Skip to content

Categories:

Renoncer au végétarisme, sans devenir « n’importequoitarien » : à la recherche constante d’une alimentation qui nous convienne

Ceux qui me connaissent et/ou connaissent Makanai le savent : je réfléchis beaucoup, depuis longtemps, au contenu de mon assiette et de celles de mes enfants et, plus généralement, à l’alimentation humaine. Une catégorie « penser son alimentation » existe sur ce blog et je travaille, en tant que chercheur, sur le droit dans nos assiettes.

Au fil de ce cheminement, j’ai un moment pensé que « la » solution était le végétarisme, et même le végétalisme (ce que j’indiquerai ci-dessous comme végéta*isme) (I).

Mais je ne suis plus de cet avis, parce que le végéta*isme s’est révélé ne pas être une option pour ma famille. Je crois aujourd’hui qu’il n’existe pas de solution unique, universelle, et que ce qui importe plus que tout est de ne pas être nimportequoitarien (II).

I. Mes arguments pro végéta*isme

J’ai lu, lu, lu, relu, discuté, discuté, rediscuté sur le sujet. Il y a eu tant de publications à ce sujet que je n’ai eu aucun mal à trouver des appuis théoriques et nutritionnels au soutien de mon envie d’une alimentation toute végétale.

Sur le terrain des sentiments et de l’éthique, des dizaines (centaines? milliers ?) d’articles ou livres ou témoignages m’ont révélé la réalité horrible de l’industrie animale. Le magnifique article Antoine et Aloïs, sur le formidable « blog de l’abondance frugale » Antigone XXI, en est un récent exemple. Le documentaire sur la surpêche et les élevages industriels de poissons diffusé dernièrement sur Arte, le livre Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer, lu il y a un un moment, sont d’autres exemples parmi tant.

Il est indiscutable, selon moi, qu’aujourd’hui dans le monde les animaux -et notre environnement et nos santés par conséquent- sont massivement sacrifiés, soumis à des « traitements » qui ne sont pas autre chose que des tortures. La production de protéines animales se fait de nos jours « de façon intensive, concentrationnaire et médicalement assistée » (Faut-il être végétarien ? : Pour la santé et la planète, Claude Aubert et Nicolas Le Berre, éditions Terre Vivante, 2013, p. 13). Et il n’y a pas là anthropomorphisme mais constat.

Il est clair que je ne peux, et ne veux, pas accepter sans réagir ces sacrifices massifs, sources de tant de souffrance et indignes de nous, et que je ne veux pas les cautionner, ou pire les encourager, par mes achats.

Il est également indiscutable, selon moi, que « nous », les humains de la planète Terre, sommes incités à manger des animaux et sous-produits animaux pour de faux prétextes de santé. Car nous n’avons pas besoin de lait pour nos os ni pour notre gourmandise, pas besoin de boeuf pour être fort, pas besoin de poisson pour que notre cerveau fonctionne bien, pas besoin de casser des oeufs pour cuisiner super gourmand.

Je suis bien placée pour le savoir puisque mes enfants n’ont aucune carence en calcium alors qu’elles ne consomment quasiment pas de lait depuis des années, (illustrant que l’on peut être en bonne santé « sans » -certains- produits animaux), et plus encore, puisque les oeufs et le lait rendent mes enfants malades (ce qui illustre qu’on peut être malade « avec » -certains- produits animaux).

(Je ne retiens pas l’argument selon lequel « manger trop de produits animaux rend malade » parce que c’est l’excès qui pose ici problème plus que la nature de ce qui est en excès.)

Vous me direz, je n’ai jamais été une grande mangeuse de viande. J’oublie depuis toujours d’en acheter si je fais les courses, je n’ai jamais d’envie aiguë de côte de boeuf, par exemple, certains de mes meilleurs repas sont végétariens (en Inde, en 2011, nous n’avons mangé qu’ainsi, c’était absolument parfait, évident, exquis), je salive quand j’arrive devant un bel étal de légumes comme s’il s’agissait de bonbons pour un enfant, j’adore j’adore j’adore les légumes et les légumineuses, je n’ai jamais supporté la pâtisserie au beurre, et j’en passe.

Par ailleurs, les protéines végétales ont des impacts positifs sur la santé que les protéines animales n’ont pas : rôle antioxydant important, sources favorables pour l’équilibre acide-base, effet positif sur la flore intestinale, rôle protecteur des fibres en cas de diabète, pour lutter contre les cancers ou encore éviter les maladies cardio-vasculaires (v. Faut-il être végétarien, précité, p. 80, par exemple), et j’en passe.

Pour tout ce qui précède, et bien plus qui est très bien décrit dans tant de supports (écrits, documentaires…), j’ai longtemps été plus végétarienne qu’omnivore. Et je le serai peut-être resté si… les choses n’avaient pas évolué autrement.

Aujourd’hui, je sais que je ne veux pas être végéta*ienne, je ne crois pas que ce soit « la » solution, je crois même que le végéta*isme peut contribuer au maintien de certaines pathologies chez certains d’entre nous…

 Attention : je n’ai pas écrit que le végéta*isme rend malade ou est nocif en tant que tel et pour tout un chacun. Ne lisez pas ici ce que je ne pense en aucun cas ! Car je crois sincèrement que le végéta*isme est parfaitement adapté à des milliers, voire millions, de personnes, tant parce qu’elles savent vivre un végéta*isme équilibré et équilibrant que parce que leur corps et leur environnement le leur permet. 

Mais nous ne sommes pas tous identiques, et pour certains, il n’est pas adapté. Pour ma famille, il ne l’est pas. J’y ai donc renoncé (non sans chagrin d’ailleurs, parce que les arguments en faveur d’une alimentation végé cités ci-dessus sont très puissants pour moi).

