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Préparer en avance (Manger bien et fait maison tous les jours avec un minimum de contraintes n° 5)

Bentos prêts pour le lendemain

Je vous ai fait attendre, mais n’ai pas oublié ceux que ces thématiques intéressent : voici le 5e billet de ma série manger bien et fait maison tous les jours avec un minimum de contraintes.

Pour moi, préparer en avance un repas ou un -voire plusieurs- aliment-s-, c’est  :

  • pratique quand nous rentrons tard, sommes fatigués et/ou n’avons pas envie de cuisiner ;
  • indispensable car nous emportons à l’école ou au travail tous nos repas de midi ;
  • une réelle source de gourmandise, d’appétit, et de confort de savoir que telle ou telle préparation que nous aimons nous attend déjà au réfrigérateur ou sur le plan de travail de la cuisine;
  • un moyen économique et écologique d’utiliser un four qui fonctionne, une cocotte d’eau qui a servi pour une première cuisson, etc.

Tout n’est pas parfait dans ma cuisine pour autant, loin s’en faut !

Alors j’ai réfléchi ces dernières années à mon organisation en la matière.

Parce que j’aime lire les témoignages des autres, qui m’apportent toujours, voici quelques-uns des trucs que j’ai appris au fil du temps, relatifs à la préparation d’un ou plusieurs repas ou aliment en avance.

ne préparer en avance que ce que l’on est déjà sûr d’aimer

C’est bête à dire, mais j’ai déjà préparé en avance des plats jamais encore testés par moi et ma famille, et rien qu’en entendant un enfant ou Mr Makanai me demander sans aucun enthousiasme ce qui était dans cette boîte-là, au frigo, j’en ai perdu toute envie de le proposer à table…

Le même plat tout juste prêt à déguster aurait certainement tenté plusieurs membres de la famille, qui de toute façon n’aurait eu d’autre choix que le manger s’il avait constitué le repas.

Je ne prépare donc désormais que des valeurs sûres (et heureusement, j’en ai beaucoup, les Makanai étant très gourmands !).

se limiter à préparer en avance des quantités raisonnables

Préparer des quantités vraiment importantes de nourriture pour notre famille de 5 me pose plusieurs types de problèmes.

==> c’est fatigant et dévoreur de temps, entre courses plus lourdes que d’habitude, préparation, temps bloqué à la maison pour veiller à la cuisson, rangement ingénieux dans des pots/plats/sachets pour une bonne conservation : un gros morceau de la matinée, l’après-midi ou la soirée y passe sans qu’on ait eu le temps de dire ouf. Et me voici fatiguée, frustrée de ne pas avoir fait autre chose, à râler pendant qu’il me reste encore à faire toute la vaisselle… Pas top… Je préfère faire moins, avec plaisir, et avoir plus de temps pour autre chose.

==> c’est cher : même si je fais une économie en profitant d’une offre spéciale sur tel produit (ex: les pommes, en pleine saison), je dépense quand même bien plus que mon budget hebdomadaire si j’en achète 10 kilos juste pour faire de la compote, sans compter l’eau pour laver les pommes, le couteau, mes mains, la casserole et celle que je devrais mettre ensuite dans mon autoclave, et le gaz pour la cuisson, et des joints pour les bocaux, et les étiquettes etc etc. Rien de luxueux, non, mais tout de même une dépense inhabituelle. Ce ne sont que mes productions potagères, ainsi que les prunes et la rhubarbe de mon jardin, qui méritent d’être préparés quand elles sont bien mûres, en y prenant le temps et le soin nécessaires. Le reste, je le fais désormais en petites portions, 3-4 pots tout au plus, au hasard de belles promotions ou de fruits ou légumes particulièrement somptueux. Et tant mieux, cela me permet d’avoir une belle variété de saveurs et de couleurs dans mon frigo ou mon cellier !

==> ce n’est pas drôle de manger 3 fois de suite la même chose, et pourtant certaines préparations supportent mal la congélation ou la conserve, donc je ne les prépare qu’en prévision d’un, maximum 2 repas. Vive la diversité dans nos assiettes au fil des jours !

(et puis aussi, je crois que ça me coupe un peu l’appétit de voir un plat trop grand, trop gros, trop… utilitaire… Ce n’est pas mon envie en cuisine…)

penser soigneusement aux délais de conservation des uns et des autres si l’on prépare plusieurs plats à la fois

Je me suis déjà retrouvée, plus de fois que je n’ai envie de l’avouer d’ailleurs, avec un frigo bien plein le dimanche soir et … du gaspillage dès le mercredi ou le jeudi !

Pourquoi ?

Parce que j’avais préparé trop de denrées à consommer dans les 2-3 jours suivants, trop pour nos appétits et notre consommation. Il restait donc, nécessairement, plein à manger 3-4 jours après, mais nous n’avions plus envie d’en manger parce que cela s’était mal conservé  (NDLR : sur la conservation, billet à venir).

Désormais, je réfléchis aux moments où nous allons consommer tout ce que j’ai envie de faire le dimanche après-midi par exemple, et si je crains que cela ne fasse trop, je m’abstiens.

