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Intolérances alimentaires : pourquoi tant de mépris?

Le numéro 491 d’avril 2011 du magazine Que Choisir contient 4 pages (n° 38 à 41) intitulées « Intolérances alimentaires – Des tests douteux » (merci Anne-Liesse pour l’info).

Le ton est tout de suite donné par le dessin qui illustre la page 39 : alors qu’une jeune femme, face à un écran d’ordinateur sur lequel « Tests intolérances alimentaires » est affiché, s’exclame, contente : « Yes! Je vais enfin savoir ce qui me donne mal au ventre le matin! », une autre, ricanante, regard en coin, plongée dans un livre, lui répond « ça m’a pas coûté 500 € pour savoir que c’est à cause de ta mère qui appelle de bonne heure! »

Les titres des différents paragraphes (par ex : « des prix à vous rendre allergiques », « des allégations dénuées de fondement », ou encore, à propos de la méthode Seignalet, un « enfilage de perles ») sont imagés à l’identique.

Et l’article de Fabienne Maleysson termine sur « la mode des intolérances alimentaires ».

Bonjour le mépris…

Je ne suis pas surprise. Et j’ai envie de répondre, même si je ne suis ni journaliste, ni médecin, ni je ne sais quoi, juste une femme que la caséine rend malade, épouse d’un homme et  maman de trois enfants pour qui la recherche d’IgG, prescrite par un médecin, a été une étape essentielle vers une meilleure santé, et qui a passé un temps fou, ces 18 derniers mois, à réfléchir sur et tenter de comprendre les intolérances alimentaires.

Je précise du reste tout de suite que ce billet ne prétend pas traiter de façon exhaustive la question des intolérances alimentaires, qui demande bien plus qu’un site Internet… (et aussi plus de compétences que je n’en ai, j’en suis parfaitement consciente).

Voici ce que l’article de Que Choisir m’incite à préciser, en réponse:

  • Non ce n’est pas pour être « réconfortés » que l’on se tourne vers des tests d’intolérance alimentaire.

C’est parce que l’on est en souffrance physique et, souvent, psychologique, parce que c’est dur de ne pas cesser de souffrir et d’être malade sans qu’aucune cause évidente ne puisse être identifiée et un traitement proposé, et que trop de monde, médecin ou pas, vous rigole au nez et vous affirme que tout ça, c’est dans votre tête, « et un bon coup de pied au c…, tiens, y’a que ça d’efficace »!

On va vers ces tests, on paye ces tests, avec parfois des sacrifices financiers non négligeables (et puis une angoisse pas possible, parce que je peux vous dire qu’une fois que l’on sait ce que les résultats de ces tests sont susceptibles d’entraîner comme conséquences en termes d’exclusion alimentaire mais aussi sociale et familiale, on a une violente envie de faire l’autruche… Demandez donc à quiconque s’est engagé dans cette voie combien de larmes il a versé, aussi…), parce qu’on a envie et besoin d’aller mieux. On le fait pour se soigner (ou pour soigner son enfant).

Le réconfort, c’est autre chose. Mon dictionnaire le dira mieux que moi, c’est « ce qui apporte un soutien », et cela a pour synonymes « secours, consolation ». Le réconfort, ça ne guérit rien, ça accompagne, c’est différent.

  • Non, il n’est en général pas « bien difficile de faire la part des choses entre la pathologie réelle et l’effet nocebo » (c’est-à-dire, je cite l’article, « les troubles induits par la seule croyance dans la nocivité d’un produit »).

La première raison en est que les tests alimentaires sont fréquemment faits pour aider des enfants : vous en connaissez, vous, des enfants qui croient que le chocolat/la pêche/les yaourts à la vanille etc. etc., c’est nocif pour eux?

La deuxième est que les tests alimentaires permettent justement d’identifier comme mal tolérés des aliments auxquels on ne penserait jamais sans les tests : c’est maintenant bien connu que l’on peut être intolérant au blé ou au lait, par exemple, mais qui croit que la vanille, l’agar agar, la noix de coco ou le thé vert peuvent lui causer du tort? Et pourtant, cela peut arriver…

La troisième est qu’écrire une chose pareille, c’est sous-entendre que les intolérances alimentaires sont des inventions de l’esprit, alors que ce sont des affections du corps. Or, un corps, c’est bien plus complexe qu’un seul psychisme, ça comprend aussi une structure osseuse qui peut avoir son mot à dire, des circuits nerveux qui peuvent aussi envoyer des messages fantômes (merci encore, Monsieur Jacques Gesret) et j’en passe.

  • Non les intolérances alimentaires ne sont pas « des pseudo-allergies »

Tout d’abord, certaines intolérances alimentaires n’ont strictement rien en commun avec une allergie, n’impliquent absolument pas le système immunitaire. Il en est ainsi de la plus répandue des intolérances de l’humanité, l’intolérance au lactose, ce sucre spécifique du lait. Et aussi, de la plupart des intolérances modernes aux additifs alimentaires, par exemple…

Ensuite, quand les intolérances alimentaires impliquent le système immunitaire, elles sont des allergies. Pas pseudo! De VRAIES allergies! Pas IgE-médiées, certes, plutôt (semble-t-il) IgG-médiées, mais des allergies! C’est-à-dire que le corps de l’intolérant produit dans ce cas une quantité anormale d’anticorps pour se défendre contre l’aliment qu’il considère comme dangereux pour lui.

Certes, il n’est pas certain aujourd’hui que tout taux élevé d’IgG se traduise par une maladie, ne serait-ce que parce nous avons tous des organismes différents, qui réagissent à ces taux élevés de façon différente. Mais vous savez, il n’est pas non plus certain qu’un taux élevé d’IgE signifie, pour son titulaire, qu’il va subir, au contact de l’aliment, un choc anaphylactique! En réalité, tout taux doit être ramené à la personne qu’il concerne, et n’a pas forcément de sens en soi : il ne traduit qu’une probabilité.

  • Oui certains tests, opérés par des laboratoires privés, sont critiquables

Il est exact que les tests Imupro et Foodscan ne sont pas sans reproches, pour plusieurs raisons, dont celles mentionnées par Mme Maleysson pour le magazine Que Choisir.

Mais il n’y a pas qu’eux, et j’aurais aimé que les consommateurs soient avertis en priorité des dangers que présentent pour eux les tests à très faible coût qui leur sont proposés sur Internet, qui sont soit-disant « exclusifs », avec consultation gratuite en prime. Ceux-là, oui, sont de vraies arnaques. Je ne peux pas citer celui auquel je pense en particulier, mais je peux écrire ici que la personne qui en est responsable a été incapable, lorsque je l’ai contactée l’an dernier, de m’expliquer comment les tests étaient précisément effectués et est rapidement devenue agressive. Là, oui, méfiance, fuyons, il y a probablement danger pour le consommateur!

J’aurais aimé aussi que soient mentionnés, ne seraient-ce qu’en 2-3 lignes, qu’il existe des biologistes, en France ou ailleurs, qui proposent, eux, un travail sérieux, à coût de plus sensiblement moindre, qui participent à des congrès à audience mondiale sur la nutrition, et qui travaillent avec plusieurs centaines de médecins de tous genres (allergologues, pédiatres, généralistes, en médecine allopathique ou pas etc.). Pourquoi n’en pas parler?

Bien sûr que les tests leur rapportent de l’argent! Tout comme mettre en couverture « Intolérances alimentaires. Des tests douteux » fait vendre des exemplaires de Que Choisir! Chacun son métier, et ce n’est pas parce qu’un professionnel gagne confortablement sa vie qu’il en est ipso facto malhonnête.

Bien sûr aussi, même si l’article de Que Choisir n’en dit malheureusement pas un mot, qu’une recherche d’IgG n’est qu’un maillon dans une recherche d’éventuelle intolérance alimentaire. Se contenter de cette recherche puis ne faire qu’exclure de son alimentation les aliments montrés du doigt est inefficace, voire dangereux : l’éviction suite à une recherche d’IgG (à ne pas confondre avec IgE ou IgA) n’a pour but que d’éviter d’entretenir un état inflammatoire permanent et elle n’est a priori que momentanée, le temps que soit réparé le corps grâce à une thérapie adaptée (ostéopathie méthode Gesret, kinésiologie, méthode NAET, L-glutamine et symbiotiques pour restaurer le système digestif etc.).

Toute personne qui s’engage sérieusement dans une recherche d’IgG doit savoir cela et se faire accompagner d’un professionnel de santé compétent tout au long de ce processus.

Même si malheureusement, il est dur de trouver en France des médecins, et particulièrement des allergologues, qui ont de la considération pour les intolérances alimentaires. L’article le relève bien, d’ailleurs, puisqu’on peut y lire qu’ « il y a fort à parier que si c’est un allergologue qui est consulté, il considérera avec la plus grande circonspection les résultats du test »… Il en existe, évidemment, mais peu, et si vous prenez rendez-vous avec un allergologue, vous risquez fort d’attendre 4, 5, 6 mois pour que seuls des tests de présence anormale d’IgE soient prescrits, lesquels ne serviront absolument à rien, si bien que rien, absolument rien, ne sera résolu de vos intolérances alimentaires… (et puis de toute façon, les prick-tests eux-mêmes ne sont pas toujours fiables pour les allergies IgE…).

  • Si, il est possible de diagnostiquer une intolérance au gluten via une recherche d’IgG

La maladie coeliaque ne peut pas être diagnostiquée de la sorte, c’est exact (elle s’exprime notamment par une prolifération, ou, au contraire, selon certains médecins, par un taux anormalement bas, d’anticorps de type IgA).

Mais toute intolérance au gluten n’est PAS maladie coeliaque! En Amérique du Nord, d’ailleurs, maladie coeliaque et hypersensibilité au gluten sont de plus en plus dissociées, et une étude récente va encore dans ce sens, qui établit que leurs manifestations cliniques diffèrent.

Malheureusement, en France, aujourd’hui, l’intolérance au gluten est souvent réduite à la maladie coeliaque, et c’est dommage.

Inversement, alors que beaucoup de malades coeliaques s’ignorent, il est regrettable aussi que d’autres, de plus en plus nombreux, s’autoproclament intolérants au gluten sans aucune preuve médicale. A celui qui est malade sans comprendre pourquoi, je trouve qu’il est préférable de faire payer près de 200€ pour déterminer (même si les résultats n’ont pas valeur absolue) si certains aliments génèrent chez lui une réponse immunitaire a priori anormale, plutôt que de lui imposer arbitrairement sur la foi de généralités de valeur scientifique discutée (comme celles publiées en son temps par le Pr Seignalet, peu étayées), une diète « sans » qui peut être ne lui conviendra absolument pas, voire qui induira à tort des résultats de présence d’anticorps négatifs lors de tests ultérieurs. Sans compter que c’est très pénible de devoir manger « sans », non pas en termes de plaisir gustatif, mais en terme de complexité, organisation, coût etc.

  • Non la présence d’IgG spécifiques dans le sang n’est pas « probablement un simple marqueur d’exposition »

C’est ce qu’affirme, selon Que Choisir, le Dr Habib Chabane, allergologue.

Si tel était le cas, comment expliquer que dans une même famille (la mienne, tenez, par exemple, mais j’en connais bien d’autres), aucun profil ne soit identique? Que je ne sois pas intolérante au gluten, au riz ou aux oeufs alors que mon mari et mes filles le sont, de façon plus ou moins marquée? Pourquoi seules 2 de mes filles sont-elles intolérantes aux pommes de terre? etc.

Comment expliquer aussi qu’au contact de protéines qu’ X ou Y ne consomme (ex: aloe vera, agar agar, noix de saint jacques…), des taux anormaux d’IgG soient relevés?

Vous allez me répondre que c’est parce que les protéines de ces aliments ressemblent à des protéines d’autres aliments auxquels ils sont exposés. Mais alors, ce devrait toujours être le cas. Si l’intolérant au blé l’est aussi forcément à l’aloe vera, par exemple, vous ne croyez pas que cela se saurait? Or, si vous étudiez les profils IgG de dizaines de patients, il n’y a pas de lien systématique de la sorte.

En vérité, aujourd’hui, personne ne sait exactement ce que signifie un taux très élevé d’IgG dans le sang, et les tests ne proposent qu’une image du probable, établi selon statistiques.  Mais en conclure que ces tests ne signifient rien est un pas qu’il ne faut pas franchir, sous peine de mentir par simplification. Et de laisser souffrir de plus en plus de personnes, dont l’alimentation contribue au mal-être…

Car non seulement la recherche en matière d’allergies et d’intolérances est encore bien loin d’avoir tout révélé, mais de plus nous sommes tous différents les uns des autres!

Et puis de toute façon, penchez-vous donc sur n’importe quelle analyse biologique : vous trouverez des taux « normaux » qui sont des fourchettes, et non des chiffres fixes qui seraient les mêmes pour tout le monde. Mon équilibre n’est pas ton équilibre! Je peux être en super forme avec un taux x de ceci quand mon voisin est malade comme tout avec un taux plus faible…

Sans compter les risques de faux positifs ou de faux négatifs…

Et aussi le fait que tout labo peut commettre une erreur et qu’aucun test n’est sans doute fiable à 100% (même si certains avoisinent certainement les 99.99% tandis que d’autres sont bien moins sûrs).

