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Intolérances alimentaires : quelques réponses à vos questions (1)

Stéphanie a récemment laissé quelques messages sur Makanai, avec plein de questions, suite aux multiples intolérances détectées chez sa jeune fille, Andréa.

Parce qu’elle n’est pas la seule à se poser les questions qu’elle m’a soumis, j’y réponds ici, sous forme de billet.

En italiques, les questions de Stéphanie, éventuellement éditées par mes soins :

Stéphanie : J’ai testé plusieurs recettes de votre livre (la pizza -il a fallu que je force ma pitchoune à la manger, mais le restant de la famille l’a appréciée-, le gâteau à la compote et la fougasse -ils ont fini à la poubelle!-, la tarte aux pommes -tout le monde a aimé). Pourquoi certaines recettes ne plaisent-elles pas chez moi?

  • Quelle base de farine utilisez-vous?

Je suppose que vous n’employez pas la farine de pois chiches, qui est la base de mes recettes, puisque votre fille ne la tolère pas, ni celle de mais ni les farines dites à gluten, mais j’aimerais savoir comment est composé votre mélange.
Parce que si vous cuisinez avec une base de farine de riz complet, par exemple, attention à l’amertume, nous n’aimons pas non plus.
Si votre amidon est de pomme de terre, attention aussi parce que le résultat sera assez dense, voire un peu collant comme une purée, et la saveur pas toujours top.

  • Et quelle huile utilisez-vous?

Si je peux me permettre, ce n’est peut-être pas la recette qui ne va pas, mais plutôt les ingrédients qui vous employez pour la faire, qu’en pensez-vous? Parce que sincèrement, le gâteau à la compote, avec un mélange de farines ET une huile neutre (évidemment, si on utilise une huile forte, de type huile espagnole ou Pug.. du commerce, poubelle direct chez nous aussi, c’est infect. Dans quoi que ce soit, d’ailleurs…!), plaît à tout le monde, petits ou grands, je n’ai encore jamais rencontré un réfractaire (à la pâte à pizza, si, si l’on s’attend à une texture traditionnelle).

S : les résultats de ma fille indiquent qu’elle ne tolère pas la caséine ni le lait de vache ou de chèvre, mais qu’elle tolère les laits de brebis et de bufflone.

  • Attention : si votre fille est intolérante à la caséine, il faut supprimer TOUS les laits animaux et produits dérivés de ces laits.

En effet, le lait de brebis apparaît pour votre fille comme toléré mais cela signifie qu’il l’est dans toutes ses composantes autres que le lactose et la caséine qui sont mesurées séparément.
Donc continuer à consommer du lait de brebis et de bufflone = consommer de la caséine = non toléré…

  • Idem pour toutes les céréales dites « à gluten » -blé, épeautres, kamut, seigle, orge, tricticale, méteil…-: elles doivent être exclues dès lors que la gliadine n’est pas tolérée.

S: ma fille tolère le riz mais il paraît que le lait de riz contient souvent de l’arachide, à laquelle elle est intolérante, tout comme à toutes les autres noix et à l’avoine. Quel lait employer?

  • De l’arachide souvent présente dans le lait de riz? Je n’en ai jamais entendu parler et, si cela est vrai, cette présence doit être mentionnée obligatoirement sur les emballages car l’arachide est un des 14 allergènes à mention obligatoire selon la loi.

Si cela est exact, cela signifie qu’il n’y aurait dans certains laits de riz que des traces d’arachide, de plus. Or, pour les intolérants IgG (et non IgE, immédiats), les traces ne sont en principe pas un problème, sauf si l’on consomme tant d’un produit que la trace devient quantité non négligeable.

Toutes les marques de lait de riz ne sont sans doute pas concernées.

Il vous est également possible de faire vos laits végétaux vous-mêmes, sans risque, sans machine. Vous pouvez faire des laits aussi originaux que des laits de sarrasin, de pomme de terre ou de patate douce, par exemple!

S: Il y a des aliments qui sont notés négatifs alors que nous savons qu’elle réagit (tomate, kiwi, moules, fraises, etc). Pourquoi?

Peut-être est-elle allergique IgE à ces aliments? A-t-elle été testée pour cela? Peut-être aussi réagit-elle de façon croisée car les protéines de ces aliments sont proches de celles de pollens, par exemple, qu’elle supporte mal?

S:  Il va y avoir un pique nique à l’école, je ne sais pas quoi lui préparer.

