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Plus de 25 000 personnes meurent chaque jour de sous-alimentation…

Je lis un article intitulé la barre du milliard de victimes de la faim est franchie, sous la plume de Laetitia Clavreul dans l’édition en ligne du journal Le Monde (cliquer sur le titre de l’article pour le lire), avec ce lien vers le site du PAM (Programme alimentaire mondial). Cliquer ici pour une carte mondiale.

Dont ceci en encadré sur le côté de cet article :

Définition. La sous-alimentation décrit un état de manque important de nourriture, caractérisé par un apport alimentaire insuffisant pour combler les dépenses énergétiques journalières d’un individu qui entraîne des carences nutritionnelles. Prolongée, elle entraîne des dommages irréversibles et, au final, la mort.

Selon la FAO, plus de 25 000 personnes meurent chaque jour de sous-alimentation.

Le terme se distingue de celui de malnutrition, qui comporte une dimension qualitative, désignant un état pathologique causé par la déficience ou l’excès d’un ou plusieurs nutriments.

Prévalence. La proportion de la population en situation de sous-alimentation diffère d’un pays à l’autre. Entre 2003 et 2005, elle était, par exemple, de 63 % au Burundi, 21 % en Arménie et en Inde, 9 % au Ghana et en Chine, et de moins de 5 % en France. »

(20/06/09: je modifie ma conclusion):

Je me dis, une fois encore, que mon questionnement sur le bio, l’écologie, la santé, la diversité alimentaire etc.  sont vraiment des questions essentielles mais …de nantie… Et qu’il est capital d’y penser à l’échelle mondiale, pas juste en termes de « tiens, qu’est-ce qu’on va manger ce soir? » Et j’ai l’impression de ne pas avoir les clés pour construire mes réponses sûres à ces questions, c’est d’un compliqué qui me dépasse…

Et vous, comment faites-vous pour construire vos réponses, où trouvez-vous vos informations, comment faites-vous le tri entre toutes les informations contradictoires auxquelles on a accès? Avez-vous rejoint des organisations, des associations, des groupes? Locaux, nationaux, internationaux? Ca m’intéresse vraiment, je voudrais aller plus loin, en faire plus pour les autres, mais j’ai peur de me tromper de choix et de contribuer au pire.

Ne dit-on pas en effet que l’enfer est pavé de bonnes intentions?…

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Posted in Perso.


11 Responses

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  1. Jane says

    Chaque chose qu’on met en place dans notre quotidien qui est un geste « écolo » est un petit pas vers un changement. On a le droit de se demander « qu’est-ce qu’on pourrait manger ce soir » et avoir un choix à faire. Mais on a le devoir de trouver une réponse réfléchie.

  2. Marie-Claire says

    Oui comment faire le tri entre les informations ? Entant que journaliste professionnelle je peux donner un indice. Règle numéro un : ne pas tout prendre pour argent comptant, faire des recoupements et être méfiant. Lorsqu’une information sort, la première chose à se demander, c’est : pourquoi cette information sort à ce moment là ? A qui cela profite-il ? En général, se poser ces questions ouvre des horizons.

    Je pense surtout qu’il ne faut pas se laisser culpabiliser. Bien sûr les préoccupations du bio paraissent dérisoire face à des milliards d’humains qui cherchent seulement à trouver quelque chose à manger.
    Éradiquer la pauvreté : ce n’est certainement pas en régressant nous mêmes qu’on arrivera à aider les autres.

    Ceci dit, nous qui avons le choix entre plein d’aliments variés, nous avons aussi le devoir de ne pas gaspiller. Mais ça c’est une autre affaire.

  3. Elodie says

    Je pense que manger bio et être exigeant sur la qualité des produits que l’on achète est essentiel car la production s’adapte toujours à la consommation, c’est çà ou mourrir ! Chaque geste est important pour aller dans le bon sens, tout doit être réfléchi … Depuis un certain temps je suis très inspirée par MONSIEUR PIERRE RABHI . Je conseille à tout le monde de lire son livre « La part du colibri » qui aide à comprendre pourquoi continuer dans cette direction . Pour le salut de l’humanité toute entière …

  4. Elodie says

    Les solutions de Pierre Rabhi englobent l’humanité toute entière et pas seulement les petits privilègiés que nous sommes .

