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(Cesser d’) Eviter ses émotions grâce à la nourriture

tipsofthescale.com Brooke Castillo

Je suis issue d’une famille qui doit « faire attention » à son poids, mon mari aussi, nous sommes trèèèès gourmands, manger occupe une part importante de nos pensées, journées, budget, discussions, et nous avons tous les deux des « kilos en trop ».

Nous avons essayé toutes sortes de régimes au fil des années, avec ceci, sans cela, conçu comme ceci, planifié comme cela.

Les régimes ne fonctionnent pas durablement

Nos intolérances alimentaires, allergies, pathologies diverses, ne nous ont pas simplifié la vie, nous contraignant à porter une attention encore plus soutenue au contenu de nos assiettes : non seulement nous voulions ne pas manger de façon à grossir, voire décidions de manger pour mincir, mais nous devions éviter de plus ce qui nous rend malade ou ne participe pas à l’amélioration de nos santés -tâche rendue d’autant plus compliquée que nous ne réagissons pas tous de la même façon aux mêmes aliments, bien entendu.

Bien sûr, aucun régime ne nous a apporté « la » solution. Les kilos perdus sont « revenus », plus ou moins doucement, parfois plus nombreux, parfois moins, et nous avons progressivement compris que les régimes amaigrissants sont par nature voués à l’échec. Ariane Grumbach, que je connais depuis plusieurs années, explique très bien tout cela.

Une alimentation saine ne suffit pas

Nous n’avons pas de trouble alimentaire à proprement parler, nous mangeons surtout des produits frais, choisis avec soin et gourmandise, des quantités atypiquement élevées de légumes -en témoigne notre poubelle à compost qu’il faut si souvent vider-, relativement peu de sucre voire de sucres au sens large, quasi aucun produit transformé et encore plus rarement des produits ultra transformés.

Ce n’est donc pas parce que nous mangeons « mal » au sens où nos choix alimentaires seraient inadéquats que nous avons ces quelques kilos de trop.

Plus que la nature et la quantité que nous mangeons, c’est notre état émotionnel du moment qui fait pencher l’aiguille de la balance d’un côté ou de l’autre.

Manger pour se protéger

C’est mon mari qui a mis le doigt sur le lien entre émotions et balance récemment, alors que mon poids demeurait stable depuis plusieurs semaines pendant que le sien, sans raison apparente si l’on se contentait de scruter son assiette, avait envie de monter en flèche.

L’idée n’était pas nouvelle, évidemment : qui n’a pas entendu parler de la nourriture émotionnelle, du réconfort apporté par tel ou tel aliment (cf le concept anglo-saxon de comfort food)? Qui n’a pas déjà remarqué qu’en fonction de son état psychique, son poids évoluait ? Etc.

Connaissant mon cher époux, je savais bien que s’il arrêtait son attention sur le lien émotion-kilos c’était car il percevait une corrélation d’un autre ordre que ce que l’on entend ou lit ici ou là.

Mais je n’ai pas eu envie de l’entendre.

Et puis mon poids a commencé à grimper, j’ai pris presque 5 kilos ces dernières semaines. « Tu te protèges », m’a-t-il dit.

Manger pour éviter ses émotions

Il a raison. Je me suis inscrite en début d’année à une formation  d’un an qui va me permettre d’obtenir une certification de Coach en Santé Intégrative, avec l’intention -car le désir très fort- de mettre au service de mes client(e)s toutes les connaissances que j’ai acquises depuis près de 10 ans que j’étudie, cherche, écris, réfléchis, publie, communique, sur comment comprendre vraiment ce que l’on mange, pour ensuite pouvoir choisir en connaissance de cause véritablement éclairée ce que l’on se donne comme énergie de vie et assumer la responsabilité paisible de ses choix alimentaires.

Ce projet me passionne autant qu’il me réjouit. Et qu’il me terrorise : c’est un programme américain, donc tout est en anglais et les références théoriques ne sont pas forcément les miennes, vais-je réussir ? Vais-je ensuite savoir apporter ce que j’espère à mes client(e)s ? Aurai-je des client(e)s, tout simplement ? N’est-ce pas folie que d’ajouter ce programme alors que ma vie privée comme ma vie professionnelle sont déjà si pleines ? etc. etc.