L’avenir de nos santés est dans l’acceptation que nous sommes tous différents et qu’il nous faut tous développer « une culture alimentaire personnelle. » (Faut-il être végétarien, précité, p. 99).

L’essentiel désormais est pour moi que nous ne soyons pas nimportequoitariens.

II. L’essentiel pour nous est de ne pas être nimportequoitariens

Le lait (produit animal) et les oeufs (produit animal) rendent mes enfants malades. Tant mieux : en un sens, c’est presque une chance (v. supra).

Le gluten (non animal), le soja (non animal), les pommes de terre (non animal), le riz (non animal), le chou (non animal), les noix de cajou (non animal), les noisettes (non animal) ou encore les cerises (non animal) ont aussi un effet négatif sur leurs santés.

En revanche, les viandes et la plupart des poissons sont parfaitement tolérés, et appréciés, par ma famille.

Et pan sur le nez de l’idée que l’on rencontre parfois selon laquelle les produits végétaux seraient la panacée universelle.

Ces intolérances alimentaires de mes enfants m’ont amenée à réfléchir au végéta*isme sous un angle différent de ceux évoqués ci-dessus, en I.

Déjà, sur un simple plan pratique, je trouve terriblement compliqué de manger végéta*ien sans céréales à gluten, sans riz, sans soja, sans pommes de terre, sans noix de cajou et j’en passe.

Cela n’aurait pas suffi pas à m’en détourner, toutefois, si j’avais la certitude (ou la conviction) que le végéta*isme était indispensable pour leur santé, pour le bien-être des animaux et pour celui de la planète.

Mais ce n’est pas le cas.

Claude Aubert et Nicolas Le Berre expliquent cela très bien dans leur récent « Faut-il être végétarien », paru aux éditions Terre Vivante, déjà cité plus haut. Ils aboutissent, page 81, dans un paragraphe intitulé « Trouver le bon équilibre », à proposer :

« une alimentation à forte dominante végétale, mais sans exclure les produits et les sous-produits animaux. Le végétarisme, voire le végétalisme, évidemment parfaitement respectables, relèvent davantage de convictions personnelles. » (c’est moi qui souligne)

Concrètement, cela signifie pour ces auteurs que 75% de nos protéines devraient provenir des végétaux, « comme dans la plupart des modes d’alimentation traditionnels » (p. 81).

Pourquoi ?

Parce que, à la fois selon les auteurs précités (je mets alors le n° de page entre parenthèses) et selon d’autres sources :

  • « les animaux -et en particulier les ruminants- sont indispensables pour entretenir l’espace » (p. 62 puis p. 81 et 82) et « jouent un rôle essentiel dans l’entretien de la fertilité du sol par leur fumier » (p. 81 et 82)
  • notre gastronomie fait la part belle aux produits animaux (p. 81), et les modes d’alimentation traditionnels des populations pratiquant l’agriculture n’excluent jamais totalement les protéines animales (p. 82). Je suis d’autant plus sensible à l’argument que je suis encline à croire que les traditions alimentaires d’un pays sont profondément sensées et tiennent compte des besoins de santé de la population qu’elles concernent. Ne se maintient pas sur des siècles ce qui fragilise, affaiblit, voire tue le vivant. D’où du reste l’importance des discussions autour, et surtout actions contre, ce que l’industrie (qui n’a comme repère de la survie que des indicateurs économiques, et non biologiques) tend à nous faire consommer aujourd’hui, à nous dont la survie est d’abord et avant tout liée à autre chose qu’à des considérations économiques : des contraintes physiologiques.
  • « la présence d’une petite quantité de protéines animales -qui peut se limiter à quelques pour cent- facilite l’assimilation à la fois des protéines et du fer d’origine végétale » (p. 81)
  • manger végéta*ien rend très complexe le respect des saisons et une consommation principalement locavore pour la plupart d’entre nous, qui ne vivons pas dans des zones sans saison avec la possibilité de cueillir ses avocats, ses bananes, ses amandes et ses tomates dans son jardin ou de les acheter à un cultivateur bio dans un rayon de 150 kms de chez nous. Cet argument est extrêmement important à mes yeux. Je ne peux pas croire que manger principalement (je souligne principalement car les aliments qui suivent sont merveilleux et à consommer de façon raisonnable sans aucun doute !) des haricots rouges (que je ne trouve que d’origine Chine dans mon magasin bio), des bananes ou des avocats (qui ne sont pas du tout cultivés en Ile de France où j’habite), du chou kale qui ne pousse pas autour de chez moi ou de l’huile de noix de coco encore moins française, etc., vous aurez compris, puisse avoir du sens. C’est au contraire une atteinte au bon sens, me semble-t-il. Le végéta*isme me semble avoir un coût écologique non négligeable pour moi qui suis consommatrice d’Ile de France. Si je vivais en Californie ou en Floride, je ferai peut-être un autre choix.

Donc, point de végéta*isme pour moi. Une alimentation principalement végétale, oui, mais de la viande au moins une fois par jour, voire deux.

Cela ne signifie pas que nous mangeons n’importe quoi. Hors de question d’être nimportequoitarienne ! Hors de question de nier tout ce que je sais sur l’industrie de la viande, tant du point de vue des souffrances animales que des traitements qui leur sont administrés et que nous retrouvons, avec les toxines de leur souffrance, dans les viandes industrielles et dans nos cours d’eau et nos terres. Hors de question d’acheter une viande à laquelle sont ajoutés des sucres, du gluten, des conservateurs et tout le tintouin, dans laquelle sont injectées je ne sais quelle solution savamment pensée pour que le produit rapporte toujours plus à l’industriel et se conserve encore plus longtemps chez le distributeur, etc.

