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Une douce avalanche

C’est un peu comme si j’étais dans une avalanche.

Une douce avalanche, juste là au moment où j’écris.

Mais une avalanche : je me sens emportée, doucement, presque délicatement, voire tendrement, par des éléments indépendants de moi, chacun relativement petit, mais qui ensemble ont une puissance à laquelle je ne peux pas résister, du tout.

D’ailleurs, je ne sais pas si je ne peux pas, ou si je ne veux pas, résister. Les deux, peut-être.

Je me sens plutôt centrée, plutôt sereine.

Je n’ai pas peur, juste là, au moment où j’écris.

Mais le mouvement se poursuit en quelque sorte sans moi, et je ne peux que laisser « les choses » avoir lieu.

Je me demande si je ne devrais pas me débattre. Et si, à un moment où un autre, je n’avais plus d’air, enveloppée dans cette énorme somme d’éléments qui m’emportent ?

Mais non, il me semble plutôt que je dois « juste être », calme, et je sens alors que cette avalanche est une profonde source de joie.

Depuis que ce matin cette image/sensation d’avalanche m’accompagne, et encore au moment où, il y 7 minutes, j’ai commencé à écrire ces lignes, et même encore il y a 1 minute, j’avais dans l’idée que deux issues étaient possibles :

soit l’avalanche m’étouffait sous elle

soit l’avalanche s’arrêtait (car, merci précieuse personne qui m’a rappelé ce matin que toutes les avalanches s’arrêtent à un moment donné !), et je me retrouvais sur l’immensité de neige, libre.

Mais là, en même temps que j’écris, me vient une autre image : et si cette avalanche n’en était pas une, et si cette somme d’éléments indépendants de moi, chacun relativement petit, mais qui ensemble ont une puissance à laquelle je ne peux pas résister, du tout, était en fait un cocon !

Et si, aujourd’hui, j’avais en fait l’intime conscience et sensation que où que je sois, quoi que je fasse, je ne suis jamais seule.

Que je suis en permanence entourée d’une merveilleuse compagnie vibrante, vibrionnante, joyeuse (oui ! joyeuse !), qui palpite et pulse, m’entoure et me protège !

Et si je n’étais pas emportée et dépassée par « les évènements », mais entourée et portée et accompagnée par tant de vie, de joie, d’amour ?

Et si je me laissais aller à cette joie ?

Oh que de gros mots dans ce billet, n’est-ce pas ? Joie, vie, amour, protège, palpite, pulse, etc : tous ces gros mots de la présence à soi et de l’équilibre intime, que l’on n’est jamais supposés dire à haute voix, sauf si on est un peu stupide, un peu gnangnan, carrément risible ou ridicule.

Et pourtant, que c’est doux et bénéfique ! C’est délicieux.

A demain.

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Posted in 15 minutes pour moi.


Puissance du rôle

Demain, j’ai rendez-vous avec mon médecin traitant, un homme formidable.

Je lui exposerai tout ce que j’ai fait de bien ces derniers temps, depuis notre dernier rendez-vous.

J’aurai certainement envie de paraître bonne élève, un peu extraordinaire, un peu « wow, quelle femme », un peu admirée.

Je serai peut-être tentée de le faire rire.

Je serai déterminée à lui montrer que, à l’issue de ces 15 jours d’arrêt maladie,  je peux reprendre le combat (tiens, tiens… Le « combat » ?), que je suis d’attaque pour assumer mes responsabilités sociales…

Oh la culpabilité que je suis consciente de ressentir en écrivant cela.

La culpabilité d’avoir failli (arrêt maladie), de me sentir encore si fragile.

J’éprouverai demain certainement,mais non : peut-être !, le besoin de me protéger et cela me fera, un peu, peut-être, jouer un rôle.

Pourtant, ce médecin, que nous avons tellement de chance d’avoir comme médecin traitant depuis plusieurs années n’a pas besoin de jeu de ma part pour être qui il est, attentif, empathique juste comme il (nous) convient, épatant et bon. Il n’est clairement pas dupe un seul instant de ce que je peux mettre en place comme pirouettes de mise à distance émotionnelle.

