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Cuisine par soustraction vs cuisine par addition

« La cuisine française, et la cuisine occidentale en général, fonctionne par addition. Un peu comme un peintre devant son tableau qui déposerait une couche de peinture à l’huile, puis une autre, avant de se rendre compte que la dernière couche n’a fait qu’effacer la précédente. (…) C.est un cliché. Cette opposition n’est évidemment plus ce qu’elle était dans les années 1970-1980 mais l’essence demeure.

(…) pour les Japonais, les nouilles soba avec la farine de sarrasin de la nouvelle récolte se suffisent à elles-mêmes. On les déguste comme cela, pour humer pleinement les saveurs de sauvage, ce côté un peu grillé, cette légère amertume. La soustraction ne veut pas dire « moins ». Au contraire, c’est une manière d’être plus sensible. »

Ryoko Sekiguchi, auteure de Fade, Ed. Argol, mai 2016, répondant à Colette Monsat, Le Figaro, 4-5 juin 2016

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Posted in Ouvrage de base, Penser son alimentation.

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One Response

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  1. Sandra Cabeçadas says

    Belle refléxion. Selon la pensée Zen. ‘Moins, c’est plus’, éliminer les superflus, pour voir plus clair. Le gout parfait, le geste parfait, la leçon de la simplicité. Il n’y a plus rien à ajouter.
    Sandra



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