Pourquoi pas des pâtes sans gluten (de riz, par ex)  froides, en salade, avec des lamelles de jambon et des légumes de saison? C’est ce que mes filles ont mangé récemment, et beaucoup apprécié.
J’avais fait des cookies également, mais vous pourriez tenter à nouveau la recette de gâteau à la compote (avec farines ou fécule ou huile différente!) en forme de muffins, c’est bien pratique et apprécié. Avez-vous lu mon billet sur les muffins sans gluten?

Andréa peut manger du sarrasin, pourquoi ne pas lui faire des crêpes?

S: Je suis un peu perdue surtout après un rendez vous avec un allergologue qui s’est super mal passé, elle parle de médecine parallèle à laquelle elle s’oppose totalement. Ma fille n’a rien du tout puisqu’elle ne risque pas de mourir…Pourtant, depuis les tests et les évictions elle n’a plus d’urticaire géant, moins de maux de tête, elle n’a plus mal au ventre, et elle n’a plus de flatulences.
Andréa est assez menue, elle ne mange presque plus rien car rien ne lui dit,elle supporte les même éviction que sa camarade de classe qui elle est une « vraie allergique » mais une non reconnaissance du corps médical et de son institutrice (lors des goûters anniversaires) ainsi que les autres mamans.
Et puis où aller chercher un PAI si l’allergologue nous prend pour une folle?
Bref beaucoup de questions.
Mais votre livre est génial, merci pour les mines d’infos pour enfin comprendre.
Et puis je ne sais pas encore correctement utiliser tous ces ingrédients nouveau pour moi.

  • le rdv avec l’allergologue

Quel scandale qu’un médecin formé, en principe, à soulager des maux, refuse de vous suivre sous prétexte que votre fille ne va pas mourir!!!
Quand on souffre d’une fracture du bras, on ne va plus pouvoir être soigné non plus parce qu’on ne risque pas de mourir? n’importe quoi!
Je ne comprends toujours pas que les allergologues soient si fermés, pour nombre d’entre eux, sur les seules allergies igE…

  • le PAI: il n’est pas obligatoire puisqu’aucun soin médical spécifique n’a à être administré à votre enfant en cours de scolarité. Il faut juste qu’elle puisse manger le repas que vous lui proposez, et que vous négociiez avec l’instit pour être prévenue en avance quand des goûters d’anniversaire sont proposés en classe pour que votre fille puisse avoir son goûter à elle.
  • Parlez-en aux représentants des parents d’élèves, éventuellement, si vous ne l’êtes pas vous-mêmes, ils peuvent amener le sujet en conseil d’école, c’est important. Et prêtez mon livre à l’institutrice, qu’elle comprenne de quoi il s’agit!

Vous pourriez aussi laisser en permanence auprès de l’instit un petit sac spécial pour Andréa, qu’elle aurait à sa disposution si les autres enfants ont un repas en classe. Dans ce sac, une gourde de compote, quelques bonbons sans colorants, des crackers de riz, bref des petites friandises un peu hors du commun qui seraient festifs pour elle.

Ca peut être compliqué de faire accepter aux personnes extérieures que votre enfant ne doit pas manger tel ou tel aliment, mais tenez bon et ne minimisez pas! J’ai dit X fois « oh mais ça n’est pas dangereux, elle ne risque pas de mourir sous vos yeux » à telle ou telle personne que je sentais inquiète de se retrouver seul(e) à gérer l’intolérance de telle ou telle de mes filles et je le regrette! Désormais, je dis « elle ne doit pas manger telle chose sinon elle est vraiment malade », et point. A chaque fois que j’ai minimisé, j’ai compliqué la prise en charge de ce problème de santé pour mon enfant (ou pour moi) et c’est stupide. Mon mari, lui, ne s’embarrasse pas ainsi et n’hésite pas à dire « je ne peux pas manger de cela car il y a de la crème », voire à demander qu’on lui prépare un plat à l’huile d’olive, si possible, dans un restau. Il a raison : il se respecte ainsi et demande aux autres d’en faire autant!

S: Bref cela va mieux mais maintenant je fais quoi. Le médecin qui m’avait prescrit le bilan sanguin est très cher, les produits sont très chers, et où aller pour avoir des réponses et une aide sans me ruiner.