Avec un appareil pour mettre sous vide et un congélateur bien pensé, je pourrai faire plus d’un coup et bien conserver, mais comme je n’ai pas le premier et que j’exploite mal le deuxième, tant pis !

privilégier des aliments de base, avec des préparations peu élaborées

Il n’est pas certain que le biryani de riz aux blettes, navets, raisins et noix de cajou que j’ai grand plaisir à faire quand j’ai du temps soit exactement ce qui nous tentera 3 jours plus tard (encore qu’il se réchauffe très très bien).

Alors que le bol de riz cuit à la vapeur (qui m’aura demandé 2 minutes de préparation) pourra, une fois réfrigéré, être soit rissolé avec des légumes, des herbes fraiches, une matière grasse, en accompagnement d’un bol de soupe, d’un morceau de volaille ou de poisson, d’un oeuf brouillé, pour un chouette diner que les enfants adorent, soit emporté au travail avec des légumes crus et cuits, et des dés de tofu rosso, un tofu que j’adore, ou même nous faire un riz au lait express, en lui ajoutant du lait de riz bouillant, de la vanille, de la cannelle, des fruits frais, etc.

Je privilégie les légumes simplement braisés, les pilons ou ailerons de poulet,  la polenta (coupée en tranches et réchauffée puis servie avec des légumes, une salade, en fond de tarte, ou même -j’adore- coupé en morceaux de taille moyenne, placé dans une assiette creuse ou un bol avec des raisins secs puis arrosé d’un peu de lait de riz très chaud, avec des raisins secs, miam), une bonne vinaigrette, le riz (v. ci-dessus) , les purées et compotes, ou parfois, un bon gratin familial.

(cf aussi Changer de perspective)

(Tiens, d’ailleurs, j’ai une recette de coquelets rôtis au potimarron et échalotes, avec les restes desquels je fais une salade pour le soir et, dans la foulée un gratin pour le lendemain, que je fais cuire en même temps qu’un crumble ou un gâteau marbré, il faudrait que je vous donne le détail de tout ça, peut-être…)

avoir dans ses réserves de quoi donner un air de fête en un instant à un ordinaire déjà prêt

En prolongement de ce qui précède (privilégier des aliments de base dans des préparations peu élaborées), je trouve super utile d’avoir dans mon cellier des réserves qui me permettent de donner un air de fête en un clin d’oeil à ce que j’ai dans mon frigo.

C’est pourquoi j’ai toujours en stock du lait de coco, plein d’épices, du concentré de tomates, du tamari, une bonne huile d’olive, du gomasio, un bon poivre etc. (cf les incontournables de mes placards)

Et vous, comment gérez-vous les repas à venir pour manger bien et fait maison tous les jours avec un minimum de contraintes ?

Les petits + :

Sur la photo, dans les boîtes repas, prêtes pour le lendemain midi, gratin de pâtes au coquelet, potimarron et échalotes rôtis au four, gâteau marbré au yaourt aux 3 farines.

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Posted in Intolérances alimentaires : comment gérer, Menus et plannings, Penser son alimentation, Pour manger fait maison tous les jours.


30 Responses

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  1. Rosa says

    Une bonne manière de manger sainement et du fait maison!

    Bises,

    Rosa

  2. cova says

    très intéressant comme article, c’est vrai que la gestion des repas, temps de préparation, courses et conservation est un problème pour toutes les familles nombreuses. Une chose est encore plus problématique, quand les enfants grandissent, qu’ils deviennent « presque » adultes, mais sont toujours à la maison et ont des amis « officiels », il faut instaurer presque une inscription aux repas (qui mange à la maison, quand, à combien ???), à cet age, ils ont du mal à prévoir pour plusieurs jours à l’avance. Alors, pour prévoir les courses c’est la galère !

  3. canelé says

    Je suis un peu comme toi, je prépare des en grande quantité des féculents, un mari diabétique qui en a besoin a tous les repas mais nous pas toujours… Mais a 5 aussi donc 2 ado, le souci c’est leur appétit qui n’est pas toujours constant … Donc parfois des restes non prévues, mais en général le week-end nous finissons les petits restes dans un repas, pour repartir avec un frigo vidé. Bonne journée canelé

  4. Ludivine says

    Bonjour,

    Je vous tire mon chapeau pour cette belle organisation: cuisiner midi+soir pour 5 personnes, c’est un défi!
    De mon côté, je ne cuisine que pour mon fils de 17 mois, midi et soir, et pour mon mari et moi le soir (midi=cantine d’entreprise) et c’est déjà bcp de temps dans la journée. Je recherche aussi tout le temps une organisation optimale car même si j’adore cuisiner et manger des produits frais, j’ai aussi envie de conserver du temps pour d’autres activités.
    Donc, j’ai un cabas bio par semaine et je compose donc mes repas sur cette base. Pour éviter le gâchis et cuisiner rapidement les légumes qui se conservent peu, pas d’autre solution que de prévoir quelques recettes, de planifier, d’écrire.
    Et j’essaie toujours de m’avancer le WE. J’ai rencontré les mêmes écueils que vous: trop grosses quantités d’un plat dont on se lasse, donc j’évite désormais, recette trop compliquée à faire un soir de semaine…
    Le soir, c’est souvent crudités chez nous (même les épinards, le chou-rave…), l’originalité réside dans la vinaigrette, que je varie souvent et, en été, les herbes fraîches changent le goût du plat.

