C’est l’hiver, la saison des biscuits s’il en est une, et cette année, je me régale à en faire, seule ou avec mes filles. Tant pis si cela me conduit à utiliser des plaquettes de beurre en nombre effrayant, sans compter le stock de sucre blond qui fond à vue d’oeil. Les fêtes, ce n’est pas tous les jours et quand les biscuits ne sont pas offerts, ou grignoté par les filles au goûter, Pascal comme moi adorons les tremper dans notre thé matinal (oh je sais, ça ne se fait pas de tremper ses biscuits, mais quel délice ce sablé qui fond sur la langue ensuite!).

La maison se pare de tout un tas de couleurs : sapin aux lumières qui clignotent (pas très bon pour la planète, le sapin… mais “c’est pas noël si on n’a pas de sapin”, nous a convaincu notre fille aînée… pas géniales non plus les lumières électriques qui clignotent en guirlandes… mais les yeux de notre petite dernière quand on les allume! Et on allume moins les lampes habituelles, on met des bougies, on profite des petites loupiotes si festives) ; les filles font de la peinture, couleurs franches qui tranchent, “regarde Maman, j’ai fait des lignes debout et puis des lignes couchées, c’est beau, hein?”; bientôt les paquets seront, multicolores, au pied du sapin.

Ici, les 3 filles croient encore au Père Noël. Ma réponse, depuis qu’elles sont petites, à leurs doutes, est “je ne peux pas te dire. C’est à chaque enfant de découvrir, à sa façon, si le Père Noël existe vraiment ou pas. Les adultes n’ont pas le droit de le dire et quand l’enfant a découvert la vérité, il n’a pas le droit de le dire non plus”. Hier, j’ai demandé à l’aînée, 9 ans depuis août, si elle avait trouvé “sa vérité”. J’ai adoré sa réponse : “Oh, je crois savoir, mais je ne suis pas sûre. De toute façon, ce n’est pas grave car quand je serai grande et que je vivrais dans ma maison, je passerai ma commande au Père Noël et je serai fixée: soit il me livre ce que j’ai commandé et alors il existe, soit il ne le fait pas et j’irai me l’acheter le lendemain”!!

Les fruits dans le compotier sont eux aussi multicolores: mandarines, oranges, poires, noix, kiwis, on se régale.

Allez, pour finir, la recette de ces sablés à la pistache qui nous ont énormément plu.

Les ingrédients: (pour une bonne vingtaine de biscuits)

125g de beurre doux, de la meilleure qualité possible, comme toujours
55g de sucre (blond de canne)
1/4 de c. à café de sel (gris moulu)
150g de farine (T65 chez moi)
55g de pistaches épluchées, non salées

Mixer la farine, le sucre, les pistaches et le sel pour obtenir un “sable”.
Ajouter le beurre bien froid coupé en petits morceaux.
Pétrir/mixer jusqu’à ce qu’une boule se forme, pas plus.
Pétrir rapidement la pâte avec la paume de la main pour qu’elle soit bien homogène.

Etaler la pâte sur un plan très légèrement fariné.
Couper des formes avec un emporte-pièce.
Les placer sur une plaque de cuisson antiadhésive ou recouverte de papier sulfurisé.
Placer les plaques au réfrigérateur pour 20 à 30 minutes.

Allumer le four à 150°C.
Quand il est à température, faire cuire les sablés de 30 à 60 minutes, selon votre four. Les sablés ne doivent pas trop brunir.
Les sortir du four, les mettre à refroidir sur une grille.

Se conservent très bien quelques jours (même s’ils n’en ont guère le loisir!) dans une boîte en métal, voire une boîte en plastique bien étanche.

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