Vous mettez là le doigt sur deux lourds problèmes, malheureusement, qui n’ont aujourd’hui pas vraiment de solution : manger autrement coûte véritablement cher, bien plus cher qu’une nourriture normale (on en fait l’expérience depuis 1 an et nos finances sont au plus bas! C’est très angoissant…) et on est très seul dans cette démarche, sauf à avoir de fréquents rendez-vous avec un médecin nutritionniste qui reconnaît cette problématique et … qui n’est pas lui-même ruineux…

D’où l’intérêt de ces échanges via ce blog, par exemple…

Courage Stéphanie, vous allez y arriver, non sans tâtonnement ni erreur comme tout le monde, mais cela n’est pas impossible. Et quand, dans un an, vous pourrez réintroduire quelques aliments et voir votre enfant en pleine forme, vous serez tellement contente et convaincue que vous avez fait le bon choix, pris le bon chemin. C’est la santé de votre enfant qui doit être votre but et votre boussole. Ca marche, mes filles en sont témoins. L’exclusion alimentaire ne suffit pas (j’y reviendrais dans un prochain billet) mais elle est une étape fondamentale.

P.S. : c’est un peu embarrassant d’en faire mention ici, ça n’est pas le propos de ce billet, mais en même temps où le mentionner sinon…? Bref, mon livreLes intolérances alimentaires : Cuisiner Gourmand Autrement, a été réédité et j’ai de nouveau quelques exemplaires disponibles pour ceux qui voudraient l’acquérir avec une dédicace :)

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Posted in Intolérances alimentaires : comment gérer.


36 Responses

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  1. Hécate Lomëwen says

    Faisant partie du monde médical, enfin para-médical (étudiante infirmière), je suis outrée par les médecins qui ne prennent pas au sérieux les intolérances alimentaires. Et qui prennent les parents pour des débiles en plus.
    Ma belle-soeur a sa 2ème fille qui faisait des diarrhées, des douleurs abdominales, etc très jeune (presque depuis la naissance en fait), on lui a dit des choses affreuses comme « vous êtes trop stressée, elle le sent, etc ». Bref un discours très culpabilisant pour une maman, et remettant en cause ses compétences alors que tout se passait bien avec la grande de 3 ans l’aînée. Je lui ai parlé des intolérances, surtout que la gamine ne prenait que du lait en alimentation et que l’intolérance voire allergie au lactose c’est de plus en plus courant, mais bon, mon avis on s’en moque un peu, car je consomme alternatif, etc.
    Un médecin a fait le test de voir si la gamine allait mieux avec un lait spécial. Miracle, ça s’est calmé. Il a fait faire les tests. Résultat : intolérance au lactose. Lait spécial à donner.
    Bref, on est des abrutis, les parents, les para-médicaux. Pensez donc il faut au moins bac +9 pour gagner du bon sens semble-t-il…
    En tout cas, pour les 1 an de ma nièce, Florence j’offrirai le livre à ma belle-soeur, en plus de certains de Valérie Cupillard, sur les intolérances. Et j’en prendrai un exemplaire pour moi aussi. Car même si nous n’avons pas de problèmes de ce côté avec mon conjoint, on aimerait bien recevoir nos nièces en vacances quand elles seront plus grandes ^_^
    Stéphanie, courage pour votre fille ! Les mentalités évoluent, lentement, mais elles évoluent plus vite pour cela qu’il y a encore 5 ans. J’espère que vous trouverez des médecins qui seront plus ouverts et compétents pour prendre en main de la meilleure façon les intolérances et allergies de votre petite fille.

    • Flo Makanai says

      Un énorme merci pour ton message, qui dit très bien ce qu’il en est aujourd’hui.

      Une de mes forces, je pense, est que je suis aussi bac + 9, titulaire d’un doctorat, et je ne me prive pas pour le faire savoir quand on commence à me parler de haut. C’est débile, je sais, mais ça m’a aidée plus d’une fois à tenir bon, à tenir tête, moi qui suis partie d’une base de confiance en moi plus négative qu’autre chose… Mais ça ne devrait pas être ainsi, et ça m’indigne profondément qu’il faille avoir à se défendre ainsi. Mais ça va changer, lentement, mais obligatoirement. La France est en retard pour tout ça, mais ça évolue.

      En tout cas, quelle confiance et donc quel honneur tu me fais pour offrir mon livre à ta belle-soeur et l’acquérir pour vous, ça me touche énormément! Merci!!