    • Flo Makanai says

      C’est gentil de me tirer ton chapeau, Ludivine, mais c’est moins une organisation qu’une prise en compte progressive de ce qui fonctionne pour manger bien tous les jours et de ce qui ne fonctionne pas…
      Nous avons adhéré à une AMAP pendant un an et cela ne nous a pas convenu du tout. Au-delà du fait que les légumes n’étaient pas bons, grossiers, et d’une saleté invraisemblable, ce qui nous donnait pas mal de boulot, une belle dépense d’eau et peu de plaisir gustatif, ça ne nous a pas du tout convenu d’être dépendant des quantités choisies par l’Amap. Nous avons préféré nous replier sur notre maraîcher habituel, qui propose peu de choix mais que du local, de saison forcément, et chez qui nous pouvons choisir de prendre 3 kilos de ceci et 1 kilo de cela, selon nos envies.
      Chez nous aussi le soir c’est souvent crudités, mais souvent mélange de salades/chicorée/mâche/endives selon la saison (donc pas beaucoup de variété en fait) et la vinaigrette de base. Mais varier les vinaigrettes est extra, et j’adore le faire quand j’ai le temps.

  5. Jean-Michel 71 says

    Bonjour,
    Tout vient à point à qui sait attendre…
    Après lecture de cet article, j’ai ouvert mon réfrigérateur… Je crois que je devrais faire grand profit du « préparer en avance des quantités raisonnables ».
    À bientôt pour la suite.

    Jean-Michel 71

    • Flo Makanai says

      Merci de m’avoir gentiment incitée à poursuivre cette série sans tarder !
      Merci aussi pour votre patience pour la suite, qui viendra en son temps…

  6. Charlotte says

    Chouette, le retour de ma série préférée! Et encore un article plein de bonnes idées et de matière à réflexion… Grand merci.

  7. Laetitia says

    Mais pourquoi pourquoi POURQUOI tout ce questionnement-là (et cette fatigue-là, dont vous parlez souvent, et à juste titre) n’est-il que l’apanage des femmes? Cela me dérange vraiment beaucoup.
    Quand je vous lis (avec grand plaisir et intérêt), cette pensée me vient souvent. On ressent votre fatigue de tout porter, d’être l’ordinateur central de la maison, comme la plupart des femmes. Et quand on fait attention à son alimentation et que l’on cuisine (et fait les courses et fait la vaisselle et range la vaisselle et établit les listes de courses, la liste est longue) dans une famille, c’est la femme qui porte tout cela sur ses épaules.
    C’est le plus souvent elle qui s’occupe de toute cette organisation et logistique-là (et pourquoi je n’évolue pas dans un milieu particulièrement conservateur).
    NB: la majeure partie des blogs culinaires sont tenus par des femmes. Cela peut être réjouissant. Ce qui l’est moins, c’est deviner que subsistent des corvées réservées aux femmes, c’est deviner que le partage des tâches est encore loin.
    Qu’en pensez-vous?

    Merci pour votre blog en tout cas. Je le lis régulièrement.

    • Flo Makanai says

      Je partage votre gêne, si l’on peut dire, et en même temps ce n’est pas vrai que je porte tout sur mes épaules, alors ça me questionne en retour.

      Je la partage parce que c’est une évidence objective que les tâches domestiques, dont la cuisine et sa gestion, sont au moins aux 2/3 assumées par les femmes en général.
      Parce que les familles monoparentales ont le plus souvent une femme à leur tête et que ce doit être infernal, parfois (souvent?) d’être 100% seul face à toutes ces tâches.
      Parce que depuis 15 ans, j’ai été la principale adulte du foyer à porter ces tâches et que j’en ai souffert, avec parfois un sentiment d’étouffement et d’injustice tout simplement atroces.

      En même temps, ma réalité est désormais très différente : depuis le mois de septembre, c’est mon mari qui fait les courses, lui qui fait à manger au quotidien, qui conduit les enfants en classe et va les chercher, qui fait l’essentiel du ménage, va à la poste dans la journée si j’ai un courrier à envoyer et suis au travail, et j’en oublie. Donc chez nous, le partage des tâches a été inversé, en quelque sorte.
      Ceci dit, ces changements ne se sont pas faits avec aisance, il y a eu de gros couacs, et ils ont été dictés par une réalité économique et matérielle nouvelle : je travaille beaucoup hors de la maison tandis que mon mari est sans emploi. Si mon mari reprenait un emploi, je basculerai instantanément en mode « ordinateur central » comme vous le décrivez, c’est une évidence…

      Votre commentaire participe à un questionnement que j’ai depuis des années. Est-ce mon fait si j’ai si longtemps été l’ordinateur central de la maison, et serai vite prête à le redevenir, ou est-ce celui de mon mari ou est-ce culturel ? Est-ce une fatalité ou, et là cela devient compliqué pour moi de répondre mais je sens qu’il y a à creuser, une volonté de ma part ? Parce que je manque beaucoup de souplesse par rapport au fonctionnement de ma maison… Ca me met vite en colère si ceci n’est pas fait comme ça et cela comme ci… J’ai certainement plus d’une fois découragé mon mari de faire telle ou telle chose à sa façon parce que j’ai répondu/réagi comme si j’avais LA solution, la réponse, et que lui se trompait… Encore récemment, parce que notre mode d’organisation et de vie a changé, comme je le rappelais plus haut, je me suis rendue compte que je critiquais assez facilement les courses faites par mon mari : trop cher, trop de viande, pas assez de ceci, trop de cela, pas assez équilibré etc etc. Ce qui est le meilleur moyen de casser toute initiative (et le couple aussi, d’ailleurs…).

