Skip to content

Categories:

Halle bio, grande distribution bio ? Non merci

Récemment a été inaugurée une halle bio de 5600 m² sur le marché de gros de Rungis, à quelques kilomètres de Paris. 8 Millions d’€ ont été investis. Les bâtiments ont été construits dans le respect des normes Haute Qualité Environnementale (HQE). L’objectif est d’atteindre 200 000 tonnes de produits (fruits, légumes, viandes, produits laitiers et vins) bio commercialisés par Rungis en 2021, soit le doublement de l’existant en 5 ans. Un espace restauration de près de 400 m², avec terrasse de plus de 100 m², est également proposé.

7 (8 ?) enseignes se répartissent ce marché bio de gros, dont ProNatura, premier réseau de (1500) maraîchers et arboriculteurs bio en France.

Je peux imaginer que grâce à ce marché, les magasins seront plus facilement approvisionnés en bio un peu partout, et (peut-être ?) à coût diminué. La « vision du bio » exposée par ProNatura sur son site, « Manger autrement, Produire Autrement, Commercer autrement », paraît d’ailleurs très sympathique.

[cliquez sur Continued ci-dessous pour poursuivre la lecture de cet article]

Dans le même temps, « enseignes bio en pleine floraison » peut-on lire dans le supplément éco du Figaro de ce jour (28 mai). Carrefour (déjà 20 % des parts de marché du bio en super et hypermarchés classiques + 6 Carrefours bio ouverts depuis mars 2016) et Auchan développent des grands magasins dédiés au bio, Casino est propriétaire, depuis 2008, via Monoprix, des Naturalia (135 points de vente), Leclerc annonce une grosse offensive bio pour septembre, etc. « Pour vendre des carottes, du pain ou du bœuf bien plus cher que sur le marché conventionnel, il est important d’offrir davantage de plaisir à la clientèle », note Domitille Arrivet, auteure de l’article précité, non sans cynisme…

« De belles perspectives de croissance pour les distributeurs sur un marché qui ne représente encore que 4 % de la consommation alimentaire française », conclut D. Arrivet.

Oui, et l’on sait bien tous les atouts et promesses associés à la croissance économique : emplois, financement des services publics via la taxation de cette croissance, accès facilité au bio, concurrence qui peut réguler (raisonner) les prix etc.

Mais je ne suis pas sûre d’être optimiste et emballée…

Nostalgie des courses faites avec ma grand-mère maternelle, cuisinière hors pair, chez ses fournisseurs favoris, locaux, familiers, pour des produits exclusivement de saison et à maturité parfaite ?

Certainement en partie : le bio de grande surface ou du lointain n’a pas ces parfums des produits juste cueillis, cette vibrance des aliments très frais préparés avec soin le matin même pour les clients du jour, et l’on peut tendre la main vers une barquette de ceci ou un kilo de cela en grande surface sans échanger un mot avec un autre humain, sans partage…

Or, j’aime dire bonjour, relever les traits tirés de J., notre marchande de volaille et parler avec elle de ce qu’elle traverse, me réjouir avec elle d’une prochaine perspective (un petit chiot), échanger sur les façon dont sont véritablement élevés et nourris les lapins par sa tante (uniquement du foin).

J’aime éclater de rire quand notre commerçant vietnamien, que mon mari et moi imaginions (en en rêvant) parti depuis un mois dans son pays d’origine, revient d’une longue absence et nous dit qu’il était chez ses enfants… dans le Morbihan !

J’aime que nos marchands de légumes soient des êtres humains aux visages qui se rident en même temps que le mien, dont les enfants grandissent au rythme des miens, et à qui cela fait plaisir d’échanger sur nos façons de préparer les blettes, la compote de pommes ou les oignons frais.

J’aime ces nourritures de l’âme qui enrichissent chacun de mes samedis matin au marché local. J’aime que mon mari et moi en fassions un rendez-vous hebdomadaire, lui et moi avec notre poussette grise, main dans la main, nos gourmandises alliées mais pas seulement.

Et ce que nous achetons n’est pas forcément bio !

