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L’éducation positive. Cessons d’interdire les échecs, acceptons les erreurs…

Mon amie Caroline m’envoie cette vidéo d’une de ses amies, dont les filles ont été scolarisées dans la même école que ses enfants, au Japon.


L’éducation positive, Claire Blondel

Cette vidéo fait mouche (comme tout ce que tu m’envoie, chère Caro!), et je vous avoue que j’ai résisté à l’envie de fondre en larmes en la voyant.

Parce que c’est sacrément dur d’éduquer positivement (pour moi, en tout cas), alors pourtant que j’ai une conscience aiguë depuis toujours de cette nécessité.

Mais j’ai résisté, finalement sans peine (bravo Flo! :) ) : il est primordial que moi la première je refuse de laisser cours à tout apitoiement ou même culpabilité : toutes mes forces sont à mobiliser POUR, POSITIVEMENT.

Le reste? La culpabilité, l’autocritique, l’autodénigrement, la mauvaise image de moi-même, le sentiment submergeant de l’échec etc etc?

F.I.N.I.S.

Désormais, je m’attache à CONSTRUIRE, réparer au besoin, ACCOMPAGNER.

Cela fait quelques semaines que j’ai décidé (car en ce qui me concerne il a fallu un effort, une volonté consciente, une détermination auto-proclamée) d’aller en ce sens et j’en ressens les effets.

Fragiles, petites pousses de printemps minuscules, à la croissance sans doute extrêmement facile à ralentir, contrarier, empêcher.

Mais petites pousses pleines de promesse, qui, POURQUOI PAS, pourraient bien devenir belles plantes solides, souples face à l’adversité, fortement ancrées dans leurs sols d’origine…

Cette vidéo que Caroline m’a envoyée s’inscrit dans cette démarche, donne des forces, et des pistes.

C’EST POSSIBLE !

Est-ce que cela vous parle aussi, cette volonté d’éduquer « autrement », et cette difficulté de le faire?

N.B. : dans un tout autre registre, Caroline m’a aussi envoyé une photo que son époux, Takaya, a prise dans les rues de Tokyo en pensant à moi, et à ce cher blog :

Il est écrit sur cette pancarte : « makanai teishoku, 1000¥ »

J’ai déjà expliqué le sens de Makanai, je vous laisse le (re)lire ici.

Teishoku veut dire « plateau-repas » : un peu à la manière des thali indien, peut-être, le repas complet est alors servi sur un plateau. C’est le contraire d’un menu « à la carte ».

1000¥ = 1000 yens, soit un peu moins de 10€

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Posted in Enfance, Perso.


25 Responses

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  1. Rosa says

    Les échecs c’est normal et il faut aussi que les enfants acceptent ça autrement ils seront des adultes stressés et pas heureuex du tout.

    Bises,

    Rosa

  2. Amélie says

    Je vais dans votre sens sur le courant éducatif
    français et c’est malheureusement le rôle de tout psychologue de
    récupérer les enfants puis adultes dans leur quête d’estime de soi
    et de renarcissisation!

    Je travaille surtout sur les remédiations cognitives et je confirme
    l’effet incroyable des compliments, encouragements etc sur un enfant
    qui n’a pas parfois pas conscience de ce qu’il fait de bien! Fournir
    à un enfant la possibilité d’expérimenter des situations de
    réussites en adaptant les tâches à son niveau et en l’aidant à
    apprendre de ses erreurs a des effets tellement bénéfiques,
    émotionnellement et intellectuellement!
    Ce qui est bien dommage comme vous le soulignez c’est que l’on ne
    forme pas les enseignants dans ce sens et qu’un enfant ne peut
    consulter un psychologue finalement uniquement quand son mal-être
    est allé bien trop loin…ou ses notes bien trop basses pour les
    parents!

    • Flo Makanai says

      Merci pour ce regard professionnel, Amélie.
      Quelle tristesse d’aller consulter un psy parce qu’un enfant à de mauvaises notes…
      Que c’est compliqué de faire « comme il faut »… Accepter l’échec pour ses enfants, et accepter l’échec, les errements, pour soi parent aussi… Tout un programme (de vie!!)…

  3. Anne-Laure says

    Dans les entreprises où j’interviens, je vois les méfaits de cette éducation négative. A mon niveau, j’essaie de me focaliser sur les réussites et de travailler de telle sorte qu’on essaie, que les échecs deviennent des opportunités d’amélioration et d’apprentissage.
    J’aimerais aussi qu’on parle plus de l’indispensable coopération entre personnes adultes et de notre culture française qui valorise plus la réussite individuelle que collective. J’espère que tu trouveras une autre source d’inspiration sur ce sujet.
    Je suis ravie de voir de lire cet article de ton blog.
    Bravo !