Aussi, pour être cohérents, nous avons cherché autour de chez nous un marchand de volailles bio dont on pourrait tout connaître de l’élevage. (On a du mal avec les autres viandes… De toute façon, je souhaite ne consommer que ce que je pourrai tuer moi-même si j’avais à le faire. Ca limite aux volailles, et je sais aussi que si j’habitais dans une ferme à l’ancienne, je saurai tuer le cochon une fois l’an. Le reste ? Je crois que je n’y arriverai pas… On a commandé du boeuf bio élevé en plein air, nourri à l’herbe, début novembre, c’était délicieux, mais au moment de la commande j’avais les larmes aux yeux, j’étais vraiment malheureuse, et depuis je n’arrive pas à en acheter à nouveau, je bloque… J’ai du mal avec la vache ou le boeuf tué pour nous, trop d’empathie peut-être ? Je serai incapable d’égorger une vache… Une poule ? Si).

Nous avons trouvé un élevage, à 20 kms de chez nous. Un lieu tout simple, un couple adorable, des installations qui nous conviennent complètement, et pour couronner le tout, des volailles excellentes à des prix imbattables.

Nous allons continuer à chercher pour du porc, peut-être ? Du lapin, si possible.

Le tout consommé avec modération (nos portions sont environ la moitié de ce qu’il est généralement indiqué comme poids/personne, sauf quand nous dévorons, à 5, un beau poulet rôti avec une salade pour tout déjeuner).

Bref, nous ne sommes et ne serons pas végéta*iens mais certainement pas pour autant nimportequoitariens.

De toutes façon, avec n’importe quoi, t’as rien : ni la santé -pour soi et pour les autres-, ni ta conscience, et guère d’avenir…

Et vous, où en êtes-vous de votre réflexion sur votre assiette ?

****

Je ne publie pas toujours régulièrement sur Makanai. Si vous souhaitez être informé(e) une fois par semaine, par courriel, des nouvelles publications, il vous suffit d’inscrire votre adresse mail en haut à droite de ce blog puis de cliquer sur « subscribe ».

Print Friendly

Posted in Choisir ses produits animaux, Le bio en question, Locavorisme, Penser son alimentation, Santé, Viandes.


49 Responses

Stay in touch with the conversation, subscribe to the RSS feed for comments on this post.

  1. texmex says

    Pas d’exces dans un sens ou dans l’autre, pas d’interdiction, juste etre raisonnable dans les proteines animales et surtout sur leur origine.
    Par exemple plus de lait et produit laitiers de l’industrie mais du bon beurre et de la creme crue de temps en temps, du fromage au lait cru.
    Pas trop de gluten, des cakes avec des farines sans gluten, ca marche très bien, mais le pain avec de la farine de blé au levain alors oui et de temps en temps.
    Et surtout des légumes le plus possible crus, des légumineuses, des féculents comme les pommes de terre…

    Par contre en cas de maladie particuliere je suis pour une diète de légumes et fruits pendant quelques temps pour reconquérir sa santé. Du style cure Gerson et autre juice feasting.

    Donc pas d’exces, un très bon conseil d’un sage homeopathe, donné il y a 7 ans, et que je comprends aujourd’hui pleinement.

    • Flo @ Makanaibio says

      Ah que j’aimerais pouvoir consommer du bon beurre et de la crème crue, du bon fromage aussi ! Malheureusement, je ne suis vraiment pas bien quand j’en mange, mon corps refuse la caséine…
      Je suivrai bien une diète pur légumes et fruits, mais je ne vis pas seule et ma famille ne veut pas en entendre parler + les fruits et légumes sont chers chez nous et il faut aller s’approvisionner à 20 kms alors ça devient vite compliqué…
      Pas d’excès, c’est en effet une clé importante, mais parfois il faut faire plus compliqué que cela, le corps a ses raisons que les médecins eux-mêmes ne comprennent pas forcément…

  2. Mathilda says

    Bravo pour cet excellent article de fond. Sans avoir comme toi de telles intolérances à la maison, j’ai suivi le même cheminement, avec toutefois moins de bonne volonté que toi… Le problème pour moi (comme j’imagine beaucoup d’autres) est que je n’ai pas de congélateur : et comme je n’ai pas à portée de course de bons producteurs, je n’ai pas vraiment d’autres choix. Du coup, je continue d’acheter ma viande au supermarché, en me fiant seulement aux labels comme label rouge. Si les conditions de vie des animaux sont à peu près acceptables (et encore, on n’est pas à l’abri de mauvaises surprises au cas par cas) on manque du contact comme tu l’as avec les vrais éleveurs pour être certain de leur travail. Le système de la Ruche qui dit Oui ne convient pas non plus, à moins d’organiser des ventes deux fois par semaine. Plus compliqué, de vivre éthique et citadin…

    • Flo @ Makanaibio says

      Merci Mathilda. Gérer son alimentation comme on le souhaiterait n’est en effet pas toujours possible selon l’endroit où l’on vit, son rythme, le nombre de personnes dans la famille, son budget et j’en passe. Oui c’est sans doute plus compliqué quand on est citadin, je ne me rends pas bien compte. Plus cher en tout cas, il me semble ? Nous déménagerons en ville dans l’été prochain, je te dirai si cela me simplifie ou me complique la vie…

  3. Rosa says

    Un article intéressant. Je mange beaucoup de légumes et suis végétarienne à 85% (viande que le weekend). Je n’essaie de ne pas faire d’excès, mais je ne m’interdis rien (sauf la nourriture industrielle et pleine d’additifs/OGMs)…

