15 minutes pour moi

Sois toi-même, ne questionne pas ta valeur

J’ai une envie tenace de fuir ces 15 minutes pour moi ici. Je sens que cette envie rode depuis quelques jours.

J’y résiste : cette fois-ci, je veux aller plus loin que lors des temps précédents où j’ai écouté ma voix et l’ai autorisée à s’exprimer.

Je ne comprends pas pourquoi j’ai cette envie de fuir : me fuir ? vous fuir ? fuir quelque chose, un événement, un souvenir, une mémoire, un avenir, une peur ?

Je ne comprends pas, mais je ressens physiquement l’envie d’aller me cacher (l’estomac contracté, mon corps qui devient un peu tremblant, frémissant, comme si je devenais papillon, mes idées qui se brouillent, des mots négatifs à mon encontre qui arrivent).

Aujourd’hui, comme depuis quelques jours, je résiste : je peux être fière de moi, à l’instant précis où j’écris ces mots. J’ose : je suis fière de moi.

Le premier chapitre du livre de Brené Brown sur la vulnérabilité est intitulé “La rareté : aperçu de la culture du “jamais assez””.

Il débute par ce chapeau :

(…) je dirai que la seule chose que nous ayons en commun est le fait d’en avoir assez de la peur. Nous voulons beaucoup oser. Nous sommes las des conversations centrées autour de “De quoi avons-nous peur ?” et “Sur qui rejeter la faute ?”. Nous voulons tous être courageux.”

Plus loin

“Je vois très bien le message culturel omniprésent qui affirme qu’une vie ordinaire est une vie sans signification.”

Aujourd’hui, je décide de continuer à être courageuse.

Je décide de fermer telle page internet, tel réseau social, tel ouvrage, et/ou de dire “stop” à mon interlocuteur dès que je sens que je deviens papillon frémissant intérieur, dès que mon corps me signifie que j’entre dans la comparaison avec l’autre associée au dénigrement de ce que je fais et surtout de qui je suis.

Aujourd’hui, je choisis de me dire : “Sois toi-même. Fais ce qui te correspond. Vis qui tu es. Ne questionne pas ta valeur. Ne te compare pas.”

Et écrivant cela, je réalise que je n’ai toujours pas dessiné, finalement, mon ikigai

Ca viendra.

A demain.

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2 commentaires

  1. Au fur et à mesure que je lis vos billets, vos mots résonnent dans ma tête, dans mon coeur, dans mon corps. Et de plus en plus. Je continuerai de vous lire. Merci pour ce partage.
    Jeanne.

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