Cela n’est en rien original : seuls 6 % des fruits et légumes consommés à domicile en France sont bio (chez moi, je dirai que c’est entre 50 et 75  %, tant par goût, que coût et contexte de l’offre locale en sud-Essonne), 12 % du lait consommé à domicile (chez moi, 100 % : le lait ne sert qu’aux yaourts et est nécessairement bio, non thermisé, sans exception, c’est la condition sine qua non de sa digestibilité par nos intestins d’intolérants) et 20 % des œufs (chez moi, 50 % des œufs sont bio, et 50 % viennent de poules élevées en plein air localement, nous alternons).

Conclusion : ce n’est pas l’étiquetage « bio » par lui-même qui me fait tendre la main vers un produit, et ce n’est pas son absence qui m’interdit un achat. Et ce ne sont pas les grandes surfaces, ou les magasins spécialisés bio, qui sont le lieu principal de mes achats.

Ma préférence va aux échanges humains, aux commerces de petite échelle, et mes courses résultent d’un mélange de plaisir, offre locale, conscience, humanité, solidarité, gourmandise, bon sens, gestion, intuition, et j’en oublie.

Pas pour vous ?

****
N.B. : Pour être informé(e) une fois par semaine par courriel, des nouvelles publications vous pouvez inscrire votre adresse mail en haut à droite de ce blog puis cliquer sur «subscribe». Je partage aussi, à rythme variable, sur Twitter, Facebook
, Instagram et Pinterest.

Print Friendly

Posted in Choisir ses produits animaux, Le bio en question, Locavorisme, Penser son alimentation, Zooms entreprises.


22 Responses

Stay in touch with the conversation, subscribe to the RSS feed for comments on this post.

  1. Jennifer says

    Je suis entierement d’accord avec toi! Et en plus, chez nos, on voudrait arriver à produire une plus grande partie de ce qu’on consomme, et en impliquant toute la famille dans la réalisation et l’entretien du potager. Chez nous, on ne consomme plus du tout comme avant. On mange sain, mais pas forcément bio.

    • Florence Arnaud @ Makanaibio says

      C’est extra que tu puisses faire un grand potager en famille. Nous avons renoncé, mais un jour, nous y reviendrons peut-être… J’avais adoré faire pousser toutes sortes de légumes quand mes filles étaient plus jeunes…

    • Charles-Antoine WINTER says

      J’apprécie votre article et j’y vois une définition de LA bio et non le bio part de marché et logo Florence Arnaud. Cependant Jennifer, manger sain, de qualité sanitaire viable, implique nécessairement que vous mangiez « bio » c’est à dire des aliments cultivés dans le respect de l’environnement, des générations futures et dépourvus de résidus phytosanitaires CHIMIQUES, d’additifs toxiques et d’OGM. Sans oublier l’optimisation des valeurs nutritionnelles d’un aliments local, donc de saison (je doute que vous ayez des serres chauffées ;) ).
      Le manger sain de nos arrières grands-parents est le bio d’aujourd’hui. Qu’on se le dise.
      Sachez que cela m’agace aussi de devoir mettre un mot sur le bon sens alimentaire qui fit grandir l’humanité. Mais c’est ainsi.
      Je serai plutôt d’avis que nous parlions d’agriculture misérable à la place de « conventionnelle » et d’aliments toxiques ou alimenteurs. Cela éviterait le mot « bio » et nous parlerions uniquement d’agriculture et d’aliments. Il est triste d’ailleurs que le mot « biologique » qui signifie « logique de vie » puisse nous agacer…
      Fraternellement.

  2. Babeth De Lille says

    Tout à fait d’accord aussi. Je suis assez déçue des magasins bio, même de proximité et aux vendeuses gentilles mais qui proposent des legumes venus de fort loin, alors que le fermier du marché (pas forcément bio) me vend des barquettes de fraises cueillies par lui le matin même …..j’aime par contre, même si je n’ai pas de relation directe avec le producteur le principe du biocabas qui me propose des legumes cultivés dans la région.