    Bises,

    Rosa

  4. Végébon says

    Bonjour Flo,
    Bravo pour tes réflexions toujours profondément sensées, courageuses et chaleureuses.
    Pour le moment j’ai la chance que le végétalisme à 99,9% me convienne, mais je te suis complètement dans ta réflexion – mis à part que je pense que ma limite serait mon incapacité totale à manger un aliment issu de mammifère (lait de vache et viande de porc notamment).
    Je vous souhaite tout l’équilibre, la santé et le bonheur que vous méritez et vous embrasse fort.
    Sandrine

  5. Mousetic says

    Cela correspond à mes convictions. Manger local est pour moi plus fort que le végéta*isme. Nous sommes maraichers bio et avons aussi des poules pondeuses, une basse-cour, des lapins. L’important c’est d’être le plus autonome possible alors les produits exotiques et de substitution qui ont fait le tour de la planète: non merci!
    Merci pour cet article!

    • Flo @ Makanaibio says

      Merci pour ce partage Mousetic, et bravo pour tout le travail que vous effectuez certainement, chaque jour de l’année, pour vous nourrir et en nourrir plein d’autres autour de vous de façon respectueuse ! Chapeau.

  6. Mélodie says

    Eh bien, merci de montrer aux végé (puuuuure souche) assez fermé parfois qu’il existe AUSSI une autre façon de consommer, sans autant aller dans le dénis total.

    Je ne consomme PAS de viande / volaille etc… parfois -très rare- du poisson… Parce que, j’ai des carences et qu’il m’est recommandé d’en prendre 1-2 fois par mois… Pour autant, je passe pour un monstre qui n’est pas ce qu’elle dit être et les gens ne comprennent pas…

    Enfin bon, je suis contente que l’on puisse comprendre que l’on peut avoir un autre mode de vie sans pour autant « bannir » ses convictions… sans pour autant, comme tu le dis si bien, faire n’importe quoi.

    • Mélodie says

      aaah j’ajoute aussi que les végé PURS et durs ne comprennent pas non plus pourquoi je « ferais » manger de la viande / volaille à mon bébé (pour le plus tard dans 9 mois du coup… bb arrive dans 1 mois et demi). Parce qu’il lui faut de tout, tout simplement, comme tu l’as si bien dit! Bref… Merci pour un si bel article !

      Après tout, notre consommation ne regarde que nous et les jugements…

      • Flo @ Makanaibio says

        Oh oui, les jugements…
        Dis-donc, le temps que je trouve une minute pour répondre aux comm sur Makanai, il est peut-être né ton beau bébé ? Bienvenue à lui si/quand ce sera le cas !

  7. Celine says

    Merci de partager sur votre blog vos reflexions si passionantes, et si…pertinentes. Dans ma quete de « mieux manger », j’ai limite enormement la viande, et augmente les legumes. Dans ma lunchbox pratiquement une salade composee tous les midis. Par contre….j’ai mal au ventre. Souvent. Les legumes crus en quantite, ainsi que les legumineuses, sont en cause, je pense (j ai remarque). Mon mari, dont le contenu de la lunchbox est identique au mien: rien, pas de maux de ventre. Alors, ce n’est pas evident: les « recommendations sante » ne me conviennent pas, ou alors, je ne sais pas lire?
    Comment avez-vous identifie les (vos) aliments a banir? (vouz parlez du chou, de la cerise, etc).

    • Flo @ Makanaibio says

      Nous avons tous un corps particulier, en effet. Nous avons identifier les aliments à exclure d’abord par des tests sanguins, puis affiné les listes obtenues en apprenant à écouter et surtout à tenir compte de ce que nos corps nous disent. Ainsi, si l’un d’entre nous ressent un dégoût devant tel aliment, il est autorisé à en tenir compte (nous n’avons pas été élevés ainsi, il a fallu apprendre), et si l’un d’entre nous ne se sent pas bien après avoir mangé telle chose, on fait attention à l’éviter dans son assiette. On réintroduit parfois des aliments, on observe ce que les corps en disent. C’est long, ça change au fil du temps, surtout pour les enfants, on apprend…

      • Flo @ Makanaibio says

        Ah oui : on se fiche bien de ce que les médias ou les médecins qui parlent partout prônent comme aliment soit disant santé. Il n’y a pas de vérité générale. Enfin si, certainement, mais aucune qui ne doit dicter le contenu de notre assiette. Si vous avez mal au ventre après avoir mangé du cru, pourquoi ne pas arrêter d’en manger ? Mais non sans réfléchir à ce qui fait que votre corps ne le tolère pas bien, et essayé d’y remédier, si vous le souhaitez (ça vaut le coup, c’est succulent le cru !)

  8. Taia says

    Passionnant article, je me reconnais bien. Je suis végétarienne, j’ai voulu tendre au maximum vers le végétalisme pour toutes les raisons que tu as évoquées (condition animale, environnement, …) mais je réalise que ce n’est peut-être malheureusement pas l’idéal pour moi. Quand on essaie en plus d’être locavore, de limiter le gluten et de préparer à manger pour soi ET un mari omnivore, pas évident. J’ai perdu beaucoup de poids et me pose des questions sur ma ration quotidienne de protéines… Du coup j’ai réintroduit des œufs bio (3 par semaine environ) et un peu de fromage de temps en temps. On m’a conseillé du poisson mais psychologiquement, je n’y arrive pas… Enfin plus le temps passe plus je me dis que chacun doit trouver EN LUI ses propres solutions, retrouver la conscience de son corps et de son alimentation et sortir des il faut/il faut pas (tout en bannissant le n’importe quoi, j’ai nommé: sucre raffiné, produits industriels, etc…) L’alimentation reste un cheminement long et qui évolue sans doute. Très bel article en tout cas, merci.

