus, qui a eu un temps une flore pertubée/un intestin perméable sera plus exposé à ce que cela lui arrive à nouveau : il est donc important de ne pas revenir, une fois l’équilibre retrouvé, à la même consommation sans retenue de certains aliments qui ont vraisemblablement joué un rôle.

  6. Végébon says

    Merci pour ce compte-rendu très intéressant et très clair.
    Je n’avais pas entendu parler de ce colloque, la prochaine fois je tendrai l’oreille pour essayer d’y assister. J’ai beaucoup aimé le pied de nez sur l’indépendance des chercheurs dans un congrès financé par des industriels :).

  7. Marion says

    Quasiment tous les congrès médicaux sont financés au moins en partie par les industriels (pharmaceutiques notamment)… et je suis d’accord avec vous, cela pose d’évidents problemes éthiques. Mais sans eux, qui financerait ? C’est un probleme global d’organisation de la formation médicale en france.
    Par ailleurs, je souhaiterai rappeler l’immense bénéfice des vaccins qui ont permis de diminuer de façon extraordinnaire la mortalité infantile et le handicap (polyomyélite, diphtérie, meningite…)… sans nier, bien sûr, l’existence de complication ou d’effet secondaires graves.
    Enfin, il est évident que si je suis adepte de ce blog, c’est que j’ai l’intime conviction que l’alimentation joue un rôle majeur dans notre santé… alors une origine alimentaire à l’autisme pourquoi pas mais cela n’a pas été prouvé.
    Merci pour les infos, en tous cas, c’est fort interressant.

    • Flo Makanai says

      Marion,
      Je vous suis pleinement sur les effets positifs des vaccins de façon générale. Leur massification rend les accidents qui leur sont liés plus visibles, obligatoirement, cela ne signifie pas qu’il faille les condamner en bloc.
      Je pense qu’il est possible de lutter contre (toutes? peut-être) des maladies très graves sans être vacciné dès lors que l’on a une démarche globale (alimentation, exercice, environnements etc.) de protection de nos défenses immunitaires, car nous sommes des « machines à survivre » incroyablement douées.
      Mais je pense aussi que c’est très compliqué d’avoir cette démarche de nos jours, même si on s’y consacre avec soin, d’une part, et que c’est, allez, j’ose, un « loisir » de gens plutôt aisés de le faire…
      Et parce que cela me semble trop compliqué, et que je ne veux en aucun cas les mettre en danger irréversible, mes filles sont vaccinées DTP depuis leur jeune âge, et même ROR… (je ne referai pas exactement pareil si je devenais Maman pour la 1re fois maintenant, j’ai tellement appris et découvert depuis, mais pendant les 6-7 premières années de ma fille aînée, et donc jusqu’aux 18 mois de ma dernière fille, j’ai tout simplement fait et fait faire ce que me conseillait la pédiatre homéopathe de mes enfants, une pédiatre en fait assez pro-vaccins… D’où Hép. B pour 2 d’entre elles, et je lui en veux beaucoup… J’ai changé de médecin le jour où elle m’a conseillé de faire vacciner mes enfants contre la méningite C, entre autres…)

      Dans sa communication, le Pr Bresson n’a pas envisagé une ORIGINE alimentaire à l’autisme, il n’a vu le régime que comme un traitement (proposé aux parents).
      Je ne pense pas non plus, que l’autisme puisse avoir une origine alimentaire, mais que l’alimentation pourrait bien avoir une incidence sur l’expression, voire la gravité, de cette pathologie.
      (et un grand merci pour votre fidélité Marion!)

      • Zebra says

        Au secours ! Il n’y a visiblement qu’en France ou presque qu’on se pose autant de questions sur les vaccins… Pourtant, même s’il n’existe pas pour les vaccins de risque 0 (comme pour le reste), ils ont quand même permis d’éradiquer bon nombre de maladies dans nos pays développés…ou presque. Mon grand-père est mort de la tuberculose, et un cas s’est déclaré cette année dans le lycée de ma fille. Ce n’est pas un cas isolé. Alors c’est vrai, arrêtons de vacciner nos enfants !!! Les miens sont vaccinés contre l’hépatite B, la méningite, et bientôt pour ma fille aînée contre le cancer du col de l’utérus, et je n’en éprouve aucune honte, bien au contraire.

