Voici le planning de repas hebdomadaire annoncé :

menus-semaine-juin-2010-mok

(vous pouvez le voir en plus grand en cliquant dessus, voire le télécharger en format .pdf).

Pour l’accompagner, quelques précisions sur son contenu:

1. Il est formulé en termes assez généraux

Pas de “lasagnes au poulet et aux courgettes” pour le lundi 7 juin, par exemple. Parce que je suis incapable de suivre un menu à la lettre et que, en fait, pour être honnête… je déteste ça. Je déteste faire une liste de courses précise du genre “100g de poulet, 1 kg de carottes, 3 tomates”. Je déteste savoir ce que je vais acheter avant d’aller faire les courses. Je déteste ne pas avoir toute latitude pour saliver devant une botte d’asperges et zou dans mon panier, un superbe poisson et hop emballé ma p’tite dame, une barquette de ceci ou cela et oh la la ce sera parfait pour le diner, vous voyez le genre.

Pour moi, un planning digne de ce nom doit donc être rédigé en termes suffisamment vagues pour que j’ai toute liberté pour cuisiner en fonction:

  • de ce qui me plaît et/ou de ce qui est en promo inratable quand je fais les courses
  • de ce que j’ai en stock (congélateur, frigo, étagères et/ou placards)
  • de ce qui me/lui/leur fera envie au moment de préparer le repas

2. Il est adapté à notre rythme hebdomadaire

Ainsi les lundi et mardi soirs, rien d’élaboré parce que ces deux journées sont les plus lourdes pour moi, c’est Pascal qui conduit les enfants à l’école et le plus souvent va également les y chercher, je rentre tard et je n’ai ni envie de préparer à manger le dimanche soir en avance, ni envie de faire à manger ces soirs-là. Ni envie qu’à 18h mon téléphone sonne et qu’au bout du fil une voix aimée mais à ce moment-là franchement exaspérante évitable me demande, bourrue “qu’est-ce que je fais à manger ce soir?” (et quand le téléphone ne sonnait pas, avant le planning, je savais qu’au menu ce serait sans doute saucisson, crevettes et mayo, et même si alors je comprends que l’Homme s’est fait plaisir, ben moi, je n’ai pas envie de diner…) (sans compter qu’une de nos filles déteste les crevettes et qu’une autre ne supporte pas la mayo) (même si, pour rendre justice à mon Cher et tendre, il y a généralement de la salade, aussi).

Bref, désormais, grâce au planning:

  • Si le téléphone sonne (faut pas non plus complètement rêver, hein?!), je peux répondre, de ma voix la plus douce mais également la plus ferme “mon Amoooooooooour, tu as le menu sous les yeux, là, dans la cuisine”. Et ça marche, il ne téléphone même plus (enfin, là, je mens un peu. Il téléphone toujours mais seulement pour demander “bon, tu arrives bientôt? J’ai faim VIRGULE,MOI” Mais ça, c’est une autre histoire, et ce billet n’est pas intitulé “mon planning d’épouse modèle hebdomadaire) (si vous en avez élaboré un, inutile de me l’adresser, je suis perdue pour toujours de ce côté-là! )
  • Chaque semaine, je mets dans mon panier/chariot ou je vérifie que j’ai en stock au moins 4 boîtes/bocaux de légumineuses déjà cuites (j’aime les conserves BioIdea, autour d’1€, super pratiques, de la taille idéale pour verser dans une salade, faire une sauce, une tartinade, un chili express etc.) et au moins 2 bocaux de ratatouille et/ou d’aubergines à la tomate. Et des sardines et du maquereau en boîte. Et des pommes de terre. Bien évidemment des fruits et légumes frais, mais ça c’est la base de la base. Et les lundis et mardis, zou, en 10 minutes chrono, on a notre diner. Pas de cuisson ou alors à la vapeur et dans ce cas c’est le cuit-vapeur qui fait tout, cool.

De la même façon:

  • j’ai noté en gras et couleur certains aliments (muffins, lait végétal…) parce qu’ils sont à préparer à l’avance, et ces codes couleurs me permettent d’y penser plus facilement;
  • le diner du samedi indique que c’est LE soir où on aime décompresser
  • celui du vendredi et le déjeuner du samedi sont liés au fait que j’achète le poisson au marché du vendredi matin
  • le diner du dimanche signifie que je ne veux pas cuisiner le dimanche soir (ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas eu à le faire dans la journée du dimanche, en prévision de la semaine), si bien que j’ai opté pour une soupe archi-simple et basta
  • le petit-déjeuner du dimanche est… parfait pour un dimanche
  • etc.

3. Il intègre les intolérances alimentaires des membres de notre famille

Il y a quelques mois, mon planning aurait intégré:

  • du pain au levain
  • du fromage
  • du tofu
  • des pâtes
  • et des oeufs

Mais depuis quelques semaines, et pour plusieurs mois, ces aliments sont à éviter pour Héloïse et pour Pascal (et je viens d’apprendre que j’étais moi-même intolérante à la caséine et au seigle…). D’où leur absence du planning.