  9. Ariane says

    merci beaucoup Florence pour la sincérité et l’honnêteté qui te caractérisent et qu’on retrouve ici. Pas toujours facile en effet de mettre en accord sa tête, ses envies, ses convictions et son corps qui a parfois d’autres besoins. En tout cas, il est toujours temps d’évoluer, de se questionner, de tester, d’avancer mais en s’écoutant soi surtout, car on est les mieux à mêmes de savoir ce qui est bon pour nous, cf Luigi Cornaro dont j’avais parlé : http://ariane.blogspirit.com/archive/2011/09/11/connaissez-vous-luigi-cornaro.html

    • Flo @ Makanaibio says

      Merci Ariane. Non ce n’est pas toujours simple, mais cela vaut le coup. Et comme rien n’est statique, que tout bouge, et qu’il nous faut bien vivre au mieux dans l’impermanence, on a tout à gagner à se poser des questions…

  10. Mélodie says

    Je suis une végétarienne à forte tendance végétalienne (je ne mets pas d’animaux dans mon assiette, ni à mes pieds ou en vêtement d’ailleurs, et ne bois pas de lait animal) et pour l’instant ce régime me convient bien. Si j’avais des enfants ils seraient évidemment végé… mais il ne faut pas être borné et faire preuve de bon sens… si un jour j’étais allergique rien qu’au soja, je remettrai mon végétarisme en question, à mon grand désespoir… Et je ferai exactement comme toi, choisir sûrement que de la volaille ou peut-être que du poisson (j’assumerais de manger du poisson car je me sentirais capable d’en pêcher et de le préparer -même si ça ne me ravit pas- une vache ou un agneau??? oula ….je passe…)
    On fait comme on peut avec les contraintes qu’on a… et on s’adapte !
    Et dans la vie il y a suffisamment de choses embêtantes sur lesquelles on ne peut pas intervenir, donc quand on peut il ne faut pas s’interdir des choses nous mêmes !

    ps : dis donc, je rêve où le prénom Mélodie devient courant :-)

  11. Christel says

    Bonjour Flo,
    Je pense que chacun doit manger selon sa conscience et sa convenance. Je suis devenue végétalienne en passant par plusieurs étapes de réflexion. Je pense avoir trouvé l’alimentation qui me convient et j’ai de la chance de ne pas avoir d’allergies.. Je découvre une alimentation végétale riche et pleine de saveurs diverses. Rien que de savoir que je pourrais manger un animal m’indispose. Par contre chez des amis ou chez mes parents j’accepte de consommer en petite quantité des aliments contenant des oeufs genre gâteau ou un peu de fromage et c’est là que s’arrête mes limites. Je ne fais pas de prosélytisme. Effectivement en tant que végétalienne je consomme des aliments venant de loin mais j’essaie de les limiter et quand je vois des légumes, fruits ou aliments locaux où produits en France dans ma biocoop je les choisis d’emblée. Par contre si la bio est locale je dis tant mieux car comme je l’ai entendu à une conférence au salon Marjolaine(salon bio) en 2012 tout ce qui est local n’est pas forcément bio et sans pesticides.

    • Flo @ Makanaibio says

      Merci Christel, pour ce partage.
      Le local n’est pas forcément bio, c’est sûr. Il est parfois bourré de trucs que l’on préfèrera éviter, et parfois, quoique non bio, cultivé selon des méthodes bio mais tout simplement non labellisé (car il ne faut pas oublier que le label bio a un coût). On trouve de tout, à chacun d’entre nous de trouver ce qui lui convient, qui a autant d’éthique que ce qu’il exige et aussi peu de produits toxiques que ce qu’il exige aussi. Pas simple, mais ça vaut le coup n’est-ce pas ?
      Bon dimanche :)

  12. Anne-Liesse @ Bulle et Blog says

    Passionnant ! Merci pour la biographie aussi.

    Dis, tu voulais dire que tu allais manger de la viande une fois par semaine, voire deux – pas une fois par JOUR ?!….

    J’essaie de savoir où j’en suis dans ma vie et quand j’aurai plus de courage, je te parle de mon assiette ;-)….

    • Flo @ Makanaibio says

      Non, non, une à deux fois par JOUR, tu as bien lu. Mais attention, hein, ce peut être 1/2 escalope de poulet dans ma salade du soir, ou deux sardines, ou alors nous coupons en petits morceaux deux saucisses -pour 5- pour accompagner un énorme plat de légumes, bref nos quantités sont généralement assez minus…
      Rien à voir avec un gros steack chaque midi suivi d’un 1/2 poulet rôti au diner….

  13. Anne Evrard says

    Votre article et les commentaires sont très intéressants, mais je suis extrêmement surprise par votre approche de l’agriculture. Je suis ingénieur agricole de formation et il suffit de traverser la France du Nord au Sud et d’Est en Ouest pour constater par soi-même que l’agriculture industrielle n’est pas non plus celle qui couvre la totalité de notre territoire.
    Certes les documentaires que vous citez disent vrai sur un certaine partie de notre agriculture, celle analysée dans ces documentaires. Mais il y a toujours eu bon nombre d’agriculteurs attentifs à leur production et surtout aucunement liés à une distribution industrielle. Je pense donc que mettre toute l’agriculture dans le même sac est excessif et n’aide pas les gens à savoir comment et quoi manger.