Mais voilà : la peur, ma peur !

A demain.

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Posted in Instants du quotidien.


Madeleines au citron et au miel

Madeleines miel et citron Florence Arnaud @Makanaibio.com 2017

Publiée sur le « mur » Facebook de Cahier de cuisine, une vidéo de madeleines au miel a récemment attiré toute mon attention :

Pas vraiment dans mes habitudes culinaires, mais carrément super gourmandes, ces madeleines, non ?

Je les ai donc réalisées pour nous en optant pour :

  • de la farine de riz et de la fécule de tapioca au lieu de la farine apparemment de blé de la vidéo,  (nous devons être attentif à varier les céréales et féculents ici) ;
  • du sucre muscovado de notre marque préférée (car, contrairement à une idée très répandue, il n’existe pas DU sucre muscovado mais, comme pour absolument tout aliment du reste, DES sucres muscovado, aux saveurs qui peuvent être incroyablement variées selon les marques, donc provenances etc.) ;
  • du lait de riz et sarrasin maison, parce que c’est ce que j’avais dans le réfrigérateur (préparé en faisant tremper 100 g de riz et une grosse poignée de grains de sarrasin pendant une nuit, le tout bien égoutté et rincé le lendemain, mixé au Vitamix -j’aurais pu utiliser un mixeur plongeant, filtré dans une passoire très fine)
  • le zeste d’un beau citron jaune bio ;
  • du miel de Crète.

Je les referai, c’est sûr.

Madeleines au citron et au miel
 
Temps de preparation
Temps de cuisson
Temps total
 
Ces dodues petites madeleines peuvent être cuites également dans de petites empreintes à muffins. Elles sont délicieuses mais très riches, il est agréable qu'elles soient de petit format.
Auteur:
Type de recette: Petits biscuits
Pour: 36 madeleines
Ingredients
  • 200 g (oui !) de bon beurre fondu (bon au goût et bon en qualité)
  • 3 œufs bio ou plein air
  • 130 g sucre muscovado
  • 6 cl de "lait" végétal
  • 120 g de farine de riz complet
  • 80 g de fécule de tapioca
  • 10 g de poudre à lever, également appelée levure chimique
  • 30 g de miel liquide
  • le zeste d'un bon citron jaune bio
Instructions
  1. Mettez le beurre à fondre sur feu doux. Lorsqu'il est fondu, réservez, pour qu'il ait le temps de revenir à température ambiante.
  2. Mélangez dans un bol les œufs avec le sucre et le lait..
  3. Ajoutez la farine, la fécule, la levure et mélangez à nouveau.
  4. Ajoutez le beurre fondu tiède ou à température ambiante, puis le miel fondu et le zeste de citron.
  5. Recouvrez le bol d'une assiette renversée et placez au réfrigérateur pour quelques heures, voire une nuit ou une journée.
  6. Lorsque la pâte est bien réfrigérée, allumez le four à 200°C.
  7. Répartissez la pâte dans 36 empreintes à mini madeleines ou mini muffins. Personnellement, je fais 8 madeleines dans mon moule à madeleines puis 24 mini bouchées cubiques dans un moule à "brownie bites", qui permet de faire des bouchées de gâteaux.
  8. Faites cuire 8 minutes environ, où jusqu'à ce que les madeleines soient bien dorées et qu'une pique en bois insérée en leur centre en ressorte sèche.
  9. Sortez du four et laissez reposer 5-10 minutes avant de démouler, pour éviter que les biscuits se cassent ou se déchirent.
Notes
La farine de riz complet et la fécule de tapioca peuvent être remplacées par 200 g de mélange de farine sans gluten ou de blé.

Inutile d'ajouter une gomme (guar, xanthane) ou autre liant, ces madeleines tiennent très bien sans.

Le beurre peut certainement être remplacée par une autre matière grasse de votre choix, et sa quantité sans doute être réduite !

