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{ Hypersensibilité ou intolérance alimentaire } J’apprends que je suis intolérant-e alimentaire, que faire ??

Avertissement : je ne suis pas une professionnelle de santé. Ce que je publie sur ce blog n’exprime que mon opinion et n’a ni la prétention ni la vocation de se substituer à l’avis d’un professionnel de santé éclairé.

Vous venez d’apprendre que vous êtes intolérant à 1, 2, 10, 25 aliments et vous êtes perdu(e) ?

Vous ne comprenez pas tout des résultats qui vous ont été communiqués ?

Vous vous tenez « simplement » informé(e) et vous êtes désormais convaincu(e) que consommer tel ou tel aliment nuit à votre santé, mais…et ensuite ?

Comment faire pour gérer des intolérances alimentaires sur la durée ?

Toutes ces questions, je me les suis posées. Je me les pose encore régulièrement, je suis loin d’en avoir fait le tour.. En mars 2010, suite à une recherche d’intolérances alimentaires prescrite par son médecin pour notre fille aînée, nous avons appris qu’il nous fallait, du jour au lendemain, supprimer tout lait, le gluten, le soja, l’agar agar, plusieurs fruits, et j’en passe. Quelques mois plus tard, ce sont le riz, les pommes de terre, le cacao et les noisettes, entre autres, qui ont été exclues pour nos deux autres filles.

Il s’en est suivi de nombreux mois où j’ai souvent été partagée entre l’excitation de voir mes enfants aller mieux, tellement visiblement mieux, le tout conforté par toutes les recherches entreprises alors sur ce sujet, et l’abattement d’avoir à toujours scruter les étiquettes, préparer à manger « autrement », informer encore et encore l’entourage, refuser un aliment désiré à mes enfants…

Ces derniers mois, la santé de notre aînée nous a contraints à refaire cette recherche d’intolérances et à prendre acte avec le plus grand sérieux de son intolérance réaffirmée aux laits de brebis, vache ou chèvre en particulier, à tout ce qui contient de la caséine de lait en général (et il y a plein de produits qui contiennent de la caséine, vous seriez étonnée…), au blé, et aux oeufs.

C’est reparti, et pour durer certainement, ne nous faisons pas d’illusion…

Et pourtant, si vous saviez comme une part de moi (de plus en plus battue petite, ceci dit) résiste, lutte, veut faire « comme si de rien n’était », comme si tout ça n’était qu’un mauvais moment, n’était pas scientifique…

Alors je suis de tout cœur avec vous qui me lisez en ayant des dizaines de questions en tête.

Et voici mes réponses à quelques questions récemment posées.

Question :  » J’ai fait faire des analyses de recherche d’IgG. Plusieurs aliments apparaissent comme non tolérés, mais je ne sais pas du tout comment m’y prendre avec ces intolérances : dois-je arrêter tous les aliments des cases « à éviter » et « à limiter », ou est-ce que je dois consommer à une certaine fréquence certains aliments de la colonne « à limiter » « ?

Lors des recherches d’intolérance alimentaire exprimée par un taux d’IgG (v. note 1) telles que faites par le laboratoire du Dr Zamaria (Paris 16e)(v. note 2), les aliments testés (environ 200) sont en effet rangés en 3 catégories  :

1. Les aliments à éviter sont ceux au contact desquels le sang du patient a produit un taux d’anticorps IgG supérieur à 50 UI (v. note 3).

2. Les aliments à limiter sont ceux au contact desquels ce taux exprimé est compris entre 40 et 50 UI.

3. Les aliments ne produisant pas de réaction sont ceux qui génèrent, au contact du sang du patient, moins de 40 UI d’IgG, dose non significative.

Voici une illustration de cette classification :

Les intolérances alimentaires, saisie d'écran

Image d’un extrait des tests faits par notre fille aînée début 2010

=> les aliments à éviter sont à exclure, point. En principe le temps que vous vous sentiez rétabli(e). En pratique, il se peut que, pour certains, ce soit à vie… (v. plus loin).
=> les aliments à taux limité peuvent, s’ils vous font envie, être consommés en petite quantité tous les 3-4 jours, pas plus car ils pourraient ne pas être bien tolérés. Mais attention, si vous vous rendez compte que certains aliments dans cette colonne ne vous réussissent pas, n’insistez pas… (v. plus loin)
=> les aliments notés dans la colonne « pas de réaction » peuvent être consommés sans vigilance particulière. Sauf si votre corps vous dit le contraire ! (v. plus loin). Attention toutefois : selon l’expression « la dose fait le poison », c’est-à-dire que si vous mangez toujours la même chose, vous risquez de vous rendre malade …

Question : « Les pommes de terre sont par exemple dans la colonne à limiter mais lorsque j’en mange mon ventre réagit très rapidement et n’apprécie pas trop que j’en consomme … »

J’ai envie de répondre à cette question en trois temps.

