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Quand consommer local l’emporte sur le bio…

 

Il n’y a pas un seul commerçant bio à moins de 20 minutes en voiture de chez moi…

L’un de mes magasins préférés (pas pour son esthétique mais pour son achalandage et ses prix réduits) est même à … 45 minutes de voiture de notre maison…

Alors quand une de mes voisines m’a appris qu’un agriculteur vendait à 5-7 minutes de chez nous des fruits et légumes d’une fraîcheur irréprochable selon des méthodes d’agriculture raisonnée, j’ai foncé lui rendre visite.

 

 

J’en suis repartie enchantée, un lourd panier au bout d’un bras :

4 courgettes rondes
1 belle betterave rôtie
1 bon kilo de petites pommes de terre Charlotte
une dizaine de pommes
5-6 tomates
1 superbe salade verte
1 belle botte de blettes toutes fraîches
Une tranche de plus d’un kilo de potiron
1 grosse tête d’ail
1 céleri-rave, boule + feuilles
1 botte de poireaux tout fins

Le tout pour 18€, ce que je trouve très raisonnable.

 

3 jours plus tard, le potiron a été englouti dans un velouté délicat, les pommes de terre ont été sautées et dévorées par nous tous, la salade croquante, presque juteuse par endroits, vraiment extra, n’est plus qu’un souvenir pour nos papilles, nous avons croqué la moitié des pommes(délicieuses), et plusieurs tomates, à la chair parfumée et fondante, ont déjà été assaisonnées d’un peu de sel, d’un bon vinaigre et d’une bonne huile d’olive.

A midi, le céleri a pour moitié disparu en rémoulade légère et la betterave a ouvert notre déjeuner avec quelques gouttes d’huile de noisette. Ce soir, les poireaux seront cuits à la vapeur (j’en raffole) et dégustés tièdes, et les pommes qui restent ne passeront pas la journée.
Dimanche midi, les courgettes seront sautées pour accompagner un beau poulet fermier rôti, et le soir, les blettes seront fondues avec un peu d’ail avant de rejoindre un fond de pâte à tarte aux flocons d’avoine puis recouvertes d’une béchamel (sans beurre) au lait d’avoine et d’un peu de fromage râpé, pour finir dimanche avec une belle tarte vitaminée.

Rien de bio dans ce panier, mais pas trop de risques quand même car les terres de ce cultivateur jouxtent un plan d’eau étroitement surveillé car abritant plusieurs espèces animales plus ou moins protégées, donc l’utilisation de produits chimiques est strictement réglementée.
Et puis, comme il me fut répondu mercredi « on fait très attention parce qu’on est les premiers à manger notre production, et on prend soin de nous! ». Une bonne politique, assurément.

Alors, dans ces circonstances, vous ne pensez pas que privilégier le local (être locavore pour être branchée) peut primer sur le consommer bio?

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Posted in Le bio en question.


23 Responses

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  1. françoise bouchet says

    Il est bien beau ton panier comme j’aimerai , trouver aussi un producteur a qq minutes de chez moi !!!C’est rare par chez nous.
    Ravie de te lire et bises.

  2. Eliz says

    En effet une belle façon de consommer et d’aider l’agriculture locale!
    Ce panier et ces usages met l’eau à la bouche!

  3. laurence sap says

    c’est sur que c’est un beau programme, moi j’ai la meme chose pas très loin de chez moi mais en bio pour de bon !!

  4. AUDRAN says

    Vite ! vite! donnes moi l’adresse. Pour une fois, c’est moi qui te le demande. Biz. Isa.

  5. Tiuscha says

    Bien d’accord ! Je mixe les deux : producteurs locaux et bio, avec le maraîcher non bio quand même pour les produits que je ne trouve pas facilement…

  6. Jane says

    Tout à fait d’accord avec toi! J’ai mon panier bio mais en ayant beaucoup de producteur locaux bio ou pas, j’achète pas mal chez eux aussi. Comme les 5 kilos de framboises, pas traîtés! Certains légumes demandent plus ou moins de traîtement aussi, comme les choux qui se font attaquer très facilement. Je connais un producteur bio local qui ne veut même pas en faire tellement c’est pénible à faire pousser bio.
    Très joli ton « panier », vous devez vraiment vous régaler!
    Jane

  7. marion says

    dès que c’est possible je consomme local également, tout en vérifiant que le mode de production est un minimum respectueux. Je crois que tu as déniché là une TRES bonne adresse !