      Alors certes ce sont les femmes qui sont les principales capitaines de nos navires familiaux, mais sommes-nous prêtes à laisser la barre à un autre que nous-mêmes, si tendues que nous sommes vers des idéaux, si inquiètes que nous sommes d’éviter ce que nous croyons percevoir comme écueils devant nos embarcations?
      A titre personnel, en tout cas, j’ai eu maintes fois à me poser ces questions, et je suis attentive aujourd’hui à laisser toute sa place à mon mari, toute sa légitimité, son autorité, son indépendance. C’est compliqué pour moi. Parfois, (et parfois souvent), je me sens prise dans un piège, je n’ai qu’une envie : quitter ce navire et voguer à mon seul gré ! Je comprends les femmes qui partent en laissant tout derrière elle… Je comprends aussi beaucoup de divorces…
      Mais en même temps, nous avons nous aussi, femmes, les mêmes moyens d’échapper aux tâches quotidiennes que les hommes. Ainsi, par exemple, hier soir, je suis tout bonnement allée me coucher à 21h30, les laissant tous vivre leur vie avec mon mari aux commandes, là où il y a peu encore j’aurais donné des ordres pour que B aille se coucher, E se laver les dents, H sorte les chiens, et demandé à P de baisser le son de son ampli de guitare qui sifflait, tout ça parce que moi, égoïstement, j’avais un besoin impératif de calme et d’ordre…
      Complexe, tout ceci, non?
      Voià en tout cas ce que je vous répondre ce matin, voilà où j’en suis, je ne sais pas si c’est très clair…
      Merci pour votre fidélité, Laetitia, et bon week-end.

      • Flo Makanai says

        Ah, j’allais oublier : figurez-vous que c’est un homme qui m’a poussée à finaliser l’article sous lequel vous avez laissé votre commentaire, Laetitia, un homme qui m’a écrit pour me demander quand j’allais poursuivre cette série sur comment manger maison tous les jours… !
        Alors tous les espoirs sont permis. Si nous autres femmes acceptons de ne pas être des reines trop implacables dans nos foyers, pour certaines d’entre nous au moins…

        Par ailleurs, vous notez que la plupart des blogs culinaires sont tenus par des femmes : cela tient sans doute à plusieurs facteurs (dont le fait qu’il y a bien plus de femmes au foyer ou qui ont adapté leurs horaires de travail à ceux de leurs enfants, que d’hommes), et notamment, je me demande si les femmes n’ont pas plus besoin de retours positifs sur ce qu’elles font que les hommes, et donc plus besoin/envie de se mettre en avant (en scène?). Mon mari est celui qui cuisine le plus depuis des mois, chez nous, et il cuisine très très très bien, on en rit souvent en disant que l’élève a dépassé le maître parce que lorsque je l’ai connu il ne savait pas faire grand chose en cuisine et que je savais bien cuisiner. Mais quand il cuisine, c’est uniquement pour nos enfants, moi, nos invités, ce qu’en pense des « inconnus » lui est totalement indifférent (en plus, il trouverait parfaitement ridicule que ces inconnus lui écrivent « oh la la, trop beau, trop bon, bizzzzzzzzzzzzz », ce qui est tout de même la teneur majoritaire des commentaires que l’on peut lire sur bon nombre de blogs et que l’on reçoit dans les premiers temps d’un blog :) )… Il y a sans doute des pistes de réflexion à ouvrir de ce côté-là, aussi, encore une fois sur les attentes de femmes…

        • Flo Makanai says

          Et puis ceci aussi : le billet ci-dessus est rédigé à la première personne du singulier, même si mon mari fait désormais l’essentiel de nos repas, parce que c’est moi qui aime préparer à l’avance et organiser nos semaines. Et moi qui sais aussi que si je rentre à 19h et que le repas n’est même pas commencé, il est bien utile à ma détente qu’il y ait des bases très faciles à « habiller » pour que nous puissions diner peu après… (on en revient à l’ordinateur central, oui, mais qui resterait mort si aucun utilisateur n’avait envie de le mettre en mouvement…)

  8. Laetitia says

    Bonjour,

    Il faut que j’ai du temps pour vous répondre, avec enthousiasme!!
    Et ce matin, en tant que maman (séparée) de trois enfants qui ne les voit que le weekend car mon travail de cadre DRH n’est pas compatible avec l’éducation seule de trois petits (je travaille 50 heures pas semaine au bas mot, avec passion), je ne l’ai pas ce temps!!
    Mais je vous répondrai plus tard, ou demain. J’aime réfléchir à ce qui paraît évident, ou inné, ou naturel… Et qui ne l’est pas.
    C’est votre billet « Changer de perspective » qui m’avait le plus questionnée (dans un sens positif) il y a quelque temps. Je vous en parle plus tard.