  • Oui il est exact que « la standardisation pose problème »

Le Dr Chabane explique bien, pour Que Choisir, « qu’une protéine de ricotta, par exemple » n’est peut-être pas la même d’un test à l’autre.

C’est un vrai problème, à mon sens, d’autant que même si des protéines standardisées étaient mises en contact avec le sang des patients lors de ces tests, elles ne correspondraient pas forcément aux protéines de ce que celui-ci consomme habituellement : je suis persuadée que la cupule qui contient un peu de riz blanc issu d’une agriculture intensive n’est pas exactement la même que celle qui contient un peu de riz thaï demi complet que j’achète en vrac dans mon magasin bio, par exemple…

Je suis persuadée aussi que ne tenir compte que de la réaction à une protéine en particulier est incomplet: il faut aussi tenir compte de ce que le patient mange AVEC ladite protéine, de l’ensemble de son assiette, de son mode de vie etc., car le rôle des coenzymes est déterminant dans une digestion, entre autres.

Bref, une recherche d’IgG comme une recherche d’IgE ne se suffit jamais à elle-même! Il est nécessaire de recourir à un professionnel de santé compétent, à l’écoute, susceptible de vous accompagner dans cette démarche de recherche d’intolérance, et de ne surtout pas faire ces tests tout seul dans son coin « pour voir »…

J’aurais trouvé formidable pour le consommateur que le magazine Que Choisir véhicule précisément ce message-là, parce qu’il existe aujourd’hui un vrai risque que chacun fasse ses exclusions à sa sauce, sans aucun encadrement, de façon « sauvage », et c’est évidemment dangereux à plus d’un titre.

  • Est-il utile et fondé de mettre en cause en bloc l’honnêteté des laboratoires privés ?

Suffit-il vraiment pour jeter le discrédit sur eux de relever que le marquage CE qu’ils invoquent n’est que déclaratif et que, « faute de contrôle extérieur systématique, il ne constitue nullement une garantie »?

Et puis c’est un peu simpliste d’opposer l’hôpital qui ferait tout bien comme il faut avec toutes les garanties aux laboratoires privés sans scrupules pour lesquels seuls l’argent compte… Surtout aujourd’hui, où nul n’ignore combien la gestion des hôpitaux français est bien loin de celle d’un service public…

  • Non, ces tests et recherche ne sont pas « de la médecine magique »!

Pourtant, c’est ce qu’affirme Gisèle Kanny, chef du service d’allergologie au CHU de Nancy…

Mais alors, que fait l’ordre des médecins? Il laisse faire les médecins prescripteurs de ces tests de charlatans?!

Ca n’est pas sérieux, et quel mépris pour eux et pour ceux qui leur font confiance en payant ces tests…

  • Non il n’est pas vrai que « quelqu’un qui a une plainte et qui ne trouve pas de solutions est prêt à écouter tout ce que vous lui dites. Enfin on a posé un diagnostic! »

Le Dr Chabane, allergologue, ne se serait pourtant pas privé de le dire, selon Mme Maleysson.

Merci pour les patients, pauvres imbéciles que nous sommes, prêts à gober n’importe quoi…  Quel manque de considération…

C’est très aimable aussi pour tous ses confrères qui accordent crédit aux recherches d’IgG, en France ou ailleurs…

A moins que cela ne révèle qu’au coeur de la relation patient-médecin se trouve désormais non plus la recherche d’une solution thérapeutique, quelle qu’en soit la difficulté, mais la nécessité de donner une solution qui plaise au patient?

Je sais du reste ne pas être la seule à avoir déjà entendu un médecin dire « oh, je lui ai dit qu’il fallait supprimer le lait pour son enfant, ça l’a rassurée »…

Le patient serait désormais avant tout un client que le médecin doit flatter dans le bon sens du poil, quitte à lui dire n’importe quelle ânerie? Pas très flatteur pour les médecins…

Et dans ce cas, à l’image des industriels et des laboratoires montrés du doigt par Mme Maleysson, la « mode » des intolérances alimentaires profite aussi aux médecins!

Pourquoi ne pas le relever?

Quel mépris, bon sang!!!

Et ce mépris, nous sommes si nombreux à l’avoir reçu dans la figure, hier ou avant-hier, et nous sommes si nombreux à n’en plus pouvoir de ces médecins qui nous prennent, allez, disons-le franchement, pour des cons, capables de gober n’importe quoi pourvu que ça aille dans le sens de la mode, ou de je ne sais quoi.

Rien n’est certain en matière d’intolérances alimentaires (comme en plusieurs autres domaines), et oui les industriels se frottent les mains de cette flambée des réactions de nos corps aux aliments archi trafiqués dont ils cherchent à nous gaver, oui on apprendra peut-être demain qu’un taux d’IgG élevé n’est pas un indicateur intéressant (comme un jour on a appris que la terre n’était pas plate ou que l’amiante était terrible pour notre santé etc etc.), mais nous, consommateurs, ne sommes pas de complets imbéciles prompts à suivre tel ou tel mot d’ordre, bon sang! Vous ne pourriez pas RESPECTER ceux qui ne vous disent pas amen les yeux fermés???

Il faut arrêter de nous considérer comme moutons sans cervelle. Ce serait merveilleux que les médias nous donnent une information qui en soit réellement une, avec le pour objectif, le contre objectif, et la conclusion annoncée comme subjective de l’auteur.

Pour reprendre ces mots de Thierry Souccar à propos du manque d’étude parfaitement concluante sur les effets d’un régime sans gluten sans caséine en cas d’autisme :

« La conclusion que l’on devrait tirer de ces travaux, certes trop peu nombreux, certes imparfaits, ce n’est pas « Circulez, il n’y a rien à voir », mais plutôt « Multiplions les études pour voir si l’on retrouve ces résultats dans un cadre plus rigoureux. » »

Pour finir, vous savez qu’aux Etats-Unis, un employé de restaurant est même allé, récemment, jusqu’à mettre volontairement du gluten dans des assiettes destinées à des clients coeliaques pour leur prouver que ce n’était qu’une mode, leur intolérance au gluten? Ca peut aller loin, le mépris… Ca peut tuer, tout simplement. (ajout du 13 avril 2011 : aux USA, un homme a été condamné à 11 ans de prison notamment pour avoir vendu pendant des années des pains soit disant sans gluten qui n’en étaient pas du tout…)

P.S.: Ce billet n’a pas pour but de mettre en cause le magazine Que Choisir, que je ne lis absolument jamais et sur le contenu duquel je n’ai donc aucune opinion, quelle qu’elle soit. Je n’ai acheté ce numéro que parce que l’article sur les intolérances m’a été signalé.

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Posted in Intolérances alimentaires : ressources.


82 Responses

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  1. Maman Sioux says

    Hello !
    je n’ai pas fini de lire ton article (il est long et je suis au boulot) mais je peux d’ores et déjà te dire qu’il est super intéressant. Pour 2 raisons : parce que je suis abonnée à Que Choisir et j’ai toujours trouvé qu’ils faisaient du boulot sérieux (là, ils baissent dans mon estime) et parce que je suis une méga allergique (plutôt Oedèmes de Quincke que chocs pour moi) qui sait ce que ça peut signifier et qui a déjà vécu le scepticisme (voire plus) des gens face aux allergies alimentaires.
    Et juste un mot dès maintenant pour t’inviter à faire parvenir ton texte (ou une version abrégée) à Que Choisir, comme droit de réponse, afin que leurs lecteurs ne restent pas dans l’ignorance ou la mésinformation. Peut-être te publieront-ils ?

  2. anne says

    Ca me dégoûte tout ça ! et voir qu’un des professeur qui veut ardemment se rapprocher du hérisson vienne par son mépris (mais cela ne me surprend qu’à moitié… nous avons eu affaire à ce graaaaaand professeur qui, regardant Malo droit dans les yeux – 5 ans – lui balance : famille recomposé ? ben alors, tu n’as ni frères ni soeurs. Malo en larmes en rentrant… no comment…
    Bref. Toujours du mépris, de la moquerie on minimise, on psychologise (façon Prisunic hein attention, c’est pas du haut niveau !!!).
    Ca me fiche en ROGNE !!!
    Et si tu veux venir chez nous pour publier cela, je te le demande avec JOIE !!!!
    On ne peut pas LAISSER DIRE AUTANT D’IDIOTIES : ils font le lit de notre exclusion, donnent du grain à moudre à tous les cons qui nous prennent pour des débiles !!!
    Je suis en colère !
    Et je te soutiens, complètement !
    Me fendrais bien d’un ptit courrier au nom du hérisson moi tiens… vais en parler au Président (débordé ^^).
    en tout cas quand tu veux tu nous le donnes ce texte. Qu’on le publie pour continuer à se battre contre ce genre de publications.
    En attendant, je partage sur FB
    ECOEURANT, NI FAIT NI A FAIRE bon sang… quel pays…
    Merci pour ton billet Flo…

  3. anne says

    j’en ai fait des fautes tiens (la belle excuse ^^)

  4. Viviane says

    Content de constater également que tu rabats le caquet de l’AFDIAG pour qui les seuls bons intolérants au gluten sont les malades coeliaques et les autres comptent pour du beurre.
    Donne-moi ton accord et je publie ton texte sur mon site.

  5. Anne-Liesse @ Bulle et Blog says

    Je finirai de lire ton article tout à l’heure (j’ai du pain sur la planche) mais le début me plaît déjà beaucoup ! J’espère que « Que choisir » en aura connaissance…

    Et merci pour le clin d’œil !

  6. Mélodie says

    Oh la la, je n’ose imaginer ce que la lecture de ce genre d’article a pu déclencher comme émotions chez toi… déjà que moi ça m’énerve !
    J’ai une opinion très mitigée de Que choisir (je trouve leurs tests de produits discutables, c’est bâclé, parti pris et la fameuse note du produit réductrice) et je pense qu’il sombrent de plus en plus dans la facilité, les clichés et le ‘journalisme-spectacle’ comme en atteste l’article sur les intolérances.
    Autant je peux comprendre qu’ils mettent en avant ou fustigent certains produits, autant sur ce genre de sujet je ne vois vraiment pas l’intérêt… qu’ils dénoncent les pratiques de certains labos pourquoi pas, mais de là à mettre TOUT dans le même panier, ce n’est vraiment pas professionnel. Je ne suis pas journaliste mais un article dans un magazine « pour le consommateur » se doit d’être un peu plus impartial à mon sens et quitte à interroger des allergologues/médecins/spécialistes, ils auraient pu le faire aussi avec ceux qui sont « pour » et surtout ARGUMENTER. Parce que les dessins humoristiques sur des sujets aussi sérieux, je trouve que c’est de très mauvais goût.
    C’est la chose la plus énervante qui m’ait été donnée d’entendre « C’est dans votre tête » j’ai eu pas mal de problèmes de santé et pendant 2 ans on m’a dit que c’était psychologique ou alors le stress, jusqu’à ce que je tombe sur un médecin un peu plus sérieux (=qui me prennent au sérieux) qui m’a fait faire des radio et IRM… et qu’ils se rendent compte qu’il fallait m’opérer au plus vite. Enfin bon je m’étale mais c’est malheureusement très courant ce genre de réaction et maintenant je fais plus confiance à mon corps qu’aux médecins, car j’ai toujours des problèmes lié à ça et j’ai compris la leçon, maintenant quand je juge que je ne suis pas dans mon état normal, j’insiste voire même je m’énerve quite à passer pour une mégère, mais c’est la seule solution pour être prise au sérieux.
    Je ne sais pas d’où vient cette réticence aux tests d’intolérances… quel mal/honte/erreur y a t’il, quand la médecine n’a pas de réponse ou de solution à nous donner et qu’on va MAL, à faire des tests pour reserrer un diagnostic ? Surtout si ce n’est même pas la Sécu qui paie !Le corps médical n’est pas pragmatique et ils ont surtout des oeillères… mais pourquoi ? Ce sont des scientifiques à la base, ils devraient s’interroger, se questionner, se renseigner ! Ont-ils fait un amalgame des personnes qui par mode ou pour faire ‘bobo’, diabolisent le gluten ou les produits laitiers et des personnes qui ont vraiment un problème ?
    J’ai pu voir sur des sites des personnes qui se targuent de manger sans gluten « parce que chez untel qu’il connait, ça lui provoque ceci ou cela », je trouve ça dommage car ça noie le problème et ridiculise l’impact de notre alimentation sur notre corps…
    Alors tu vois, tu peux vraiment te féliciter de ton livre, tu vas faire bouger les mentalités et les idées reçues, je l’espère.

  7. Pauline AV says

    Bonjour Flo, j’étais en train de lire ton livre quand mon exemplaire de Que Choisir est arrivé (le dernier, car j’avais annulé mon abonnement à cause de leur point de vue général sur le bio).

    J’étais dégoûtée par l’article : quoiqu’ils pensent de ces tests ils n’ont pas le droit de prendre ce ton hautain et méprisant envers les gens qui souffrent. En lisant la partie sur l’effet « nocebo », j’ai tout de suite pensé à tes petites…

    Je suis d’accord avec Maman Sioux que tu devrais leur écrire. Tu sais plus sur les intolérances alimentaires que les gens qui ont fait cet article. Mais le sujet tout entier est encore mal compris par les experts, et il n’y a pas de raison de laisser Que Choisir s’ériger en autorité scientifique d’une part et se moquer du monde de l’autre.