1. Cela n’est pas surprenant car les pommes de terre contiennent de la solanine, mal supportée par plusieurs d’entre nous. Elle fait en cela partie de la famille des solanacées, avec les aubergines, les poivrons, les piments et les tomates. On peut aussi trouver cette solanine dans les artichauts ou les gombos, qui ne sont pas de la même famille.  La solanine est un produit chimique susceptible de déclencher des douleurs (articulaires notamment). Or, lorsque nous demandons à un laboratoire d’analyses de faire une recherche d’intolérances, c’est généralement car nous sommes en état d’inflammation chronique, état pour lequel nous n’avons pas trouvé d’explication. Il est donc peu étonnant que les aliments qui encouragent l’inflammation ne soient pas appréciés.

2. il existe de nombreuses raisons pour lesquelles nous n’apprécions pas de consommer un aliment.  Les recherches d’intolérance IgG ne sont qu’une des recherches possibles, ne donnent qu’un éclairage possible (discuté, de plus, v. note 1). Peut-être que le lait ne provoquera pas pour vous un taux d’igG atypique, par exemple, et que pourtant vous êtes malade pour une autre raison dès que vous en buvez un verre. Vous pouvez être plutôt allergique au lait (auquel cas ce sont vos anticorps IgE qui vont se manifester), ou ne pas avoir l’enzyme lactase qui vous permet de le digérer correctement et donc de l’assimiler sans même en avoir conscience, ou toute une série d’autres causes.

3. Un taux atypique d’igG n’exprime qu’une probabilité de pathologie causée, entretenue ou aggravée par un aliment (tout comme un taux atypique d’IgE, lors d’une recherche d’allergies alimentaires, n’exprime qu’une probabilité, du reste, on a tendance à l’oublier). Il est donc possible d’avoir un taux élevé d’IgG et de ne pas se sentir malade quand on consomme l’aliment, comme d’avoir un taux bas et d’être malade quand on consomme l’aliment.

Question : « Est-ce que je pourrais réintroduire les aliments à exclure ? »

En principe, oui.

Mais en pratique, la réintroduction est bien complexe… J’en témoigne pour avoir essayé de réintroduire différents aliments à plusieurs reprises et de différentes manières dans les 3 ans ½ qui viennent de s’écouler. Toutes ces réintroductions, sans exception, se sont soldées plus ou moins rapidement par des échecs…

Pourquoi ?

1. En matière alimentaire, il n’y a pas de réponse unique et universelle qui vaudrait pour tout un chacun. Chacun de nous est particulier, et ce qui vaut pour moi ne vaudra pas forcément pour vous. Il est essentiel d’identifier comment son propre corps réagit, de l’intérieur, à ce qu’il lui est proposé d’ingérer. En d’autres termes, certains aliments ne vous conviendront jamais, intolérance avérée ou pas. A vous de vous écouter, et pas des conseils extérieurs qui ne sont pas informés des sensations, réactions précises qui sont les vôtres face à tel ou tel aliment. Ensuite, à vous d’identifier précisément et de respecter ce que votre corps vous exprime, quoi que qui que ce soit d’autre en pense.

2. Les intolérances ne sont que des symptômes d’une pathologie. Elles sont, principalement, symptômes d’une perméabilité intestinale [le rôle des recherches d'IgG est sans doute principalement de déceler une telle perméabilité, d'ailleurs]. Cette perméabilité signifie que l’intestin, au lieu de filtrer finement ce qui, parmi tout ce qu’il véhicule, nourrit utilement et sainement notre corps (des micromolécules, les nutriments), laisse passer dans le sang des macromolécules. La pénétration « hors frontières » de ces macromolécules n’étant pas normale, le corps se sent agressé et répond par une production d’anticorps (lesquelles sont des petites protéines dont un des rôles majeurs est précisément de défendre le corps de celui qui les abrite et les produit). Bref, il faut réparer l’intestin, et plus largement le système digestif, pendant la période d’exclusion alimentaire. Sans cette réparation, les aliments réintroduits auront les mêmes effets qu’avant leur exclusion…  Aux mêmes causes les mêmes effets ! (v. plus bas)

3. Et puis il est peut-être, sans doute, des aliments qui sont nocifs à l’humain, point à la ligne… Des aliments qu’il convient d’écarter de notre alimentation autant que possible parce que trop d’accusations convergent pour nous inviter à les bannir de nos assiettes. Je pense en particulier aux céréales contenant du gluten (v. note 4)…

Question : « A partir de quand est-ce que je pourrai réintroduire les aliments à exclure ? »

On lit généralement que 8-12 semaines d’éviction suffiraient, puis que l’on pourrait réintroduire doucement les aliments exclus.