    Bien à vous,
    Laetitia.

  9. Prune says

    Je suis ravie de lire la suite de ta série sur l’organisation, ça m’a fait re réfléchir à la mienne et améliorer / réajuster / simplifier des tas de petites choses… Je trouve ça très inspirant.

    Depuis septembre je bosse plus loin et le soir c’est un peu la course pour préparer un repas fait-maison, et puis j’ai envie de profiter un peu de mes filles. Alors je simplifie et je prépare pas mal à l’avance aussi.
    On est contraint par la composition de notre panier d’AMAP aussi, les produits « bruts » obligent un peu à cuisiner, surtout en hiver (l’été on peut toujours faire une salade vite fait, là entre blettes, chou frisé et potimarron, ça demande un minimum de préparation et puis ce sont souvent des légumes que mes filles n’acceptent pas de manger « tels quels ») et puis ils s’abiment plus ou moins vite.
    Du coup je prépare toujours un planning de menus pour utiliser ce qui est plus fragile d’abord, avoir quelque chose de vite fait le soir où je rentre tard, etc.

    Je cuisine un peu d’avance le week-end, généralement le repas du lundi soir, et une soupe pour 2 repas. Sinon je fais des préparations « intermédiaires » d’un soir sur l’autre : éplucher et laver la salade pour ne plus avoir qu’à faire la sauce, préparer et cuire des légumes pour faire un gratin le lendemain, etc.
    Je ne peux pas cuisiner de très grosses quantités d’avance, parce que de toute façon le panier d’AMAP n’est pas calibré pour, et puis j’ai un petit congélateur. Mais généralement je fais 2 plats qui se conservent bien pour 6-8 personnes le week end, comme ça j’ai déjà 2-3 repas de midi de la semaine de prêts. Le congélateur permet de « faire tourner » un peu les plats, on ne mange pas forcément la semaine ce qu’on a mangé le week-end. Quoique, quand c’est tartiflette le dimanche comme la semaine dernière, bizarrement tout disparait en quelques jours…

    J’ai aussi opté cette année pour les fournées de plusieurs pains, et j’en congèle un ou deux. Je ne suis pas entièrement satisfaite du résultat, on préfère le pain frais, mais ça optimise le temps de chauffe du four, et puis ça facilite l’organisation (ce n’est pas tant que la préparation du pain me prenne bcp de temps, c’est plus qu’il faut l’avoir anticipée, et du coup ça m’évite de me poser la question tous les 2 jours)

    Et comme toi je remplis mes placards et mon frigo de petits plus pour améliorer les plats de légumes (des ravioles à mettre dans un gratin, du fromage à couper en dés dans la soupe, des petites graines, des fruits secs, etc.). Quelle que soit la composition du panier d’AMAP, je trouve toujours qq chose à faire avec.

    Aussi en ce moment je n’innove pas beaucoup. Cuisiner de nouvelles recettes prend plus de temps. Je choisis des recettes qui ont fait leur preuves, qui vont vite, qui plaisent un minimum à la famille (ce n’est pas très gratifiant de passer du temps en cuisine et de voir le plat boudé par la marmaille) et éventuellement je concentre ma créativité sur une petite customisation (les fameux « petits plus »).
    J’ai une petite liste de recettes fétiches, et puis je fais aussi des arbitrages en fonction du temps de préparation. Par ex quasiment jamais de purée (il faut éplucher-cuire-mouliner -> plus d’étapes, plus de vaisselle), plutôt des légumes rôtis (car on peut laisser la peau). Je sert plutôt cru ce qui peut l’être (les carottes, la betterave, le chou rave)

    Dernier truc, je ne cuisine pas pour les petits dejs, ni les desserts (sauf les yaourts maison, mais c’est à peine de la cuisine). En semaine c’est laitage-fruit frais à tous les repas. Le week end je fais un goûter maison ou une brioche pour le petit déjeuner, ou plus souvent un pot de pâte à tartiner (c’est plus vite fait et ça donne un air de fête aux tartines)

    • Flo Makanai says

      Merci Prune, j’adore lire comment ça se passe ailleurs !

      Faire des desserts ou des goûters n’est pas trop chronophage, encore, si ?

      Excellente idée la pâte à tartiner pour un petit déj qui change, je n’en fais plus aussi souvent qu’avant.