  8. Amélie says

    Je viens de lire votre article : un grand MERCI pour toutes ces mises au point qui redonnent de l’énergie et des raisons de croire en toutes les démarches qui sont en cours pour notre famille. J’ai été très déstabilisée à la lecture de l’article de Que choisir ? parce que j’y retrouvais des arguments rencontrés dans mon entourage ou des craintes peut être plus personnelles d’être dans la « psychologisation ». Ce qui manque le plus autour de ces questions est le partage des expériences et de se sentir moins seul dans ce vaste débat. Félicitations pour tout ce travail et cette belle énergie !

  9. nol de nol says

    Voilà 3 ans que je suis soignée pour la maladie d’Hashimoto et presque 1 an pour une intolérante au gluten associée à une intolérance aux produits laitiers… Et si je ne rencontre pas trop de difficultés pour les intolérances c’est au sujet de ma maladie de la thyroïde. Les bouge toi, fais du sport, met toi un coup de pied au cul, etc. je l’ai entendu bien des fois ce qui me rend aujourd’hui plus forte pour encaisser les ricanements sur les intolérances…
    Mais je comprends combien c’est difficile de faire comprendre ou même seulement que les gens ne se posent pas en juges devant ces différences… Hélas, les régimes étant tellement ou à la mode ou décriés que tout ce qui exclut est associé à l’un ou à l’autre… Il faudrait donc trouver un autre terme que SANS…. Peut être que nos mots clefs, et je pense à nos blogs, où nous indiquons (le nous / on est générique et je m’inclus dedans) sans gluten, sans lait sont finalement contreproductifs même si c’est plus simple…

    Pour finir, je voudrais te dire que 1) j’aime ton livre, 2) cet article est très bon !

  10. Flo Makanai says

    Merci pour vos commentaires, qui sont autant de signaux que nous sommes nombreux à ne pas être des moutons…

    @Maman Sioux, tu as raison, je vais envoyer un lien à Que Choisir. Un forum est aussi organisé sur leur site, sur cette question, du 5 au 27 avril, semble-t-il : à suivre.

    @Anne : oui malheureusement, tout cela fait le lit de nos exclusions… :(

    @Viviane : l’AFDIAG… Même chose pour l’AFPRAL qui refuse de s’ouvrir aux intolérances de peur de se discréditer. C’est bien dommage, ces associations devraient s’ouvrir à tous ceux qui ont besoin d’aide…

    @ Mélodie, Pauline, Nol : je n’ai volontairement pas mentionné mon livre sur le sujet dans le billet parce que ça serait facile de me dire que j’écris ça pour me faire de la pub. Or, ce n’est pas le but. J’écris parce que j’ai envie et besoin, à titre personnel, de dire.
    Dernièrement, j’ai été si abattue par différentes faits ou mots dans mon entourage que j’ai eu envie de tout laisser tomber pour mes enfants, de faire « comme si de rien n’était »… Je les ai réinscrites à la cantine jeudi dernier, et j’ai déjà plusieurs raisons de le regretter… C’est facile de perdre pied quand on est trop seul… Heureusement, mon mari est encore plus mobilisé que moi (il faut dire que ce n’est pas lui qui gère le quotidien) et grâce à Jacques Gesret, nos filles sont suivies par un ostéopathe qui les aide énormément : rendez-vous lundi 11 avril pour les trois, et je compte sur les vacances à venir pour tout remettre sur pied (traitement de fond etc)…
    C’est un long et dur chemin pour une maman, entre autres, de priver ses enfants de la normalité de la cantine, de la nourriture, et de tenir le coup en faisant, en plus de toutes les autres obligations de la vie, à manger sans arrêt, matin, midi, goûter, soir. C’est TRES dur, nous sommes légion à pouvoir en témoigner de nos fatigues, nos doutes, nos larmes, nos peurs etc.
    Alors au bout d’un moment, le mépris des autres, c’est juste plus tolérable.

    @Amélie, oui, le partage est ESSENTIEL, et fera avancer les choses…

    @Anne et Viviane, parce que c’est vous deux, OK pour que vous publiiez ce billet sur vos sites. Mais sinon, merci de juste faire un lien si cela vous intéresse, mais pas de copier ce que j’écris, ce qui est publié ici est protégé par Copyright…

    • Véro (dietimiam) says

      Oui oui et encore oui, c’est une excellente idée de mettre au courant les lecteurs de que choisir de ton article. Comme dit bcp de tes commentateurs, il faut contrebalancer les erreurs comme on peut. Courage et merci pour ta transparence.

  11. Sophie says

    Bonjour,

    il en faut de l’énergie positive pour contrebalancer ce type d’article !

    Merci à toi Flo.

    Cela redouble mon envie de communiquer pour partager et se soutenir contre allergies, intolérances et tous ces fichus maux tellement améliorés voir mis en rémission par la diminution, l’éviction, la rotation des aliments incriminés et surtout laitages animaux, blé, céréales mutées, additifs et cochonneries diverses et variées de l’alimentation industrielle…

    Pour nous, pour nos enfants, pour notre santé et notre bien être…
    Bien à vous tous

    Sophie
    association eczéma allergies alimentation santé
    http://sophieethugues.eklablog.com

  12. flo says

    Et si encore ce n’était qu’au sujet des allergies et intolérances alimentaires !!!

    Pour peu que vous soyez un peu stressée on vous dit que c’est vous qui rendez votre enfant malade (jamais ils ne se disent que peut être c’est parce qu’il est malade qu’on est aussi stressée :o ), et il faut des preuves comme un périmètre crânien qui ne grossit pas pour qu’on fasse enfin des tests et qu’on soigne l’enfant.

    Mon compagnon a depuis des mois des problèmes de santé assez préoccupants mais il a fallu que le psychiatre confirme qu’à son avis la cause n’est pas psychiatrique pour qu’on le prenne enfin au sérieux…

    J’ai une amie dont le fils est allergique non seulement à tous les produits laitiers mais aussi à la viande bovine et à la gélatine.
    Il a fallu qu’elle aille voir un spécialiste qui l’écoute, qui prenne en compte les symptômes de son fils et qui certifie ses allergies malgré des réponses négatives à certains tests pour que son médecin accepte enfin d’y croire (à priori c’est le tampon du ponte qui l’a convaincu).
    Et aujourd’hui la maitresse à l’école a refusé son gâteau et ses bonbons prévus par mon amie (on fêtait 3 anniversaires) et lui a donné des bonbons à la gélatine apportés par d’autres…
    Résultat: hoquets, eczéma et j’en passe…
    C’est tout simplement révoltant !

    Quand tu parles de mépris tu es dans le vif du sujet.
    Mon compagnon à l’habitude de dire qu’il n’est pas difficile mais qu’il est contraignant.
    Il a la maladie de l’emmerdeur social, celui qui gêne dans les réunions, qui ne peut pas faire comme tout le monde…
    Être allergique, au delà du régime, c’est une forme d’exclusion et c’est pas toujours facile à vivre, surtout pour les enfants.

  13. sophie says

    bonjour ! cela fait 14 ans que j’ai ce que les médecins appelle une colopathie fonctionnelle probléme qui n’intéresse pas les gastro (dixit le mien).Cela fait un moment que j’envisage la piste des intolérances quel labo coisir pour avoir un minimum de sérieux ?

  14. Kinoui says

    Merci pour ton coup de gueule car il me fait réaliser de quelle façon peuvent être perçus les intolérances alimentaires. J’avoue ne pas comprendre ces réactions. J’ai toujours vu des gens allergiques à tel ou tel aliment et travaillant avec des enfants, j’ai l’habitude de prendre très au sérieux les régimes alimentaires. J’étais vraiment loin d’imaginer un tel mépris de la part de la plupart des gens non avertis.
    Continue à grogner, c’est important !
    Bises
    Kinoui

  15. Anne-Liesse @ Bulle et Blog says

    Je me dis que Que Choisir a besoin (à défaut de mériter) de lire tout ce que tu écris ici. Ils sont sur Twitter : http://twitter.com/#!/UFCquechoisir
    Me permets-tu de leur envoyer un lien vers ton billet ou veux-tu procéder autrement ?

    [Je suis désolée que tu aies déjà des raisons de regretter d'avoir réinscrit les filles à la cantine. Je pense à toi... ]

  16. nol de nol says

    Flo,
    Je suis vraiment désolée pour toi de subir ainsi tous ses problèmes. Je lis que tu as réinscrit tes enfants à la cantine et que déjà ça ce passe mal.
    Il est difficile par le virtuel de faire passer toutes les nuances d’un message mais je suis de tout cœur avec toi.

  17. Elodie says

    Bon courage Flo, ton article est très intéressant .

  18. Verdier says

    Bonsoir à toutes et à tous.
    Merci pour cette très bonne et très saine ‘réaction’ allergique à cet article qui a certainement été écrit par des personnes qui n’y connaissent rien.
    Voilà plus de 20 ans que je mange sans gluten et sans caséine. Il se trouve dans mes placards toutes sortes de farines, aptes à réussir de nombreuses recettes, et des « laits » végétaux divers. Je me sens inventive et ouverte à toutes sortes de cultures et alimentations, japonaise notamment… dans les placards de ces dames qui critiquent, combien de sortes de farine ? une ! de froment. Combien de sortes de « lait » ? un, de vache.
    Je suis d’accord avec nol de nol pour dire que je ne mange pas « sans… » mais autrement… Si j’étais japonaise, je ne mangerais pas comme une française! Et quand je vais au Québec, je ne rencontre pas les problèmes de notre pays. Les Canadiens sont connus pour leur tolérance et leur ouverture d’esprit. on trouve très facilement des produits sans gluten en quantité dans les grandes surfaces.
    Alors je souris quand mes ‘copines’ se plaignent de leur ménopause, de leur douleurs articulaires, de leur teint… Et je me demande comment il se fait qu’à ce moment là, elles ne me voient pas ! C’est magistral !
    Nous avons bien assez de nos intolérances alimentaires, montrons-nous tolérant(e)s envers celles et ceux qui n’y comprennent vraiment rien…
    C’est toujours un plaisir de puiser des infos sur ce blog. Merci Fio Makanai !

  19. Hécate Lomëwen says

    J’ai été révolté par l’article !
    Et doublement !
    1- je n’ai pas d’allergies, mais dans notre monde où la pollution et la bouffe trafiquée règne, il n’est pas été étonnant que certains organismes ne réagissent pas correctement à toutes ces stimulations négatives et en vienne à s’attaquer lui-même !
    2- En tant que future professionnelle de la santé (étudiante en 2ème année d’institut en soins infirmiers), je suis révoltée contre ces professeurs et autres médecins qui osent dire que « c’est dans la tête » ! Ce n’est pas professionnel Messieurs et ce n’est pas écouter la souffrance bien réelle de vos patients, j’ai honte de devoir appliquer les prescriptions de médecins qui vont ont comme confrères !
    Le « dans sa tête », j’y ai eu droit, pas pour une allergie ou intolérance, mais pour des sciatiques où rien n’apparaît aux radio et scanners, à hurler de douleur (et je suis pas douillette). L’ostéopathe que j’ai vu en dernier recours et avec scepticisme, lui l’a entendu, et m’a soulagée en une séance de ma douleur…
    Non Messieurs les grands professeurs, la souffrance physique et/ou morale d’une « maladie » non reconnue, ce n’est pas toujours « dans la tête » ! Ou expliquez-le aux familles dont un proche en est décédé…

  20. Verdier says

    Si je peux me permettre de compléter mon billet…
    J’ai fait les test de recherche d’IGg et j’en suis très satisfaite. Ne consommant pas de gluten, j’ai été étonnée d’une très forte réaction au seigle. Je ne consomme pas de millet (sans gluten lui), idem, très forte réaction. Or, je consommais du Roquefort (1 fois par an !), qui est ensemencé avec un champignon cultivé sur le seigle, et la bière sans gluten (33cl en 1 an!) est faite avec du millet. Suffisant pour réagir. Attention à ce qui n’est pas évident ! Après 2 ans d’arrêt total, plus de psoriasis du tout !
    Ma fille est enseignante en maternelle et fait des crêpes, sans oeufs, sans gluten et autre pour tous types d’enfants. Les parents sont hyper contents. Son fils de 4 ans est dans la classe d’un collègue qui lui a demandé dernièrement : « nous faisons des crêpes cet après midi. Qu’est-ce que je fais de E…., je le mets dans un coin ?  » Le plus… « drôle », c’est que le garçon handicapé de ce collègue est dans la classe de ma fille. Quand ils font danse, elle ne le laisse pas dans un coin…
    On souffre plus de l’attitude des autres que du problème en soi n’est-ce pas ? ça ressemble au harcèlement quelque part…

  21. estelle says

    Trop d’émotions pour moi par rapport à mon conjoint et notre fils qui cumulent à eux deux pas mal d’exclusions totales ou partielles de certains aliments. Merci mille fois de cet article.