        Quant à l’autisme, tu ne PEUX PAS écrire « je suis quasi certaine qu’il existe des autismes sans lien avec une vaccination » ! L’autisme est un problème complexe, mais de là à laisser penser que tous les cas d’autisme ou presque pourraient être en lien avec des vaccins, la démarche me semble grave. Pas de cas d’autisme dans les pays en développement où les vaccins ne sont pas courants ? Quid du syndrome d’Asperger (un vaccin spécial pour ces autistes très spéciaux et souvent « savants » ?)
        Bref, tu l’auras compris (je m’énerve je m’énerve), faire un blog sur la cuisine bio, les intolérance alimentaires etc., c’est bien, mais attention à ne pas te faire médecin alors que tu ne l’es pas ;-)

        • Flo @ Makanaibio says

          Bonjour Zebra

          il n’y a pas qu’en France que l’on se pose autant de questions sur les vaccins, oh que non !!!
          Et le débat est complexe en ce qui les concerne. L’argument « X est mort de telle maladie donc Z doit se protéger de la maladie en se faisant vacciner contre cette maladie » n’en est pas un. X était une personne et vivait dans des conditions Y qui ne sont pas celles dans lesquelles évolue Z, autre personne.

          Mais il n’y a évidemment pas un début de honte à avoir de tes choix Zebra !!!! Tu les fais en conscience, et c’est super. Tu as réfléchi à la question, tu as pesé le pour et le contre tels que tu les perçois, tu n’es pas fermée aux autres positions (la preuve, tu as non seulement lu mon billet mais tu l’as même commenté). Simplement, tu es qui tu es et tu crois ce que tu crois. Je suis comme toi : qui je suis et je crois ce que je crois. Pas plus, pas moins. Je n’ai pas raison par rapport à toi, j’ai raison par rapport à ce que je sais et crois (et veux croire et veux apprendre, aussi, certainement). Comme toi : tu n’as pas plus raison que moi, tu as simplement raison par rapport à ce que tu sais et crois et. Comme nous tous.

          Au contraire de ce que tu écris, je crois que je peux écrire ce que je veux ici. Il ne fait aucun doute que je ne suis pas médecin. Je n’ai jamais prétendu l’être, et je crois m’exprimer sur ce blog plutôt prudemment. J’y fais état de ce que je crois et pense à un moment X comme témoignage et partage. Je ne veux convaincre personne, je ne cherche pas à avoir raison.

          Tu sais, récemment, j’ai du emmener une de mes filles à l’hôpital. Le médecin urgentiste qui l’a prise en charge m’a affirmé qu’il fallait la plâtrer (entorse au pouce). Je lui ai demandé « Vous êtes sûr qu’une attelle ne suffirait pas ? » Ce médecin m’a regardée de haut, a tourné les talons et m’a dit « ce que vous me dites est dégradant, madame ! ». J’étais sidérée, je lui est demandé pourquoi. Sa réponse : « vous me demandez si je suis sûr de ce que je vous propose comme soin! »

          C’est ce genre de propos qui devraient être interdits dans la bouche d’un médecin, ce sont les médecins qui n’acceptent pas que l’on pose des questions, que l’on ait des doutes, que l’on suive (par choix, par conviction, voire par bêtise…!) d’autres voies, que l’on refuse certains vaccins, que l’on refuse certains types de traitements, etc., qui devraient être mis à l’index.

          Moi, je ne suis qu’une petite personne qui aime écrire ici parce que cela me permet de faire le point sur certaines idées et parce que je suis à chaque fois plus riche des partages qui se font via ce blog. Je crois qu’en réalité aucun(e) lecteur(trice) de ce blog ne s’y trompe et ne crois que j’ai plus raison que lui/elle… Non ?

          Merci en tout cas, je réfléchis justement ces jours-ci à un billet intitulé « pourquoi un blog »… ! :-)
          A bientôt?

  8. coryse says

    Avec retard, je réagis à ce billet !
    Mon fils a eu des « soucis » vers ses 3 ans (crises bizarres, pertes de communication,…). On nous a d’abord parlé d’épilepsie puis d’autisme ! Je ne vous parlerai pas ici du calvaire des parents qui repartent avec un tel diagnostic et sans aucun espoir !
    J’ai fait de longues recherches sur internet et après en avoir discuté avec notre médecin traitant nous avons mis en place le régime SGSC !
    Après 1 semaine, nous avons vu une petite amélioration ! Après un an, la pédopsy a parlé « d’un développement spéctaculaire » de notre fils !
    Alors pour moi (mais cela n’engage que moi), l’alimentation peut jouer un rôle ! Je pense que le terrain était favorable et notre fils se plaignait souvent d’avoir mal au ventre,au dos, à la tête … il était tout le temps malade (rhino, otite, gastro qui pouvaient durer 15 jours: il a d’ailleurs perdu 3 kgs en 3 jours lors d’un épisode sévère ! ).
    Alors j’aimerai que les « savants » envisagent la possibilité que certains enfants sont tellement en souffrance (douleurs physiques) que cela peut induire des comportements qui peuvent faire penser à de l’autisme !
    Ce n’est pas scientifiquement prouvé mais selon moi (et là c’est la maman qui parle) ça vaut le coup d’être testé avec un suivi médical ! A aucun moment, nous nous sommes cachés et nous avons toujours précisé ce régime lors des consultations médicales !
    Les médecins ne savent pas tout et ne le sauront jamais !
    Pour info, nous ne lui donnons pas de maïs et de soja sur les conseils d’un médecin naturopathe et le moindre écart dans son régime est remarqué !
    Aujourd’hui, il communique, joue, apprend ! Il lui reste quelques « originalités » (pour reprendre les termes d’une amie psy qui m’ont bien plu » ) mais il progresse ! C’est un enfant heureux et plein de vie !

