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Solidarité

Je copie ici un message reçu ce jour. Que chacun d’entre nous fasse ce qu’il peut, comme il peut…

BULLETIN SPECIAL – JANVIER 2010

Chers amis et abonnés à la Newsletter d’ETHIQUABLE,

Comme certains d’entre vous le savent, nous sommes depuis longtemps fortement attachés à Haïti où, il y a 20 ans, nous avons été volontaires sur des projets de développement rural. Nous sommes restés en lien avec Haïti toutes ces années et nous y avons dernièrement lancé des projets ETHIQUABLE avec des producteurs de café, de cacao et de canne à sucre. Ces projets nous les menons en partenariat avec l’association Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF), avec laquelle nous partageons la même vision du développement, les valeurs et les méthodes de travail.
Pour une reconstruction issue de la société civile

Depuis le séisme, la souffrance est immense, l’émotion est grande et une fois de plus, dans le tourbillon médiatique, on entend à peu près tous les poncifs sur Haïti. Dans un contexte d’urgence, de prises en main des soldats américains (nécessaires pour l’instant) et de crise de l’Etat, nous pensons qu’il il est fondamental de donner un rôle clé aux organisations de la société civile, afin qu’elles puissent mener les actions qu’elles considèrent prioritaires et que demain, elles soient en mesure de reconstruire l’économie et la démocratie de leur pays. Notre travail de commerce équitable ainsi que celui d’AVSF s’inscrit dans cette perspective.

AVSF travaille en Haïti depuis plus de 10 ans et y mène des programmes d’appui à des ONG locales et des organisations paysannes dans le domaine du développement rural (irrigation, gestion de bassins versants, appui aux pêcheurs du sud-est haïtien et à des organisations de petits producteurs de mangues, de cacao, de café, etc.). L’association y a une équipe permanente franco-haïtienne, sous la coordination de Cécile Bérut, une française qui était volontaire avec nous il y a 20 ans et qui est restée vivre en Haïti. Cécile est une de ces personnes au destin exceptionnel qui a traversé toutes les péripéties survenues sur l’île ces deux dernières décennies, les coups d’Etat, les crises politiques successives, les vagues de violence et les cyclones qui ont ravagé plusieurs fois les mornes haïtiennes. Totalement intégrée, Cécile est devenue une personne ressource et une experte du milieu rural haïtien. Malgré l’effondrement de sa maison à Port-au-Prince, Cécile est aujourd’hui saine et sauve, tout comme la totalité de l’équipe d’AVSF.

La communication a été difficile dans les premières heures qui ont suivi le séisme, mais nous commençons à avoir peu à peu des nouvelles des uns et des autres. Les producteurs de café, de sucre et de cacao avec lesquels nous travaillons, semblent moins touchés, mais il est avéré maintenant que, outre la capitale Port-au-Prince, tout le sud-est est très affecté, avec de très nombreuses victimes y compris en milieu rural.

A la demande de son partenaire, AVSF lance une action de solidarité en faveur des communautés et familles paysannes affectées par le séisme dans le sud-est d’Haïti.

Face à l’urgence, AVSF a décidé de lancer rapidement une action de solidarité en faveur des communautés et familles rurales affectées par le séisme dans le sud-est d’Haïti, autour de la ville de Jacmel. Cette action se fait à la demande de son partenaire CROSE (Coordination Régionale des Organisations du Sud Est), un important mouvement social qui regroupe des organisations de producteurs, de pêcheurs, des associations d’irrigants, des mouvements de femmes et de jeunesse, dont le leader est l’agronome haïtien Gérald Mathurin. Le travail de CROSE consiste à renforcer les organisations de base par des actions concrètes de développement, en favorisant la formation et la responsabilité des hommes et des femmes.

ETHIQUABLE souhaite aujourd’hui relayer l’appel à don lancé par AVSF en faveur d’Haïti. Nous voulons soutenir l’action d’AVSF parce que cette association qui travaille depuis de nombreuses années sur le terrain est dotée de solides compétences professionnelles et que son action s’appuie sur des ressources issues de la société civile. A ce titre, nous vous encourageons à faire connaître cette initiative à vos amis et réseaux professionnels.

Il ne s’agira pas d’une action d’urgence sanitaire, mais d’un appui immédiat à la reconstruction dans les zones rurales du sud-est d’Haïti qui ont été très touchées. L’expérience du vaste mouvement d’aide après le tsunami en Asie du Sud-est et au Sri Lanka montre que les moyens affluent pour l’urgence, mais que le réel enjeu est dans la reconstruction et la réhabilitation qu’il faut mettre en œuvre dès le départ. Il s’agira de soutien à des paysans et à leurs familles qui ont souvent perdu leur maison et le peu de biens qu’ils possèdent, et l’appui à la remise en état de fonctionnement d’installations dévastées (canaux d’irrigation, eau potable, infrastructures de stockage des récoltes, etc.).

Vous trouverez plus d’information sur le site internet www.avsf.org et en cliquant sur le lien suivant :

Vous trouverez plus d’informations en cliquant ici.