      Et oui, doublement oui, aux recettes maintes fois éprouvées…

  10. Laetitia says

    Bonjour,

    Un petit moment de calme alors je reprends le clavier (la plume aurait-on dit dans un autre temps!). Je trouve que vous posez la bonne question: il faut que les femmes lâchent un pouvoir qui est le leur depuis des millénaires, c’est le pouvoir domestique. Car oui, être l’ordinateur central de la maison, gérer les finances, être responsable de l’alimentation de toute la maisonnée, gérer les placards, la propreté des placards, retenir les dates de péremption, nettoyer le frigo, cuisiner, faire la vaisselle, laver le linge, penser à racheter des chaussettes pour X et repérer des promotions car Y a besoin d’un anorak, repriser un accroc… Tout cela, et la liste est infinie, c’est du pouvoir.
    En ce qui me concerne, j’ai échoué. Je ne supportais pas la façon dont le père de mes enfants passait l’aspirateur, ce n’était pas fait comme je le souhaitais, sur mille et un détails, je ne suis pas parvenue à lâcher complètement ce pouvoir-là et je m’agaçais de la façon dont les choses étaient faites: je vous rejoins dans ce que vous avez écrit, les courses n’étaient pas faites pas comme je le souhaitais, les lits non plus, bref, ce que je vivais ne correspondait pas à un idéal domestique, ce à quoi je voulais que ma maison ressemble. Cependant, comme je n’ai jamais voulu abandonner mes ambitions professionnelles et les perspectives qui s’offraient à moi, j’ai dû lâcher une bonne partie de ce pouvoir-là, malgré moi. Cela ne s’est pas fait sans douleur. Mes enfants étaient gardés à la maison (ils ont actuellement 8 ans et demi, bientôt 7 et 5 ans) et une dame venait faire du ménage pour me seconder. Je dis bien me seconder car écoutez ce que disent les femmes, « Oh mon mari m’aide beaucoup »… Idem pour moi. Plus de temps de rien faire, plus le temps de rien, juste une course permanente, des trajets travail-maison quotidiens longs et coûteux, un bisou volé le soir à mes enfants, une maman qui court et s’épuise… et un couple qui s’épuise.
    La plupart des femmes s’en sortent en prenant un temps partiel et cotisent moins pour la retraite (NB: j’ai écouté sur France Inter une émission de JP Coffe qui m’a beaucoup marquée: les intervenants expliquaient que les femmes retraitées étaient moins socialisées car elles ne pouvaient inviter à manger des amis chez elles autant qu’elles le souhaitaient, que beaucoup avaient de grandes compétences culinaires mais qu’elles ne pouvaient plus exploiter du fait de leurs petits moyens financiers) . Comme je dirige un lycée, ce n’est pas possible pour moi. Et viscéralement, je ne voulais lâcher sur rien. Donc toujours Biocoop, donc toujours l’AMAP (et comme le soir j’étais trop épuisée pour cuisiner et je n’anticipais plus le contenu des repas, bien des légumes ont dépéri au fond du frigo…). Cuisiner devenait une corvée alors que j’avais une folle envie que l’on cuisine pour moi et qu’on me dorlote aussi. Comment être pétrie de contradictions…
    Je crois que beaucoup de femmes « lâchent », elles abandonnent leur travail l’idée-même de faire une carrière, et je crois que quand on a des ambitions professionnelles en pleine conscience c’est un immense épanouissement. Je veux que ma petite fille puisse se dire qu’elle va être chirurgienne (ou boulangère, bref avoir un métier prenant), je ne veux pas que la notion de sacrifice prévale dans sa vie, qu’elle fasse des choix en pleine conscience (encore une fois). Mais qu’elle sache cuisiner, qu’elle trouve satisfaction et joie à peler des légumes, à partager, à préparer un bon pot-au-feu. Idem pour mes fils.
    Je veux tout. Autour de moi, nombreux sont ceux qui me disent que c’est impossible.
    J’ai 38 ans. Je suis personnel de direction et j’ai trois enfants, deux chattes aussi.
    J’essaie les recettes de Clea et les vôtres, je consulte nombre de blogs culinaires, je cuisine le plus possible, je réfléchis à ce que je mange et je me suis remis au sport. Je me calme en préparant des compotes et j’ai ressorti ma yaourtière. Je lis. Les soirs de folie douce, je me dis que je tenterai bien l’ENA en interne dans quelques années. J’ai mes enfants tous les weekends et pendant la majeure partie des vacances. Je suis en train de réorganiser ma vie.
    En fait, tout est à inventer.

    Désolée pour ces « réflexions » très désordonnées!!

    A bientôt,
    Laetitia.

    (J’aime bien le texte de Prune qui parle de « ses » placards et qui est exemplaire de l’implication (qui semble peu partagée) de la femme dans l’alimentation des membres de sa famille, on sent que cette fonction de nourrissage lui est dévolue.)

    • Flo Makanai says

      Bonjour Laetita,
      je n’ai pas du tout le temps de vous répondre mais j’aime nos échanges, à dès que possible, promis. En attendant, bon courage, nous sommes si nombreuses à vouloir pouvoir, et je « travaille » aussi à rester très consciente et joyeuse de de pouvoir vouloir, une chance que tout le monde n’a pas pour plein de raisons… !

  11. Laetitia says

    Je trouve ce blog (en anglais) très intéressant: http://thefeministkitchen.com/
    L’auteure donne des pistes de réflexion autour du thème femmes et cuisine, aliénation et émancipation. Je l’ai découvert grâce au blog suivant: http://bulleetblog.canalblog.com/

    Bonne journée!