  2. Marion says

    Coucou Flo,
    J’ai lu ton bouquin (très bien !) mais je dois dire que, comme toute personne qui « débute » avec les intolérances alimentaires, je suis un peu paumée… Je voudrais faire pratiquer (sur moi pour commencer) les tests que tu avais fait faire à Héloïse.

    Donc 2 ou 3 questions bêtes, puisque je vais chez le toubib (généraliste) lundi :
    - est-il obligatoire d’avoir une ordonnance pour faire pratiquer les tests ?
    - si oui, que faut-il précisément demander au médecin ? (nom des tests etc.)
    - où faut-il aller faire ces tests ???
    Bon weekend ensoleillé à vous 5 !

    • Flo Makanai says

      Coucou Marion!
      (je parlais hier de nos tartines de pain de mie et Nutella et de sauce de salade en bouteille de ta Maman, qui étaient pour moi une merveille de modernité :))

      Non il n’est pas obligatoire d’avoir une ordonnance pour faire pratiquer ces tests. L’ordonnance est bienvenue parce qu’elle permet de se faire rembourser la prise de sang, mais c’est tout. Elle n’est pas requise du tout.

      Si tu veux en demander une, il faut qu’elle soit pour une recherche d’anticorps IgG. Je ne me souviens pas des mots exacts des ordonnances de mes filles, mais tu peux téléphoner à un labo pour le demander.

      Comme labo, je « connais » (pour les avoir fréquentés ou parce qu’on m’en a parlé) le labo Zamaria et le labo Cohen à Paris (16e tous les deux), le labo Barbier à Metz.


      Je rappelle que je ne suis pas médecin, pas biologiste, que je ne cautionne rien du tout ni personne!
      Marion, tu le sais bien sûr (pour ceux qui ne le savent pas, Marion et moi nous connaissons depuis… 40 ans?!) mais pour tous les autres, merci de ne pas prendre ce qui est écrit ici autrement que pour ce que c’est : le récit d’une expérience et d’un travail de recherche personnels, qui n’engagent que moi.

      • Marion says

        Ne me parle pas du pain de mie-Nutella, je suis en guerre contre mes enfants qui pensent que c’est le summum de la gastronomie !! Et qu’aller au resto signifie aller se goinfrer chez Mc Do !!!! My God…

        Si j’ai bien compris, je peux aller dans n’importe quel labo demander une prise de sang avec recherche d’anticorps IgG, et ils sauront quoi faire ? Il ne faut pas préciser quels aliments tester ?

        • Marion says

          Zut, je n’avais pas encore la fin de ton message… donc tu as déjà répondu !
          Comment ça 40 ans ? Pffffffff…

        • Flo Makanai says

          C’est pour ça que je chéris ce souvenir de nos tartines, qui étaient un tel plaisir pour moi chez qui il n’y avait pas ces trucs si modernes :)
          Pour le Mc Do par contre, il est vraiment loin le temps où j’avais plaisir à manger un cheeseburger « comme là-bas » au Mc Do du haut de la rue St Michel (tu te souviens!), qui d’ailleurs n’existe plus depuis belle lurette! Et mes enfants détestent ça aussi, surtout depuis que je leur ai expliqué que manger de la viande là-bas = manger de la souffrance animale… Effet garanti pour les en détourner, surtout qu’elles ont vu un camion transportant des cages de lapin sur l’autoroute d’an dernier et ne sont pas prêtes de l’oublier…!

          • Marion says

            Tu as bien de la chance : j’ai tout essayé pour les dégoûter du Mc Do (y compris leur parler de « Supersize me » !), mais rien n’y fait… Alors, comme je suis une Maman très très faible, on y va 2 ou 3 fois par an. Beurk !

  3. Amélie says

    Bravo pour ce billet récapitulatif et très clair ! Je me permets d’apporter mon témoignage également. Nous avons aussi beaucoup tâtonné à la maison entre aliments à éviter, découvertes de nouvelles saveurs et acceptation de certaines grandes frustrations mais nous avons trouvé un rythme de croisière et mon fils et moi même allons beaucoup mieux. Le changement est tellement appréciable que je ne regrette pas du tout les coups de blues du début. Concernant la cantine pas besoin de PAI, mon fils apporte ses repas ; nous avons pris rdv avec la directrice et seule une attestation de son médecin traitant a été nécessaire. Nous avons aussi fait les frais d’un rdv avec l’allergologue duquel je suis sortie en larmes et désespérée car « vraiment, madame votre fils est en parfait santé, arrêtez ce psychodrame » mais après quelques hésitations nous avons choisi avec mon mari de maintenir ce cap. Aujourd’hui ce même allergologue est beaucoup plus mesuré dans ses propos car il a reçu plusieurs patients dans le même cas que nous…. Reste, il est vrai, le problème du surcoût financier des aliments mais aussi des probiotiques et compléments d’acide gras pour restaurer le système digestif. Pas de solution satisfaisante si ce n’est d’essayer au maximum de n’acheter que des matières premières et de les cuisiner nous même, je m’approvisionne exclusivement sur le marché local et à la biocoop. mais notre budget consacré à l’alimentation a explosé malgré tout. Au plaisir de pouvoir poursuivre les échanges via ce blog qui a été pour moi une grande source d’énergie et une mine d’information ! Bon courage !