Les madeleines ne sont, étonnamment je trouve, pas trop sucrées avec tout ce sucre et ce miel. Un bon équilibre, peut-être lié au zeste de citron ?

 

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Identifier ce qui est, objectivement

J’ai longtemps lutté (et ce n’est pas fini) contre la peur d’être limitée par ma relation à l’autre, en particulier avec mon « autre significatif ». J’avais (et j’ai) tort.

Je suis très indépendante.

Intellectuellement car j’ai appris à réfléchir par moi-même , toujours adoré cela, j’aime que mon esprit explore les inconnu(e)s sous toutes sortes d’angles et s’en enrichisse.

Physiquement, j’aime avoir la place et la liberté de bouger. Le SED n’arrange pas les choses sous cet angle. Le contact peut-être intolérable, douloureux, j’ai souvent des mouvements de rejet de l’autre qui s’approche de ma peau très sensible. Je dois être très attentive à mon environnement car je sais mal évaluer ma distance aux choses et les trajectoires de mes mouvements, je me cogne facilement, je me tords, me crispe. Je peux avoir un torticolis brutalement juste en parlant avec quelqu’un de façon un peu stressée, alors si le contact s’ajoute à l’émotionnel, je peux partir en vrille, d’autant que ma sensibilité est aussi olfactive et auditive. Que de stimulations simultanées, de plaisirs ou, selon les cas, de stress cumulés…

Il m’a fallu des années pour que je puisse supporter de façon détendue, et apprécier, qu’il me prenne dans ses bras, juste le fait qu’il enserre mon corps, et cela reste, au bout de 20 ans, parfois tout simplement impossible. Rien qu’écrire « enserre mon corps » fait réagir ledit corps, de façon instantanée, comme électrique, et tout en moi se mobilise pour « NON ».

Je n’ai pas encore réglé ma culpabilité d’avoir besoin de me protéger des gestes de jeunes chiots de mes enfants, de leurs embrassades, de leur abandon sur moi, des hurlements intérieurs qui s’élev(ai)ent en moi lorsqu’ils étaient (sont) blottis, abandonnés, pesants sur moi et que mon corps ne POUVAIT (PEUT) pas.

Le diagnostic du SED, officiel début 2016, a été une libération émotionnelle (partielle), en ce sens. J’ai pu expliquer à ma plus jeune, notamment, que je l’aimais de tout mon être mais que mon corps ne pouvait pas supporter qu’elle se jette dans mes bras et s’accroche à moi de toute sa passion enfantine. Que si je devenais alors un peu brusque, si je la repoussais, gentiment mais tout de même, c’était car c’était intolérable comme sensations physiques parce que mon corps avait une particularité physique qui faisait que c’était comme ça. Je me souviendrai toute ma vie de cette discussion. De la lumière que j’ai vue s’allumer en elle. Des portes relationnelles que cela nous a ouvert. De notre soulagement à pouvoir cesser de croire ou craindre que c’était une particularité émotionnelle de ma part.

L’errance médicale est source de tant de souffrances inutiles, incompréhensibles sur le coup, que l’on attribue à tort à ce avec quoi le psychologisme ambiante nous bassine : peur de la relation, peur de la dépendance, conflits d’enfance mal réglés, etc.

(Re)mettre les choses à leur place, identifier ce qui est vraiment, objectivement, est indispensable pour vivre bien. Pendant longtemps, j’ai vécu comme si j’étais une anomalie, honteuse, alors que j’étais juste normalement humaine et normalement spécifique : nous avons tous nos particularités du corps ET de l’âme ET de l’environnement, etc. C’est notre condition de vivants, uniques, imparfaits. La focalisation sur le psychisme est une erreur monumentale, dont nous payons le prix, individuellement et collectivement. Nous sommes bien plus riches et complexes que cela. Nombre de nos explications sont objectives.

Je n’avais pas du tout imaginé écrire sur ce sujet ce matin, et cela m’aura pris plus près de 30 minutes que de 15. Etonnant comment mes pensées se mobilisent pour cet exercice d’écriture quotidien. Très intéressant.