    Ensuite, pour ce qui est de l’alimentation elle-même, je viens des Alpes Maritimes et je suis très marquée par une cuisine du Sud, de toujours riche en légumes, largement majoritaires dans la ration alimentaire. Je n’ai eu besoin d’aucun courant de réflexion pour ne pas manger de la viande tous les jours (et bien entendu jamais 2 fois par jours sauf circonstance très particulière) parce que c’est ainsi que l’on mange chez moi depuis des lustres! Je trouve que nous avons un peu tendance à réinventer ce qui a toujours existé. Dans le Sud particulièrement, mais pas que. De tout temps, la viande a été un apport complémentaire à une cuisine à base de céréales et de végétaux. Et même dans les régions productrices de viande de boeuf, les volailles ont toujours été le premier recours, ne serait-ce que par les oeufs.

    Ce qui ressort dans certains commentaires est l’importance du « sentiment » vis à vis de l’animal. C’est tout à fait respectable, mais ce n’est absolument pas ressenti par tout le monde. C’est spécifique à certains individus et d’autres, pourtant tout à fait sensibles et d’une humanité admirable, n’éprouveront en rien ce lien à l’animal qui dresserait devant eux une sorte de « tabou » à le tuer et à le consommer. On voit donc que dans ce cas on n’est plus dans une alimentation qui se construit sur les besoins biologiques de l’humain et qui est bonne parce qu’elle respecte et favorise notre santé, mais sur une alimentation répondant à par des besoins psychologiques voire affectifs. Et là effectivement, on peut encore moins dresser de modèles.

    Petite remarque sur un commentaire de Mélodie, qui dit que si elle avait des enfants, ils seraient forcément végé. Disons que vous les nourririez ainsi tant que leur alimentation dépendrait exclusivement de vous. Cela n’en fera pas forcément des végé: les enfants ne déjeunent pas que chez leurs parents, peuvent trouver ailleurs des gouts qui leur correspondent et ils les expriment somme toute assez tôt. J’ai des amis végé dont les enfants mangent ainsi chez leurs parents et sont ravis d’aller 2 jours par semaine à la cantine ou chez des copains ou chez les oncles et tantes pour manger viande ou poisson. Quant aux miens (4), je peux vous assurer que le « régime méditerranéen » de leur cuisinière de mère, il y a des périodes où ils le braderaient avec plaisir contre un abonnement à Hippopotamus!

    Bonne gourmandise à chacune, parce qu’en alimentation, s’il y a bien une chose qui doit perdurer, c’est bien le plaisir!

    • Flo @ Makanaibio says

      Bonjour
      Venez chez moi, à la limite de la Beauce, et vous verrez que je vis dans un environnement de production intensive assez problématique, pour les terres, les humains, les abeilles etc…
      Ceci dit, je ne crois pas avoir jamais mis tout le monde dans le même sac, aussi suis-je étonnée par votre commentaire. Il me semble plutôt avoir fait preuve de nuance plus d’une fois, d’autant que nous sommes membres d’une AMAP donc consommateurs des légumes d’un agriculteur local qui n’a rien d’intensif et consommateurs de poulets et pintades élevés à 20 kms de chez nous, en bio, abattus par l’éleveur lui-même, rien à voir avec l’intensif non plus, etc. Je ne pense pas être la bonne destinataire de votre message, donc.

      Par ailleurs, c’est génial pour vous que vous n’ayez jamais eu besoin d’un courant de pensée pour manger sain et équilibré. D’autres n’ont pas eu la chance d’avoir une alimentation équilibrée dès l’enfance, des produits respectés et une hygiène alimentaire apprise dès le premier âge. Nous n’avons pas tous les mêmes histoires, et certains parmi nous ont besoin non pas de réinventer ce qui existe déjà mais d’inventer ce qui leur convient et qu’ils ignoraient jusqu’ici. Ce n’est pas parce que certains savent et ne doutent pas qu’il faudrait pour autant mépriser ceux qui ne savent pas et qui ont besoin de faire leur chemin d’appropriation dans les informations qu’ils trouvent hors d’eux, par eux-mêmes.

      Je ne suis pas aussi catégorique que vous concernant le végétarisme qui serait, si je vous comprends bien, une alimentation répondant à des besoins psychologiques voire affectifs, non reposant sur des considérations d’ordre biologique. J’ai lu en effet un nombre important d’études qui affirment qu’une alimentation végétale serait la meilleure pour notre santé, hors de toute considération psychologique. Je ne suis pas convaincue par ces études, mais cela me regarde, et peut-être même est-ce moi qui pour des raisons psychologiques ne souhaite pas y accorder plus d’importance car je n’ai pas envie de me priver du plaisir que j’ai à manger de la viande… Comment savoir ? Je préfère continuer à me nourrir de ce que je lis et avancer peu à peu vers des convictions plus fermes, peut-être.

      Quant au plaisir, oh que oui il doit être là.
      Y compris lorsque l’on est confronté à des problèmes de santé lourds, récurrents, liés à une maladie génétique apparemment orpheline car personne ne comprend ce qui se passe dans le corps du jeune malade… Le plaisir, oh oui ! La réflexion, de fond en comble, tous azimuts, aussi, parce que ne pas chercher à comprendre et à trouver de solution et laisser l’enfant malade est tout simplement une non-option pour moi.
      Bonne gourmandise.

  14. Mélodie says

    @Mélodie : non, ce n’est pas un prénom si courant… Cela dit… :D Faut que l’on puisse nous différencier car au final, nous ne pensons pas réellement la même chose hihi. (j’me suis dit dans le commentaire d’Anne que c’était de moi que l’on parlait… alors que non !)

