Skip to content

Categories:

Puissance du rôle

Demain, j’ai rendez-vous avec mon médecin traitant, un homme formidable.

Je lui exposerai tout ce que j’ai fait de bien ces derniers temps, depuis notre dernier rendez-vous.

J’aurai certainement envie de paraître bonne élève, un peu extraordinaire, un peu « wow, quelle femme », un peu admirée.

Je serai peut-être tentée de le faire rire.

Je serai déterminée à lui montrer que, à l’issue de ces 15 jours d’arrêt maladie,  je peux reprendre le combat (tiens, tiens… Le « combat » ?), que je suis d’attaque pour assumer mes responsabilités sociales…

Oh la culpabilité que je suis consciente de ressentir en écrivant cela.

La culpabilité d’avoir failli (arrêt maladie), de me sentir encore si fragile.

J’éprouverai demain certainement,mais non : peut-être !, le besoin de me protéger et cela me fera, un peu, peut-être, jouer un rôle.

Pourtant, ce médecin, que nous avons tellement de chance d’avoir comme médecin traitant depuis plusieurs années n’a pas besoin de jeu de ma part pour être qui il est, attentif, empathique juste comme il (nous) convient, épatant et bon. Il n’est clairement pas dupe un seul instant de ce que je peux mettre en place comme pirouettes de mise à distance émotionnelle.

Mais voilà : la peur, ma peur !

A demain.

Print Friendly

Posted in Instants du quotidien.


3 Responses

Stay in touch with the conversation, subscribe to the RSS feed for comments on this post.

  1. Nat says

    Si il y a bien un endroit ou tu peux te permettre d’être « encore fragile » c’est bien chez le médecin :o) Si en plus il est plein d’empathie tu as beaucoup de chance. Belle semaine à toi. Et à demain :o)

  2. Hubert says

    Il y a un proverbe qui dit :
    Quand la chance frappe à ta porte ouvre grand et installe là au salon avec toute les lumières !
    Mon Homéo viens de partir en retraite il y a deux mois je cherche son remplaçant ! Pas facile alors profitez bien …



Some HTML is OK

or, reply to this post via trackback.