Ma famille Makanai est une famille à l’alimentation principalement végétale. Consommer des légumes, des fruits, du riz est le b.a-ba de nos repas. Y ajouter des protéines animales n’est pas automatique, pas quotidien, et non vécu comme nécessaire.

Et puis de toute façon, les oeufs et tout ce qui contient de la caséine, l’une des protéines des laits animaux, n’a plus droit de cité chez nous, intolérances alimentaires obligent.

Ceci dit, nous avons tous dans la famille des envies récurrentes de poisson ou de viande, et nous y cédons volontiers, sous réserve que l’offre de produits animaux qui nous est faite au marché du vendredi nous permette de le faire (car nous essayons d’être inflexibles sur nos exigences de qualité de ces produits -respect de l’animal, élevage bio non industriel, Label Rouge…-, bonjour les prix…).

Et puis, passionnée que je suis par tout ce qui touche à l’alimentation et lectrice hyperactive en langue française comme anglaise de tout ce qui s’y rapporte et qui me tombe sous les yeux, comment pourrais-je ne pas avoir conscience des méfaits d’une alimentation qui contiendrait trop de protéines animales, de toute façon ?

Quoi qu’il en soit, ce n’est donc pas comme végéta*iens que ma famille prend part à la cohorte qui va contribuer à rendre les végétaliens plus visibles pour l’Etat français. Mais peut-être que cela vous concerne, et j’en serai ravie car je suis une militante convaincue de la nécessité d’intégrer les alimentations principalement végétales dans notre PNNS, ce fameux Programme National Nutrition Santé qui ne me convient pas du tout.

Vous en êtes ?

Vite, vite, il faut rejoindre nutrinet-vege.fr avant la fin du mois de décembre la mi-janvier(délai prolongé)

En voici le détail, tel qu’il m’est communiqué par un des responsables de nutrinet-vege.fr :

“L’ANSES (l’Agence nationale de sécurité sanitaire) est en train de mener des études dans le cadre de la refonte prévue pour 2015 du PNNS (Programme national nutrition santé), qui est à la base des messages nutritionnels véhiculés par les médecins, les diététiciens, les institutions… L’ANSES souhaite notamment étudier rigoureusement les liens entre végétalisme et santé dans le contexte alimentaire français. Une étude de grande ampleur sur le sujet était attendue depuis longtemps en France, et si elle se tient dans le cadre de l’évolution du PNNS c’est là une excellente nouvelle.

Il y a cependant une difficulté : afin de mener ces études les chercheurs ont besoin de pouvoir justifier d’un nombre de participants végétaliens suffisamment important, c’est-à-dire au moins 1000 inclus, à l’étude nutrinet-santé, qui est la plus grande étude épidémiologique menée en France (etude-nutrinet-sante.fr). Il s’agit du nombre de personnes qui auront rempli les questionnaires qui apportent les données de base indispensables au travail des chercheurs, et la date limite (pour des raisons de planning de recherche) dont dispose les chercheurs pour procéder à ce comptage est fin décembre. Et c’est là que survient le problème : fin novembre nous n’étions qu’une centaine à participer à nutrinet en tant que végétaliens. Pour ne pas rater cette occasion, il nous reste donc quelques semaines pour que plusieurs centaines de végétaliens s’inscrivent à nutrinet et remplissent les questionnaires nécessaires à l’inclusion dans l’étude.

Ceci dit les choses sont en bonne voie. L’initiative a été lancée pour informer les végétaliens sur l’importance de cette étude et le délai serré pour participer à cette action, et un site (nutrinet-vege.fr) a été créé pour expliquer les enjeux et les aspects pratiques de l’étude. Grâce à cela des dizaines de végétaliens s’inscrivent chaque jour à l’étude depuis le début du mois. Cette initiative a reçu le soutien actif de beaucoup d’associations reconnues (dont L214, One Voice, GAIA, APSARes, la Société Végane, Un Monde Vegan, la Fondation Brigitte Bardot…) et de sites d’informations (vous trouverez la liste complète sur la page nutrinet-vege.fr). Mais cela risque de ne pas suffire.

L’investissement en temps pour remplir les questionnaires, deux à trois heures réparties sur une dizaine de jours, est raisonnable au regard de l’enjeu. Les données collectées, au-delà de l’étude spécifique de l’ANSES, auront le mérite d’exister et d’être à la disposition de tout chercheurs qui souhaiterait les analyser sérieusement. Enfin, même s’il est possible de quitter l’étude à tout moment, et que pour cette action spécifique ce sont les questionnaires d’inclusion qui comptent particulièrement, nous recommandons aux végétaliens inscrits de continuer leur participation tout au long de l’étude, afin que les données collectées soient de plus en plus solides.”

Psst, l’ANSES, vous ne voudriez pas AUSSI cesser de considérer que sans lait et sans blé on ne peut pas être en bonne santé ?

Nous sommes nombreux à avoir besoin de vous pour faire bouger les mentalités, et pour faciliter l’alimentation des “sans” (lait, gluten, ou autre) hors de chez eux…

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