  22. Auré says

    Je ne peux qu’approuver les réactions de toutes les personnes qui ont commenté ce billet très bien écrit.
    Souffrant de colopathie depuis plusieurs années (depuis tjs ?), j’ai moi aussi souffert de l’incompréhension des autres, de mes parents (c’est dans ta tête), des médecins (on ne peut rien faire… c’est ce qu’on m’a répondu après m’avait fait des batteries de test).
    Ce qui me sauve ? le bio… tout simplement, à croire que mon corps ne supporte pas les ajouts et les traitements qu’on impose aux aliments « non-bios ». Ajoutez à cela une alimentation naturelle à base d’aliments non transformés (un pain de la boulangerie, non merci, un gâteau du magasin, non merci…) et me voici en pleine forme : mon ventre me remercie !
    j’ai bien aimé l’expression « maladie de l’emmerdeur social » : les réactions des amis et collègues lorsqu’on refuse un bout de chocolat, un biscuit, un gâteau le prouvent bien! On se sent marginalisés et on nous trouve « difficile ». et bien soit, j’ai envie de dire !
    Merci Flo pour tes billets tjs très intéressants.

  23. Flo Makanai says

    Merci pour tous vos commentaires, à la fois pour leur contenu riche et intéressant, et pour le soutien que vous me manifestez.

    Flo, je trouve ton expression maladie de l’emmerdeur social absolument géniale.
    Oui, il est contraignant, et nous vivons dans un monde où tout doit être plaisir simple en tendant la main, sans contraintes…

    Et oui, toute différence est aujourd’hui bien trop souvent source d’exclusion…

    Courage à tous et à toutes, nous ne sommes pas seuls, et c’est déjà une sacrée force de le savoir…

  24. Séverine (34) says

    J’ai beaucoup apprécié ton article Flo, et alors j’adhère à 100% .
    Voilà comment nous pauvres inculques patients empêcheurs de tourner en rond sommes classés au rang (j’adore l’expression si vraie) d’emmerdeur social. Ah oui ça, quand je pense qu’on doit confier une partie de nos vies, notre santé, à ces gens là !! C’est écoeurant.
    Heureusement qu’il existe des gens même rares, de bons médecins, de bons spécialistes qui permettent de faire évoluer les choses.
    Continue, tu as bien fait.
    Très bonne journée.

  25. Anne Lucie says

    Nous avons relayé le lien de votre article sur la Facebook de LA COMPAGNIE SANS GLUTEN (mais pas que..), dont je suis gérante. J’ai mis plus de 10 ans à savoir que j’étais intolérante au gluten et au lait et nous avons mis plus de 3 ans à indentifié que notre fils l’était au lait de vache et suite à cela j’ai créé une société histoire de contrinuer à faire bouger les choses, ce qui n’est pas tous les jours facile :-) ! Mais c’est cool, au moins je suis à la mode :-) ! Merci ! Avec des personnes comme vous, »Que Choisir » n’a qu’à bien se tenir !!!!
    Je vais me procurer au plus votre livre sur les intolérances alimentaires, car plus il y a de têtes et plus il y a d’idées !
    Et à votre disposition pour échanger des infos, des tuyaux et avancer ensemble ! Vu le boulot, on ne sera jamais trop !!!
    Sincèrement.
    Anne Lucie.

  26. sandra says

    Bonjour Flo,

    C’est de ma terre d »exile que je t’écris ce billet. J’ai pris connaissance de cet article ce matin, grâce à la magie de facebook. ! D’abord, bravo pour ton livre que ma mère m’a « livré » en main propre au Québec. Une belle ressource pour monsieur et madame tout le monde !
    Bravo aussi pour ton post en réaction à cet article du magazine « que choisir ».
    Comme plusieurs, je t’encourage fortement à leur écrire et à joindre les réactions de tes lecteurs. Et je pense également le faire d’ici, où, les allergies et les intolérances sont au moins respectées même si elles sont difficile à diagnostiquer.
    C’est de l’émotion qui me gagne quand je lis de telles âneries. Un peu de découragement aussi et de l’incompréhension : à quoi « joue » la médecine française…
    J’ai de nombreux médecins dans ma famille, et ils réagissent tous pareils : ils me regardent avec bienveillance, parfois avec un léger sourire au bord des lèvres en acquiesçant gentillement pour ne pas me froisser… Ce que tu dis au sujet des médecins, malheureusement je l’entends souvent : « les gens sont cons », c’est littéralement ce qu’ils te disent ! Nous, patients, sommes des imbéciles, des emmerdeurs qui osons, EN PLUS, consulter des charlatans comme les ostéopathes (pour ne citer qu’eux) et qui discutent EN PLUS de maladies sur le net. Et puis, nous sommes incapables d’évoluer, trop contraignant : alors on te donne la petite pilule bleue parce que tu veux la petite pilule bleue, et on te dit ce que tu veux entendre… comme un marchand de tapis finalement !!! Et puis surtout, il ne faut pas trop poser de questions et encore moins remettre les choses en question. Près de dix ans d’étude, on sait de quoi on parle quand même : alors il faut dire oui docteur, merci docteur…
    C’est FATIGUANT ! Des « moutons sans cervelles » effectivement, c’est ce qu’on voudrait bien que nous soyons !? Mais qui souhaite ça ? Car ne jetons pas la pierre qu’aux médecins (car j’ai bien peur qu’ils ne soient que des soldats qui exécutent, malgré eux, les ordres d’une « instance supérieur » qui les contrôle, de leurs études à l’exercice de leurs profession !!! C’est la vie !
    MAIS j’essaye de rester sereine, et ce grâce à toi, à ton blogue, à ton livre, à tous les lecteurs qui réagissent et à d’autres !!! Je pleure en cachette car je trouve ça très dure mais je reste forte pour ma fille. Pour qu’elle puisse, bientôt, manger de tout sans risque de faire 5 cacas liquides par jour. Et parfois, je me surprend, moi la « grano » de la famille, à la voir boire un verre de lait frais et manger un belle part de gâteau bien industriel ou un « Mac Do » bien dégueux comme on aime tous faire parfois sans culpabilité : être libre quoi !
    Bref, je me disperse …

    • Flo Makanai says

      Merci Sandra.
      Je comprends que tu pleures en cachette…
      Hier soir, j’ai lu un billet sur du pain, sur un blog américain, et je me suis retrouvée en larmes devant mon écran… Pour moi qui adorais complètement faire mon pain au levain avec des farines à gluten, le deuil de cela est super douloureux… Entre autres…
      Les pilules pour aller mieux… J’ai connu, il y a près de 10 ans notamment… Ca permet d’éviter de se remettre en question, de lâcher prise sur des choses qui nous bloquent/perturbent/font souffrir, de vraiment changer sa vie… Et puis ça rapporte gros à tout plein de gens… Quel dommage, que de malheureux cela fait…
      Courage, Sandra, la vie est surtout belle!!!

  27. Dominique (De vous à moi...) says

    Bonjour Flo: je me suis permis de mettre un lien vers ton article que j’ai trouvé très intéressant. Je n’ai pas de soucis d’intolérance alimentaire chez moi ou dans mon entourage, mais j’imagine bien ce que cela doit être de manger ou de cuisiner pour des allergiques. Les gros problèmes alimentaires de mon petit fils lors de ses premiers mois nous ont fait un moment soupçonner une allergie (à tort), je me suis alors beaucoup documentée sur ce sujet. Je viens de faire un billet avec deux recettes de desserts qui peuvent être adaptées suivant les intolérances. J’espère que je n’ai pas mis de bêtises sur le sujet…
    Bises!

    • Flo Makanai says

      Aucune bêtise, Dominique, un grand merci et ta recette est effectivement facile à adapter, bravo! Quant à tes photos, wow, elles sont super jolies!!

  28. coriandre-et-cie says

    et moi je tiens aussi à te remercier de cet article … car tu vois que choisir n’y croit pas à nos intolérances qui nous pourrissent la vie ! mais s’il n’y avait que cette revue … tant de personnes autour de nous n’y croient pas … pensent qu’on « joue »pense que c’est du blabla ! …essaie de nous dire … es tu sure que ce n’est pas un problème refoulé que tu as avec ton mari … voire même avec ta mère ? je te jure que moi j’en ai déjà bien assez de vivre chaque jour ces foutus intolérances et de voir combien les gens autour de nous doutent !
    est ce bien des amis … comment leur faire comprendre accepter comme tu le dis que ces intolérances nous font souffrir au jour le jour ?
    merci de ton article merci !
    et encore merci pour ton livre
    je l’ai enfin trouvé et je me régale de le lire

  29. luckydoth says

    Bonjour,

    Tout d’abord merci pour votre livre, que j’ai reçu grace à ma grande amie Supertouillette et votre collaboration.

    je suis heureuse de lire cet article… Parce q’à part mon nouveau généraliste, j’ai l’impression de passer pour une folle vis-à-vis du corps médical chaq fois q je parle d’intolérance alimentaire… Alors j’ai testé suele, à contre-coeur… Le gluten d’abord, puis maintenant le lait… Ca a l’air d’être ça… Se lancer ds ce type de régime n’est pas simple, alors on aimerait bien un soutien, notamment du corps médical…

    Quant à mon entourage, mes parents pensent effictivement q je « surfe » sur une vague de la mode des allergies alimentaires… Seule qq personnes autours de nous comprennent que je cherche ce q j’ai, parce q j’en ai assez d’être malade, fatiguée (carence en fer, anemie permanente), ou simplement d’avoir mal…

    On comprend les gens qui ont mal au dos, les gens qui ont des migraines, les gens stressés…

    Effectivement malade depuis l’age de 17 ans, j’ai tjs un peu « caché » mes crises, parce q ds ma famille, « on est pas faibles », on est pas tt le temps malade… J’ai vécu avec… Jusqu’au jour où j’ai compris q je devais arrêter de souffrir pour souffrir et surtout q les conséquences si je ne faisais rien pouvaient être très graves à long terme.

    Voilà, merci!!! Maintenant je vais faire ma part : je vais faire tourner ton article!

    • Flo Makanai says

      Ravie de savoir que le livre est vite et bien arrivé.
      Et courage pour continuer à ne pas accepter de souffrir, tant pis pour ceux que ça gêne ou qui ne comprennent pas…
      On n’a qu’une vie, vivons-la heureux et BIEN dans notre peau!!

  30. chibouste says

    Moi j’aimerais bien qu’on m’explique pourquoi ma fille n’a plus de crises d’eczema depuis que nous lui avons suprimé le chocolat, soit une quinzaine de jours, alors que nous avons dû avoir recours à la cortisone tous l’hiver. Pourquoi on me soutient que c’est dans la tête, que j’ai envie que ma fille soit allergique, (peut-être pour qu’elle soit à la mode,) et que je suis cybercondriaque. Pourquoi dès que je mange un produit laitier je développe une acnès et dès que je supprime tous laitage j’ai une peau de bébé???? Et puis pourquoi faire un article aussi méprisant???? Après tout si on va mieux (et même si c’etait un placebo) on consulte moins le géneraliste (je n’ai pas consulté de tout l’hiver contrairement à 6 fois dont 3 antibiotiques l’année dernière) on prends moins de medocs, finalement on fait faire des economies à la sécurité sociale. Oui mais ce sont les laboratoires qui vont pleurer, finalement, c’est à se demander à qui profite l’article.

    • Flo Makanai says

      Je suis super contente pour ta fille que la suppression du chocolat dont nous avions parlé donne des fruits, quel soulagement ce doit pour elle!
      Eh oui, on en fait faire des économies à la sécurité sociale…

    • Jacques says

      Pan !
      Cybercondriaque, je ne le connaissais pas, çuilà !
      Souffrant d’une maladie auto-immune j’avais commencé le régime Seignalet, mais tout seul dans mon coin. Je l’ai mal fait même si au début j’ai tout de suite ressenti les différences : 95% des symptomes se sont taillés au bout de trois semaines. Malheureusement je ne mangeais quasiment que cru, n’y connaissait rien à l’alimentation et me suis progressivement abîmé l’intestin au point que mes rhumatismes repartirent de plus belle.

      Bref, lorsque je me suis de nouveau stabilisé grâce à un médecin pratiquant lui aussi ce régime, je me suis lancé dans un rapide calcul en comparant ce que je coûterais à la sécu sans du tout prendre en compte l’alimentation comme me l’invectiva ma rhumato des hopitaux de Paris du haut de sa suffisance, prise dans le mécanisme de la pensée unique d’une médecine allopathique « seulement » séculaire ; c’est-à-dire dans un quotidien où je ferai comme avant (manger acide et non basique : céréale à tous les repas, viandes, laitages, pizza, bref malbouffe) en ajoutant leur médoc qu’ils nomment coquettement immuno-suppresseurs : 100 000 eur par an !

      Il couterait 100 000 euros par an à l’état donc à nous pour me supprimer le système immunitaire afin que mes douleurs cessent jusqu’à ce qu’elles repartent comme en 40 parce qu’habituée au médoc 1, l’on passerai au médoc 2… jusqu’à 5 actuellement, me laissant après ce joli traitement des plus sérieux dans un état lamentable, un intestin comme un sac plastic troué de toute part, une énergie sous terre, une dépression à soigner devant la télé dans un lit à 20 000 euros le matelas.

      L’humain n’a pas seulement un gène de reproduction, il en a aussi un qui lui dit « dégomme ton prochain et reste con, va. »

      Que choisir ?
      Telle est la question !