A demain.

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Choisir la beauté

Avant-hier, un lecteur, Guy, a laissé un commentaire (tout à fait aimablement) sous mon premier billet consacré au pain en 10 minutes par jour, publié en 2008.

« Heureusement que vous avez des recettes plus sérieuses que celles ci, et c’est tout à votre honneur. Mais franchement est ce bien sérieux.. De quoi faire hérisser le Boulanger de Pagnol… »

J’ai ri, puis j’ai répondu.

Hier, j’ai commencé à lire « Et si on décidait d’aller bien », d’Erwann Menthéour, attrapé en passant, récemment, lors d’une course de livre scolaire pour une de mes filles.

Il couche sur le papier, notamment, combien nous allons trop vite, sans cesse, sans nous poser, consommateurs frénétiques. Rien d’inédit mais ma réceptivité a été forte à ce moment précis.

Ce matin, j’ai regardé le fil instagram d’Aran Goyoaga, CannelleVanille, une femme que j’admire. Elle partage beaucoup de beauté. Elle est en ce moment dans son pays, l’Espagne, avec une amie, Jenn Elliott Blake, dont j’ai aussi regardé les dernières photos publiées sur instagram.

Beaucoup de transparence, de lumière, de calme, beaucoup de beauté et le temps pris pour la saisir, la conscience de cette beauté.

Ces femmes choisissent, cultivent, partagent de la beauté.

Cela a fait « clic » :

oui je sais faire du pain avec soin, lenteur, et beauté, et, allez, ose appeler les choses comme elles sont, ce que je publie sur le pain est référence pour beaucoup d’entre vous.

Boule pain au levain Florence Arnaud @Makanaibio

Cliquez sur l’image pour la voir en entier

oui je sais faire des photos qui capturent des instants de beauté, de calme, qui manifestent que j’ai conscience et me nourris de la beauté et que je suis dans le moment.

Rose et rosée

Cliquez sur l’image pour la voir en entier

Etc., à ma façon.

Guy a raison : ce n’est pas très sérieux de choisir de faire son pain en 10 minutes par jour, même si, comme je lui ai répondu, c’est utile.

Et si… j’osais prendre le temps de choisir la beauté, de la nourrir, de me rendre disponible à elle, au lieu de vouloir faire plein, donc vite ?

Et si….?!

Je suis sûre que je n’en tirerai que du bon.

N.B. : oui ce billet m’a pris plus de 15 minutes car il m’a conduite à aller chercher des photos, à prendre mon temps. C’est une bonne chose.

A demain.

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Sois toi-même, ne questionne pas ta valeur

J’ai une envie tenace de fuir ces 15 minutes pour moi ici. Je sens que cette envie rode depuis quelques jours.

J’y résiste : cette fois-ci, je veux aller plus loin que lors des temps précédents où j’ai écouté ma voix et l’ai autorisée à s’exprimer.

Je ne comprends pas pourquoi j’ai cette envie de fuir : me fuir ? vous fuir ? fuir quelque chose, un événement, un souvenir, une mémoire, un avenir, une peur ?

Je ne comprends pas, mais je ressens physiquement l’envie d’aller me cacher (l’estomac contracté, mon corps qui devient un peu tremblant, frémissant, comme si je devenais papillon, mes idées qui se brouillent, des mots négatifs à mon encontre qui arrivent).

Aujourd’hui, comme depuis quelques jours, je résiste : je peux être fière de moi, à l’instant précis où j’écris ces mots. J’ose : je suis fière de moi.

Le premier chapitre du livre de Brené Brown sur la vulnérabilité est intitulé « La rareté : aperçu de la culture du « jamais assez » ».

Il débute par ce chapeau :

(…) je dirai que la seule chose que nous ayons en commun est le fait d’en avoir assez de la peur. Nous voulons beaucoup oser. Nous sommes las des conversations centrées autour de « De quoi avons-nous peur ? » et « Sur qui rejeter la faute ? ». Nous voulons tous être courageux. »

Plus loin

« Je vois très bien le message culturel omniprésent qui affirme qu’une vie ordinaire est une vie sans signification. »

Aujourd’hui, je décide de continuer à être courageuse.