    • Flo Makanai says

      Du coup, je suis allée y faire un tour très rapide et j’ai commandé un livre sur la féminité…

  12. Prune says

    C’est intéressant comme discussion, cette question du pouvoir dans la cuisine…

    Bien vu le « mes » placards, qui traduit plus mon implication dans l’organisation de la maisonnée que dans l’accomplissement des tâches elles-mêmes. J’ai la « chance » (enfin ce n’est pas de la chance hein, juste un compromis à trouver ensemble) d’avoir un compagnon qui participe à peu près à 50 % aux taches ménagères et éducatives.

    Par contre, il ne veut pas s’impliquer dans l’organisation, il se cantonne dans l’exécution. Par exemple, cela fait plusieurs années que c’est quasiment toujours lui qui fait les courses, mais il faut que je fasse une liste. j’ai beau argumenter que depuis le temps, il doit savoir à peu près ce qu’on achète, ça ne change pas tant que ça d’une fois sur l’autre, mais non (et qd il va faire les courses sans liste, il s’arrange, consciemment ou non, pour que le résultat soit tel que je fasse un liste la semaine suivante). Il dit qu’il ne peut pas savoir ce qu’il faut acheter parce que c’est moi qui cuisine, mais il n’est pas nécessaire d’être aux fourneaux pour savoir qu’il faut racheter du papier toilettes quand il n’y en a plus, n’est-ce pas…

    Bon l’avantage par contre, c’est qu’il assure sans râler pour des choses qui moi me barbent profondément : laver et ranger les légumes de l’AMAP, éplucher les patates, faire la vaisselle, faire le pain et summum du barbant, éplucher les radis !!!!!.

    Pour moi, c’est assez révélateur du fait qu’on refuse de considérer ces tâches (ménage, courses, cuisine, gestion du budget familial) comme un travail à part entière, qui peut comporter une part de réflexion, de créativité, de savoir-faire… Ça se retrouve autant dans le discours des hommes que dans celui des féministes, je trouve : les tâches domestiques, c’est quelque chose qui ne vaut pas le coup, dont il faut se débarrasser (en sous-traitant, en les contournant par l’achat de produits « tous faits » ou jetables, par exemple) plus que les faire ensemble…

    Un autre aspect, c’est qu’on les considère souvent isolément et pas comme liées à des choix de vie, politiques, etc.
    Par exemple, si nous achetons des légumes dans une AMAP, ce n’est pas pour le plaisir de les laver, les éplucher et les cuisiner nous mêmes, mais par choix de consommation, voire par choix politique. C’est ce choix qui est important pour nous, et qui nous apporte personnellement (en terme de réflexion partagée au sein de l’association, de valeurs que nous transmettons aux enfants,etc.) et pas ses conséquences en termes d’activités domestiques, même si nous sommes aussi satisfaits de manger de bonnes choses à moindre coût. Vu par le petit bout de la lorgnette du lavage/épluchage, ça peut paraître contraignant, voire archaïque, alors que ça ne l’est pas si on considère nos choix dans leur globalité, avec ce que ça nous apporte autant que ce que ça nous coûte.
    Des tas de choix ont des implications « cachées » (ou pas d’ailleurs) en termes de travail domestique : le choix d’avoir des enfants ou pas, d’en avoir beaucoup ou pas, de travailler plus ou moins à l’extérieur, de consommer de telle ou telle manière, etc. qu’on n’accepte pas toujours de prendre en considération au moment du choix.

    J’ai toujours du mal avec la question de l’organisation (le fameux « ordinateur » central) parce qu’au global, c’est une responsabilité qui me pèse. Pas pour la cuisine, mais pour l’ensemble de la maisonnée, et notamment le fait de devoir penser aussi à des domaines qui sont plutôt les siens, … Ca n’est pas une question que nous avons réussi à résoudre pour le moment, mais je ne désespère pas. Je trouve que c’est difficile de trouver un moyen de le faire expérimenter à mon conjoint, contrairement à des tâches d’exécution.
    Par exemple je trouve très positif le fait d’échanger les rôles de temps en temps, comme chez the feministkitchen, nous expérimentons depuis la rentrée le fait d’avoir un soir par semaine mon compagnon aux fourneaux, et moi avec les enfants.
    J’apprécie vraiment de mettre les pieds sous la table, pour changer, et lui a besoin d’une « pause » après avoir passer la journée à garder nos filles, parce qu’il ne travaille pas ce jour-là. Ce sont des expériences très profitables je trouve pour re questionner le partage des tâches, et créer des ruptures dans le quotidien. Je voudrais trouver un moyen de faire pareil avec la question organisationnelle.

    • Flo Makanai says

      Merci beaucoup pour ce témoignage et toutes ces pistes, qui nourrissent ma réflexion !
      Pas le temps d’écrire plus mais vraiment merci.