Les dons peuvent être effectués en ligne sur internet ou par chèques libellés à l’ordre de : “AVSF Solidarités Haïti” et envoyés à : AVSF, 45 bis Avenue de la Belle Gabrielle 94736 Nogent sur Marne Cedex. Labellisé “Comite de la charte, dons en confiance”, AVSF a ouvert un compte spécifique pour cette opération.

Nous vous remercions d’avance pour le soutien et la diffusion que vous pourrez donner à cet appel à solidarité.

Sachez que d’ores et déjà, nous, ETHIQUABLE et les producteurs haïtiens de la FECCANO, de l’UCOCAB et du Mouvement Paysans Papaye, sommes déjà dans l’après et à pied d’œuvre pour continuer à construire et re-construire un avenir durable.

Christophe Eberhart
Stéphane Comar

Co-fondateurs d’ETHIQUABLE

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Posted in Perso.


6 Responses

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  1. Tiuscha says

    Il y a aussi la petite association pour laquelle Claire oeuvre…
    http://mesrecettescreatives.blogspot.com/2010/01/haiti-pour-donner-terre-des-montagnes.html

  2. Elodie says

    J’ai fait un don mais je me demande toujours si il ira au bon endroit … Avec tout ce qu’on entend sur les associations, c’est difficile de faire confiance … J’ai écouté aujourd’hui qu’il y avait eu une nouvelle secousse et aussi que ce tremblement de terre était plus ou moins prévu, certains géologues avaient émis des mises en garde que les pouvoirs publiques n’ont pas prises au sérieux … La nature humaine estdécidément complexe …

    • Flo Makanai says

      C’est toujours le problème, l’argent ira-t-il au bon endroit… Mais je préfère, comme toi, prendre le risque, en choisissant soigneusement les destinataires (dans la mesure des infos que je peux trouver), plutôt que de rester là, sans rien pouvoir faire et sans aider… Je veux croire qu’il existe des gens et des associations honnêtes, et vraiment d’utilité publique… Sinon, c’est trop désespérant…

      • Elodie says

        A propos d’associations, connais-tu PLAN ? C’est une assoc qui propose des parrainages d’enfants dans des pays en difficultés … J’aimerais franchir le pas mais n’ai pas beaucoup d’infos …

        • Flo Makanai says

          Non je ne connais pas, et une expérience récente d’amis me laisse rêveuse quant à ce type de soutien.
          L’association Asmae mise sur pied par soeur Emmanuelle me plaît assez, parce que la personnalité de cette femme me plaisait beaucoup, elle semblait sensée et vraiment dans l’écoute des besoins des autres.
          C’est très délicat de vraiment savoir si on aide « ailleurs ». Et puis juste à côté de nous, à quelques mains tendues de là, beaucoup ont besoin d’aide aussi, je me demande s’il ne faut pas concentrer ses efforts sur eux, se rendre vraiment disponible humainement tout de suite. Il y a un côté « simple » à juste envoyer de l’argent quelque part sans pour autant rompre avec ses habitudes de vie en France (mais peut-être es-tu déjà très active localement, bien sûr, ou pas, du reste, je ne te juge pas du tout, je pose juste là mes éléments de réponse puisque tu me poses la question).
          C’est compliqué. Il faudrait pouvoir agir tous azimuts et avoir la certitude que l’on répond aux vrais besoins à court, moyen et long terme de ceux qu’on aide, quels qu’ils soient… Et ces vrais besoins, on est parfois incapable de les saisir, on projette ce dont nous nous aurions besoin dans leur situation…
          Ne dit-on pas que l’enfer est pavé de bonnes intentions…
          Pas simple… Mais tout à ton honneur de t’interroger sur ce que tu pourrais faire! Beaucoup autour de moi ont dit récemment qu’il ne fallait jamais rien donner aux associations parce qu’on ne pouvait pas avoir confiance, et je trouve ça très très dommage de se moquer ainsi de ce qu’elles peuvent apporter de fondamental, ici ou ailleurs.

          • Elodie says

            Le problème, c’est que pour quelques « brebis gâleuses », les gens se sont sentis et se sentent encore trahis . Je ne compte pas le nombre de personnes qui me disent avoir donné à l’Arc pendant des années, et même des personnes avec de petits moyens … Elles ont été très déçues . Et puis j’ai un cousin qui a voulu être bénévole pour les restos du coeur et qui n’y est pas resté parce qu’il a été horrifié de voir que les bénévoles (à l’endroit où il est allé …) commencaient par se servir … Et on m’a rapporté d’autres cas comme çà … Ce n’est pas une généralité(j’ose l’espèrer !) mais on ne peut pas en vouloir aux personnes qui disent qu’il ne faut pas donner . Le projet de Plan parrait complet car il vise à donner une autonomie à la communauté de l’enfant parrainé et le choix des enfants parrainés se fait en concertation avec les personnes importantes de ces communautés . Je ne suis pas pour l’assistanat à vie, plus pour le « coup de pouce » qui aide à prendre un nouveau départ, même si le pouce doit parfois être énorme !!! D’ailleurs, je trouve plutôt rabaissant de devoir passer sa vie à dépendre de l’argent des autres … Dans quelque endroit que l’on se trouve sur la planète, je pense qu’il y quelque chose à faire pour s’en sortir …



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