Mais je crois aujourd’hui que cette durée n’a aucun sens.

1. Si les causes de l’intolérance ne sont pas traitées, la réintroduction alimentaire produira les mêmes effets qu’avant… C’est donc uniquement à partir du moment où les causes de l’intolérance alimentaire seront traitées que les aliments pourront, doucement, être réintroduits.
[Pourquoi doucement ? Parce que le symptôme « intolérance alimentaire » peut découler de nombreuses causes, et peut-être que toutes n’ont pas été explorées, ou que certaines vous affectent à vie (ex : une maladie coeliaque vous rendra intolérant au gluten à vie). En réintroduisant doucement, un à un, les aliments exclus, vous pourrez « entendre » ce que votre corps a à vous dire de cet aliment, et peut-être faire des analyses complémentaires pour explorer d’autres causes qui font que, alors que la perméabilité intestinale a été restaurée, par exemple, vous vous sentez tout de même mal en point dès que vous mangez tel ou tel aliment. ]

2. Il serait plus prudent de vous demander « pourquoi suis-je intolérant à cet aliment ? », plutôt que « quand est-ce que je vais de nouveau pouvoir en manger ? ».  Les intolérances alimentaires ne sont pas une maladie passagère auquel on doit répondre par un traitement temporaire consistant en l’exclusion de certains aliments. Elles sont le signal que notre corps est tellement agressé qu’il en arrive à percevoir ce qui devrait nous nourrir comme un ennemi à combattre. Le signal qu’au lieu de nous donner des forces, nous nous faisons mal en nous nourrissant. Alors qu’est-ce qui est le plus important : pouvoir manger à nouveau du pain/du fromage/du chocolat ou comprendre comment on a pu en arriver là et surtout POURQUOI ?

Question : « Y-a-t-il un livre qui me permettrait de savoir comment m’y prendre ? Car je ne connais pas de médecin susceptible de m’aider… ».

Le mieux est assurément de trouver tout de même ce médecin qui pourrait vous aider. Cela peut prendre longtemps, il faut être patient et ne pas perdre courage, ce qui n’est pas toujours facile, je peux en témoigner.

Pour nous, notre médecin traitant, généraliste dans notre petit village, est un allié de prix. Il n’est pourtant en rien spécialiste des intolérances, et nous lui avons souvent apporté des documents trouvés au cours de mes propres recherches pour l’informer des pistes que nous envisagions explorer. Mais un vrai dialogue entre nous nous a permis de lui poser les questions qui nous taraudaient le plus, et même lorsqu’il ne sait pas nous répondre, il sait valider ou pas ce que nous lui proposons, prescrire les analyses de sang de contrôle (fer, calcium, glycémie etc.) qui sont nécessaires, et nous aide à avancer sans mettre nos enfants en danger.

Pour ce qui est d’un livre à vous recommander… C’est compliqué, car il en existe plusieurs et en même temps aucun qui ne soit « LE » livre relativement facile d’accès, je trouve.

Pourquoi ? Soit parce qu’ils ont été écrits par des médecins et qu’ils sont d’abord théoriques, parfois vraiment complexes, soit parce qu’ils sont écrits par des non-médecins qui ont des idées assez arrêtées sur ce qui serait LA cause des intolérances, omettant qu’il peut en exister toute une série et que s’arrêter à une seule d’entre elles peut conduire à passer à côté de la guérison pour certains d’entre nous. Moi, ça m’énerve, je rêve de regards aussi ouverts que possible sur toutes ces questions, d’approches à 360°…

Mais je ne connais pas tout de ce qui est paru sur le sujet, et je lis moi-même les ouvrages avec mes biais, donc voici quelques indications bibliographiques qui peuvent vous intéresser : (liste non exhaustive, liens partenaire)