  4. celine says

    merci du partage….ca fait du bien d’entendre cela…

  5. Mathilda (Cuisine en bandouliere) says

    Bonjour Flo, merci pour cette video qui m’ouvre de toutes nouvelles perspectives ! Ceci dit, je trouve justement qu’au Japon, on est – du moins niveau pro – assez terrorise par l’echec. Juste un exemple : pour le terme licencier « kubiniraru », on utilise le kanji signifiant « cou », comme si la situation revenait a se faire decapiter… En tout cas, ce qui est certain, c’est la primordialite de l’attitude positive decrite dans cette video, merci pour le lien ! J’ai appris du coup la signification de Makanai que -honte !- je ne connaissais toujours pas.

    • Flo Makanai says

      Bonjour Mathilda
      Je crois que l’expérience scolaire des filles de l’intervenante est hors-normes au Japon aussi : elles étaient scolarisées dans une école très particulière, pas habituelle pour les Japonais.
      (et rassures-toi, mon amie Caro ne connaissais pas non plus le sens de Makanai ;) )

  6. stef71 says

    Bonjour,
    Merci pour cette vidéo.
    Je viens enfin de comprendre d’où venaient mes angoisses profondes pour reprendre mes études : l’échec. Dans mon « subconscient », autant ne rien reprendre il n’y aura pas d’échec ! Mais après un arrêt de travail de 10 ans et 3 enfants et un déménagement en Province (je travaillais à Paris avec mon niveau bac comme secrétaire juridique) ; ne retrouvant toujours pas de travail une formation diplômante s’est imposée à moi (CNED).
    Depuis la reprise de mes cours de septembre, une angoisse très présente : « l’échec » ; cette vidéo m’a permis d’en prendre conscience et je vais enfin pouvoir continuer plus sereinement mes cours pour passer l’examen en juin.
    Merci pour ce partage.
    Bonne fin de WE.
    Stéphanie.

    • Flo Makanai says

      Merci beaucoup pour ce témoignage très touchant, Stéphanie.
      Je suis sûre que désormais la voie est libre pour que vous réussissiez pleinement! Bon envol, avec confiance même dans les moments de peur! Vous reviendrez me donner les résultats de la formation en cours?

  7. Carinne says

    Merci pour ce partage.
    J’ai vu une première fois toute seule, là une claque. Puis je l’ai regardé avec mon conjoint et là re-claque. Je l’ai diffusé aux quelques parents que je connais.
    Nous n’avons pas d’enfants mais ce qu’elle dit devrait être d’une telle évidence… Dans ce témoignage, nous nous reconnaissons chacun d’entre nous.
    Je reconnais aussi ce sentiment de peur de l’échec dont j’ai pris conscience il y a quelques temps. Aujourd’hui malgré l’éducation « négative » que j’ai reçu (je ne blâme pas mes parents, ils m’ont apportée bien d’autres choses!), je me rends compte que je le combats en montant enfin un projet qui me tient à cœur depuis de longues années.
    La peur de l’échec est là mais la motivation est plus forte.
    Bonne soirée,

    Carinne

    • Flo Makanai says

      Bravo Carinne, et ton superbe projet va confirmer que tu as bien raison d’être motivée!
      De mon côté, j’ai adoré entendre le Papa de mes filles dire avant-hier à l’une d’elles (peu après avoir vu cette vidéo, donc) « tu sais, l’échec n’est pas grave, c’est normal et nous en connaissons tous plusieurs dans notre vie. Ce qui est important est que tu aies essayé avec toutes tes forces »…
      On avance, c’est là l’essentiel!!

  8. damouredo says

    Merci pour cette vidéo très instructive. Je l’ai visionnée jusqu’au bout. Dommage mes filles sont déjà grandes, le « mal » est sans doute déjà fait.

    • Flo Makanai says

      Je suis touchée de te lire ici, cela faisait un bail! Je crois que beaucoup peut être « réparé » même chez les grands enfants… Le plus difficile est d’identifier le truc qui fait du tort…

  9. Carinne says

    Voici de quoi méditer ;-)
    « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles » Sénèque

    • Flo Makanai says

      Il avait bien raison cet Ancien…!
      Quoique parfois on ose et c’est sacrément dur quand même… ;)

  10. MachaFred says

    Chère Flo, Je viens souvent sur votre blog pour le bio, la cuisine. Quelle plaisir de trouver cet article et cette vidéo qui me touche en pleine cible :-) Mère de 3 loulous dont deux petits que nous avons choisi de scolariser dans une école Montessori pour toutes les raisons dont parlent Madame Blondel, une grande qui se cherche dans le public… Quand va t on réussir à bouger le mammouth de l’éducation, ce sont les générations à venir qui en dépendent ! Les précédentes en sortent suffisamment « cassées ». Eduquer à la maison, à l’école, en tant que parents est tellement difficile…. Si Madame Blondel arrive à ouvrir son école je suis preneuse !! C’est où ? Merci encore de nous ouvrir les portes de votre cuisine, de vos pensées éducatives touours avec bonheur et peps.