  15. Sandra says

    Ma santé m’a également obligé à beaucoup réfléchir à notre alimentation. Combien de fois les meilleurs spécialistes ne m’ont-t-ils pas dit ‘mangez ceci, ne mangez pas cela’ en se contredisant à maintes reprises. Conclusion, je ne savais plus que manger. Aujourd’hui je suis de l’avis qu’il faut écouter son corps. Si un médecin vous dit que les bananes c’est bon pour vous, mais que vous ne vous sentez pas bien à chaque fois que vous en mangez, cela veux dire que votre corps n’en veux pas et il faudrait le respecter. Malgré ma tendance au végétarisme, je ne suis pas adepte d’un régime en particulier. Je pense que le régime peux également évoluer/changer dans le temps tout comme les besoins de notre organisme, Manger équilibré et sain c’est très important et je pense qu’il faut suivre certains principes, mais sans tomber dans le fanatisme. La vie est en constante évolution, tel est votre corps, le secret est de trouver l’harmonie du moment présent.
    Merci pour partager vos pensées
    Sandra

    • Christel says

      Bonsoir Sandra,
      Qu’appelle t-on fanatisme? Que fait-on quand on a des convictions?

    • Flo @ Makanaibio says

      100% d’accord avec le fait qu’il faut écouter son corps ! Voilà une clé absolument primordiale. Merci de la rappeler, Sandra.

  16. Sandra says

    J’aime votre question, Christel. Elle nous remet à un peux de philosophie. Dans mon esprit, le fanatisme a une connotaion négative, dans le sens ou elle n’admet pas que d’autres puissent avoir une opinion différente et pire encore, que nous pouvons nous tromper (intolérance envers les autres et envers soi). Tandis que la conviction est plutôt positive. Ce sont nos convicitions qui nous mènent à agir en obéissant à ce qui nous semble être correct. Je dirais que une conviction s’accompagne de la volonté de la transformer en certitude, elle laisse donc la place à de nouvelles idées et peut toujours être raffinée, reformulée. Je préfère, et vous?

  17. Christel says

    Bonsoir Sandra,
    J’aime aussi le mot conviction. Je suis devenue végétarienne pour certaines raisons puis végétalienne qui n’était pas pour les même raisons. Mon entourage ne l’est pas. Je ne l’impose pas aux autres qui m’ont connu avant que je ne devienne végé. Je demande simplement à ce que l’on ne m’oblige pas à manger viande, poisson, fruits de mer mais sur le fromage et les oeufs je peux faire des impairs.
    Bref! Si j’ai employé le mot conviction et fanatisme c’est que dès que l’on parle de l’alimentation et notamment végé le mot fanatisme arrive à un moment de la discussion. C’est pour cette raison que vous posais la question car ce qui peut passer pour du fanatisme peut-être des convictions très fortes et indépassables. Je connais des végétaliens ou voir vegan qui ne pourrais pas faire d’impairs comme moi et à l’inverse des mangeurs de viande pour qui une assiette avec des lentilles ne passe pas. Dans ces 2 cas est-ce du fanatisme ou de la conviction avec de larges explications de part et d’autres. Bref! C’est un long débat.

    • Sandra says

      Bonsoir Christel, merci pour votre réponse. Vous avez raison, c’est un long débat mais pas moin intéréssant. Je me retrouve en train de comparer l’intolérance des végétaliens avec celles des mangeurs de viande. Est-ce bien la même? Je ne pense pas. Tandis que beaucoup de végétaliens ont un jour mangé de la viande, le contraire n’est pas vrai. Le point commun que je trouve entre les deux, est que les deux attitudes proviennent (à mon humble avis) d’une peur. J’ai remarqué plusieurs fois, et admet l’avoir provoqué quelques fois, que ces personnes parviennent à créer des situations absurdes de par leur comportement. J’ai fais manger du lait végétal à ceux qui affirment ne pas aimer et ils en redemandaient, d’autres fois je questionne souvent la raison pour laquelle quelqu’un a décidé de devenir végétalien et j’ai rarement eu des réponses conséquentes jusqu’au bout. Finalement je conclue que l’intolérance quelle que soit sa direction méne à la frustration et la frustration mêne végétaliens aussi bien carnivores à la maladie. C’est ‘l’higiène d’esprit’ que nous devons soigner.
      Bien à vous Christel et heureuse de ‘papoter’ avec quelqu’un qui n’a pas peur de se remettre en question
      Sandra

      • texmex says

        J’adore cette phrase « l’intolerance mène à la frustration et la frustration mène à la maladie. » Magnifique résumé pour la nourriture mais aussi la vie en générale.

        • Sandra says

          Merci texmex. C’est la base médecine chinoise. La maladie est étroitement liée à nos émotions, nous devons les soigner et l’alimentation y est pour quelque chose également. Il ne faut pas être chinois pour le constater, les expressions populaires ‘Se faire du mauvais sang, avoir le cœur sur la main, avoir le spleen’ sont lá pour nous le montrer. L’amour a un pouvoir de guérison exceptionnel.
          Bonne soirée

          • Flo @ Makanaibio says

            Merci pour ces échanges sur Makanai, je les suis avec le plus grand intérêt.
            Je suis d’accord sur l’importance des émotions sur nos santés. Mais en même temps, je crois de plus en plus également que nos corps ne sont pas tous les mêmes et que certains ne savent pas bien faire ce que d’autres font sans aucun problème (ex: gérer un taux d’histamine , assurer un taux de zinc, etc.), et ce sans aucune raison émotionnelle à l’origine (ou alors ces raisons émotionnelles ont été vécues par des ancêtres et ont eu des répercussions sur nos patrimoines génétiques, c’est possible, mais il n’empêche que l’individu qui reçoit ce patrimoine en héritage doit vivre avec sans que ses émotions à lui soient source de ses problèmes physiques).
            Bref, corps et esprit influent l’un sur l’autre et inversement, mais sont tout de même, malgré tout, dissociés et chacun joue son rôle. Donc chacun doit recevoir l’attention et les soins qui conviennent quand quelque chose va mal…