  •  L’alimentation ou la troisième médecine, du Dr Jean Seignalet : un livre incontournable sur ces questions d’intolérance alimentaire, auquel je reviens et je reviens régulièrement, mais qui n’est pas d’accès facile et ne vous apportera quasiment pas de réponses pratiques (j’ai la 5e édition, publiée en 2004). Des affirmations à l’emporte-pièce parfois…
  • Maladies Emergentes : Comment S’en Sortir ?, de Françoise Cambayrac : une approche intéressante, mais centrée sur les hypothèses d’intoxication aux métaux lourds. Il faut donc être concerné par ce problème en particulier.
  • Gloutons de Gluten : topo sur les intolérances alimentaires, notamment, parmi les nombreux ouvrages de Taty. Un style qui peut déplaire, un peu familier, mais tonique, informé, et plein d’humour, l’auteure ne se prend pas au sérieux. Chaque livre de Taty que j’ai est précieux, unique en son genre, et apporte une très grande ouverture. On adhère ou pas, je pense.
  • Gluten Comment le blé moderne nous intoxique de Julien Venesson : le livre se lit aisément, bouscule pas mal. Mais je le trouve un peu simpliste sur certains points (ex: la condamnation sans retenue de l’avoine pour ceux qui doivent éviter le gluten me pose problème, qui ne repose que sur deux articles scientifiques. Je préfère mon approche, plus modérée me semble-t-il. Idem pour la condamnation des tests IgG, faite par un médecin qui est connu pour y être hostile. Quid des autres médecins qui les prescrivent ?).
  • Alimentation sans gluten ni laitages (nouvelle édition) de Marion Kaplan : lire, en 2010, (la précédente édition de) ce livre a été un grand soulagement pour moi car j’y ai lu, pour la première fois, un écho et un apaisement à la culpabilité qui a été la mienne lorsque mes enfants ont été diagnostiqués intolérants alimentaires. Marion Kaplan n’y parle que d’elle-même, pas de ses enfants, mais elle a, indirectement, répondu à beaucoup des questions que je me posais, et dont je n’avais pas toujours conscience. Et puis j’apprécie beaucoup l’approche multidimensionnelle de Marion Kaplan : l’intolérance peut avoir plusieurs causes. Enfin, l’auteur apporte des réponses pratiques. Toutefois, plusieurs passages sont confus, et le tout manque de rigueur scientifique, selon moi (mais l’édition toute récente échappe peut-être à cette critique ?)

De mon côté, je travaille à une édition électronique du livre que j’ai écrit sur le sujet (Les intolérances alimentaires – Cuisiner gourmand autrement), publié en février 2011. A suivre…

Enfin, côté cuisine, LE livre que toute personne devant cuisiner autrement a intérêt à avoir, selon moi, est Cuisinez gourmand sans gluten, sans lait, sans oeufs… de Valérie Cupillard, livre auquel j’ai consacré un billet à sa parution. Et si vous lisez anglais, alors le deuxième incontournable est le Allergen-Free Baker’s Handbook de Cybele Pascal. Les recettes en sont délicieuses, et hyper gourmandes !

Bon courage !

Avertissement : je ne suis pas une professionnelle de santé. Ce que je publie sur ce blog n’exprime que mon opinion et n’a ni la prétention ni la vocation de se substituer à l’avis d’un professionnel de santé éclairé.

(1) : Les recherches d’intolérances alimentaires par IgG sont contestées. Elles sont, de mon point de vue, utiles mais limitées, et loin d’être incontournables ou panacées. J’ai écrit à ce sujet dans mon livre, paru en février 2011. C’est un vaste sujet…

(2) : Ce n’est pas toujours le cas, certaines analyses expriment les intolérances autrement, en rangeant les aliments testés de 1 –tolérés- à 4 –à exclure-, par exemple. Mais je ne traite ici que de ce que je connais bien.

(3) : Les taux (>50, 40-50 et <40) sont exprimés en UI, ou Unités Internationales.

(4) : Ma position concernant les céréales à gluten n’est pas encore complètement arrêtée. Et je ne suis pas sûre de parvenir à l’arrêter. Mais en même temps, je ne peux pas me voiler la face : plus ça va, plus je me radicalise à leur sujet, et plus je pense, comme tant d’autres, que ce sont des poisons pour la grande majorité d’entre nous… (v. par exemple ce très bon article de mon amie Caroline, qui m’a un peu poussée dans mes retranchements).

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Posted in Intolérances alimentaires : comment gérer, Intolérances alimentaires : ressources.