  5. Spontex says

    Exactement. Les solutions sont à chercher du côté de l’agroécologie, comme l’indique Elodie : http://fr.wikipedia.org/wiki/Agro%C3%A9cologie
    Pour aller plus loin : http://www.bastamag.net/spip.php?article603&id_mot=22

    Et une autre preuve que la problématique bio concerne toute la planète (en plus du débat sur l’article précédent) : http://www.manicore.com/documentation/manger_bio.html

  6. nick says

    La famine d’un côté signifie la sur-nutrition de l’autre côté. Quand c’est une »surnutrition » cela veut dire aussi une « malnutrition ». Tout vient d’un systeme qui domine le monde actuellement. C’est le même problème vu de recto et de verso. Beaucoup sont la victime de ne-pas-en-avoir ou d’être-gavé-avec-n’importe quoi.
    Je me méfie du militantisme, de l’institution. Au bout, ils finissent par ignorer l’individu au profit du slogan en groupe. Je pense que, même la meilleur intention s’altère malheureusement le sens quand elle rejoigne au mouvement en groupe. Le monde est tellement « politisé » maintenant ne pas faire le politique est le vrai politique.
    Rester dans une petite échelle, dans une petite communauté d’ami, chacun s’occupe de ses entourages en difficulté sans le grand bruit d’aller aider les gens d’un autre bout du monde, ce sont les choses plus rationnelles et efficace.
    Je pense que si Makanai peut contribuer et partager quelques choses de bien autour d’elle pour améliorer le monde (par exemple ton site web et ses visiteurs), il y aura d’autre Makanai ailleur qui fera pareil, ainsi de suite, logiquement ça doit aller pour tout le monde… Espérons!

  7. Tiuscha says

    Je suis assez d’accord avec ces questionnements, les reportages d’Arte que j’avais annoncés, mettaient bien en lumière certains paradoxe comme par exemple défricher des terres cultivables pour planter des végétaux pour la production d’éco-carburants, faisant dans le même temps courir le risque de pénurie de nourriture pour les populations locales qui ne pouvaient plus cultiver pour leur propre subsistance… Mais je n’ai pas de clé pour trouver des solutions, je suis assez d’accord avec Nick, il faut en priorité aider localement (et comme dit Marie claire, éviter le gaspillage). Se nourrir localement, participer à une économie locale, soutenir les producteur au niveau local, c’ets ça aussi le développement durable, et si possible, en plus (pour moi c’est capital), préserver le biodiversité du vivant en aidant les productions locales, à l’ancienne… Chacun fait à sa mesure, je le fais en consommant juste, sain (pour nous et pour l’environnement), le plus éthique possible…

  8. marie says

    l’accès à l’eau, à la propreté sont aussi des priorités en plus de la sous-nutrition de quantités de population. Alors je me sens parfois coupable de vivre dans un pays riche et j’essaie de faire au mieux avec mes moyens pour éviter de gaspiller, ne pas acheter trop de produits manufacturés, ne pas gaspiller l’eau, essayez de partager car chez nous aussi des personnes n’ont rien à manger. il y a tant de combats à mener. Je donne tous les mois de l’argent à Medecins du monde et autant que possible j’essaie de respecter une certaine éthique de vie.

  9. Flo Makanai says

    Merci à vous pour vos pistes, vos idées, les liens, votre espoir! Chacun fait à sa mesure, comme dit bien Tiuscha, et peu à peu on tricotera peut-être un grand truc chouette comme tout qui nous dépassera!

  10. marie says

    Bonjour, merci pour cet article très intéressant. J’ai justement trouvé une excellente analyse qui aborde la question de l’accès à l’alimentation et des nouveaux comportements en la matière : qu’en pensez-vous ?

    http://www.delitsdopinion.com/1analyses/les-francais-et-lalimentation-la-fin-de-lexception-culturelle-1242/



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