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La mémoire des embruns, de Karen Viggers {Roman}

Page de couverture de La mémoire des embruns de Karen Viggers

Je viens de finir La mémoire des embruns, un roman de l’australienne Karen Viggers. Je vous le recommande vivement.

Publié en 2011 sous le titre The Lightkeeper’s Wife, ce roman a pour personnage premier Mary, qui fut femme du gardien de phare de l’Ile Bruny, en Tasmanie.

« Mary entendit claquer la portière de la voiture et la vit s’éloigner dans les dunes en direction de la plage. C’était bon pour elle d’affronter les éléments. Apaisant pour son mental. Le vent lui remettrait des idées en place. Elle reviendrait calmée. C’était toujours ainsi. Dans cette immensité, votre cœur devenait plus grand. Ce secret, Mary l’avait chéri toute sa vie.

Car la vie exige que l’ont ait un grand cœur. »

Le plus jeune fils de Mary, Tom, est le second personnage au cœur du roman. Peut-être même le personnage principal, d’ailleurs… Celui qui m’a le plus « parlé », en tout cas.

Les chapitres au cœur desquels se trouve Mary sont écrits à la 3e personne du singulier. Ceux qui concernent Tom le sont à la 1re personne du singulier. Cela crée un rythme très chouette.

La nature est très présente, les oiseaux, les puffins fuligineux, les manchots, les arbres, l’eau, le vent, la neige, l’Antarctique.

Un roman profond mais non moralisateur pour un sou, qui ouvre l’espace sur des territoires (pour moi) inconnus et tellement sauvages et immenses.

[cliquez sur Continued pour lire la suite]

« – Tu te rappelles, au retour [de campagne en Antarctique] ? L’odeur de la terre ? Les nuages ? Les odeurs de chien, d’herbe, d’arbres ? (…)

-Je m’en souviens. Les odeurs. La pagaille. Les voitures. La folie. Les gens pressés.

Elle porte son regard au loin dans la grisaille.

- En Antarctique, on oublie ce qu’est être pressé. (…) La lenteur, c’est tellement agréable. on savoure les paysages, la vue de l’horizon. C’est pour ça qu’on est tellement accro. Le plaisir de la contemplation. Loin de toute cette agitation. Quand on y pense là-bas, la vie d’ici est totalement… elle ‘a pas de sens ».

La solitude, le mariage, les rêves brisés, la vie, la famille, les relations humaines, le cheminement intérieur que chacun fait au fil de sa vie…

Cerise sur le gâteau, Tom a une chienne, Jess, un Kelpie Australien couleur chocolat et j’ai adoré leur relation (N.B. : l’auteur du livre est vétérinaire avant d’être romancière, et j’ai la chance d’avoir une labrador chocolat qui pourrait être Jess à de nombreux égards) :

« Les oiseaux ne se rendent compte de rien, mais pas la chienne couchée à mes pieds ; elle, elle sait qu’il se passe quelque chose. (…) Mes humeurs n’ont pas de secret pour elle. Je trouve agréable qu’elle puisse savoir des choses sans me les demander. Qu’elle ne soit pas douée de parole me convient tout à fait. Les gens ont trop de mots. Ils s’entourent de murs, de toits, de divertissements. Trop de confinement, pas assez de ciel. » (Tom, p. 51)

Je vous recommande vraiment ce roman, si l’envie vous en dit. Un beau voyage.

Et vous, auriez-vous des recommandations à me faire ? Je suis preneuse !

P.S. : si vous cliquez sur l’image du livre en haut de ce billet, vous rejoindrez le site lalibrairie.com (lien non commercial).

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Posted in Idées cadeaux, La vie, Livres, Perso.


8 Responses

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  1. Nadine06 says

    Chouette article qui donne envie de lire ce livre…
    Pour ma part je viens de terminer « le pont invisible’ de Julie Orringer, (900 pages !) qui conte l’histoire d’un jeune juif hongrois et de sa famille, des années 30 à la fin de la guerre… j’avoue que ça faisait longtemps que je n’avais pas pleuré à la lecture d’un roman… Le début raconte son envie de partir étudier l’architecture à Paris, l’énergie qu’il met pour y parvenir, le secret qui entoure la jeune femme qu’il y rencontre… et on sent l’ombre brune tout autour d’eux qui se resserre irrévocablement… vraiment un chouette livre, que j’ai découvert via le site « eploratology »… à connaitre !! Bonne prochaine lecture !

  2. Monique says

    Deux livres que j’ai beaucoup aimés : Euphoria de Lili King , la vie de trois jeunes anthropologues en 1933 en Nouvelle -Guinée , ,inspirée par la vie de Margaret Mead.
    Le journal des cinq saisons de Rick Bass , un livre superbe sur la nature sauvage dans le Montana , mois après mois . Plus un autre que je lis en ce moment d’Aaron Appelfeld  » Le garçon qui voulait dormir »,  » une parabole magnifique sur l’exode et les pouvoirs rédempteurs de la langue, lorsqu’elle devient le miraculeux instrument d’une renaissance »

  3. Anne says

    Merci pour ce titre que je vais m’empresser de trouver.
    Je viens de lire avec passion Le dernier lapon d’ Olivier Truc. et je vais lire la suite dès aujourd’hui, lire sur la Laponie et ses hivers insensés quand il fait 32° dans mon jardin, cela fait du bien.
    C’est un simili polar prétexte à nous faire découvrir les coutumes et la vie actuelle des Lapons.
    En Laponie,rien ne pousse sauf les cailloux.C’est dans ces terres inhospitalieres que l’on retrouve le corps d’un eleveur Sami ,et que disparait un authentique tambour chaman.Klemet,lui-même Sami,est chargé des enquètes.Ce polar nous fait découvrir une culture,une histoire que beaucoup aimeraient voir disparaitre.

  4. Marie-Jeanne says

    J’ai commencé un roman de SIRI HUSTDVET « Un été sans les hommes » : le livre me plait beaucoup .



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