24 Responses

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  1. Caroline says

    Flo, très rapidement, en matière de perméabilité intestinale, le psyllium est d’une grande aide. Il pompe les toxines qui abîment l’intestin. Il permet un nettoyage indispensable avant de tenter la cicatrisation des lésions, car oui il y a lésions. En gros, l’intestin perméable, c’est comme un vieux grenier que tu veux transformer en jolie chambre : avant de repeindre les murs en couleurs gaies, il faut y faire le ménage et le vider de ce qui l’encombre. Le psyllium c’est le mega coup de balai : tous les jours sur des mois. Ensuite, on répare et on repeint : l’aloe Vera est un puissant cicatrisant de la muqueuse intestinale.
    Merci pour cet article !

    • Flo @ Makanaibio says

      Avertissement : je ne suis pas une professionnelle de santé. Ce que je publie sur ce blog n’exprime que mon opinion et n’a ni la prétention ni la vocation de se substituer à l’avis d’un professionnel de santé éclairé.

      Merci Caroline. Nous suivons pour l’heure les conseils du médecin qui suit Héloïse depuis le 28 octobre, donc je ne vais pas suivre tes pistes de soin, de peur de faire une bêtise, Héloïse étant, tu le sais, épuisée et fragile en ce moment. Mais je vais soumettre à son médecin ce que tu m’apprends sur le psyllium, et cela pourrait être une bonne suite de traitement.
      Par ailleurs, je me suis servie de psyllium pour cuisiner sans gluten, je vais en racheter une boîte, cela ne devrait pas faire de mal.

      • Caroline says

        Bien sûr Flo, j’apportais juste une info supplémentaire, pas une prescription !

  2. Isa says

    Merci pour cet article extrêmement utile. Juste une question : que faut-il prendre pour réparer l’intestin ? Tu avais parlé de glutamine dans un article précédent, mais est-ce que tu pourrais être plus claire pour la cure totale à suivre ?
    Merci encore !

    • Flo @ Makanaibio says

      Avertissement : je ne suis pas une professionnelle de santé. Ce que je publie sur ce blog n’exprime que mon opinion et n’a ni la prétention ni la vocation de se substituer à l’avis d’un professionnel de santé éclairé.

      Isa, la réponse de Caroline qui précède, qui mentionne le psyllium, pourrait t’intéresser.

      Pour ce qui concerne ma fille, l’approche faite par le médecin qui la suit désormais est multi-directionnelle :
      - L glutamine (500 mg le matin au réveil et idem le soir au coucher) pour restaurer la paroi intestinale
      - éviction alimentaire (caséine, gluten, blanc d’oeuf, amandes, la concernant) pour éviter l’inflammation liée à ces aliments qui passent sa barrière intestinale en mauvais état ;
      - compléments de zinc car elle est très carencée, et de magnésium aussi
      - compléments (l’un des deux contient : L-Méthionine, S-Adénosyl L-Méthionine, oxyde de magnésium, vitamine B6 ; l’autre contient : Magnésium, acérola, Dunaliella salina, spiruline, eleuthérocoque, gluconate de zinc, vitamine B3, levure enrichie en sélénium, D-alpha-tocophérol (vitamine E), glycérophosphate de manganèse, vitamine B5, vitamine B2, vitamine B6, vitamine B1, acide folique (vitamine B9), vitamine B8, molybdate de sodium, picolinate de chrome, vitamine B12) qui aident à restaurer son équilibre général et notamment son système nerveux, car elle n’assimile pas ce qu’il lui faut pour que son système nerveux fonctionne comme il faut (ex: elle a un taux d’histamine très élevé, car son corps ne la transforme pas comme il le faudrait) et toutes les fatigues qui sont générées par son état général l’inquiètent et la rendent encore moins capable de répondre au stress, etc, cercle vicieux.
      Le gros hic est qu’elle est en fait en hypervitaminose B6, elle a un taux de 240 dans le sang quand elle devrait être < 110 (et son père, ses soeurs et moi sommes dans le même cas)... Alors lui donner un complément qui comprend du B6 nous pose problème et nous n'avons pas encore résolu la chose... C'est compliqué...
      Pour réparer l'intestin, faire du sport, doucement, est important aussi. Un bon ostéopathe, de la sophrologie, toutes approches qui impactent le stress, la nervosité, en les diminuant, seront efficaces aussi.
      Il faut vraiment prendre le problème par tous les bouts...