4. Il permet une rotation équilibrée des aliments

Ce n’est pas tout d’exclure certains aliments, en réponse aux problèmes de santé que nous rencontrons. Il faut aussi (et c’est vrai en réalité pour tout un chacun) varier son alimentation en appliquant un principe de rotation* : ainsi, il est préférable de ne pas consommer deux jours de suite un même aliment. Farine de châtaigne le lundi? Alors pois chiche le mardi, riz le mercredi, et retour à la farine de châtaigne le jeudi seulement, par exemple**.

Ajoutons à cela que Pascal comme Héloïse doivent limiter à 2, maximum 3 fois la semaine, la consommation d’avoine (entre autres) et pour Pascal de levure de pain (entre autres également), et vous comprendrez sans doute mieux pourquoi j’ai eu besoin de planifier les petits-déjeuners et les goûters…

Ceci explique en effet, par exemple :

  • que le granola ne soit consommé que 2 fois/semaine, parce que j’adore y mettre des flocons d’avoine;
  • que les tartines (levure de boulanger), les cookies (margarine végétale parfois), les muffins (avec une base de farines de châtaigne et de pois chiches), soient alternés pour les goûters;
  • que viande, poisson et repas végétarien soient programmés en alternance (plus ou moins).

Au-delà de ces considérations liées aux intolérances alimentaires dans notre famille, vous aurez peut-être remarqué que, guidée par les conseils de Véronique :

  • j’ai prévu que l’on mange 4 fois du poisson par semaine, deux fois frais et deux fois en boîte (coût, commodité, aspects nutritionnels);
  • la viande ne fait a priori pas partie de nos diners. (A priori, car voir ci-dessous le point 5.)
  • J’essaye d’alterner fruits crus et fruits cuits, légumes crus et légumes cuits;
  • j’ai prévu plusieurs fois que nous mangions des légumineuses, aussi bonnes pour les papilles que pour notre santé.

5. Il n’est qu’indicatif

En effet, vous l’avez compris, mon planning hebdomadaire est reconductible tel quel de semaine en semaine, et s’il guide la nature de ce qui sera dans nos assiettes chaque lundi midi comme chaque dimanche soir, il ne nous dit rien de plus précis (sans compter qu’on peut toujours l’ignorer, évidemment). Libre à nous, donc:

  • d’ajouter une tranche de pâté de volaille le jeudi soir parce qu’on en a eu tellement envie à 17h qu’on a fait un crochet chez notre boucher de village (qui rigole quand Pascal entre dans sa boutique 😉 )
  • de mixer le bocal de riste d’aubergines, un lundi soir, de lui ajouter des tas d’herbes fraîches du jardin, du poivre et d’allonger d’un peu d’eau pour faire une délicieuse sauce pour la salade verte qui l’accompagne ET une délicieuse sauce pour le quinoa cuit à la vapeur du lendemain midi;
  • de manger des pancakes aux myrtilles le mercredi matin parce que nous sommes levés plus tôt et avons du temps et envie de pancakes aux myrtilles (et je peux vous dire qu’à ce moment-là, on se fiche bien du principe de rotation, on refait des pancakes le dimanche si on veut!);
  • d’aller diner chez des amis le dimanche soir et de se moquer de notre menu (même si nos amis respectent nos interdits alimentaires du moment, parce que là ce n’est pas une question de principe, de croyance ou d’organisation, mais une option thérapeutique, qui fait ses preuves du reste car Héloïse et Pascal sont dans une forme incroyable -enfin!);

etc, etc, vous aurez compris l’esprit de la chose.

Voilà, vous savez tout de mon planning de repas hebdomadaire!

Perfectible, modifiable, obligatoirement. Mais il m’aide bien depuis quelques semaines, aussi bien à gérer les contraintes alimentaires de ma famille que l’équilibre de nos repas et, last but not least, mon budget parce que mes courses et mes réserves (car une fois les 2 morceaux de poisson dans mon panier du vendredi, par exemple, si un troisième me fait envie, c’est plus simple de ne pas l’acheter dorénavant que lorsque je ne savais pas vraiment comment allait s’organiser les repas hebdomadaires).

Et pour vous, un tel planning conviendrait-il?

* Attention, le principe de rotation n’est pas la même chose que la diète de rotation, que nous ne suivons pas puisque nous excluons carrément (diète d’exclusion, donc), suivant notre médecin traitant, les aliments auxquels nous sommes intolérants.

** En fait, le principe de rotation implique de ne manger d’un même aliment que tous les 5 jours. C’est impossible à tenir pour nous parce que Pascal ne peut manger ni riz, ni sarrasin, ni maïs et j’en passe, et doit limiter le gluten, l’avoine, la levure de pain etc : la panoplie des aliments qui reste est tellement réduite pour le petit-déjeuner, surtout, que je n’observe ce principe de rotation que sur 2-3 jours (et encore, parfois les farines du petit-déjeuner se suivent…). (Et si je veux être complètement honnête avec moi-même, ça me prend déjà assez de temps et d’énergie comme ça de devoir gérer toutes ces intolérances…)

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