    • Flo Makanai says

      MachaFred, votre commentaire avait été mis en indésirable, je ne le lis qu’aujourd’hui, et je vous en remercie.
      Claire Blondel habite du côté de Lyon, je crois, mais je ne suis pas sûre qu’elle n’ait pas abandonné son projet d’école, comme indiqué dans la vidéo… Je vais tâcher d’en savoir plus.

  11. Cécile de MenuGourmet says

    Bonjour Flo, Merci pour cette vidéo. Bons principes à mettre en oeuvre du mieux possible. Je prends l’idée de la fiche, qui permet à l’enfant de se corriger seul… loin du regard de l’adulte. Cela m’a également fait penser à la « théorie de la constante macabre » d’André Antibi, qui définit malheureusement l’éducation française. Pour résumer, une classe se divise en 3: les moyens, les mauvais et les bons. Et quand on est dans un groupe, il est difficile d’en sortir tout au long de sa scolarité. Par ailleurs, il trouve notre système de contrôle inadapté et trop dévalorisant pour les enfants… Bonne journée

  12. Darmelle says

    Vidéo pour le moins intéressante mais aussi très discutable…..car bourrée de généralisations choquantes ! Dire d’une enseignante qui fait faire des lignes de mots à une enfant à peine francophone, pour lui faire apprendre l’orthographe (donc dans le seul but de la faire progresser) qu’elle s’acharne !!!! J’en ai entendu des conneries mais là, c’est le comble !!! Je suis d’accord avec le fait que l’échec ne doit pas être considérée comme une fin mais comme une étape à franchir et à dépasser mais de là à dire que toutes les erreurs sont permises….quelle démagogie ! Ce discours très politiquement correct et bien pensant n’est malheureusement valable que pour des enfants dont les parents ont eux même reçu une bonne éducation et connaissent le sens des mots responsabilité et respect. Dans tous les autres cas de figure, je m’amuse en imaginant la société que cela donnerait !!! Il ne faut pas non plus oublier que pour certains d’entre nous, la peur de l’échec nous a poussé à nous surpasser pour réussir, et que là, niveau estime de soi, on ne fait pas mieux car au fond, l’important n’est pas tellement d’avoir réussi ou échoué mais surtout d’avoir essayé ! Bonne journée mesdames.

    • Flo Makanai says

      Merci pour ce regard, Darmelle, même si de mon point de vue votre façon d’exprimer votre désapprobation n’est pas respectueuse de ceux qui ne pensent pas comme vous, ce qui me chiffonne.
      Que vous critiquiez cette vidéo, pas de problème, mais que vous insultiez Claire Blondel (« des conneries »), et ceux/celles qui apprécient ce qu’elle dit, est totalement déplacé.

      Par ailleurs, pour un adulte, l’important est sans doute d’avoir essayé, il peut relativiser, il a les armes pour. Pour un enfant, je ne crois pas qu’il en aille ainsi. Je crois qu’avoir essayé ne lui suffit que s’il l’assimile à avoir réussi (serait-ce, en l’occurrence, à essayer).

      Mais chacun sa vérité, n’est-ce pas. Dans le respect de l’autre.

  13. ln says

    bonjour,

    je ne sais quoi penser de ce film….

    je me sens partagée ; d’un côté , oui je ne peux qu’approuver…

    mais en tant qu’enseignante, formatrice, dans le système publique et « classique », je me dis qu’il serait temps que le regard sur l’école change ; il y a beaucoup d’enseignants qui valorisent le travail des enfants, qui les poussent à renforcer leurs points forts tout en progressant par rapport à leurs difficultés ; aujourd’hui on travaille par compétences, et non plus systématiquement par notes ; valoriser le travail de chaque élève.
    quand à l’erreur, là aussi c’est mon pain quotidien, apprendre à l’enfant que l’erreur est constructive, que la « bonne réponse » n’existe pas, que c’est le cheminement de la pensée qui compte ; qu’il faut noircir des feuilles de brouillon pour avancer…
    il reste que cette discussion est fort intéressante !

    • Flo Makanai says

      Bonjour In
      Merci d’avoir exprimé ton opinion ici. Tu mets le doigt sur un point essentiel, qui, c’est tout exact, n’est pas mis en avant ni dans la vidéo ni dans mon billet : tous les enseignants ne sont pas les mêmes, l’école française n’est pas à jeter en masse et sans distinction, beaucoup d’enseignants (peut-être même la majorité?) valorisent les compétentes des enfants, j’en connais du reste personnellement, mes enfants ont de telles enseignantes en primaire cette année.
      De même, l’école telle que vécue par les filles de Claire Blondel en Asie n’est pas l’école de tous sur ce continent.
      Il n’y a pas ici comme ailleurs du blanc et du noir et c’est tout.



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