  8. du miel et du sel says

    Ils sont magnifiques, ces légumes !
    Le bio, c’est une croyance: on y croit ou on y croit pas. Personnellement je n’y crois pas.

    Privilégier les producteurs locaux est une très bonne chose, je suis la première à le faire, et s’ils font de l’agriculture raisonnée c’est parfait et plein de bon sens ! C’est même une chance d’avoir près de chez soi des producteurs de ce genre. heureusement sur les marchés en province, il y en a.

    Locavore, dis-tu, oui j’ai entendu parler ce cela. Mais là encore, pas d’excès et du bon sens.
    Sinon, par exemple, on ne mange plus jamais d’oranges, de citrons, plus de chocolat,on ne boit plus de café… ni de thé… et si on est au nord de la Loire, on fait une croix sur les abricots… quant à l’ananas ou à la banane, plus la peine d’y penser !

    • Christel says

      Bonsoir,
      Vous dites que le bio est une croyance. Soit, mais de plus en plus de films et d’articles montrent que ce n’est pas que cela.

      • Flo Makanai says

        Bonsoir Christel
        je ne crois pas avoir jamais écrit que le bio était une croyance, car je ne le pense absolument pas.
        Ce que je crois est qu’une agriculture bio est nettement supérieure à toute autre à de multiples points de vue, ne serait-ce que parce qu’elle respecte le vivant, humain ou pas…

        Mais aussi que l’étiquette « bio » sur un produit ne garantit pas toujours : sa qualité (les tomates bio de supermarché en décembre, non merci) ; le respect de l’écologie (les poires argentines bio, non merci) ; son équilibre nutritionnel (les plats préparés estampillés bio mais dont la liste des ingrédients est terrifiante, non merci) et j’en passe.

        Et le propos du billet sous lequel vous intervenez n’est de toute façon pas de mettre en cause le bio mais de reconnaître AUSSI tout l’intérêt de consommer local quand on a des producteurs très respectueux de l’environnement et de leur production juste à côté de chez soi, surtout si on habite loin d’un fournisseur bio…

  9. AC says

    Ton panier est superbe. J’ai moi aussi pendant malheureusement que 6 mois de l’année un marché ouvert que de produits des paysans locaux.
    Fruits,légumes, viande,laitage donc beurre, oeufs et fromage,fleurs et même du pain et des gateaux.
    C’est vraiment sympa surtout que nous ne sommes pas vraiment bio!

  10. garance says

    Je pars ce matin faire mon Marché , mes légumes ce matin d’une Amap (ils produits 60 références ) parfois Bio parfois Non et so What si ses cultures restent « Raisonné »
    mes Oeufs et volailles idem juste à côté ..
    mon pain et farine sont d’une moulin juste a coté .
    pour ma Biocoop j’achéte certains produits (Sucre de canne , algues ect , soyu ect..)
    le Bio n’est pas la Panacée mais nous a mené à une autre façon de consommer c’est ça qui est important…
    bonne semaine a toi
    Garance

  11. Mamzelle Gwen says

    Il donne envie ton panier… Tu as parfaitement raison, le local peut l’emporter sur le bio quand consommer bio nécessite de faire des kilomètres et des kilomètres.

  12. Kerity 29 says

    Les blettes de mon jardin ne sont pas plus belles ! C’est génial d’avoir un tel producteur à côté de chez soi. J’en rêve
    Comment fait-on une béchamel sans beurre ?
    Anne-Laure

  13. Flo says

    Merci d’avoir pris le temps de laisser vos petits mots sur Makanai!

    AL, pour faire une béchamel assez épaisse sans beurre, je fouette 1 volume de farine avec 4 volumes de lait (de vache ou végétal, non sucré) pour délayer la farine puis je mets sur le feu et je fouette sans discontinuer jusqu’à épaississement. Quand la consistance me convient, j’assaisonne. Et voilà!
    Si je veux une béchamel plus liquide, je mets 1 volume de farine pour 6 de lait, par ex.
    Tu essaies et tu me dis si tu aimes?

    Mes blettes ne peuvent plus rougir de savoir qu’elles sont aussi belles que celles de ton jardin car les pauvres ne sont plus de ce monde!! Elles étaient excellentes!