        • Flo @ Makanaibio says

          J’aime bien cette phrase aussi, si ce n’est que toute maladie ne naît pas d’une frustration, et c’est important de ne pas l’oublier, à mon avis.
          J’ajouterai aussi que l’intolérance ne mène pas forcément à la frustration car les conséquences d’une intolérance alimentaire à laquelle on ne prête pas attention peuvent être si handicapantes que tenir pleinement compte d’une telle intolérance peut au contraire mener à l’épanouissement et à l’équilibre. Je peux en témoigner !

          • Sandra says

            Excusez-moi Flo, je ne faisait nullement allusion à l’intolérance alimentaire. Celle-ci est évidemment (j’en sais quelque chose) à accepter et respecter pour y faire face en toute conscience, je suis bien d’accord avec vous.
            En ce qui concerne le corps/émotion je suis convaincue qu’ils sont étroitement liés. D’ailleurs mon idée est que tout est connecté avec tout. Je suis en train de faire un travail très interéssant à ce sujet, a travers la pratique de Qi Gong, et je fais des constations surprenantes sur la liaison entre les émotions et les organes. J’ai d’ailleurs appris récemment qu’il y a des émotions qui se transmettent d’une génération à l’autre. Fascinant, mais à la fin c’est à chaqu’un d’entre nous d’apprendre à se respecter soi même et de trouver son propre chemin.
            Bien à vous et merci pour tenir compte et répondre aux commentaires de vos lecteurs. L’avis de quelqu’un qui a votre expérience a beaucoup de valeur.
            Sandra

          • Flo @ Makanaibio says

            Merci à vous Sandra pour ces échanges, ils m’apportent beaucoup.
            Bon dimanche.

      • Flo @ Makanaibio says

        J’ai déjà eu des réponses sensées jusqu’au bout par des végétaliens, pour ma part, et je connais des végétaliens qui ont une excellente hygiène d’esprit ! Et des carnivores aussi ! Je ne partage par vos conclusions, Sandra, je resterai plus modérée. Tout intolérant n’est pas un frustré, ni corrélativement (un) malade…
        En revanche, je crois qu’il y a beaucoup de peur en toute personne qui s’accroche à ses convictions sans pouvoir accepter que l’autre ne les partage pas. Et je sais d’expérience qu’il faut une vie pour calmer ses peurs…

  18. Christel says

    Bonsoir Sandra,
    Contente d’avoir pu échanger avec vous et merci à Makanaï pour avoir lancé ce sujet qui sur certains sites ou blog se transforme en pugilat.

  19. Eleama says

    Un article très enrichissant. Je me lance à peine dans le végétarisme avec mes petits moyens d’étudiante et ça ne remet pas en cause mon choix mais je trouve très intéressante cette remise en question du végétarisme et la mise en lumière de ces défauts.
    C’est aussi très agréable de voir un article au point de vue ouvert et tolérant qui dément l’horrible réputation des végés (pas toujours injustifiée malheureusement…)
    En bref, très intéressant à lire, un point de vue que j’apprécie même si je ne suis pas forcément d’accord avec tous les détails !
    Merci en tout cas :)

    • Flo @ Makanaibio says

      Merci pour ce petit mot. Je ne prétends pas détenir « la » vérité, ni même une vérité, tout débat est intéressant :)

  20. clement says

    Bonjour, votre site et votre article sont tres intérréssant surtout pour moi qui cherche a suprimer le gluten. Je suis vegan, j’aimerais faire par de mon opinion sur ce sujet. Premierement je suis le premier a comprendre que les allergies sont un veritable probleme, et peuvent vraiment reduire nos possibilité a se nourrir. Cependant j’ai quelque desaccort avec vous. Premierement vous critiquez l’horrible industrie animal, et vous avez raison mais vous oubliez de dire que l’exploitation animal ainsi que leurs souffrance et tout aussi reel et horrible a petite comme a grande échelle… Je sais tres bien de quoi je parle quand je suis née dans une famille paysanne en provence et j’ai moi meme assisté et participe a l’abatage de cochon et de poule que nous avions nous meme élévé. je me rapeleré toujours de la peur et la douleur dans les yeux du cochon, ainsi que les cris durant sa longue agonie… bref, Aujourd’hui il n’y a pas de toute pour moi l’exploitation et la soufrance annimal n’est pas la chaise gardé de l’industrie. En fin longtemps avant de devenir vegan, j’ai longtemps defendu l’agriculture bio et local ( que ma famille produit et consomme bien sur ),manger de saison et local et une priorité pour moi mais je vais toujours favoriser un produit vegan et bio a un produit local et bio mais non vegan. Un exemple: le beurre et son alternative la margarine qui est principalement compose d’huile de coco . il est evident que si je peut remplacer par le beurre par de l’huile local (huile d’olive maison par exemple) je le ferait. Mais dans le cas contraire je n’ai aucun problem a consome du coco bio car meme si cela est produit a l’autre bout du monde sont impact sera toujour et largement inferieur a l’impact ecologique de l’elevage ( bio ou pas d’ailleur)
    En fin il y aurait un grand debat a faire sur le local vs vegan. pour moi le veganisme et plus important et logique. Mais je comprend tres bien que devant les allergies il n’y est pas d’autre solution



Some HTML is OK

or, reply to this post via trackback.