      • Isa says

        Oh, merci beaucoup, je n’avais pas vu que tu m’avais répondu ! Sûrement un bug avec ma tablette, car je suis retournée plusieurs fois sur ton blog depuis… C’est très gentil à toi de me donner toutes ces informations.
        En fait, j’ai à la fois des problèmes de perméabilité et, je pense, d’intolérances alimentaires (j’ai fait des tests dont j’attends les résultats) et des problèmes de thyroïde (d’origine auto-immuns). Apparemment, les deux sont souvent liés. (En revanche, je prends déjà de la B12 et du fer, et les résultats montrent que je les assimile.) Est-ce que ça t’embêterait de m’envoyer en message privé les noms précis des compléments, car je me retrouve un peu perdue dans la jungle des compléments et je ne parviens pas à retrouver ceux dont tu parles avec leur descriptif. Ce serait très gentil à toi, merci beaucoup !

        • Flo @ Makanaibio says

          Avertissement : je ne suis pas une professionnelle de santé. Ce que je publie sur ce blog n’exprime que mon opinion, fruit de longues années de recherche, et n’a ni la prétention ni la vocation de se substituer à l’avis d’un professionnel de santé éclairé.
          Bonjour Isa
          Les compléments ont été prescrits par un médecin à ma fille après 1 heure d’entretien poussé et de nombreuses analyses sanguines préalables. Ils ne sont peut-être pas adaptés à tes besoins, et je ne veux pas me substituer à un professionnel de santé et te recommander, même indirectement, de prendre tel ou tel complexe de compléments alimentaires.
          Je te souhaite de trouver rapidement un professionnel de santé qui saura t’apporter toute l’aide nécessaire pour retrouver toute ta santé. Tu peux sans doute demander au laboratoire qui a fait les tests d’intolérances s’il peut te recommander une personne compétente.

  3. Anne-Catherine says

    Chère Flo, merci pour cet article et liens. En ce qui me concerne c’est le livre du Dr. Jean-Pièrre Poinsignon qui m’a ouvert les yeux sur l’importance de la flore intestinale dans laquelle 70 à 75% de notre système immunitaire est développé. Depuis j’essaie d’employer dans ma cuisine bcp plus de produits fermentés style miso, tempeh, ….

    Votre livre en version E-book, quelle bonne idée. Je le relis régulièrement: il est rempli de post-it, de notes en flamand (pour les copines) en anglais (pour la famille).

    En ce qui concerne le sujet ‘médecin respectueux, pratiquant une médecine respectueuse’, j’ai commencé le livre du Dr. Jean-Claude Lapraz – La médecine personnalisée – chez Odile Jacob.

    Bonne semaine à vous.
    Cordialement
    Anne-Catherine

    • Flo @ Makanaibio says

      Merci pour la référence du livre du Dr Lapraz, je ne connaissais pas. Certainement très intéressant.
      A bientôt.

  4. Chris says

    Bonjour,
    Je suis également confrontée à nombreuses intolérances alimentaires que ce soit au niveau de mes enfants ou de moi-même. J’ai trouvé des pistes intéressantes dans les livres de Taty Lauwers « Canaris de la modernité » où elle parle de la cure mes nerfs en paix et « Mon assiette en équilibre » où elle explique la cure retour au calme. Le livre du docteur Campbell-McBride « Le syndrome entéropsychologique GAPS » est également intéressant. Ce sont des pistes qui nous ont permis de sortir de l’éviction et d’avoir une meilleure santé à long terme. J’espère que vous pourrez trouver la voie qui vous convient.
    Christel

    • Flo @ Makanaibio says

      Merci pour ces références, et vos encouragements.
      Les livres de Taty Lauwers sont vraiment excellents. Je ne connais pas le livre du Dr Campbelle McBryde, en revanche.

  5. Juliette says

    Bonjour Flo, merci pour tous ces liens !
    Pour les recettes j’aime personnellement aussi beaucoup les livres de Christine Calvet « 4 saisons sans gluten et sans lait » et « à table sans gluten et sans lait » – même si je ne suis pas interdite de lait en soi, mais plutôt de lait fermenté: yaourt, fromage (mes prescriptions ressemblent fortement à celles du docteur Donatini! Plus Magnesium, glutamine, tyrosine… Je demanderai son avis à ma thérapeuthe pour le psyllium), interdits surtout en première ligne le sucre et le blé. Mais effectivement l’important c’est que au bout de 10 mois, l’intestin étant plus reposé, on se rend mieux compte de ce qu’il faut vraiment éviter et des quantités (pour moi, un peu de blé ou de petit épeautre dans une tarte = OK – mais une petite crème brulée = pas ok du tout! Idem pour les différents fromages…). Et par contre, je digère beaucoup mieux les légumes secs qu’avant !