  14. says

    je découvre ton tout joli chez toi : ) Je ne manquerai pas de revenir …

    Le panier que tu as là est vraiment superbe et pour 18 euros, c’est plus que correct ! Il ne manque plus que des oeufs : )
    Personnellement je suis plus « local » que « bio » …

    A bientôt ! Bisous

  15. Jim B says

    Ce qu’il faut retenir c’est le principe , Locavore n’est pas une sectaire , c’est un principe de vie , inutile de se torturer. Inutile de se priver de bananes… Le site des locavores bretons est bien pour ça , il n’est pas extrémistes, juste un outil pour mettre les gens en relation.

  16. Lysisca says

    C’est clair que si lui mange sa production c’est bien. Je viens d’une grande région de maraichers, j’ai appris il y a peu qu’ils ne mangeaient pas leurs propres produits! Je savais que c’était pas terrible mais là ça m’a fait carrément peur! Je n’achète pas leur produits de toute façon car je peux me procurer des légumes autrement, plus sur le principe locavore d’ailleurs, mais entendre qu’ils ne mangeaient pas leur production ça m’a fait froid dans le dos… Je vais tester ta purée à l’ail fumé!

    • Flo Makanai says

      C’est en effet un sacré indice quand le maraîcher (ou l’éleveur, car je sais que cela est vrai aussi) lui-même ne mange pas sa production!!

  17. mariani says

    Ouf, le bon sens reprend le dessus. Difficile bien sûr dans les grandes villes de s’approvisionner « local » bien que c’est une belle prom du dimanche de partir à la recherche des derniers maraîchers, il y en a partout.
    Tout s’achète ainsi « en province » !!! : volailles, oeufs, fromages, fleurs, graines … Retournons là encore aux habitudes normales, sensées, raisonnables … cela n’a rien de révolutionnaire. Nous l’avions déjà pratiqué dans les années 1970 !!!! et nos parents bien obligés -pas de superettes etc- jusque dans les années 60
    Et voilà le serpent se mord la queue !!!
    Au revoir

  18. mariani says

    J’oubliais :
    j’ai cessé de focaliser sur « bio » le jour où j’ai vu vendre des « châtaignes bio »
    Il faut l’imaginer, le paysan ardéchois ou corse traitant les immenses châtaigneraies à flanc de montagne !!!! Je dis cela parce que je connais bien le contexte
    A +

    • Flo Makanai says

      Idem pour le bio des kiwis qui n’ont pas besoin de traitement en raison de leur « pelage », par exemple!
      Ces remarques, Mariani, sont en effet juste du bon sens, mais je ne suis (malheureusement) pas la seule à avoir eu besoin d’apprendre à retrouver, peu à peu et en tâtonnant, ce bon sens-là… J’essaie de ne pas le faire perdre de vue à mes enfants, qui voient comment nous consommons, où nous nous approvisionnons etc. Mais je vois et j’entends beaucoup de ce que leurs amis leur disent régulièrement sur notre alimentation, et la vérité est que notre alimentation familiale n’est pas du tout la règle, et même très très loin de cela…
      Alors oui, le bon sens reprend un peu de poil de la bête mais de façon tristement minoritaire…
      Et ce n’est pas une question de province ou de Paris. J’habite en province, finalement (70 kms de Paris), mais je peux vous dire que dans toutes nos connaissances, très très peu fréquentent autre chose que les supermarchés…

  19. Christel says

    Bonsoir,
    Dans le Biocontact de ce mois-ci, il y a un dossier très intéressant sur biologique ou pas. Il y a des chercheurs américains qui ont fait un test. Ils ont acheté des légumes dans un supermarché dont ils recherchaient les substances minérales. Ensuite les mêmes dans un magasin d’alimentation naturelle les légumes bio.

    L’équipe s’attendait à ce que les produits bio soient légèrement supérieurs en comparaison, mais les résultats se sont avérés étonnants.

    Ils ont par exemple noté une énorme différence dans la quantité de fer des tomates et des épinards bio par rapport à celle des variétés non bio.

    Il y a aussi un tableau comparatif d’haricots verts, chou , salade, tomates et épinard entre le bio et le non bio.

    En ce moment on parle beaucoup du local mais comment sont cultivés ceux qui sont non bio. Après si c’est pour acheter du bio qui a parcouru des kms et des kms. Cela n’a pas non plus de sens ou faire de longs trajets en voiture pour s’approvisionner.



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