    • Florence Arnaud @ Makanaibio says

      J’ai renoncé aux paniers locaux parce que leur contenu ne nous convient pas, dans la région où nous sommes (des betteraves pendant des semaines par ex), et les légumes sont insupportablement sales. Nous devions prendre la voiture à jour fixe et heure fixe pour aller chercher un panier de légumes dont nous n’avions pas toujours envie, qu’il fallait ensuite décrotter pendant 30-40 minutes… Nous avons essayé 3 AMAP, ce furent 3 échecs…

  3. Sandrine says

    Je comprends ce plaisir des échanges humains mais pour le moment faire le marché ne rentre pas dans mon emploi du temps (on n’a pas pris le pli de se lever pour faire le marché depuis qu’on est en région parisienne), et j’adore l’aspect « cadeau de Noël » quand j’ouvre mon panier de légumes hebdomadaires issu de petits producteurs de la région rouennaise (Alternoo). Ca changera sans doute à Marseille, mais pour le moment c’est un système que j’apprécie.
    Bonne semaine à toi et à ta famille

    • Florence Arnaud @ Makanaibio says

      C’est affaire de routine, oui, et de circonstances. Pour les paniers hebdo, v. ma réponse juste au dessus, sur nos mésaventures… Tu dois avoir hâte d’être à Marseille ! Bises à vous trois.

    • valérie says

      Je me permets de te préciser que ma soeur est abonnée à un panier paysan à Marseille et j’ai eu moi-même le plaisir de le récupérer un soir d’été durant mon séjour chez elle, c’était une expérience fabuleuse : en plein coeur de la ville, entre Perrier et le Prado, une petite placette où étaient installés quelques stands et où chacun passait en piochant dans les cagettes selon les instructions des producteurs. Ambiance fort sympathique, partage des récoltes et échange de recettes gourmandes pour accommoder la boite d’oeufs ou les fines herbes… ma fille se souviendra toujours de voir sa mère croquer dans un piment bien rouge qu’elle avait pris pour un poivron à mettre dans la salade à la façon des poivrons verts provençaux !!! Le panier était varié, complet – je reconnais que le défi est facile sous un climat méridional – et j’ai autant apprécié le fait de parler avec ces gens que de cuisiner les merveilles rapportées à la maison ! Bonne installation à Marseille….

  4. Christel says

    Bjr,
    il y a un marché bio à côté de chez moi mais les prix sont excessifs et les producteurs sont rarement locaux. Je fais donc mes courses en mag bio à Paris où il n’y a évidemment pas d’échange avec les producteurs mais là où je vais ne pratique pas du hors saison et ont des partenariats avec des producteurs locaux. La propriétaire a son propre verger. Je privilégie les fruits et légumes de France et non d’Espagne ou d’Italie et dès que cela se présente les productions locales.

  5. Maeva says

    Bonjour, je suis choquée! mais cela m’étonne que moitié! Le ‘bio’ fait fureur et aujourd’hui pour beaucoup ce n’est qu’une question de marketing (comment vendre le même produit plus cher!)! Je découvre les halles de Rungis et les distributeurs bio. Où peut-on trouver qui ces grossistes distribuent? Est-ce le cas de tous les magasins bio (si Naturalisa appartient à Monoprix!) ?

    • Florence Arnaud @ Makanaibio says

      Oui pour beaucoup il s’agit de vendre plus cher, avoir plus de marge, avant tout… Mais heureusement pas pour tous !
      Je ne sais pas où sont les grossistes. Je crois que plusieurs magasins bio mêlent approvisionnement au MIN de Rungis et productions plus locales. Mais cela reste à vérifier dans chaque magasin…

  6. Jissée says

    Entièrement d’accord avec toi Flo. J’ai la chance d’habiter un coin perdu de campagne très verte, mais les producteurs locaux sont (suffisamment) nombreux et la boutique bio joue le jeu des petits producteurs (mais a aussi des produits venus d’ailleurs). J’ai été effarée lorsque j’ai vu, dans une ville plus grande à 60 km d’ici, une « supérette » bio, avec musique et toute la déco, genre « Leclerc du bio ». Les vendeuses ne connaissent même pas les produits et ne savent pas ce qu’elles vendent. Seule la caissière, plus âgée et expérimentée semble-t-il, peut répondre aux questions… Le bio dans les grandes surfaces, le bio en supérettes bio, … il s’agit en effet d’un « créneau porteur » pour emprunter ce terme au monde du commerce moderne. Restons donc proche de nos producteurs et profitons du plaisir de faire son marché et d’avoir des échanges avec les gens. Les gens… première richesse !

