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Dear George Clooney, tu veux pas épouser ma mère?

Je ris en débutant ce billet parce que je viens juste de lire le dernier billet de Cléa et d’apprendre que George était dans sa cuisine!

Décidément, ce George…

Bref.

Point de café ou de cuisine chez moi ce matin, mais un livre : « Dear George Clooney, tu veux pas épouser ma mère?« , de Susin Nielsen.


Je l’ai vu à la bibliothèque samedi, proposé à ma fille de 12 ans 1/2, qui l’a dévoré de suite puis me l’a passé et nous avons toutes les deux été émues et beaucoup ri.

Alors je vous le conseille.

Je vous copie ici la 4e de couverture:

Violette a une mère qui ne sort qu’avec des losers depuis son divorce. Violette n’en peut plus, mais sa mère a désespérément envie de refaire sa vie et continue à accepter de nouveaux rendez-vous. ce soir-là, le rendez-vous s’appelle Dudley Wiener, illico surnommé la Saucisse*. il adore les vide-greniers et les blagues nulles, et ne plaît pas DU TOUT à Violette qui décide de prendre les choses en main. Elle va donc écrire à George Clooney pour lui demander un petit service et filer Dudley: si la Saucisse a un cadavre dans son placard, elle le trouvera! »

Le personnage principal, Violette, presque 13 ans, est attachant et authentique. (Intéressante à lire en tant que mère d’une enfant/jeune fille du même âge, histoire de se remettre en mémoire mes propres questions, colères, croyances, radicalités d’ado…)

L’histoire n’est pas convenue et en même temps profondément ordinaire : celle d’une enfant qui souffre du divorce de ses parents, de l’éloignement et remariage de son père, de son physique qu’elle trouve ingrat, des responsabilités trop lourdes que sa mère, qui essaie d’aller mieux depuis que son mari est « parti avec une autre », fait peser sur elle. On peut y lire aussi l’histoire de Rosie, 5 ans, la petite soeur de Violette, et ses pipis au lit et pouce dans la bouche et attachements spontanés aux « amis » de sa mère qui en disent long sur son insécurité, et sa fragilité.

Et puis, on alterne le coeur serré, les larmes qui viennent aux yeux parce que telle ou telle situation est si évocatrice d’un chagrin qu’on a pu connaître, en d’autres circonstances, et les éclats de rire (et ma fille comme moi adorons ce mélange d’émotions dans les livres).

J’adore infiniment cette chaîne qui fait que ma mère, autrefois, m’a proposé des livres de ce style (ceux de Judy Blume, dévorés entre 12 et 13 ans, pendant une année passée aux USA), tandis que maintenant c’est moi qui en propose à ma fille. Ces partages sont des actes d’amour. Rien de moins. Merci Maman.

Et vous, comment partagez-vous vos émotions adolescentes avec vos enfants ado?

* En anglais, Wiener = saucisse de Francfort.

Envie de lire d’autres critiques voire d’acheter Dear George Clooney : Tu veux pas épouser ma mère ? : en voici le lien partenaire Amazon

L’auteure a un site, Susinnielsen.com, en anglais.

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Posted in Livres.


8 Responses

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  1. Rosa says

    Une jolie histoire! 😉

    Bises,

    Rosa

  2. gourmande bleue says

    Merci pour le conseil je vais le guetter en librairie !

  3. Clea says

    Trop drôle cette coïncidence ! Bises

  4. celine says

    🙂 oh oui Judy Blume, moi aussi ce sont des livres que j’avais adore ado!

  5. VanessaV says

    J’avais peur d’une histoire convenue, je le reprendrais en main à ma librairie.

    Et nous, c’est encore histoire du soir mais j’aime bien lui proposer un chemin et suivre les siens (maintenant bien présents).

  6. Chrystèle says

    Pour ma part, ce ne sont pas mes émotions adolescentes que je cherche à partager avec mon fils adolescent (de 16 ans) mais mes émotions du présent. Ainsi, je lui ai lu une histoire chaque soir jusqu’à ces 13 ans 1/2 et depuis cette date, nous avons toujours un moment le soir, dans sa chambre, pour discuter, lire un poème ou un texte de théâtre que lui ou moi avons envie de partager avec l’autre.
    Au fil du temps, je lui ai mis entre les mains des livres que j’avais lu : « Mon bel oranger » qui m’avait passionné à 12 ans, « l’écume des jours » qui est à l’origine de son prénom, « la conjuration des imbéciles » lorsque nous avons donné le nom d’Ignatius à notre lapin!…. Et tant d’autres….. Maintenant, lui, vient avec des livres qui lui ont plu et me demande de les lires pour un moment de partage, qu’on en discute ensuite… J’ai ainsi lu, ce classique sur lequel j’avais fait l’impasse : « l’attrape coeur ».
    Du coup, mon deuxième fils qui n’est pas encore adolescent (il a 8 ans) a absolument voulu que lise un livre absent de mes lectures : « le journal d’un chat assassin »!!
    Ces moments de lecture commune sont très enrichissants : enfant, je ne connaissais absolument pas Roal Doahl; aujourd’hui, avec mes 2 fils, je ne suis pas loin de connaitre tous ses ouvrages!

    • Flo Makanai says

      Ton exemple est magnifique, Chrystèle.
      J’aimerais être cette mère présente chaque soir avec un livre ou au moins une vraie présence, pour chacune de mes filles, mais la réalité est autre chez nous… J’ai lu une histoire chaque soir à mon aînée et ma 2e jusqu’aux 7-8 ans de l’aînée, je dirai. Et puis peu à peu, cela s’est effiloché, mon mari a totalement désinvesti ce temps-là, je suis seule à le gérer + veiller à ce que tout soit prêt pour le lendemain, ranger la cuisine, etc., et je n’arrive plus à me rendre dispo le soir… Parfois, j’y parviens, surtout pour ma plus jeune fille, qui n’a que 6 ans 1/2, mais même pas tous les soirs… Mes journées commencent bien tôt, sont très chargées, gérer les repas en tenant compte des intolérances alimentaires dévore du temps de façon terrible, je n’ai envie que de silence à partir de 20h, 20h30… Et c’est à la fois une culpabilité (inutile), un vrai chagrin, et une profonde colère (contre mon mari qui « préfère » sa TV que je déteste intensément). Bref, un cocktail pas chouette dont je cherche encore l’issue…
      Merci encore, Chrystèle. J’espère pouvoir revenir vers toi dans quelques mois et te dire que j’ai retrouvé le chemin de ces échanges privilégiés d’avant le coucher…



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