Beaucoup d’émotions, un trop plein compliqué à gérer pour moi qui suis une éponge émotionnelle qui déteste le conflit, l’affrontement, et dont le monde intérieur est un havre parfait…

Alors je mange : plus souvent, différemment, avec moins de conscience des besoins alimentaires de mon corps, en étant plus axée sur une recherche d’émotion immédiate ancrée en moi comme rassurante, stabilisante. Au fond, je mange pour éviter mes émotions complexes, éviter de les ressentir, éviter même d’entendre, voir ou percevoir qu’elles existent.

Apprendre à porter attention à ce qui se passe en moi émotionnellement, et faire avec

Une fois bien intégré qu’il me fallait chercher du côté de mes émotions pour ne pas laisser la balance continuer à s’affoler, j’ai voulu aller encore plus loin.

Parce que c’est bien sympa de savoir qu’une clé essentielle est là, mais si on ne sait pas laquelle, on ne va pas bien loin !

Je crois que j’ai trouvé cette clé chez Brooke Castillo, que j’ai déjà évoquée sur ce blog, qui a elle-même perdu plus de 30 kilos, et dont le travail est décidément d’une grande richesse. Elle a beaucoup écrit sur la thématique « Si je suis si futée, pourquoi est-ce que je ne maigris pas ?« .

Je n’ai pas (encore ?) étudié tout ce que Brooke Castillo propose comme outils sur cette question, mais j’ai trouvé ces mots percutants -mis en image en début de ce billet, et traduits ci-dessous avec mes mots- dans une interview d’elle diffusée sur Tipofthescale :

« La plus grande différence entre ma vie avant que je ne perde du poids, et ma vie actuelle, est ma capacité à faire attention à ce qui se passe en moi sur le plan émotionnel – et de le gérer- au lieu d’essayer de l’éviter en mangeant.« 

C’est entendu.

Au boulot.

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Posted in 15 minutes pour moi, Instants du quotidien, La vie.


8 Responses

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  1. socquettes says

    Bonsoir,
    Vos derniers écrits ont résonné en moi et m’ont fait réfléchir. Réfléchir autrement à une alimentation et une balance qui ressemblent aux vôtres. Faire attention à ce qui se passe en soi, respecter et accepter avec bienveillance s’apprend. Je chemine. Merci de votre aide.
    Bonne route et hourra ! pour cette formation très intéressante.

  2. Clematite says

    Très interressant et très vrai. Merci pour tous vos articles. Je pratique les fleurs de Bach depuis plus de 15 ans pour ma famille et mes amies. Elles sont d’une grande aide pour reajuster nos emotions elles pourraient vous aider . Il faut juste reconnaître nos emotions.. .

  3. Hubert says

    Bonjour et merci pour partages..;y compris de vos états d’âmes.
    C’est « une » des raisons pour laquelle je vous joint ce lien vers mon blog et la piste qui ne semble pas vous avoir encore été présentée et qui pourtant vous est directement liée d’après ce que vous décrivez ci dessus!
    le moment est donc venu ! *profitez en bien*
    Mais attention l’un cache l’autre !
    et l’autre protège le premier !
    Comme dans votre

    http://mabouillotte-et-mondoudou.over-blog.fr/search/problemes%20de%20poids/

    Amitiés sincères de bloggeur.

  4. jojoboop says

    Bonsoir Florence,
    Comme ce post est réaliste et clair !! merci encore pour tous les partages.
    Et surtout, vous que je suis depuis des années à travers vos écrits, je souhaite vous dire à quel point vous avez moult fois suscité mon admiration pour le choix des mots, pour l’engagement , pour la générosité des partages, pour la bienveillance.
    Alors je vous souhaite de parvenir à trouver un peu de zenitude car je ne doute pas que malgré le chemin difficile vous allez y arriver et pour les patients, je suis très confiante en vos possibilités thérapeutiques par une approche de respect de l’autre et d’empathie.
    Plein de courage pour aller vers votre choix.Foncez !!!
    Mes chaleureuses pensées positives vous accompagnent
    Jojoboop



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