  7. Bernard Pichetto says

    Producteur bio dans le Tarn, adhérent Nature & Progrès, je ne vais pourtant pas abonder dans votre consensus…
    Il est certes vrai que le marketing de la bio ne lui fait pas que du bien et que de nombreux margoulins s’y sont engouffrés, mais le cas du MIN de Rungis doit être pris différemment et non pas l’aune du plaisir ou non du contact avec les producteurs. Il me semble intéressant et souhaitable que les restaurateurs d’Île de France et au-delà puissent disposer d’une plate-forme regroupant la bio pour que, facilité aidant, les consommateurs en trouvent plus à la carte. Le principal problème est que ces ‘nouveaux’ acteurs appliquent les même règles qu’en gros conventionnel, droit d’entrée, appro réguliers, etc. qui ne correspondent pas à la réalité de terrain des petits artisans.
    Belle journée,
    Bernard Pichetto.
    Vinaigrerie des 4 voleurs

    • Florence Arnaud @ Makanaibio says

      Je ne suis pas sûre qu’il y ait consensus… juste initiation d’un partage. On ne peut pas tout écrire de la complexité de ce type de problématique en un seul court billet… Merci donc de nourrir ce partage !
      Bien sûr que le MIN de Rungis a ses atouts, je crois l’avoir mentionné dans le début du billet.
      Mais… il ne doit pas nous faire perdre de vue que le bio dans ce contexte ne répond pas à de multiples attentes que nous sommes nombreux à avoir quant à nos assiettes, de la ferme à notre bouche… Non ?

  8. NathalieD says

    Il y avait justement un reportage sur cette question dans l’excellent magazine Vox Pop de dimanche dernier : le bio peut-il nourrir l’Europe ? (c’est un magazine européen diffusé sur Arte). Où l’on apprend que chez nos voisins de l’est de l’Europ, de grosses entreprises achètent des hectares et des hectares de terre (en ex-Allemagne de l’Est, en Roumanie) pour produire du bio intensif en monoculture, exactement comme l’agriculture conventionnelle…
    En Allemagne, les clients des magasins bio ne trouvent quasiment pas de légumes ou fruits bio produits en Allemagne, mais beaucoup d’importations… Heureusement, Jacques Caplat, agronome, a expliqué que l’agriculture bio doit être en lien avec l’environnement, et qu’il existe d’autres méthodes que d’essayer d’adapter le bio aux méthodes existantes en conventionnel. Allez voir sur Arte, l’émission vaut vraiment le coup.
    Quant aux supermarchés, je n’y met plus les pieds depuis des années. Je trouve à ma Biocoop des produits de saison. En banlieue où j’habite, on ne trouve plus de petits commerces oú nouer de vrais liens avec les commerçants.

  9. Anne EB says

    Oui, d’accord pour tous ceux qui ont accès à coté de chez eux à des marchés ou des producteurs adaptés et ont des revenus adaptés. Mais du bios en supermarchés, c’est des mamans de Vénissieux, Vaulx en Velin, Bron, etc, etc (et je ne cite que des banlieues de « chez moi » mais c’est valable pour partout), qui elle aussi ont envie d’acheter bio et qui vont pouvoir acheter des pdts de base à des prix acceptables et concurrentiels.
    Les grands principes fondateurs, c’est toujours mieux quand ils s’adaptent ensuite à la vie du plus grand nombre. Au risque sinon de créer une nouvelle « élite alimentaire ».

    • Florence Arnaud @ Makanaibio says

      Votre remarque est bienvenue, cette idée d’élite alimentaire me pose problème aussi.