    • Flo Makanai says

      Bravo à vous Amélie, parce que j’ai encore très frais en mémoire vos débuts dans ce défi qu’est celui de manger autrement suite à un diagnostic d’intolérance, et je trouve donc votre témoignage extrêmement positif! Ca me fait vraiment plaisir de lire ces mots!

      « un psychodrame »… Bon sang, ce mépris, encore et encore. Je ne m’y résoudrais jamais. Mais quelle superbe nouvelle que ce même médecin soit désormais plus mesuré!!!! Ca bouge, c’est merveilleux, continuons à nous battre!

      Le médecin qui nous a la première parlé des tests d’intolérances pour notre fille aînée lui a dit, lors de la lecture des résultats « Héloïse, c’est dur ce que tu dois faire aujourd’hui pour ton alimentation, et le regard des autres va être difficile par moments. Mais dis-toi bien que c’est TOI qui es en avance sur les autres, et qu’un jour cela sera pleinement reconnu. » Cela nous a aidé d’entendre cette affirmation, on se l’est souvent rappelée plus tard.

      Quant au coût, c’est un terrible problème :((

  4. hermine says

    Florence, Mesdames,

    Tenez bon

    Ne tolérez pas les intolérants aux intolérants:-), laissez- les tourner en rond!

    Concernant la cantine,question à poser : pourquoi propose-t-on des repas halal ou casher et rien pour les intolérants ? un pavé de plus à jeter dans la mare…

    Je n’ ai pas acheté votre livre, car je « cuisine  » les recettes de diverses sources( y compris les basiques de Tupperware!) pour les adapter à nos nouvelles habitudes…

    J’ ai essayé le gâteau à la compote : j’ ai mis mes 3 farines habituelles pour le sucré : riz complet+amarante+quinoa et de l’ huile de tournesol bio désodorisée (mon mari n’ aime pas du tout, du tout l’ huile d’ olive dans les gâteaux) et il était bien réussi (je l’ ai trouvé encore meilleur le lendemain). Je n’ ai pas mis d’ amidon (je vous ai déjà donné ma position à-dessus).

    Gardez le cap
    Bien à vous
    @+

    • Flo Makanai says

      Merci Hermine.

      Pour la cantine : parce que les repas halal sont faciles à préparer pour tous ceux qui mangent ainsi, idem pour casher, idem pour végétarien, par ex. Alors que des intolérances, il en existe autant que de personnes concernées, ou presque…
      Plusieurs compagnies aériennes proposent par ex sans lactose ou sans gluten mais rien d’autre, et on les comprend. Dans les cantines tenues par un(e) cuisinier(e) qui prépare de a à z les repas, ça serait jouable, à la limite (mais compliqué) mais dans celles qui reçoivent des plats tout préparés pour des masses…

      (à noter: même dans les plateaux repas de compagnies aériennes comme Emirates, sur laquelle nous avons voyagé en février pour aller en Inde, le repas « sans lactose » contenait du beurre, et l’hôtesse de l’air ne comprenait pas du tout en quoi cela posait un problème… C’est réellement COMPLIQUE.)

      Mais n’est-ce pas vous, Hermine, qui écriviez récemment, à si juste titre, que de toute façon c’était tout le fonctionnement des cantines qui devraient être mis en question? Un énorme chantier devrait être ouvert à ce sujet, et qui n’a pas grand chose à voir avec le bio ou pas bio. Il y a cet objectif cantines bio qui fait poudre aux yeux, mais les vrais problèmes ne sont pas là, à mon sens.