      • Flo Makanai says

        Jacques,
        sacré témoignage!
        Que choisir? Eh bien de dire « non » à ce qui fait du tort, quoi qu’en pense X, y ou z, et « oui » à ce qui fait du bien, mais là aussi quoiqu’en pense a, b ou c !
        Parce que seul notre propre corps est un prescripteur sensé, qui remplit sa mission de base : la survie !
        Alors c’est aussi dangereux, à mon sens, de suivre Seignalet à la lettre qu’un rhumato ou toute autre « personnalité ».
        Il faut être attentif à soi, entendre sa fatigue, son corps qui est mal après tel aliment (ou activité ou ceci ou cela) pourtant communément encensé comme formidable pour la santé (OK, mais celle des autres !), être son propre et principal thérapeute
        Ca coûte, individuellement, socialement aussi (bon sang la solitude dans un premier temps…), la sécu n’y participe quasi pas, mais ça paye, individuellement, et j’ai envie d’espérer que peu à peu ça paiera aussi collectivement..
        Allez Jacques, on garde espoir et combativité!
        Qu’est-ce qui VOUS fait envie ? VOUS fait du bien? Pas qui vous donne du plaisir, hein, du BIEN ? Faites-le ! Vous êtes SEUL juge !

  31. Regis says

    Pour info, ma copine est allée voir un des meilleurs spécialistes français de la nutrition, et le test a été fait par le labo RP LAB (Roman Pais) qui se situe en Belgique.
    Elle en a eu pour 250 euros… bien loin des 30 euros de Foodscan !

    En tout cas elle en est très contente car elle a déjà perdu 3 kilos en 1 semaine rien qu’en supprimant les aliments interdits.

    • Flo Makanai says

      Merci pour l’info, mais attention à ne pas faire d’amalgame intolérance/régime pour maigrir (je ne dis pas que vous ou votre copine le faites, Régis, mais je profite de vos mots pour préciser ceci, qui me tient à coeur).

      Tant mieux si l’on perd du poids (ou qu’au moins on cesse d’en prendre) une fois que l’on a supprimé les aliments non tolérés, mais faire un test ne devrait jamais, à mon avis, être fait dans le but premier de maigrir, ce n’est pas sa vocation et cela pourrait même être dangereux. De plus, lier intolérance et poids, c’est faire le jeu de la « mode », de ces artistes qui disent que pour maigrir elles ont supprimé le gluten, par exemple, ce qui est, à mon sens, une stupidité, et cela discrédite les démarches de ceux qui n’ont aucune intention esthétique ou narcissique et qui se font tester pour aller enfin bien.

  32. Laetitia says

    Bonjour,

    Je vais être plus polémique que les personnes qui ont laisseé un commentaire avant moi.
    Je pense quand même que le fait de faire des tests, souvent coûteux, pour savoir si on est intolérant à tel ou tel aliment, est caractéristique de personnes vivant dans des pays riches; je dois dire que ce mal-être physique et moral dont vous parlez est caractéristique de nos pays où nous faisons face à la surabondance alimentaire et où nous sommes très autocentrés.Le fait de supprimer tel ou tel aliment que des tests vous auraient prouvés être néfastes pour vous, n’est-ce pas tout simplement dû à un effet placebo?
    Vous citez Thierry Souccar; il n’est pas médecin mais journaliste et éditeur. Les ostéopathes ne sont pas médecins non plus, et les kinésiologues encore moins (et leurs théories sont fumeuses, selon moi, loin du rationnel). Je précise que je ne suis pas médecin, mais quand il en a va de ma santé ou de celle de mes enfants, je consulte un médecin, formé pendant près d’une dizaine d’années. J’ai du mal à lire que la kinésiologie soit une thérapie valable et validée par quelque autorité sanitaire que ce soi.
    Je crois qu’il y a des cultures de soin; les enseignants par exemple consultent très fréquemment des ostéopathes, des naturopathes, croient souvent en l’homéopathie, réfléchissent à leur mode de vie et au monde qui les entoure. Très bien. Mais le thème du complot n’est jamais très loin (ah! les vilaines multinationales qui cherchent à nous empoisonner!) et il y a aussi un plaisir narcissique certain à se croire finalement « élu », différent, à adopter un régime alimentaire particulier et à « savoir » ce qui est bon ou non. On peut parler de cercle d’initiés. Toute cette problématique autour des régimes alimentaires (je ne parle pas de ceux qui se veulent amaigrissants) et des intolérances alimentaires ne cache-t-elle pas un mal-être indicible, un malaise de civilisation, un mal de vivre?
    Voilà les réflexions qui me sont venues spontanément à l’esprit lorsque je vous ai lue.
    J’espère que mes propos de vous heurteront pas et que vous serez capable de les entendre. Je vous trouve souvent assez nuancée (et c’est pour cela que je lis régulièrement votre blog), alors que vos lectrices le sont visiblement bien moins.
    Bonne soirée.

    • Flo Makanai says

      Bonjour Laetitia,
      Non vos propos ne me heurtent pas du tout, car vous n’êtes pas agressive du tout. Et non seulement je les entends mais je les partage à plusieurs niveaux, quoiqu’avec certaines nuances, vous vous en doutez.

      - oui ces tests, et plus généralement l’attention portée à son alimentation, sont des options pour personnes riches. Pas forcément riches à millions, mais qui ont assez pour vivre pour pouvoir s’offrir le luxe de réfléchir à leur confort et essayer d’aller mieux. Il est clair que lorsque survivre est une préoccupation de chaque jour, la question de ce que l’on met dans son corps à cette fin ne se pose pas.
      Vous savez sans doute que récemment, mon mari et moi étions en Inde, et pas en voyage organisé pour touristes de luxe (même si nous avons passé la 1/2 de nos nuits dans 2 hôtels très luxueux pour le Kérala).
      15 jours pendant lesquels je peux vous dire que les questions de la richesse, de la pauvreté, de la survie, de notre civilisation, de la surabondance alimentaire ou autre, de notre tendance à croire que l’Europe est au centre du monde etc., etc., nous ont donné plus qu’un peu de grain à moudre, entre nous deux ou avec des Indiens ou d’autres Européens rencontrés là-bas et qui connaissaient très bien l’Inde.

      Mais le fait que ces préoccupations soit des options pour riches, et manifestent en effet une certaine tendance à se regarder le nombril et assez d’amour de soi pour avoir envie d’aller mieux, n’implique strictement en rien que ces tests soient sans sens et n’aient qu’un effet placebo.
      Conclure ainsi ne serait-ce pas comme dire que si l’on est en meilleurs santé lorsque l’on dort dans un lieu bien chauffé en hiver, c’est purement placebo et que si l’on dormait dans la rue mais qu’on pensait moins à soi on s’en porterait tout aussi bien?

      Et puis cela revient aussi à considérer que ces tests ou exclusions n’ont d’effet que psychique… Et là, Laetitia, je ne peux dire que NON, ça n’est PAS VRAI. Je peux d’autant plus le dire haut et fort que nous avons, ici, dans ma famille, réintroduit plusieurs aliments (entre autres parce que l’Inde nous a beaucoup bousculés et que nous nous sommes posés les mêmes questions que vous) dans notre alimentation, ce dernier mois. Ca a bien commencé et puis peu à peu tout s’est gâté. Ma fille aînée qui n’avait plus eu une seule infection depuis l’exclusion des laitages a de nouveau développé une infection ORL. Ma deuxième, pour laquelle la réintroduction du gluten en janvier avait été catastrophique (je pèse la valeur de l’adjectif), a renouvelé ses réactions au gluten (douleurs si fortes dans les muscles qu’elle est obligée, à 10 ans, de s’asseoir après avoir monté la côte pour regagner la maison, humeur massacrante, gestes si ralentis qu’on la dirait atteinte d’un handicap moteur léger et j’en passe). Et la 3e, outre une peau extrêmement sèche, a mal au ventre non stop et a de nouveau eu une otite… Et je pourrai vous en écrire encore bien plus mais ce serait impudique et de toute façon, ça n’a aucun intérêt en soi. Ce qui compte est qu’il se passe VRAIMENT quelque chose pour mes enfants quand on supprime tel ou tel aliment, et que cela n’a rien à voir avec un effet placebo. Pour mon mari et moi, ça pourrait être le cas, mais pas pour elles.

      - Oui T. Souccar n’est « que journaliste » et, je vais même aller plus loin, il vend des livres qui véhiculent ses opinions, donc partisan, peut-être, commerçant certainement. Moi, c’est encore « pire », je ne suis même pas journaliste, ni éditrice, juste une maman, donc je ne suis rien sur un plan scientifique. MAIS, comme vous avec vos enfants, je sais bien si elles vont bien ou pas, parce que je vis avec elles non stop et que je suis attentive. Et ce que l’on sait, né de cette observation ordinaire au quotidien, nous, parents, est ENORME. Les médecins savent expliquer la plupart des pathologies, savent guérir celles qui sont bien connues, mais pas tout car tout n’est pas encore connu, et, s’ils ont des compétences et une formation scientifique que nous autres n’avons pas, ils ne sont pas dans nos vies quotidiennes et beaucoup leur échappe. Surtout s’ils refusent d’envisager que ce qu’ils savent déjà n’est pas complet et qu’il existe des pathologies inconnues d’eux.
      Et puis vous savez, la plupart des personnes avec qui j’ai échangé sur le sujet des intolérances, sont, comme moi, passées par un médecin avant d’aller faire des tests, puis revenus voir ce médecin pour comprendre les tests et mettre en place des soins adaptés. C’est un médecin qui les a prescrits à mes enfants, pas moi qui ai décidé de le faire de moi-même.
      Je suis plutôt d’accord avec vous pour la kinésiologie, et je n’y ai du reste jamais eu recours, mais je ne connais pas assez pour juger et je respecte ceux qui font ce choix et qui en sont satisfaits, c’est pour cela que je ne l’exclus pas.
      En revanche, l’ostéopathie a déjà eu des effets épatants sur mes enfants et sur d’autres que je connais bien, et pas seulement pour les intolérances alimentaires. La podologue que ma 2e fille a vu pour un problème de voute plantaire était elle-même époustouflée par l’impact de l’ostéopathie sur ma fille, par exemple (elle l’a vue avant une séance, puis après une séance, et c’est vrai que c’était assez spectaculaire). Evidemment, encore faut-il que l’ostéo soit bon, mais cela est valable pour toute profession.

      - oui il y a certainement des cultures de soin. Encore que, il faut nuancer, toujours. Et dans le monde enseignant, il faut aussi distinguer primaire, secondaire, supérieur, et X de Y, et prof de maths ou prof d’allemand et trentenaire et sexagénaire, etc. etc. Je n’aime pas tellement les catégories vastes. Nous sommes tous des individus uniques, issus de cultures elles-mêmes uniques, surtout pour ce qui concerne des données aussi intimes et individuelles que la façon dont nous nous alimentons, non?

      - oui le thème du complot n’est jamais loin. Mais ne pas tomber dans cet excès ne doit pas nous faire tomber dans l’autre et pour ma part, je pense que les multinationales en question se fichent royalement de nous, et donc ne complotent pas spécifiquement : elles sont juste totalement indifférentes à nous les humains si ce n’est sur le plan juridique de leur responsabilité délictuelle potentielle. Elles cherchent donc à faire le maximum de profit (c’est leur raison d’être objective!) tout en repoussant au max les limites de ce qu’elles peuvent faire sans risque d’avoir à assumer ensuite les éventuelles conséquences négatives de leurs produits ou de leurs actes. C’est le rôle des lobbies! Ce n’est pas une question de complot, c’est un système économique, où chacun oeuvre pour que sa liberté aille le plus loin possible, donc que celle de l’autre soit la plus étroite possible. D’où, historiquement, le développement du droit de la consommation et les règles, de plus en plus nombreuses, de protection du consommateur. Je suis juriste, et j’enseigne notamment les bases de ce droit de la consommation à des étudiants de 1re année de DUT Gestion des Entreprises et des Administrations, ça fait partie de mon métier de connaître ces règles et de comprendre et réfléchir à ce fonctionnement.

      - oui, le plaisir narcissique de se croire élu, différent, de « savoir » n’est pas à ignorer, au tout début de la démarche. Mais je peux vous assurer que ce plaisir est d’extrêmement courte durée… Parce que 1. devoir exclure des aliments sous peine de voir ses enfants malades n’est pas longtemps, s’il l’est jamais, un plaisir, mais une CORVEE. Pour soi mais aussi pour les enfants, qui n’en peuvent plus par moments. d’où, entre autres, nos réintroductions récentes et deux de nos filles réinscrites à la cantine. Et mes larmes, amères, je peux vous le dire, de voir l’impact sur mes filles au fil des jours, et mon abattement ce WE lorsque nous avons du décider, ensemble, de revenir aux paniers repas pour qu’elles aillent bien… Vous savez, Laetitia, je VOUDRAIS que mes enfants mangent à la cantine, je voudrais tant leur acheter une baguette au goûter ou faire pour elles ces pains au levain que nous aimions tant, nous aimerions tellement manger des spaghettis à la carbonara ou une brioche, je voudrais tellement, tellement, leur acheter à chacune un lapin ou une cloche en chocolat pour Pâques sans avoir à regarder la composition! Et puis 2. Manger autrement, c’est surtout s’exclure, parce qu’on n’est pas « normal ». Ca fait un mal de chien, par moments, cette exclusion.
      Et puis si l’on a un regard suffisamment critique sur soi, on a tellement conscience d’être ni plus ni moins que l’humain d’à côté que de toute façon, on n’a pas grand risque durable de se croire élu de quoi que ce soit…
      Enfin, les difficultés de la vie quotidienne, tous les échecs du quotidien (une dispute avec un enfant et/ou son conjoint, des problèmes d’argent, une maison en giga désordre, de la cellulite ici, des cernes là, des étudiants à vider d’un amphi pour indiscipline, etc etc) vous font vite passer ne serait-ce que l’énergie d’imaginer qu’on est élu ou quoi que ce soit.
      La différence, au bout du compte, on la subit, et c’est pas drôle.

