pain-sesame-dans-sa-cocotte

De nouveau, la vie file à toute allure, et je peine à rester à flo(ts). Le sommeil se fait insuffisant, le stress un peu trop prenant, les obligations semblent ne pas cesser de s’accumuler dans tous les domaines, pfff, pas simple la vie avec boulot très prenant et 3 enfants, et j’en passe, mais on est tous logés à la même enseigne, n’est-ce pas?

Je continue tout de même à faire une cuisine équilibrée, fraîche, variée, dans la mesure du possible, et très largement végétarienne, parce que si je laisse tomber de ce côté-là, si nous (les “Makanai”) mangeons moins de légumes, plus de viande, trop vite, sans suffisamment de saveurs et de plaisirs, nous ne sommes pas bien, les uns et les autres, plus fatigués, plus grognons, moins patients, moins bien dans nos corps et du coup dans nos têtes et sensiblement plus à la merci des petits maux auxquels nous exposent l’école, les lieux publics, la vie en fait. L’alimentation a sans ambiguïté un impact sur notre bien-être!

Et toutes nos journées débutent, immanquablement, par du pain au levain maison! Y’a pas mieux pour démarrer une journée, avec des confitures (maison, au sucre blond de canne de préférence) ou du miel, vous ne trouvez pas? (on a supprimé le beurre depuis plusieurs mois, et c’est génial, le petit-déjeuner est vraiment plus digeste, si, si!).

pain-sesame-hors-sa-cocotte1Mais parfois, la pâte à pain (formule 1.2.3, toujours!) est faite le soir, vers 19h, puis laissée à lever 2heures environ, mise dans une grande boite et placée au frigo jusqu’à ce que je sois disponible.

Quand je vois que j’ai peu de temps devant moi, mais pas beaucoup, je sors la pâte, j’attends 1h, je la verse sur le plan de travail, je la coupe en petites boules, que j’étale pour faire des galettes/pitas/nans, et je les cuis sur la billig, comme ces pitas-là. C’est rapide, on aime, parfait pour accompagner une soupe faite à l’avance, et hop le diner est prêt. Et comme les galettes se conservent très très bien dans un torchon bien fermé, et ce pendant plusieurs jours, petit-déjeuner assuré par la même occasion!

Si j’ai un peu plus de temps, je peux sortir la pâte de la même façon, façonner des boulettes une heure après, et une fois ces petites boules de pâte étalées, je les garnis (concentré de tomates et cantal râpé, par exemple; ou un reste de purée de courgettes pas trop humide et roquefort etc.), je roule chacune d’elle sur elle-même comme si je faisais des minis gâteaux roulés, puis je forme avec chaque rouleau un petit colimaçon, que j’étale doucement sur le plan de travail un peu fariné : on obtient ainsi des sortes de galettes fourrées, toutes mignonnes, et très parfumées. Je cuis sur la billig (ou dans une poêle sur feu moyen) et on se régale, ça change. C’est bon froid aussi, le lendemain, le fromage aura coulé un peu hors des colimaçons, aura formé des petits croustillants bien goûteux, sympa à emporter au boulot.

Et puis si vraiment j’ai beaucoup de temps (au moins 4h devant moi), je laisse ma pâte 2h tranquille au sortir du frigo, puis je la verse sur le plan de travail, je la plie, façonne une boule, que je pose dans une cocotte de verre huilée et farinée, je mets le couvercle, je laisse encore 1h au repos, sous un torchon propre, (sinon, je trouve que le centre du pain cuit mal, la pâte étant trop froide) puis j’enfourne 1h à 240°C (four non préchauffé).

C’est ce que j’ai fait pour le pain qui figure sur les photos de ce billet: il s’agit d’un pain 1.2.3, avec plusieurs farines (fonds de tiroir!) et deux belles poignées de graines de sésame complet. La pâte avait été faite 2 jours plus tôt, peut-être même 3, j’ai cuit le pain un soir de semaine, et dès le lendemain matin, nous avons pu mordre à pleines dents dans des tartines goûteuses, savoureuses, mie un peu serrée mais tout de même aérée, croûte toute fine.

Oui, il n’y a pas à dire : même en période surchargée, prendre le temps de faire le pain familial est pour moi un vrai et profond plaisir, apaisant, réconfortant., pas une contrainte. Ne serait-ce parce qu’ainsi, chaque matin, la journée commence par du bon, tandis qu’au coucher après une journée ratée, on peut déjà se réconforter à la pensée du merveilleux petit-déjeuner qui nous attend quelques heures plus tard!

Et puis la “magie” du levain sans cesse renouvelée, ces bulles qui se forment, ces pâtons qui gonflent sans ajout de levure de boulanger, je ne m’en lasse pas!

Sur ce, je vous laisse, je vais aller préparer … une pâte à pain!

PS: J’ai essayé de faire la pâte, la laisser reposer, puis de façonner le pain, de le déposer dans une cocotte avant de le placer au frigo, puis de cuire le lendemain le pain, mais je n’aime pas, la pâte cuit mal, la mie est trop dense, on n’aime pas).

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