      Jolie idée de mélange de farines pour votre gâteau. Oui vous m’avez dit pour les amidons, et vous avez pleinement raison, bien sûr. Je sauterai le pas, un jour, mais pour le moment pleins de résistances restent en place, je le sens bien… C’est compliqué de changer…

      Merci pour vos commentaires toujours très pertinents Hermine.
      A bientôt!

  5. nol de nol says

    Flo, tu n’as pas à t’excuser de nous proposer ton livre. Il est très bien fait, très instructif, très goutu et surtout très humain !!
    J’ai encore du mal à dire, au restaurant, que je ne peux pas manger tel ou tel chose. Je préviens que je ne vais pas mourir sous les yeux du restaurateur et du coup certains ne sont pas toujours très courtois. Ton mari a bien raison en fait… Mes ami(e)s me disent d’être plus forte à ce niveau là. Je commence à prendre mes marques…
    Je vais mieux et c’est assez facile finalement, ça ne concerne que ma pomme. Je vous trouve, mères et pères, très courageux d’arriver à trouver pour vos enfants ce courage !! BRAVO !

    • Flo Makanai says

      Merci pour tes mots doux!
      Ca n’est pas simple de parler de son travail sans avoir le sentiment de vendre, tu vois ce que je veux dire. En même temps, j’ai envie de le vendre, ce livre, bien sûr! Un peu ambigu, mais tu me rassures!

      Oui, sois plus forte au restau et ailleurs. Si tu hésites, penses à nous tous derrière toi qui te chuchotons fort : OSE!!! TU LE MERITES ET TU TE LE DOIS!!! Tout un apprentissage… (et j’ai un énorme chemin à faire encore pour moi-même!)

  6. caroline says

    Billet très instructif pour les personnes qui allergique, et aussi pour ceux qui ne le sont pas, ce qui est le cas chez nous à ce jour.
    Mais je trouve inadmissible le comportement de certain professionnels de santé vis à vis de stéphanie ou amélie (et pourtant en tant que secrétaire médicale, je les cotoie tout les jours)
    Je me souvient bien que mon médecin généraliste et le pédiatre limite me riaient au nez quand je leur disais que Maxime (le grand) avait un problème avec le lait en poudre 1er age (j’aurais alleté si j’avais eu assez de lait). Il régurgitait, se tordait en pleurant et en plus le lait ne le tenait pas. « ce sont des colliques madame ca va passer acev un lait spécial » encore un. Résultat : au bout de 3 mois et 8 laits différents je l’ai passé au lait de vache demi écremé et à une nouriture le plus diversifié possible.
    Je ne sais pas d’ou cela venait vu qu’il tolère le lait classique, les laitages… Le docteur n’en a jamais rien sût. pas de problème d’allergie a ce jour et cela a été pareil poour le second!
    Mais cela ne nous empêche pas de mettre en pratique certains de tes conseils (miam le gateau à la compote)

    • Flo Makanai says

      Ah ces « coliques », ce mot fourre-tout sur des maux qui pourtant font souffrir et ont besoin d’être soulagés…
      Comme la dépression, dans un autre registre…
      On dit ça, on dit rien, mais on a soit-disant posé un diagnostic…

      Et tant mieux si les laitages classiques sont parfaitement tolérés, quelle chance! Car ils sont, consommés avec modération comme absolument tout aliment devrait l’être, une source extraordinaire de tant de bonnes choses. Sans oublier que ce que c’est BON un yaourt au lait cru, un morceau de fromage (oh la la la la), une faisselle de brebis, une crème anglaise et tutti quanti…! Profitez-en bien!

      Peut-être d’ailleurs, Caroline, que les produits laitiers chez toi sont d’autant mieux tolérés que tu alternes avec d’autres produits, donc il n’y a jamais de surcharge de l’organisme : je crois que c’est une clé fondamentale pour ne pas développer d’intolérance…

  7. stephanie says

    Merci à toutes pour vos commentaires, je vais m’en sortir et ma petite Andréa avec. Je crois avoir trouvé pourquoi mes préparations n’allaient pas (et encore une fois ce n’était pas la faute aux recettes de Flo) mais je n’avais pas réussi à trouver de la farine de millet et j’ai donc utilisé les flocons que j’ai essayé de réduire en poudre. Peut être est ce là le creux du problème. Aujourd’hui, pleine de courage et après une bonne nuit de sommeil, promis mes fourneaux vont fonctionner à plein régime (enfin essai de muffins et du fameux gâteau à la purée de fruits).
    Merci à Amélie pour l’aide de demande de PAI, je vais voir avec la directrice si un certificat de mon médecin suffit. Il note simplement intolérance alimentaire sur le certificat?
    Flo merci pour tout, je découvre un monde nouveau grâce à vous et à vos blogs.
    Merci aussi à vous toutes mesdames qui mettez de votre vécu et faites en sorte que nous puissions rebondir.