    • Flo @ Makanaibio says

      Merci Juliette. Les livres de Christine Calvet sont très sympas (l’auteure aussi) en effet. Mais je ne les ai pas, je les ai juste consultés, il faut bien faire un choix !

  6. Marie-Jeanne says

    merci beaucoup pour toutes ces infos et références.
    Marie-Jeanne

  7. very easy kitchen says

    pourquoi y a t’il autant d’intolérances alimentaires chez les enfants aujourd’hui et chez des adultes. je n’ai pas de souvenir d’intolérance de camarades de classe ou que mes parents en parlaient. pour ma part, je ne souffre d’aucune intolérance et je fais partie des gens qui passent entre les gouttes des intolérances alimentaires, et des différentes infections type gastro, tourista… pourquoi ? est-ce dû à ce que je mange ou à ce que j’ai pu manger petite ? ai-je une façon d’assimiler les aliments ou de me limiter inconsciemment dans ce que je mange?

    • Flo @ Makanaibio says

      Difficile question…
      Je crois que plusieurs explications sont envisageables, mais la principale est que nous sommes de plus en plus nombreux à être de plus en plus agressés, donc de plus en plus mobilisés dans nos forces vives pour résister aux agressions, et cela ne nous permet plus de tout gérer…
      Ainsi, les pollutions (sonores, aériennes, alimentaires, et j’en passe) et les agressions émotionnelles (incivilité, stress multiples, contexte de crise économique, etc.) nous épuisent tous les jours, le wi-fi nous éreinte, les aliments dénaturés par l’industrie épuisent nos corps qui n’y voient pas des nourritures, etc., etc.
      Et puis dire avec des mots est parfois bien compliqué, ou inutile pour l’enfant que ses parents, absorbés par leur vie professionnelle dévorante, ne prennent plus vraiment le temps d’écouter… Alors le corps dit à la place, les maux imposent l’attention, manifestent l’urgence d’une écoute…

      Te concernant, tu as peut-être un terrain super solide (gènes, conditions de ton enfance, tant sur le plan émotionnel qu’alimentaire et qualité de l’air, de la vie, etc), et peut-être que tu te limites inconsciemment très bien aussi, que tu sais entendre ce que ton corps te dit, ne pas manger ou manger très peu ce qui te convient moins…

      • Flo @ Makanaibio says

        Et puis peut-être aussi que tu soignes des intolérances alimentaires que tu ignores sans savoir que tu les soignes… ! Par exemple, peut-être que régulièrement tu as besoin de soigner une rhinite, ou une migraine, ou des douleurs articulaires, ou je ne sais quoi, et que tu les soignes sans envisager que derrière, expliquant leur récurrence, i y a peut-être un facteur alimentaire ?
        Mais peut-être pas ! Nous ne sommes pas tous pareils, loin s’en faut.

        • very easy kitchen says

          Merci pour ta réponse. je crois bcp aux facteurs génétiques. j’ai du avoir bcp de chances de ce coté là. J’habite Paris donc je ne suis pas sur une région particulièrement bénéfique mais j’ai été élevée dans les Alpes. Pas de migraine, pas de rhinite les seuls bobos sont les suites d’un accident (entorse cervicale) que j’ai soigné en modifiant mes postures. Pas de médicament autre que des antidouleurs si nécessaire, cures d’extrait de pépins de pamplemousse régulières. Je pense que le fait de limiter la prise de médicaments limite aussi les terrains allergiques

          • Flo @ Makanaibio says

            La génétique a certainement un rôle important, je suis d’accord avec toi.
            Ta jeunesse dans les Alpes a certainement joué sa part dans ta résistance, comparée à celles de mes filles par exemple, élevées en ville d’abord puis en zone semi-rurale mais avec une énorme pollution agricole environnante (Beauce et ses céréaliers, industriels de la terre, à nos portes), et polluées par les stress professionnels de leurs parents qui travaillaient ou travaillent à des kms de la maison donc voiture, fatigue, etc.