Je décide de fermer telle page internet, tel réseau social, tel ouvrage, et/ou de dire « stop » à mon interlocuteur dès que je sens que je deviens papillon frémissant intérieur, dès que mon corps me signifie que j’entre dans la comparaison avec l’autre associée au dénigrement de ce que je fais et surtout de qui je suis.

Aujourd’hui, je choisis de me dire : « Sois toi-même. Fais ce qui te correspond. Vis qui tu es. Ne questionne pas ta valeur. Ne te compare pas. »

Et écrivant cela, je réalise que je n’ai toujours pas dessiné, finalement, mon ikigai

Ca viendra.

A demain.

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Accorde-moi

« Grant me

the serenity to accept the things I can not change

the courage to change the things I can

and the wisdom to know the difference. »

(attribué à R. Niebuhr, théologien protestant américain du 20e siècle, mais sans doute plutôt extrait d’une prière du Moyen-Age)

Accorde-moi la sérénité (qui me permet) d’accepter les choses que je ne peux pas changer

le courage de changer ce que je peux (changer)

et la sagesse d’en savoir la différence, de savoir distinguer les unes des autres.

Aujourd’hui, je fais cette prière (qui figure sur un magnet affiché sur la porte de notre frigo depuis 2013) mienne.

L’auteur du don, de l’accorde-moi, est moi.

J’ai comme tout ce qui vit et a, donc, besoin de se protéger, de s’adapter, etc. pour ne pas mourir, tout en moi pour mon équilibre.

Je suis là où je suis et dois être, soit, et je n’y peux rien.

Je ne suis pas l’alpha et l’oméga du monde, pas même de mon monde.

Mais je suis l’alpha et l’oméga de ce que je détermine comme pouvant être changé ou ne pouvant pas l’être, c’est moi qui ai les clés de ce que je veux dénouer et de ce que je ne veux pas dénouer, moi encore qui peux, seule, exclusivement, déterminer où je suis, où j’en suis, et quel est le prochain pas que je veux faire.

J’agis dans la sérénité, avec courage et sagesse, tout à la fois, parce que j’ai ces forces vitales.

A demain.

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Lever le voile de « ça va »

J’ai écrit avant-hier dans mon joli petit carnet :

« Peu importe ce que je fais ou ne fais pas aujourd’hui, je suffis à la tâche. » (Brené Brown, Le pouvoir de la vulnérabilité, que, oui, j’ai commencé à lire et qui, non, n’est pas super bien traduit)

J’ai même pris mes plus jolis crayons de couleurs et stylos feutres et j’ai dessiné un peu, c’est tout joli.

Hahahaha. Rire un peu sec, à moins qu’il ne soit amer ? caustique ? désabusé ?

Parce que je ne SAIS pas ne pas m’évaluer (oh le mot clé…) indépendamment de ce que je fais ou (soyons honnête, surtout) ce que je ne fais pas.

Eternelle bonne élève, good girl. Ce que je dis à mes chiennes quand elles obéissent à un ordre en promenade…

Gloups. Ça craint, comme on dit « de nos jours »…

Une phrase me trotte dans la tête depuis le lever ce matin : « lift the veil of fine » : « lève le voile de « ça va ».

Arrête de justifier tout de ce que (te) font les autres.

Arrête de refouler vite toutes ces émotions qui te viennent dans la gorge, dans les yeux, dans le corps, le rire, les larmes, l’attendrissement, la colère, la fureur, la jalousie, l’envie, le plaisir, pour rester maîtresse de toi-même, ne pas t’exposer.

Arrête d’écrire des phrases dans ton carnet qui ne correspondent en rien à où tu en es dans ta vie à l’instant présent. Non je ne me suffis pas à moi-même, mais oui j’ai compris que je n’avais pas d’autre CHOIX que me suffire à moi-même. Et ça me fait aussi peur que mal.