  13. Titi says

    J’arrive longtemps après la bataille (si je puis dire), du coup je ne détaillerai pas forcément beaucoup, tant à déjà été dit.
    Comme dit dans les commentaires d’un autre article, je fonctionne énormément sur la préparation « à l’avance » parce que je trouve plus simple de « payer » en organisation (et avec l’habitude, ça me coûte de moins en moins) qu’en temps et en ce que je ressens comme de l’esclavage avec les préparations quotidiennes. Je suis comme une autre commentatrice (Prune, je crois), incapable de devoir préparer un gâteau même ultra simple *pour le plaisir* en semaine.
    Je fonctionne avec des menus (liés à ceux de la cantine de mon fils, donc que je ne choisis pas) pour le midi. Je m’arrange de prévoir les repas du soir de manière à consommer les mêmes ingrédients bruts (par exemple, si je fais du cèleri rémoulade pour une entrée, je sais que nous ne consommerons pas une boule de cèleri entière de cette manière, et je prévois de faire une purée de cèleri pour un soir). Je prépare le dimanche matin la (presque) totalité des repas jusqu’au mercredi compris (cuisson le plus souvent incluse) et je fais la préparation « crue » de ce que je peux pour les deux derniers jours de semaine que je congèle avant cuisson, de manière à ce qu’il ne me reste plus de corvée d’épluchage pour la semaine par exemple.
    En préparant tout en peu de temps, j’optimise aussi les cuissons (par exemple, je met dans ma cocotte minute tous les légumes ayant le même temps de cuisson, pourvu qu’il ne s’agisse pas de chou fleur, ou j’allume mon four vapeur et j’y place tous les légumes, les cuissons les plus longues en premier, puis les autres, de manière à ce que les fins de cuisson coïncident.
    J’évite au maximum les déchets en les cuisinant immédiatement : j’ai déjà parlé des chutes de pâte à tarte, ou de la soupe de fanes de radis par exemple (faite immédiatement en rentrant du marché), mais c’est vrai aussi pour les oignons, lorsque je n’en ai besoin qu’un demi, je prépare l’oignon entier et je congèle le reste dans un sachet pour plus tard dans la semaine, ou la semaine suivante, ou le bouillon qui reste après al cuisson d’une potée ou d’un pot au feu (j’en fais souvent en hiver) : je le congèle dans des bacs à glaçons, et dès qu’ils sont pris, je démoule les glaçons dans des sacs à congélation. C’est ainsi très facile de décongeler juste la part qu’on souhaite pour une recette nécessitant du bouillon ou surtout pour un repas du soir (bouillon/vermicelle ou petites pâtes). Je me souviens d’un livre de ma maman qui expliquait pour plein de plats de ce genre, comment manger trois repas consécutifs avec les restes accommodés de façon différente, c’est un peu l’idée.
    Comme d’autres l’ont déjà dit, je fonctionne beaucoup avec des recettes « valeurs sures » que je connais par coeur.
    Et je prévois également au moins une fois par semaine (le plus souvent en fin de semaine), un repas « vide-frigo » où on finit tous les restes tels quels (sans chercher à les accommoder différemment). Du coup je ne jette jamais les restes, même s’ils sont en très petite quantité (une cuillère à soupe ou deux), on ne se force jamais à les manger « pour finir » (je déteste lorsqu’invitée on me dit cela, j’ai l’impression de prendre la place de la poubelle) et on a un repas zéro préparation bonus (et c’est rigolo, on a l’impression de faire une dînette de poupées)
    Ah, et dans les choses prêtes à l’avance que j’ai toujours sous la main, ce sont les sauces à salade. J’en ai toujours au moins une ou deux prête au réfrigérateur, dans un shaker ou dans des petits pots en verre (type petits pots bébés, ils ferment assez hermétiquement pour pouvoir agiter la sauce avant de s’en servir). Ça n’à l’air de rien, mais devoir faire une sauce est souvent bloquant pour manger des crudités (ou une reste de lentilles, de pommes de terre,… froides).

    En tout cas, je trouve très intéressant de lire la façon dont les autres font, encore une fois, ça ouvre des perspectives pour notre propre organisation. Merci d’aborder ces questions ici.

    • Flo Makanai says

      Merci Titi !
      Ne pas avoir de sauce salade ET que l’évier ne soit pas libre et propre juste avant de passer à table sont deux obstacles récurrents pour préparer une crudité, pour moi…

  14. Titi says

    ah, heureusement que j’avais dit que je ne détaillerai pas beaucoup, j’ai été super longue en fait

  15. Christel says

    Bonjour Flo,
    J’ai beaucoup aimé tous ces échanges et réflexions bien que n’ayant pas d’enfants. Pour poursuivre l’échange que tu as eu avec Laetitia, il y dans le Télérama de cette semaine un dossier sur « Le déclin de l’empire masculin? ». Il y a quelques années suite à une émission radiophonique j’ai pris à partie mon père violemment sur le fait qu’enfant ma mère faisait tout à la maison alors qu’ils avaient des postes à responsabilité tous les 2. Tout tranquillement mon père m’expliqua que c’est ma mère qui n’a pas souhaité déléguer un peu de son pouvoir à la maison alors qu’il lui proposa son aide mainte et mainte fois. D’ailleurs aujourd’hui ma mère retraitée comme mon père depuis un an n’aime toujours pas que l’on rentre dans sa cuisine et pour le ménage c’est pareil.

  16. laetitia says

    Excellents conseils ! je cuisine bcp avec mon cook’in, donc cuisine saine et rapide mais je suis toujours à la recherche d’astuces quand vient les coups de pompe.



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