    • Flo Makanai says

      Je suis contente que ces échanges vous aident et vous donnent du courage. Continuons!

      Oui l’utilisation de flocons, même réduits en poudre, plutôt que de farine peut avoir joué un rôle car les flocons sont généralement obtenus après passage du grain à la vapeur et réagissent donc très différemment.

      Attention à la farine de millet : elle est un peu granuleuse et peut être amère une fois préparée. Je trouve qu’elle est extra quand on fait du pain (je fais parfois des baguettes au millet qui sont chouettes) mais sinon, la texture ne me plaît pas plus que ça dans la pâtisserie et je ne l’utilise jamais seule. Vous pourriez couper avec de la farine de riz blanc, par exemple?

      Pour la cantine, il a suffi d’une lettre du médecin des enfants indiquant qu’elles ne devaient pas consommer de produits laitiers pour que, aussitôt, la responsable de la cantine les autorisent à apporter leurs repas. Ceci dit, une fois cette étape franchie, tout n’est pas joué parce que le personnel de cuisine a proposé X fois à l’une ou l’autre de mes filles des aliments qui ne leur convenaient pas, et il a fallu X fois revenir leur expliquer qu’il ne fallait RIEN leur proposer parce que les enfants (surtout ma plus jeune de 5 ans) ne savent pas faire la différence entre la soupe de potiron de maman, pleinement autorisée parce que faite sans produits laitiers, et celle de la cantine, au lait et à la crème, par ex… Plus l’enfant est âgé, plus c’est simple à gérer.

  8. Christel says

    Bonsoir Flo,
    Même si je n’ai pas ce genre de souci je trouve ton billet très intéressant. Si cela peut aider d’autres personnes c’est tant mieux. Heureusement que tu as rencontré un professionnel à l’écoute. Cela devrait être la norme. Je n’ai pas trouvé beaucoup de soutien du monde médicale quand j’ai parlé de mon végétarisme même si c’est différent. Pour ce qui est de la cantine ce n’est pas mieux vu. De toute façon je ramène toujours mes repas. Malheureusement la différence dérange parfois. En tout cas BRAVO à toi et c’est normal que tu veuilles vendre ton livre. Tu y a passé du temps , de l’énergie, des recherches…

    • Flo Makanai says

      Merci Christel. Oui cela devrait être la norme, des professionnels à l’écoute, mais heureusement il en existe, et certainement plus qu’on ne le craint!
      Oui la différence dérange, souvent…

  9. Edda says

    Merci pour tous ces conseils précieux, ta recherche, tes précisions qui ne perdent jamais le sens du goût. Je ne suis pas concernée personnellement mais autour de moi… ça fait du bien de savoir qu’il y a des personnes comme toi ;-)
    Bises

  10. Mlle Pigut says

    Très bonne idée de partager ce questions-réponses, merci!

  11. nathalie says

    Je conseille d’explorer la piste ayurvedique. C’est la médecine la plus ancienne et la plus pointue en matière de nutrition adaptée à la constitution personnelle de chacun. Elle considère l’être humain dans sa globalité et ne donne pas que des conseils nutritionnels ou des soins précis comme tel ou tel massage.
    Il est nécessaire de consulter un bon médecin ayurvedique (vaidya) qui va poser des questions tous azimuts, prendre les pouls, étudier la constitution et suggérer des modifications dans le mode de vie, d’alimentation, etc…
    Souvent ce sont des choses très simples qui, si elles sont suivies, vont produire de grands résultats, progressivement. C’est presque une voie de développement personnel, en tous cas de meilleure connaissance de soi et du vivant, qui nous transforme en profondeur.
    C’est la voie de l’équilibre !

    • Flo Makanai says

      Merci pour cette piste, qui me paraît bien vraisemblable.
      Même s’il ne doit pas être simple de trouver des thérapeutes en campagne, si?