      - un malaise de civilisation derrière tout ça? Oui, mais pas celui que vous évoquez. Plutôt une maladie dont nous sommes de plus en plus nombreux à souffrir parce que la civilisation en question a tellement affaibli nos systèmes de défense naturels, nous agresse tellement (entre produits chimiques, pollution atmosphérique, pollution sonore, stress multiples, nourriture morte, surconsommation etc etc) que nous sommes aujourd’hui, quoi que riches, fragiles et qu’en plus, notre alimentation a été si trafiquée que nos corps ne savent pas faire avec les molécules qu’on leur propose…

      Voilà quelques aspects de ce qui me vient à l’esprit juste après vous avoir lue. Je suis ouverte à toute discussion, ne vous inquiétez surtout pas pour ça, dès lors qu’elle a lieu avec respect, comme vous le faites. Ce n’est pas ne pas être d’accord avec l’autre, qui lui fait mal, mais le fait de le mépriser parce qu’il pense autrement, vous ne croyez pas? C’est tellement important de ne pas s’entre-juger, et de ne pas, pour reprendre ce que vous aviez mentionné, imaginer qu’on sait alors que l’autre ne saurait pas.
      A bientôt?

      • Anne-Liesse @ Bulle et Blog says

        J’adore ta réponse, Flo, et espère que le dialogue avec Laetitia se poursuivra.

        Je suis vraiment désolée que les réintroductions alimentaires se soient avérées si négatives pour les filles. Courage pour la reprise des exclusions…

        En parlant de l’affaiblissement des défenses naturelles, je me sens très concernée ces jours-ci avec un état et une toux proches de l’Ohio. J’hésite toujours à faire les tests… mais ne suis pas très sûre pourquoi (ou plutôt si : finances… et peur des/de l’exclusion(s), justement).

        I’m back to work feeling « nourished » by reading u :-)

        • Anne-Liesse @ Bulle et Blog says

          J’oubliais : as-tu eu une réponse de Que Choisir ?

        • Flo Makanai says

          Tu sais, avant de faire les tests, qui coûtent cher en effet, tu peux déjà faire ta propre expérience en supprimant 6-8 semaines tous les produits laitiers et le soja, le gluten et le chocolat, en réduisant énormément ta consommation de sucre, ainsi que celle de viande, et en consommant à 60-70% de ton assiette des légumes et quelques fruits (évite ceux qui sont les plus sucrés, de même que les tomates, poivrons, aubergines)…
          Du chlorure de magnésium en même temps, de l’Extrait de Pépins de Pamplemousse pour te booster aussi, et déjà tu devrais être mieux.
          Attention aux probiotiques, très positifs dans le principe, mais qui contiennent très souvent du lactose, entre autres, si on les achète dans le commerce.
          Cela te permettra de limiter ta fatigue, de restaurer une part de ta flore intestinale et de réfléchir tranquillement à ce que tu veux entreprendre ensuite pour aller mieux.
          (PS : really honored that reading my posts nourishes you! Thx a huge lot!)

  33. hermine says

    Bonjour Florence,

    Les intolérances alimentaires ne sont pas une mode mais une maladie de civilisation.
    Je suis tout à fait d’ accord avec vous.

    Vous expliquez très bien les processus immunologiques .

    A mon sens il y a 3 composantes à ce phénomène.

    1)l’ abondance (surabondance) d’ antigènes: diversité et pléthore d’ aliments dans nos pays riches et surtout détérioration des aliments par la pollution des sols, la transformations des produits , leur conservation (conservateurs, UHT, irradiation…) et préparation (plastique, micro-ondes…) . La liste de tous les polluants seraient trop longue à énoncer (cf l’ histoire de la tarte aux cerises que l’ on peut trouver sur le net). Il y a de nombreuses molécules étrangères à notre organisme que notre corps ne peut plus gérer et dont il essaie de se débarrasser de façon inefficace

    2)la détérioration du système immunitaire par cette pollution .
    La 1ere contactée au cours de notre vie étant celle les vaccins remplis de métaux lourds et additifs divers, introduits dans l’ organisme sans respecter ses barrières physiologiques (injection profonde : intra- musculaire :-(, c’ est un véritable viol de l’ identité immunitaire. Certains vaccins peuvent être utiles dans certaines circonstances de la vie, mais le calendrier vaccinal actuel des enfants est un crime contre l’ humanité.
    Pour soigner ces problèmes d’ intolérance il faut un protocole d’ élimination des métaux lourds, ceux-ci sont toujours incriminés quand il y a plusieurs intolérances.

    3)une interaction avec l’ inconscient collectif : les intolérants (alimentaires)sont des empêcheurs de tourner en rond et les intolérants aux intolérants des personnes qui ont des difficultés à se remettre en question.Cela fait avancer.

    Nous n’ avons pas fait ces tests immunologiques.Nous nous fions aux réactions de notre corps (digestion, douleur, problème de peau…)Test kinésiologique ou radiesthésique devant un aliment inhabituel ou un complément alimentaire.

    Nous n’ avons pas mangé de pain, brioche, pizza depuis 4 ans et cela ne nous manque pas du tout. Nous ne nous sentons pas exclus . Nous allons souvent au restaurant et pour les invitations , nous faisons un « écart » si nécessaire.

    Il n’ y a aucune culpabilité à être intolérant. Ce n’ est ni bien , ni mal , c’ est comme ça actuellement et ça pourra être autrement ultérieurement.

    Ce qui est normal c’ est d’ avoir son alimentation à soi ( le système immunitaire étant strictement personnel) non pas de manger avec les autres et comme les autres . Manger à la cantine n’ est pas normal, c’ est cela qu’ il faut admettre . Difficile à gérer vu notre mode de vie dans notre société…je vous l’ accorde , mais notre corps physique nous ramène à la réalité . Pas question de revenir en arrière .

    Tenez bon :-)

    @+

  34. poucinette says

    M0I je suis int0lérante au gluten mais pas rec0nnu malade !!!! c’est très dur de se dire qu’0n s0uffre et que cela n’est pas rec0nnu !!!!!

    • Flo Makanai says

      Tant pis pour le regard des autres, et au moins tu n’es plus malade dès lors que tu ne consommes pas de gluten.
      Je suis partisane d’une attitude positive face aux intolérances alimentaires car il est toujours possible d’éviter un aliment (si ce n’est dans de rares exceptions, ponctuelles) alors que beaucoup d’autres personnes souffrent de maladies auxquelles il n’existe pas (encore) de façon d’échapper.

      • Joce says

        Je suis tout-à-fait d’accord avec vous, Flo: mon fils est intolérant au gluten, lait de vache, soja et allergique à l’œuf. La réaction des gens est généralement « Ça doit être dur! », à quoi je préfère répondre; il y a pire dans la vie, non? Au moins, maintenant, mon fils est en bonne santé! Ok, ça demande du travail, de l’organisation, de la persévérance (eh oui, on n’a pas le droit d’en avoir ras-le-bol et de laisser tomber), c’est vrai que c’est un peu pénible et qu’on aimerait tellement pouvoir être « comme tout le monde » (si ça existe!), mais bon, je trouve qu’il y a des gens bien plus à plaindre que nous… Surtout lorsqu’on parle d’enfants malades.

  35. Véro says

    Bonjour,

    Je suis maman de 4 enfants dont 3 intolérants. Chez nous, on cumule : soja, lactose et (depuis peu) gluten.

    Au début, c’était difficile à gérer. Mais maintenant, ca roule, j’ai appris à tout changer, modifier, et au final on mange plus sain et plus varié qu’avant. ;-)

    Bref, il me semble que la meilleure chose à faire c’est de persévérer, de mettre son imagination au profit de la cuisine et finalement, les choses s’améliorent et on trouve des trucs et astuces pour fêter Pâques, St-Nicolas, les anniversaires chez les copines, …

    Mais je pense que le plus difficile à vivre dans toute cette histoire d’intolérance est le lien avec le monde médical, heureusement, nous avons trouvé une bonne allergologue qui tient compte des résultats d’analyse, des tests mais surtout des « symptomes » provoqués par certains aliments sur nos enfants.

    Bonne continuation.

    Véro

  36. Christel says

    Bonsoir,
    Merci Hermine pour l’histoire de la tarte aux cerises. Malheureusement trop de personnes ne font pas attention à ce qu’elles consomment tant qu’elles n’ont pas de souci alimentaires. Je le constate régulièrement à mon boulot.

  37. grenouille says

    Article intéressant.
    Dans le cas du régime Seignalet, je me rapporterais également à la citation de Thierry Souccar: encore faut-il prouver que ceux qui ont suivi le régime n’ont bénéficié que de l’effet placebo. Quant aux risques graves encourus, ils sont ni plus ni moins les mêmes que ceux qu’encourent les intolérants au gluten et aux produits laitiers… Ce qui ne veut pas dire qu’on doit se dispenser d’un suivi médical sérieux ! La difficulté restant néanmoins qu’il faut trouver le médecin avec qui établir un dialogue constructif…

  38. marie says

    tous ces commentaires trouvent un écho en moi, pour la simple raison c que je sorts de chez l’allergologue avec la prescription d’une prise de sang pour ma fille. Elle souffre depuis 3 ans d’excéma qui la défigure et lui empoisonne la vie. Je rêve que ma fille puisse passer une nuit sans se gratter ou tout simplement suivre le programme piscine de l’école. Des toubibs, spécialistes, professeurs, j’en ai vu des tartines à part la cortisone..et la « culpabilisation »on sait pas faire. Alors j’ai ma prescription pour une prise de sang en poche et je me mets à espérer que l’on mettra le doigt sur quelque chose..qu’on avancera au lieu de piétiner . De vous lire me donne un élan, une petite goutte de citron supplémentaire. et je me mets à rêver d’une petite fille à la peau toute douce…

  39. claude says

    c est l eternel probleme de la communication entre les therapies
    la medecine ne reconnait que l allergie veritable pour les intolerances alimentairs ou plutot allergies de type 3 cette analyse n est pas pris en compte par la medecine
    allez voir un medecin ou un specialiste allergologue et vous allez lui demander une investigation de vos intolerances
    je vous garantie la reaction
    je connais ca depuis 25ans puisque je travaille avec les intolerances alimentaires avec des resultats remarquables artrite rhumatoide psoriasis ect
    c est vrai que les analyses coutent cher mais on peut commencer par l eviction du gluten du lait des oeufs et voir ce qui se passe sur un mois
    il y a aussi plusieurs systemes pour tester les aliments au fur et à mesure
    plein de solutions existent
    mais bon que choisir a besoin de sensationnel ca prouve que ca commence à bouger pour les intolerances alimentaires pour le public
    les intolerances alimentaires sont une realite car j en rencontre tous les jours
    DONC LE PROBLEME C EST LE PRIX DES TESTS QUI SONT CHERS C EST VRAI C EST POUR CELA QUE JE LES UTILISES PEU POUR LES GENS
    J UTILISE L EVICTION DE CERTAINS ALIMENTS ET JE REGARDE LES RESULTATS
    ET CROYEZ MOI SI VOUS AVEZ DES INTOLERANCES ETUDIEZ LE SUJET
    je ne veux pas compliquer le message mais la cause premiere des intolerances alimentaires c est le probleme de la porosite de la memebrane intestinale qui laisse passer des substances
    cela s appelle le LEAKY GUT SYNDROME on est loin de l effet placebo
    il a des sensibilte a certaines substances le lait et la lactase les parasites et les candidoses intestinales qui fragilisent la muqueuse intestinale
    je prepare un livre et un site internet sur le sujet
    et on ne peut pas demander à des journalistes de connaitre le sujet
    ils demandent l avis à des specialistes qui ne connaissent rien sur les intolerances alimentaires alors bien sur quand on voit le prix d un test de 280 aliments pour 480 euros
    on peut se dire que vraiment c est trop
    mais moi je vais proposer des tests pour 100 euros qui couvrira plus de 50 aliments
    suffisant pour commencer
    test a faire soi meme ou avec un therapeute resultat dans l heure devant vous
    simplement avec une goutte de sang le test est certifie CE medical il est originaire de UK
    pas encore en france
    j essaie de faire decouvrir ca au public et au therapeutes mais pas facile
    pour votre information
    une etude italienne car en italie ca bouge bien sur les intolerances