            Pour ce qui est de limiter la prise de médicaments pour réduire les risques allergiques, je suis plus mesurée. En effet, je n’ai pas tellement pris de médicaments enfant, mon mari non plus, mes parents non plus, et mes filles ont été soignées par homéopathie dès leur naissance, avec un nombre de prise d’antibiotiques extrêmement réduit (je ne suis même pas certaine que notre fille de 8 ans en ait jamais pris, en fait…), et pourtant nous sommes tous sujets à allergies, variées, et intolérances alimentaires notamment, cutanées aussi, etc.
            On en revient à la génétique, et au terrain, et aux agressions…

            Mais le sujet est vaste, complexe, et la vérité pour X n’est pas celle de Y. Nous sommes tous uniques, à tous points de vue…

  8. Kat says

    Bonjour Flo, est-ce que tu m’autorises à traduire en italien et et à publier sur mon blog ce billet que je trouve très bien fait et très utile ? Merci. Kat

    • Flo @ Makanaibio says

      Bonjour Kat
      Non, je suis désolée mais je n’autorise pas les reproductions de mes billets, même en langue étrangère. Le contenu de Makanai est protégé.
      Je te remercie vivement de m’avoir demandé mon autorisation, ceci dit !
      Tu peux en revanche bien évidemment en publier un résumé avec lien vers ce billet, qui peut être traduit en italien avec le petit logiciel accessible dans la colonne de droite. Ca donne ce texte, plein d’erreurs bien sûr mais qui donne une idée, et tes lecteurs peuvent ensuite te demander plus d’explications.

  9. Kat says

    Merci de ta réponse que je comprends fort bien.

  10. Camille says

    Bonsoir,

    Je viens d’obtenir les résultats de mes intolérances alimentaires et une donnée m’interpelle. Comme j’ai vu un résultat similaire sur les résultats de votre fille, peut-être pourrez-vous m’éclairer. D’après mes résultats, le taux d’intolérance pour la farine de blé est 39, alors que ceux pour la semoule de blé et le couscous sont nuls (catégorie « absent »). Par ailleurs, le taux pour la gliadine est également nul (taux 0). Je pensais que cela signifiait une intolérance au blé (et par conséquent au gluten, mais peut-être est-ce un amalgame de ma part). Or, le laboratoire m’a affirmé que je ne devais pas exclure le blé car il n’y avait point d’intolérance. Comment est-ce possible qu’il y ait une réaction à la farine de blé (même limitée) mais aucune à la semoule de blé ? J’ai vu que pour votre fille, en 2010, le gluten était à exclure, mais pas l’orge ou la semoule. Je pensais qu’ils faisaient partie de la même « famille » d’aliments composés de protéines de blé.

    J’espère ne pas être trop confuse dans ma question et je vous remercie d’avance pour les explications que vous pourriez m’apporter.

    Camille

    • Flo @ Makanaibio says

      Bonjour Camille
      L’intolérance au blé est en fait une intolérance au froment, ou blé tendre.
      L’intolérance à la semoule serait une intolérance au blé dur. Idem pour le couscous, qui est, de plus, précuit à la vapeur et donc différent de la semoule « brute ».
      La gliadine est une des protéines de réserve du blé, la composante principalement problématique de son gluten, celle que les céliaques doivent absolument éviter. Une intolérance à la gliadine signifie intolérance au blé ET à toutes les céréales qui contiennent des protéines proches de la gliadine : orge, épeautres (petit ou grand), seigle, kamut (mais pas l’avoine, contrairement à ce que l’on lit partout…).
      Les céréales, comme toutes les familles d’aliments, sont composées de multiples éléments (lipides, glucides, protéines), pas uniquement de gluten (qui est un composé de protéines), et dans ce gluten, il n’y a pas que la gliadine !
      Bref, il est tout à fait explicable que vous réagissiez à un des aliments testés et pas aux autres (sinon, d’ailleurs, un seul d’entre eux serait testé et le résultat vaudrait pour tous. Le simple fait que plusieurs soient testés signifie qu’à chaque test c’est une réaction à une autre molécule que l’on recherche).
      Je ne sais pas quelle méthode a été utilisée pour vos intolérances. Si le taux d’intolérances est fixé à 50, comme pour les analyses que nous avons fait faire par le laboratoire du Pr Zamaria, alors le résultat de 39 manifeste que vous n’êtes en effet pas intolérante. Juste légèrement réactive, ce qui peut vous conduire à ne pas trop consommer de froment, et à lui privilégier à chaque fois le blé dur, notamment pour vos pâtes, la semoule, et toutes les céréales qui ne sont pas froment. A vous les épeautres, l’orge, le seigle, le kamut, et toutes les céréales ou pseudo-céréales sans gluten, avec modération toutefois bien entendu : vous avez de la chance, profitez-en !
      Bon appétit !



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