    • Flo Makanai says

      Merci beaucoup Coryse pour ce témoignage.

      J’ai lu énormément de témoignages comme le vôtre, et je m’en réjouis profondément. Et à votre place, je sais que j’aurais fait comme vous.

      Ce que je voulais mettre en avant dans ce billet est uniquement que, selon le Pr Bresson, ce ne sont probablement pas les peptides opioïdes issus de la dégradation de la caséine et du gluten qui posent problème pour un autiste.
      Ce qui ne signifie absolument pas que la caséine et le gluten ne posent pas de problème.
      Simplement que les causes des problèmes qu’ils posent sont autres, et encore inconnues.

  9. Yanis says

    Bonjour à tous.
    Mieux tard que jamais
    Mon fils,16ans, apres 4moins de traitement traditionele est sorti de l’hopital(dans un pays postsovietique) psy avec une diagonose- schizophrenie paranoique. N’empeche, que personne nous n’a mentioné ca à l’entré.
    maintenant depuis 6 mois il fait régime SGSC . Avec l’asociation STELIOR http://www.hyperactif.net
    Les simptomes  »a commencé de bouger »
    Sauf, que paralelement on a fait aussi des autres demarches, aussi changement de medicaments, une autre hospitalisation e.t.c.
    Pour le moment les  »resultats » font partir et revenir…
    Mais notre cas est aussi grave…
    en tout cas http://www.hyperactif.net propose aussi une gamme de suplements nutritives, qui cout pas mal. Si non, les consultations sont gratuiteset personne ne regarde la montre…
    Voila – notre l’histoire

  10. Doris Idar says

    Pour les parents d’enfants autistes, voici un lien qui pourrait les intéresser http://www.euroforum.be/Delphus/un.html.
    Quant à la guerre entre pro et anti vaccin en relation avec l’autisme, elle m’en rappelle une autre qui remonte à quasi 30 ans, celle durant laquelle on a accusé certains vaccins de causer le sida. J’étais jeune, Internet n’existait pas encore en Europe et les infos circulaient différemment. Même après l’identification du virus, il y en a eu pour rendre les vaccins responsables pendant encore plusieurs années, accusant les scientifiques de mentir ou prétendant que les vaccins incriminés (polyo, tétanos, si mes souvenirs sont bons) affaiblissaient – sic! – le système immunitaire. Et bien non, l’alimentation ne protège pas des maladies virales ou microbiennes: une bonne alimentation, liée à un bon environnement et à un bon équilibre socio-psychologique permet un fonctionnement optimum du corps, pas une immunité (celle au VIH est liée à une mutation des T4 et est donc génétique) ni une résistance (il s’agit d’un organisme invasif). L’ensemble favorisera éventuellement une guérison plus rapide mais ne protégera pas.
    En son temps, j’ai lu le rapport Campbell, pleine d’espoir, mais j’y ai trouvé à mon grand étonnement des incohérences voire des erreurs surprenantes pour un scientifique de ce niveau, au point que je me suis demandée s’il l’avait bien écrit. N’ayant ni l’espace ni le temps de reprendre le bouquin en VO pour le commenter, je vous renvoie vers une lecture critique qui reprend pas mal des points qui m’avaient étonnée http://forums.futura-sciences.com/traitement-origine-cancer/466274-rapport-campbell-decouverte-majeure-manipulation-de-donnees-scientifiques.html. Avant de bondir sur le titre du site, allez-y, il y a un point d’interrogation ;-)
    Enfin, je pense que, comme souvent si pas toujours, on néglige l’importance des pollutions, car elles sont au pluriel, de notre milieu de vie depuis la conception. Que ce soit le placenta, le lait maternel puis, plus tard, notre environnement, notre nourriture etc, TOUT est pollué par une multitude de facteurs physico-chimiques dont les interactions nous sont au mieux, mal connues, au pis, totalement inconnues. Pour mémoire, l’Europe a finalement transigé avec les lobbies chimiques pour limiter à 30.000 les composants/ingrédients dont ils doivent prouver l’inocuité, ce sur 100.000 (oui, vous avez bien lu) présents dans notre environnement. Quand on sait ce que les dernières recherches ont démontré dans l’étude du syndrome d’effondrement des ruches, aka la dangerosité explosive d’interactions croisées de doses minimes couplée à des agents infectieux, il y a de quoi voir l’émergence grandissante d’intolérances, allergies ou troubles du système nerveux ou digestif d’un oeil nouveau (ce qui rappelle d’ailleurs le syndrome d’effondrement des ruches, maintenant que j’y pense). Enfin bon, ce n’est qu’une réflexion en passant.