    dans le cas de cephales
    les tests ont donne
    30% lait
    30%lait
    10% cafe
    vous voyez ce n est pas complique
    j avais un croupier du casino de san remo qui avait des maux de tete tous les jours depuis 20ans
    j ai trouve le cafe et le gluten et le lait
    la semaine d apres il fut gueri
    des cas d attaques de paniques on retrouve ces 3 facteurs et d autres
    dans les cas de fatigue chronique gluten40% cafe 40%
    bien sur il faut stopper les aliments en cause pendant plusieurs mois
    puis faire une diete de rotation adaptee
    et bien sur soigner l intestins L glutamine probiotiques ect ect
    quand vous voyez une femme de 30ans avec un test positif d artrite rhumatoide un psoriasis sur tout le corps elle a fait l eviction du gluten des produits laitiers et des oeufs elle est revenue 2 mois apres plus de psoriasis plus d artrite j ai demande de refaire le test
    negatif à la grande surprise des medecins qui la suivaient medicalement
    je me souviens qu elle etait tres en colere apres la consultation car pas de traitement
    je lui avais fait des tests kinesiologiques d intolerances je commence par ca pour economiser les frais d analyses
    et je lui ai dit plus de gluten plus de produits laitiers et plus d oeufs
    et la reponse JE VAIS MANGER QUOI MOI MAINTENANT
    TOUT LE RESTE
    c est uniquement un manque d information
    quinoa amarante ect
    elle revint la charge 3 fois en sortant mais alors qu est ce que je vais manger
    elle finit par comprendre et je lui conseillais de voir sur internet des recettes sans lait sans gluten et sans oeufs
    cette histoire montre que l on peut avoir des resultats extraordinaires mais pour ca il faut savoir
    bien sur le dr SEIGNALET etait un genie mais la nourriture tout crue non desole
    l eviction des aliments responsables oui
    sachez que les solutions existent voila plus de 40ans que je pratique les medecines alternatives et des therapies innovantes
    et c est genial de pouvoir aider les autres à s en sortir
    voila pourquoi c est triste de voir que des journeaux s attaquent à des sujets que l on ne connait meme pas en france serieusemnt
    ca s appelle l immuno nutrition et c est tres serieux
    les allemands sont tres en avance sur le sujet de nombreuses experimentations cliniques et statistiques
    EN RESUME SI TU NE TE SENS PAS BIEN REFLECHIS A TON ALIMENTATION UNE SOLUTION Y EST PEUT ETRE
    CLAUDE

  40. claude says

    j ai relu tous les commentaires et c est tres passionnant pour moi de vous lire
    car je vois qu il y a toujours confusions entre allergie et intolerances alimentaires
    une allergie alimentaire se manifeste tres tot des la prise de l aliment jusqu à 3 heures
    une intolerance alimentaire va se manifester au bout de 24H voire jusqu à 3 jours les mecanismes sont totalement differents et quand je lis je fais des intolerances alimentaires et je suis suivi par un allergologue je souris car les tests d allergie ne sont pas les memes que les tests elisa pour les intolerances alimentaires
    la therapie est pareille sur le plan alimentaire l eviction de l aliment
    pour l intolerance on pourra apres un eviction qui pourra etre jusqu à un an reintroduire l aliment sous la forme d une diete de rotation
    on prend l aliment tous les 5 jours par exemple
    on peut faire une eviction 3 6 9 ou 12 mois cela depend du terrain et des reactions de l intolerance
    mais il faudra toujours traiter l intestin et traiter ce probleme inconnue en france le LEAKY GUT SYNDROME qui me passionne tant
    probleme due à la porosite de la memebrane intestinale qui devient permeable aux toxines et substances les plus diverses
    ce probleme est du à la candidose parasites prise de medicaments insuffisance enzymatique comme pour le lait besoin de lactase ainsi que d autres facteurs il faut absolument retablir l etancheite de la membrane intestinale et avoir une alimentation adequate
    j espere que ces infos permettront aux personnes de mieux comprendre la difference
    si vous avez des experiences à partager sur l efficacite du concept des intolerances alimentaires vous pouvez toujours en attendant que le site intolnutrition.com soit fini
    vous pouvez me contacter à intolnutrition@gmail.com merci

  41. Aude says

    Bonjour,

    Merci pour ce trés bel article :) J’ai rencontré pour mon loupiot une allergologue qui a choisi de faire confiance aux parents, c’est à la fois rassurant (elle me croit) et angoissant (et si je me trompais, serais-je en train de priver mon enfant de certains aliments pour rien ?)
    Le bonheur : quand les diarrhées s’espacent, la peau moins rouge, le sommeil revient et l’enfant qui prend enfin du poids correctement, grandit enfin correctement, est capable de dire quand il a mal… montrant ainsi à tous les sceptiques que c’était vrai, que nous ne sommes pas des parents indignes, que l’enfant était bien souffrant !

    Oui, c’est un luxe de pouvoir adapter l’alimentation d’un enfant à ses intolérances, les produits de substitution sont souvent plus chers, plus dans le bio mais que faire ?

  42. Ghislaine says

    Bonjour, je viens de lire votre article sur les intolérances alimentaires . Moi cela faisait des années que je souffrais des intestins ( colopathie fonctionelle , ballonnements ect…..) j’ai passé de nombreux examens ( coloscopie , lavage barithé,biopsie pour détecter éventuellement une maladie caeliaque ……heureusement non je ne l’ai pas …) Mais je souffrais des articulations et j’avais de plus en plus souvent la bouche séche du coup on m’a fait une biopsie des glandes salivaires et le verdict est tombé syndome de Gougerot .Du coup je me suis dirigée vers un médecin nutritionniste et accupuncteur qui m’a fait faire des analyses pour les intolérances alimentaires et là quand j’ai reçu les résultats ça a été un choc .25 intolérances dont 17 à banir totalement de mon alimentation ( blanc d’oeuf, riz,poivre,farine de seigle,champignon,levure de boulanger,cacao,curry,radis,crabe,noix de cola,levure de bière ect……..Mon médecin m’a dit qu’il y avait un fort risque que j’ai pu développé cette maladie auto immune à cause de ces intolérances . J’ai 52 ans et depuis toutes ces années je me suis empoisonnée avec certains aliments . Depuis que j’ai cessé de les consommer et que mon médecin m’a prescrit des probiotiques j’ai retrouvé un mieux être . Je sais que je ne guérirait pas de cette maladie auto immune mais je remercie le ciel d’avoir rencontré ce médecin pour m’avoir fait faire ces tests.

    • Flo Makanai says

      Merci beaucoup pour votre témoignage Ghislaine.
      Tout n’est pas compris des intolérances alimentaires, loin s’en faut, mais quand on peut aller mieux par l’alimentation, quel soulagement…
      Bonne continuation.

  43. Smooth says

    Re-bonjour,
    Un petit commentaire bien en retard, car je re-tombe sur ce billet en ayant recherché quelque chose comme « intolérances alimentaires » sur Google. :)
    J’apprécie beaucoup votre blog que j’ai découvert il y a peu et cet article est une bouffée d’oxygène!
    J’ai moi-même connu le « mépris » du corps médical pendant de longs mois : après deux ans à me faire balader de spécialiste en spécialiste, avec des réponses « c’est dans la tête », « c’est le stress » je commençais à me dire que je m’écoutais trop, que j’allais faire de l’ostéopathie et du yoga pour soigner mon dos qui me faisait si mal.
    Il leur a donc fallu deux ans, en tout, pour comprendre que j’avais un cancer et non des douleurs de stress. BRAVO.
    Bref depuis la fin de mon traitement, j’ai mal au ventre. L’horreur a recommencé : médecin, spécialiste, analyses, RAS. Sauf que cette fois-ci, quand j’insistais, c’était même condescendant « Mais ne vous inquiétez pas, vous n’avez pas d’autre cancer, tout va bien ». Je ne m’inquiète pas, j’ai MAL, idiot. Bref au final, on m’a renvoyée chez moi après m’avoir auscultée de toutes parts avec le diagnostic « colopathie fonctionnelle », « stress ».
    Du coup, je me débrouille toute seule, j’ai éliminé les produits laitiers et très fortement réduit le gluten et le soja parce qu’ils sont souvent incriminés dans les problèmes d’acné (autre mal dont je souffre depuis la fin de mes traitements de chimio) et ai constaté une nette amélioration des douleurs digestives. Toutefois, elles me reprennent parfois d’un coup, assez violemment et je constate des réactions de plus en plus marquées vis à vis de certains aliments (moi qui étais très fêtarde et assez bonne buveuse, j’ai mal à la tête dès la première ou deuxième coupe de champagne, par exemple).
    Ces constats empiriques m’ont poussée à m’interroger sur des éventuelles intolérances, et j’aimerais beaucoup faire des tests sérieux accompagnée d’un professionnel pour vérifier tout cela et retrouver une forme olympique, mais le courage me manque d’affronter à nouveau le mépris des médecins et autres…
    Merci donc pour ce billet qui souligne à juste titre à quel point il est difficile pour le patient de savoir vers qui se tourner…

    • Flo Makanai says

      Bonjour Smooth

      Quel parcours, je peux comprendre votre hésitation à risquer le mépris des médecins et assimilés… Et pourtant, à vous lire, je vous sens formidablement mobilisée et courageuse.

      En même temps, vous me semblez savoir plutôt bien entendre votre corps, alors peut-être êtes-vous en mesure d’identifier vos ennemis alimentaires sans test extérieur, par vous-même? En notant ce que vous mangez et en établissant des liens, s’ils existent, avec votre alimentation?
      J’écris « s’ils existent » non pas parce que je n’y « crois » pas, mais parce que plus j’avance dans mes recherches et surtout mon expérimentation personnelle et familiale, plus je crois que ce n’est pas tant un aliment qui fait mal en tant que tel mais un aliment dans un contexte (psy comme biologique etc) qui a un impact sur notre santé…

      • Smooth says

        Merci pour votre réponse !
        En effet, j’ai l’impression d’assez bien ressentir les effets de ce que je mange, mais j’ai aussi peur de trop « m’écouter », d’où la tentation de passer par la voie, plus simple, d’un test. Qui plus est, il est aussi plus facile de l’ »imposer » aux autres quand il s’agit du résultat d’un test que d’un constat empirique (les gens comprennent mieux le « Je suis intolérante au lactose » que « Je pense mal supporter le lactose »…).
        Toutefois, il est vrai que continuer à chercher moi-même ce qui me convient ou non est aussi une solution équilibrée, qui me convient dans un premier temps, finalement…
        Je suis tout à fait d’accord avec l’impact de l’aliment en fonction du contexte ! C’est ce qui rend parfois si difficiles les choses, d’ailleurs !

        • Flo Makanai says

          Smooth,
          vous n’avez qu’à « mentir » à ceux qui ont envie de critiquer vos choix alimentaires au lieu de se réjouir que vous fassiez quelque chose pour aller mieux, et leur dire qu’un test vous a déclaré intolérante.. Car de toute façon, s’ils n’acceptent pas vos choix sans les discuter, ils discuteront AUSSI les tests, leur fiabilité, le côté mode, psy, et bla et bla, alors ils ne méritent pas votre honnêteté…

          C’est brutal d’écrire cela, mais j’en suis arrivée là. Ras-le-bol de devoir me justifier et qu’il soit insuffisant pour les autres que nous allions MIEUX sans!

          Je viens de tourner le dos aux résultats des tests parce que j’en avais ras le bol et que je manque de confiance en moi, et nous en payons en ce moment assez lourdement le prix… Protégez VOUS!

  44. Lamoise says

    Bonjour à tous, bravo pour cet article, vraiment très intéressant ! Je m’attaque moi aussi au dépistage d’intolérances alimentaires pour ma fille de 8 mois ainsi que pour moi-même. Depuis sa naissance, ma fille présente d’énormes troubles gastriques (digestion très lente et douloureuse, sang dans les selles, eczéma, rots coincés pendant des heures, douleurs abdominales, oesophagite, malaises avec hypotonie,…) alors qu’elle a été jusqu’à ses 6 mois allaitée exclusivement. Après deux hospitalisations suite à des malaises et au cours desquelles on m’a rit au nez quand j’ai demandé si ma fille pouvait être intolérante à un aliment qui passerait dans mon lait, le pédiatre a accepté, voyant que je n’en démordais pas, à lui faire faire une prise de sang pour recherche d’allergie. Résultat : ma fille est allergique à l’oeuf et aux protéines de lait (résultats confirmés par prick et patch tests). Suite à ses résultats, on m’a envoyé vers le CHU de Brabois où ma fille est suivie (service du Dr. Kanny). Malheureusement, la solution qui m’a été proposée est l’arrêt de l’allaitement maternel (ce que j’ai refusé). Je m’obstine à penser que l’allaitement maternel reste le meilleur pour ma fille et bien sûr je suis un régime d’exclusion total de tout aliment pouvant contenir de l’oeuf et des PLV. Seulement voilà, après une période de mieux pendant laquelle ma fille pleurait beaucoup moins, avait moins de douleurs abdominales, plus de sang dans les selles, elle a de nouveau un accroissement de reflux avec beaucoup de douleurs. Elle se réveille toutes les 2 heures la nuit en pleurant et je ne peux la consoler qu’en lui donnant une tétée (le lait doit soulager les brûlures occasionnées par les remontées acides dans l’oesophage). Nous avons commencé très lentement une diversification avec introduction de quelques fruits (pomme, poire, pêche et fraise depuis hier), légumes (carotte, courgette, asperge, pomme de terre), céréales sans gluten (millet, mais) et huile de colza pressée à froid pour essayer de contrer les poussées d’eczéma.
    Je suis persuadée qu’elle est intolérante à d’autres aliments que je consomme mais je n’arrive pas à mettre le doigt sur les coupables. Je ne sais plus vers qui me tourner. Les pédiatres s’en foutent et me prennent pour une folle, les allergologues me demandent d’arrêter l’allaitement maternel et refusent de faire d’autres tests (cela doit être trop couteux!! Il est maintenant bien connu que la santé est une question de pognon!). Je suis révoltée et désemparée. Pouvez-vous s’il-vous plaît m’orienter vers une personne à Nancy ou environ qui pourrait me prendre au sérieux et prescrire les tests de dépistage pour que nous puissions avoir des pistes concernant les aliments coupables? Je vous en serais vraiment reconnaissante. Merci beaucoup et encore bravo pour votre article!