Soies honnête. Unique, donc, d’ailleurs…

Les 15 minutes du jour sont écoulées. Résiste à l’envie de ne pas publier, de tout effacer, de tout modifier. Stop.

A demain

N.B. : la phrase « lift the veil of fine« , lève ou lever le voile de « ça va » selon mon envie de traduction du jour, me vient de Being OK with where you are. Dans ce livre, l’auteur va en fait plus loin, elle parle de « removing » the veil of fine : on ne le lève pas (avant de le laisser, vite, vite, revenir nous cacher), on l’enlève, carrément. Bonne chance.

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Ikigai

J’ai rencontré la notion, japonaise, d’ikigai récemment, dans un billet de Clotilde Dusoulier, invitée de Dianne Jacob (deux femmes que je trouve inspirantes, de façon générale).

Elle m’a intéressée, j’ai cherché à en savoir un peu plus, et j’ai reproduit hier avec des couleurs, et en français, un modèle type (imparfait mais qui est un début) qui devrait me permettre d’identifier mon propre ikigai.

Ikigai, modèle en français

La notion viendrait de iki, la vie, et kai, la réalisation de ce qu’on attend et espère. (source)

On peut l’entendre de deux façons, simultanées :

  • ce qui fait que notre vie vaut la peine d’être vécue
  • le sentiment que notre vie vaut la peine d’être vécue

Gordon Mathews a consacré un livre à l’Ikigai en 1996 (source) pour tenter d’identifier ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue, et comment les Japonais et les Américains make sense of their worlds, donnent et créent du sens à leurs mondes, ou univers.

Il précise que notre ikigai n’est pas statique, que nos réponses d’aujourd’hui ne sont pas définitives.

Notre ikigai is essentially insecure, fondamentalement impermanent :

« It is not the end but the very beginning of the pursuit of a life worth living. »

Ce n’est que le point de départ d’une vie qui vaut la peine d’être vécue.

Tout à l’heure, je vais redessiner le modèle ci-dessus, en remplaçant les mots de chaque espace par ce qui me correspond.

Le point de départ de mon sentiment de vivre une vie qui vaut la peine d’être vécue.

Je vous souhaite une bonne journée, à demain.

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Vulnérable

Je me suis sentie mieux ce week-end, moins épuisée, plus calme.

Mon genou gauche ne me brûlait pas, la rotule du droit est restée en place, je n’ai pas été essoufflée pour « rien », j’ai moins ressenti de fatigue oculaire, mon appétit samedi a été meilleur, etc.

Je me suis surprise (au sens que j’ai été consciente de ces pensées, pas au sens où j’en aurai été étonnée) à me dire que cet arrêt de travail était bienvenu, certes, mais un peu exagéré aussi, que j’aurais du refuser 15 jours, que, peut-être, (sûrement ? Non, peut-être, c’est déjà suffisant) je me la coulais douce, comme on dit…

Alors j’ai fait ci, et ça, le dîner du soir, le déjeuner de ce jour, des muffins aux pommes pour le petit-déjeuner de ce matin, et puis, et puis….

Et puis je me suis sentie aspirée vers du noir, de la colère. Alors que ma petite famille était joyeuse, gaie, vivante, dans pleins d’échanges, que je l’étais aussi quelques instants avant, j’ai senti que clac, porte close. Colère, et mots de reproche qui montent.

Ils s’en sont tout de suite rendus compte, j’ai su dire, un peu (suffisamment ?), mais n’empêche.

Ce matin, je me suis réveillée et me suis demandée quel était mon niveau d’énergie.

Par là, je voulais évaluer en moi-même, pour moi-même, combien je SAIS, (mélange de ressenti, d’intuition, de connaissance de moi-même), « en avoir sous le pied ».

Quelle est ma résistance aujourd’hui à ce que la journée me demandera ?

2/10.

Pas beaucoup. Ca m’a fait un coup.

Je suis, et je me sens, très vulnérable.

A demain.

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