      Mais dans mon expérience en sud Ile-de-France, le maraîcher bio et les commerçants principalement non bio que je choisis au marché sont MOINS chers que les magasins spécialisés en bio type Biocoop et que les rayons « bio » des grandes surfaces ! Sans compter qu’ils sont meilleurs, plus frais, échanges humains en prime…
      Ce n’est pas vrai pour tout, et nous continuons à pocher ici et là en GMS rayons bio (le chocolat équitable) ou plus ou moins grande surface spécialisée bio pour les produits secs en vrac, mais les flocons d’avoine sont MOINS chers chez notre petit épicier bio qu’à Carr…. où seules des marques comme Bjo.., très onéreuses, sont représentées, sans aucun vrac ; idem pour le sucre complet (et que de saveurs en moins…), idem pour les « laits » vg, et j’en passe.

      Donc l’argument diminution des prix pour être accessible au plus grand nombre est discutable… Essentiellement faux pour le type de courses que je fais (surtout du frais, si possible du vrac pour le sec, et de toute façon peu de sec).

      Ce qui est source de clivage par l’argent, en revanche, ce sont les modes alimentaires… Il faut être riche en Ile-de-France pour ne manger que cru, bio, plein d’avocats, de smoothies, d’oléagineux, etc, par ex…
      Mais c’est un autre problème, un autre débat…

      Mais ce qui est dans mon coin de France n’est peut-être pas exact dans le vôtre, je ne saurai dire.

  10. Alice says

    Je suis bien d’accord avec vous ! Et du coup… étonnée de ce lien de mauvais augure vers Amazon, pour les livres que vous lisez et conseillez. Connaissez-vous la plateforme « placedeslibraires.fr », qui permet de savoir si un livre est disponible chez un libraire indépendant ? Quelqu’un à qui parler et avec qui échanger aussi… :-)

    • Florence Arnaud @ Makanaibio says

      Bonjour Alice
      je connais mal placedeslibraires.fr, car il n’y a plus de libraire indépendant dans ma ville ni dans ses environs proches, à ma connaissance, et ce depuis des années.
      C’est triste, bien sûr, mais non de mon fait, plutôt de celui du marché du livre en France qui fait que les livres sont tellement chers que, même du temps de ce libraire indépendant, il m’était difficile de lui acheter tout ce que je voulais lire, et ce d’autant que je lis beaucoup en anglais, encore moins disponible. La bibliothèque de ma ville n’est pas non plus merveilleuse…
      Alors concrètement, Amazon est ma ressource principale pour mon type de lecture : je peux y acheter à petit prix des livres électroniques en anglais, qui nourrissent mes envies de lecture anglo-saxonne, je peux y trouver les autres livres en poche, d’occasion, sans avoir à faire des dizaines de kms de plus que ceux que je suis déjà contrainte de faire plusieurs fois par semaine pour aller travailler et aller faire mes courses… hors des circuits de grande distribution, pour le coup. Je fais beaucoup d’effort en matière alimentaire, notamment, mais je ne suis pas parfaite ;-) Mes moyens financiers ne sont pas non plus illimités, et il faut faire des choix…
      Ceci dit, cela n’explique pas pourquoi des liens sur Makanai : ils existent parce que je trouve les critiques sur Amazon souvent utiles, pour moi, donc pourquoi pas pour les lecteurs de ce blog ? Chacun est ensuite libre d’aller acheter l’ouvrage chez un libraire de son choix, et je ne peux qu’applaudir si vous pouvez (vous permettre d’)aller chez un libraire indépendant par la suite. Les liens vers Amazon me permettent aussi, accessoirement, de recevoir une micro commission sur les achats éventuellement faits via Makanai, laquelle m’aide à financer ce blog, gratuit pour vous tous mais pas pour moi, car son hébergement est payant… Toutefois, lorsque je reçois un livre gratuitement, je privilégie les liens vers la maison d’édition qui me l’adresse, pour que celle-ci profite de façon prioritaire des achats qui pourraient en découler.

      Ceci dit, grâce à votre commentaire, je veillerai désormais à indiquer deux liens pour chaque lecture : celui de placedeslibraires.fr et soit celui de l’éditeur, soit celui d’Amazon. Merci !



Some HTML is OK

or, reply to this post via trackback.