Vous savez qu’ici, chez les Makanai, le gluten n’a plus trop droit de cité. Un peu de temps en temps, grâce à des farines spéciales composées pour parties de céréales à gluten germées puis moulues, avec lesquelles je fais des chappatis qui nous régalent tous (1) et que ma fille la plus réactive au gluten semble supporter (2), mais sinon, on évite.

Alors les pâtes, notamment, ne se déclinent plus qu’aux farines “sans”.

Plusieurs marques en font de vraiment bonnes, d’ailleurs. Mais elles sont chères. Vraiment chères.

Tenez, par ex, un paquet de 500 g coquillettes bio de la marque Leclerc coûte 0.73€, tandis qu’un paquet de 500 g de coquillettes bio sans gluten coûte toujours (bien) plus de 2 €.

Gloups.

Alors évidemment, l’idée de faire des pâtes maison sans gluten me poursuit depuis plusieurs mois.

Pour cela, j’ai acquis (oh la bonne excuse ;)) ce livre d’Anne Brunner : Pâtes fraîches : Fait bio, fait maison (3).

Mes premiers essais de pâtes sans gluten et sans oeufs, toutefois, ont été assez catastrophiques. (Anne n’y est pour rien, je n’ai suivi à la lettre aucune de ses recettes, sotte que je suis) Mes enfants sont plutôt faciles à table mais là, les petits paquets de farine assez compacts collés les uns aux autres dans leurs assiettes, bof, franchement…

J’ai relu le livre d’Anne avec soin pour y trouver “le” truc. Ou plutôt “les” trucs, car il me semble qu’il y en a 3 :

  • secret 1 : utiliser de la farine de riz, au moins en partie, elle est celle qui se travaillera le mieux. Ca ne fait pas trop mon affaire car deux de mes filles doivent éviter de consommer du riz trop souvent et nous préférons de loin le consommer alors sous sa forme originelle, pas en farine.
  • secret 2 : ébouillanter ladite farine, cela fait réagir l’amidon et confère de l’élasticité (j’aurais du y penser, les dim sum chinois, petits pâtés vapeur, sont souvent enfermés dans une pâte souple produite la sorte, et j’en ai déjà fait)
  • secret 3 : un extracteur à jus, doté d’une filière à extrusion. Oh la la, moi qui n’attendait qu’une excuse raison de ce genre pour acquérir un extracteur, longtemps convoité! Zou, à l’occasion d’un salon bio, suite à une longue discussion avec les adorables gérants des Moulins d’Alma, ainsi que d’une démonstration complète, extracteur adopté à prix promotionnel (4).

Et puis Sandrine, de l’excellent blog Végébon, a publié un billet sur les pâtes fraîches maison, et j’ai testé mon extracteur.

Conclusion : cet appareil est vraiment extra pour former des spaghettis (par exemple) avec une pâte sans gluten. Je suis ravie de l’avoir sous la main pour mes prochains essais.

Le hic, de taille, est que je n’ai toutefois toujours pas trouvé “LA” recette de pâte sans gluten et sans oeufs qui me convient. Les spaghettis ci-dessus étaient bons (pâte sarrasin complet, graines de lin moulues, sel et eau) mais se sont fractionnés en mini morceaux à la cuisson, ce qui n’était pas le but, et leur apparence n’était pas top…

ils sont ici accompagnés de gomasio, huile d’olive et jus de citron frais, ma combinaison préférée

Or, aujourd’hui, de nombreuses recettes de pâtes Gluten free (sans gluten) sont postées ici ou là, à l’occasion du Gluten Free Ration Rally (que je vous ai présenté ici) : Jenn, en Suisse, a récapitulé les liens et propose une belle recette (avec des oeufs, malheureusement pour moi) de pâtes au saumon.

J’espère y trouver mon bonheur.

Et je suis preneuse de toutes vos idées, recettes et astuces. Surtout maintenant que juin est derrière moi, ouf! et que je suis EN VACANCES!!!

Seules contraintes : ni gluten, ni riz, ni oeufs.

Et que ce soit bon, bien sûr 🙂

Vous avez des idées?

N. B. :

(1) : ces farines ne sont pas encore commercialisées en France, mais en Grande-Bretagne, alors qu’elles proviennent de moulins Français. C’est vraiment dommage, et leur revendeur, Français, travaille à ce que cela change. Commandées en quantité, elles sont moins chères que commandées à l’unité, et elles restent moins chères que bon nombre de farines sans gluten que l’on peut trouver en France. Bref, sur un plan écologique elles ne sont pas du tout au point en raison de tous les transports qu’elles occasionnent, mais sur un plan économique elles restent intéressantes et, de plus, elles sont excellentes au goût. Les chappatis sont parfaits, et je m’en sers comme base pour faire des pizzas ultra fines.

(2) : ma fille semble supporter le gluten de ces préparations (elle n’a pas mal partout après en avoir mangé et n’est pas d’humeur massacrante, ce qui est le cas quand elle mange du gluten “ordinaire”, et pas d’eczéma non plus, notamment) mais elle n’est PAS coeliaque : si elle était coeliaque, je ne lui proposerai pas ces farines sans avoir fait tester leur teneur en gluten avant ou autre type de surveillance médicale étroite car le gluten est un ennemi du coeliaque même si celui-ci n’en ressent pas les symptômes.

(3) Anne Brunner a un chouette blog, Blogbio, que je vous invite à découvrir si vous ne le connaissez pas (ce dont je doute!).

(4) L’extracteur à jus est un ustensile onéreux. Je sais qu’il va me falloir de longues années pour l’amortir, mais je n’en regrette pas l’achat car il m’a permis et me permet de faire des jus et purées (de fruits et/ou de légumes) frais absolument délicieux, qui participent activement à notre bonne santé familiale, et je suis même encline à croire que les apports en vitamines et fibres qu’il a permis ces derniers mois expliquent en partie que la plupart des aliments exclus pour cause d’intolérance ont pu être réintroduits dans nos repas (restent exclus ce jour les produits laitiers animaux, le gluten sauf exception évoquée en début de ce billet. Ne restent consommés que rarement les oeufs, le soja. Pour le reste, la règle est la rotation alimentaire : chaque aliment n’apparaît que 2-3 fois la semaine dans nos assiettes, dans la mesure du possible).

Anne Brunner, évoquée plus haut, vient de publier un petit ouvrage, dans la collection Les Toqués du Bio dont j’ai déjà parlé, bien nommé Extracteur de jus, qui comprend, si j’ai bien compris, une recette de pâtes. A suivre.

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