    • Flo Makanai says

      Merci Doris Idar, réflexion intéressante et pistes que je ne manquerai pas d’aller explorer (mais je crois connaître la seconde, et ai été très déçue par le rapport Campbell…)

  11. Caroline says

    Ce sujet des peptides opioïdes m’intéresse vivement!
    Vous écrivez « l’humain n’est pas dépourvu d’armes qui peuvent neutraliser les effets indésirables de ce qui est absorbé ou de ce qui pourrait se fixer sur les neurotrasmetteurs » mais les autistes ne fonctionnent-ils pas de façon « atypique », ainsi ne pourrait-on pas envisager que leur corps gère certaines substances de façon « atypiques »?!… Quand aux capacité du corps à neutraliser les effets de substances telles que la morphine ou plus simplement ceux de la caféïne??? :O
    Pardon, je reste sceptique! :)
    Ma page facebook « Aspie Sans Gluten »: http://www.facebook.com/pages/Aspie-Sans-Gluten/314521128665213

  12. Simone Gerlache says

    Je n’ai vraiment rien appris en lisant cet article ! Que l’auteur ne se vexe pas car ça n’est pas dirigé contre lui. Et oui les médecin de cette conférence auraient du décrire leur lien avec l’industrie pharmaceutique et l’industrie agroalimentaire. Les causes de l’autisme sont encore inconnues mais elles sont sans le moindre doute environnementales (aliments hybridés, aliments inadaptés aux êtres humain, aluminium à profusion, etc). Les maladies ne tombent pas du ciel ! J’ai souffert pendant plusieurs années de douleurs aux articulations et d’eczéma. La lecture du gros livre du docteur Jean Seignalet, l’alimentation ou la troisième médecine, a été cruciale dans ma guérison. Ce livre devrait se trouver dans la bibliothèque de toute personne malade souhaitant entendre un autre son de cloche que : « se priver de lait et du visqueux gluten pourraient créer des carences… » ou encore « on ne sait pas quelles sont les causes des maladies mentales ou des cancers… » Ce livre est long à lire et aura l’effet d’un électrochoc sur certains. Ceux qui auront le courage par contre d’appliquer à la lettre les recommandations du Dr. Seignalet, testées sur plus de 2000 patients, lui seront éternellement reconnaissant. L’important n’est pas de comprendre quel est le mécanisme exacte de l’apparition d’une maladie mais que l’on peut retrouver une excellente santé en mangeant cru une nourriture adapté à notre génétique et en évitant tous les polluants (chimiques, nanoparticules, OGM, radiations : four à micro-ondes, etc.) . Merci du fond du coeur au Dr. Jean Seignalet pour l’ensemble de son travail.

  13. artzet francette says

    bonjour et merci pour votre article flo ,je suis infirmiére (je ne travaille plus 75ans),mais je suis contre tous ces vaccins qui rapportent encore tellement d’argent ,comme hélas!tous ces médocs utilisés à tort et à travers ,en clientéle pdt 30 ans on faisait pour la grippe des antibios et on s’est apercu que les antibios ne tuaient pas les virus !!!!!!!!!!!!!je plains la dame qui fait vacciner ses filles alors que l’on parle bcp des dangers de ce vaccin,bien sur la tuberculose existe encore mais hélas !dans quel milieu ?il faut aussi revoir l’hygiéne et la malnutrition de certaines populations.hélas !tous ces conflits d’intéréts !!!!!!!!!!!!!!!!!!je n’ai jamais fait vacciner mes 3 enfants (sauf le tétanos que j’ai fait moi-mémé arrivant en campagne ),mes 2 fils ont fait leur service sans probléme.moi jamais de vaccin contre la grippe ou les autres poisons ,je me serai battue à mort ,car la liberté existe et si l’on considére que les vaccins sont ok,les vaccinés sont protégés.

Continuing the Discussion

  1. free doses download i-doser linked to this post on 3 juillet 2014

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    Autisme : en finir avec le mythe des peptides opioïdes de la caséine et du gluten (les limites du régime SGSC) – Colloque OCHA, janvier 2012 – MakanaiMakanai



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