    • Flo Makanai says

      Bonjour Lamoise,

      Pauvre puce, pour votre fille. Et pauvre vous, qui êtes en souffrance de la voir ainsi…
      Mais je suis certaine que vous allez trouver des solutions!

      Je trouve invraisemblable que l’on vous ait proposé d’arrêter l’allaitement, c’est scandaleux, en tant que tel et avec tout ce que cela peut sous-entendre!

      Je ne connais personne à Nancy, à titre personnel, mais je vais vous envoyer un contact par mail qui pourrait vous aider.

      Courage!

  45. keylimepie says

    Bonjour a tous!
    Je suis tombée par hasard sur ce blog en tapant intolérance alimentaires et le hasard a bien fait les choses:-) il est sera d ailleurs ajouté dans mes favoris.

    Les intolérance alimentaires concernent ma famille depuis très peu de temps. Je souffre d’une hypothyroidie d’hashimoto ayant peu d’incidence sur mon poids mais qui a provoqué un état de fatigue chronique et des problèmes digestifs a répétition. A un point ou je ne savais plus quoi manger…
    Une connaissance avisé m a conseillé de faire un test d’intolérance alimentaires aux Ig
    G. Le verdict est tombe il y 2 mois. Bon rien de bien méchant -blanc d’oeuf farine de blé semoule de blé couscous lait de vache mais pas gluten ni caséine malt- Le fait de supprimer tout ce petit monde a considérablement amélioré les choses.

    Mais j en arrive au problème qui me préoccupe vraiment…ma fille de 16 ans. Elle a toujours plus ou moins occasionnellement souffert de maux de ventre -lies au stress pour le corps médical- .Notre généraliste a diagnostique un syndrome du colon irritable mais sans vraiment chercher plus loin jusqu’à il y a 4 mois environ. Vu que les maux de ventre étaient quasi quotidiens ,particulièrement pendant les repas,avec en prime une perte de poids ,elle nous a dirigé vers un spécialiste en maladies digestives. Elle a eu droit a toutes les analyses nécessaires dont une recherche d auto anticorps IgA et coproculture. Le médecin n à pas juge au vu des résultats de poursuivre avec des examens plus approfondis. Nous sommes repartis donc avec une ordonnance de polykaraya et des conseils sur la gestion du stress et la relaxation. Soit…
    Entre temps, j ai fait mon test au IgG et nous avons décide avec mon mari de le faire faire a notre fille…et la surprise de taille. Gluten, caséine,blanc d’oeuf,soja,mais,bref la totale!
    Nous avons eu ces résultats le 12 juin et depuis on s adapte et on attend quelques semaines pour constater les effets positifs. Il n empêche que depuis sa consultation avec le spécialiste en avril elle a encore perdu du poids-Elle est passe de 64kg -en novembre- pour 1m75 à 55kg -la douleur est toujours la -même si elle me dit: « ne t inquetes pas maman, je m’y suis habituée ,je vis avec. » et la fatigue s’est installée.
    Elle qui était sportive n a plus l énergie de faire quoi que se soit. Elle ne présente pas de troubles du comportement alimentaire.
    On a rendez vous lundi chez une nutritionniste spécialisée en micronutrition .Nous allons bien sur y aller avec tous les resultats d analyse. J espère trouver enfin quelque un qui va prendre tout cela au sérieux ! Je desespére de la voir se déliter de semaine en semaine. La perte de poids m inquete beaucoup.
    Désolé j ai été longue mais les témoignages sur ce blog m’ont donne envie d en parler…enfin!

    Les intolérances ne sont que une pièce du puzzle mais au moins on a déjà mis le doigt sur quelque chose d essentiel et c est la ou je vous rejoins dans vos réactions sur la mise en cause de ces analyses.
    Je vous tiendrais au courant de l évolution des choses.
    Merci pour ce blog….continuez:-)

    • Flo Makanai says

      Merci pour ce témoignage, je suis toujours contente quand ce blog permet à un(e) autre de se sentir moins isolé(e) et plus légitime dans sa démarche « autrement ».

      Oui les intolérances ne sont jamais qu’une pièce d’un puzzle complexe, mais une pièce maîtresse, sans laquelle j’ai le sentiment, après presque 3 ans de vie « autrement » , qu’il n’est pas vraiment possible d’aller durablement mieux…

      Et je reste stupéfaite que pour tant d’entre nous, moi la première il y a 3 ans, l’éviction du gluten, des oeufs et des produits laitiers soulève la question « mais que va-t-on pouvoir manger? » alors qu’il y a TELLEMENT d’autres aliments! Cela signe un véritable problème alimentaire occidental, à mon sens.

      Courage, keylimepie, en tout cas, vous allez trouver des réponses à la souffrance de votre fille, elle va doucement aller mieux et réapprendre à ne pas vivre avec ses douleurs, qui ne sont pas acceptables et pas normales. J’en suis persuadée.

  46. trinity says

    bonjour,
    je me renseigne sur les allergies alimentaire depuis peu mais je voudrais savoir vers quel labo je peux me tourner pour faire des tests valables et complets car je sens que je fais des intolérances et je veux améliorer tout ça, mon problème c’est que je ne connais pas de médecin, je n’ai pas de contact dans cette catégorie.
    Si vous pouviez m’aider à me diriger.
    Merci pour votre attention

    • Flo Makanai says

      Bonsoir Trinity,

      Je connais 3 labos, dont je vous laisse trouver les coordonnées sur internet :

      Celui du Dr Nicolas Zamaria, Paris 16e : c’est là que nous avons fait faire nos analyses;
      Celui du Dr Michel COHEN, Paris 16e : je connais ce Dr, l’ai rencontré 2 fois déjà, il est passionné par ce qu’il fait et d’un très bon contact
      Celui du Dr Barbier, à Metz : je ne le connais pas mais plusieurs lecteurs ont fait faire leurs analyses là-bas et en ont été très satisfaits.

      Il existe évidemment d’autres labos, mais je ne les connais pas.
      Ceux que j’ai cités acceptent d’envoyer un kit de prélèvement en France.
      Bon courage.

  47. Arnaud Gillet says

    Bonjour Flo,

    Je n’ai jamais acheté Que choisir moi non plus, je ne sais pas ce qu’ils font…mais j’ai lu qu’ils étaient a l’origine, cette association, dans les années 70, de l’interdiction de l’huile de colza. A l’époque, une mauvaise expérience avait montrée qu’en donnant des surdoses de cette huile a des animaux qui n’en auraient jamais consommée autant, ils étaient malades ensuite. Et après? La France a consommé massivement de l’huile de tournesol…la bouteille jaune, la, de Monsieur Lesieur.

    Je viens de découvrir aussi que les meilleurs plats pour faire la cuisine sont en Terre cuite. Un petit plat tout noir qui m’a tout de suite fait penser a Florence.

    Merci pour tous.

  48. Élise says

    Bonjour,
    Peut être que mon « expérience » pourra éclairer certains car j’ai, moi aussi, des intolérances alimentaires. J’ai souffert pendant 2 ans environ de très fortes crises de maux de ventre, suivies de coliques, qui me laissaient totalement épuisées, une fois celles-ci calmées.
    Après une multitude de médecins consultés et d’examens, qui s’avéraient normaux, impossible de trouver ce qui me provoquait ces crises. La seule maladie énoncée était la « colopathie fonctionnelle », ou en d’autres termes « vous souffrez de quelque chose mais on ne trouve pas quoi »!
    Mon généraliste, très compréhensif et compétent, je le précise car il ne m’a jamais regardé comme une hypocondriaque ou comme si c’était dans ma tête, a eu vent des tests Foodscan et après s’être renseigné sur les méthodes du test, me l’a proposé.
    Après tout ce que l’on a essayé, je n’avais rien a perdre, sauf 400€, si le 1er test était positif.
    Et il l’a été, donc 2ème test et …. Surprise!
    Je suis positive aux aliments que je consomme quasiment quotidiennement : petit pois, haricot vert, tous les légumes de la famille des choux, épinards, pomme de terre, noix de cajou, oignon, cumin, coriandre et la levure sous toute ses formes!
    Je n’ai pas douté de ses résultats car j’avais remarqué depuis peu des réactions sur la pomme de terre et les noix de cajou ( dont je me gavais étant gamine, sans aucuns soucis alors!).
    Le test était il y a 2 ans et ma vie a changé du tout au tout! Depuis que je fais attention à ce que je mange, je n’ai quasiment plus de crises, sauf lorsque je fais des écarts.
    De temps en temps, je re-mange des aliments « réactifs » afin de voir s’ils sont toujours nocifs pour mon ventre, car d’après mon médecin, ces intolérances peuvent disparaître aussi « vite » qu’elles sont apparues.
    En espérant que mon témoignage puisse aider car je sais que certains médecins sont sceptiques sur ces intolérances. Moi, en tout cas, pour certains c’est peut être dans ma tête, mais ma vie a changé et je ne souffre plus, sauf si je craque pour un bon gratin dauphinois ou des brocolis vapeur! ;-)
    Merci pour votre attention.

  49. Mel says

    Bonjour Flo,
    je suis tombée sur ton site en faisant des recherches sur les intolérances alimentaires. Depuis plusieurs année je suis constemment fatiguée à avoir du mal a rester éveillé au travail , je prends du poids sans raison, je tombe malade très facilement et depuis un an mes problemes digestifs (ballements, crampes terribles, constipation suivi de diarrhée, etc …) sont mis sur le dos d’une pseudo colopathie fonctionnelle. On m’a donc donné plein de médicaments pour soigner cette colopathie. Cela n’a pas fonctionné, on m’a changé les médicaments et on m’en a donné vraiment vraiment beaucoup, qui ne fonctionnaient toujours pas … J’en ai eu marre de prendre des médicaments, de bourrer mon corps de ces trucs chimiques. C’est à ce moment là que j’ai commencé les recherches de mon côté, je suis tombée sur des forums où des personnes disaient avoir été soignés pour des colopathie alors qu’il ne souffait pas du tout de cela et qu’ils avaient par la suite trouver leurs intolérances, et c’est comme ça que je suis tombée sur ton site. J’ai pris l’adresse du Dr Zamaria que tu as mis sur un de tes posts, je lui ai envoyé mon sang et j’ai reçu les résultats il y a 15 jours…. Horreur, 36 aliments a arrêter !! Le seuil le plus élevé que mon sang atteint c’est 135 pour la caséine, j’ai donc de suite arrêter les produits laitiers et ça va déjà beaucoup mieux ! en 15 jours ! Il n’y a aucun allergoloque là où j’habite, qui s’y connaît en intolérances, personne qui peut m’expliquer la démarche d’éviction puis de ré-introduction si ré-introduction il doit y avoir ? Je me tourne vers toi pour avoir quelques informations : je ne sais pas du tout comment m’y prendre avec ces intolérances : dois-je arrêter tous les aliments des cases « à éviter » et « à limiter » , ou est-ce que je dois consommer à une certaine fréquences certaints aliments de la colonne « à limiter » ? Les pommes de terre sont par exemple dans la colonne à limiter mais lorsque j’en mange mon ventre réagit très rapidement et n’apprécie pas trop que j’en consomme … Est-ce que je pourrais réintroduire les aliments et à partir de quand ? je sais à quels aliments je suis intolérante, mais je ne sais pas du tout quoi faire, car je ne veux pas arrêter de consommer à vie tous ces alimentssi ce n’est pas ce que l’on est sensé faire après une recherche igg … est-ce seulement passager ? ou certains peuvent-ne jamais être réintroduits (caséine à 135 igg) ? il y a t-il un livre qui me permettrait de savoir comment m’y prendre ? car j’habite dans une région où il n’y a aucun allergoloque qui s’y connaisse assez en intolérance pour m’aider, ils en savent moins que moi …
    Je te remercie par avance de bien vouloir m’éclairer un peu !
    En tout cas ça fait du bien de lire d’autres personnes qui croient aux intolérances et leurs mauvais effets sur notre santé ! En 15 jours je me sens bien mieux !!!
    Cordialement

  50. Mel says

    Je te remercie,

    je suis impatiente de te lire ;)

    bonne journée !



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