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La joie appréhensive

Plus de 15 minutes pour moi au quotidien, on est bien d’accord, mais ce que j’ai lu ce matin dans « Le pouvoir de la vulnérabilité » de Brené Brown (déjà plusieurs fois cité, que je lis petit à petit et qui est excellent) a tellement fait mouche que j’ai envie de le partager ici : puisse cela faire également mouche pour vous ! (Tiens, certains utilisent le slogan science for a better life, et si je lançais Makanai for a better life ?) (je plaisante, bien sûr ! C’est bon de rire)

Le contexte de la joie appréhensive

Brené Brown a identifié 3 formes de « boucliers » que nous sommes susceptibles de mettre en oeuvre, les uns et les autres, pour nous protéger de la vulnérabilité et de la honte qui va avec.

  • La joie appréhensive
  • Le perfectionnisme
  • L’anesthésie

Nous les incorporons, chacun à notre manière, dans nos « armures ».

La joie appréhensive

Je cite ci-dessous Brené Brown, dans sa traduction française. Les (…) indiquent que j’ai omis un mot ou passage, les mots en caractères gras sont ceux de l’auteur mais c’est moi qui les souligne.

« la joie est sans doute l’émotion la plus difficile à ressentir. Pourquoi ? Parce que quand on a perdu la capacité ou la volonté d’être vulnérable, on approche la joie avec une grande appréhension.(…)

Dans une culture de rareté, où on n’est jamais assez rassuré et en sécurité, la joie ressemble à un traquenard. « 

Du coup, nous alternons sans cesse entre des pensées positives, heureuses, la joie, et des visions, projections, scénarios, angoissants, affreux.

« On est toujours en train de s’attendre au pire. (…)

(on) ne veut pas « tenter le diable ». « 

Et ce faisant, nous passons à côté du moment présent, nous nous raidissons contre les délices de la joie.

« le concept de joie appréhensive, en tant que méthode de réduction de la vulnérabilité, est une sorte de continuum entre « répétition de la tragédie » et « déception perpétuelle ». (…) Les deux extrémités du continuum disent la même chose : s’abandonner aux moments heureux demande de la vulnérabilité.

(…)

On essaie de prendre la vulnérabilité de vitesse. On ne veut pas être aveuglé par la souffrance. On ne veut pas être pris au dépourvu. Alors on s’exerce à se sentir anéanti, ou on fait du surplace dans une déception choisie. »

Et nous avons d’autant plus tendance à agir ainsi que

« Notre culture favorise cette répétition du « tout en noir ». »

L’antidote à la joie appréhensive

Heureusement, tout n’est pas fichu, perdu, sans espoir !

Il existe un antidote à la joie appréhensive : c’est la gratitude.

Ne pas se détourner de la joie, célébrer ce qui est, ne pas s’excuser de ce que l’on a, être reconnaissant et l’exprimer, se réjouir, s’abandonner à la joie, bâtir la résilience, cultiver l’espoir.

« On intègre la joie, et quand les malheurs se produisent (et ils se produisent), on est plus fort. »

Je vous souhaite une belle journée joyeuse ! Ici, le soleil brille et les joies sont nombreuses lorsque j’ouvre les yeux et le cœur.

Merci.

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Posted in Instants du quotidien, La vie.


6 Responses

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  1. Isabelle says

    C’est tellement vrai tout ça, cela fait du bien de le rappeler quand même ;-)
    On oublie tellement dans ce monde de vivre l’instant présent en étant dans l’anticipation de ce que l’on doit faire et dans le regret de ce que l’on aurait dû faire, on oublie l’instant présent. C’est cela qui permet la stabilité. Tu en es la preuve par tout ce que tu écris et tu vis.
    Il y a une phrase que j’aime beaucoup et dont je ne me rappelle plus l’auteur : « Chaque fois que nous nous battons contre la réalité, nous perdons. Chaque fois que nous l’acceptons, c’est une grande victoire sur notre ennemi le plus résistant : nous-même ».

    Bonne journée ensoleillée et merci pour tes partages. On est avec toi ;-)

  2. Karine says

    Carpe diem.

  3. Nathalie says

    Moi ça me plait beaucoup « Makanai for a better life », et c’est vrai car à chaque fois que je te lis, il y a quelque chose qui me reste, que je retiens et qui améliore ma propre vie, MERCI

  4. Arlette says

    merci à cet auteur et à toi pour ce partage de vérités simples
    cela réconforte et remet les idées un peu en place
    Isabelle a raison, nous sommes ce que nous souhaitons être, nous sommes notre propre ami ou ennemi
    merci pour la recette des galettes de riz aux fruits secs, je vais essayer dès aujourd’ hui

  5. Ôna says

    Très intéressant, merci Florence !



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