  12. Séverine says

    Bonsoir Florence,

    Je tenais juste à vous dire que je suis tombée sur votre blog par hasard le soir de mes résultats de prise de sang pour mes intolérances alimentaires (votre billet sur l’article du magazine de consommateurs), j’ai passé quelques heures à vous lire et acheté votre livre dans la foulée! Je ne regrette rien, bien au contraire !
    Merci pour tous vos conseils, vos explications toujours claires, et surtout l’énergie et le positivisme que vous mettez dans chacun de vos messages !
    Je n’en suis qu’à mes débuts concernant la réorganisation totale de ma cuisine, mais déjà au bout d’un mois, les douleurs sont beaucoup moins présentes, et je ne pense pas que ces effets soient uniquement psychologiques. Le regard des autres sur ce sujet n’est pas près de changer, il est certain que cela prendra du temps et je vois bien qu’il n’y a pas beaucoup de personnes réceptives au sujet des intolérances alimentaires aujourd’hui. Heureusement que certains médecins comme mon homéopathe y sont favorables !
    Je vais continuer à éplucher votre blog, j’ai encore plein de choses à apprendre !
    Bon courage ! et… au plaisir de vous lire !

  13. ln says

    c’est très complet, va falloir que je prenne le temps de me pencher sur la question un de ces jours.
    ici intolérance au lactose pour moi et je pense pour ma numéro 2, mais  » faible  » car on consomme yaourts et fromages.
    mais jeanne très intuitive pour son alimentation, décline souvent le lait de vache qu’on peut lui proposer à l’extérieur « non merci je le digère pas » . j’ai demandé au périscolaire de ne plus lui en donner au gouter sans que ça pose de problème, je n’étais pas la première à faire cette demande.

    • Flo Makanai says

      C’est formidable cette intuition des enfants.
      On devrait tous faire bien plus confiance à ce que nous disent nos enfants de leurs répulsions, je ne l’ai compris qu’avec Bérénice, qui n’a jamais accepté de manger du fromage ou des oeufs (hors des gâteaux) jusqu’à l’âge de 5 ans, un dégoût formidable, qu’on a pris en compte (mais son papa a eu du mal à ne pas forcer…).

  14. ln says

    bises !
    ton doctorat c’est dans quel domaine ? (langues ? )

    • Flo Makanai says

      Pas du tout! En droit (droit international privé, pour être encore plus précise)!
      Bises à toi aussi :)

  15. Ingrid says

    Merci pour vos articles!
    Je vous raconte brièvement mon histoire, je suis un peu perdue.
    Petite, je vomissais beaucoup, +diarrhées, mon pédiatre avait interdit à ma mère de me donner du lait, mais pour elle, le lait, c’est indispensable, donc j’ai passé mon enfance à vomir, et à faire des crises d’acétone.Mon organisme a fini par s’habituer et seuls les tropubles digestifs sont restés.
    Depuis j’ai toujours mal à) l’estomac, au ventre, gaz très douloureux,, diarrhées, pour le gastro, il s’agit de colopathie et c’est le stress qui la génère.IL a tout de même fait plusieurs examens(coloscopie, scaner)mais tout est normal.Il a fini par me prescrire un prise de sang pour détecter les intolérences alimentaire au labo que vous citez sur Metz(76 euros non remboursé).J’ai reçu les résultats, je suis intolérente au blanc d’oeuf et à l’amande(je n’ai plus les taux en tête)mais c’est en rouge et une intolérence modérée au gluten.Je ne revois mon gastro qu’n juillet.

    En attendant, que faut-il que je fasse??????
    J’ai supprimé ces aliments(+les plvs depuis plusieurs années) et c’est loin d’être simple, faire un gâteau ou une brioche sans oeuf, oups!J’ai 3 enfants et je cuisine beaucoup.
    D’ailleurs je me pose aussi des questions les concernant , ma fille se plaint de maux de ventre après les repas, elle a toujours le ventre gonflé.Mon fils(5ans) est hyper speed, plus petit en poids et en taille que son âge avec plusieurs diarhées par jour.J’en ai parlé au généraliste mais pour lui, aucun pb, il est petit car né préma, et s’il est vif, c’est une bonne chose.J’aimerais supprimer le gluten et le lait aussi de leur alimentation et sans un mot du médecin, ils devront manger ce qu’il y a à la cantine.Vu comme le médecin m’a prise au sérieux , aucun risque qu’il me fasse un mot!

    • Flo Makanai says

      Ingrid
      Ma première réaction est de me féliciter très narcissiquement de ne pas laisser mes enfants souffrir juste parce qu’on m’aurait dit que tel ou tel aliment est indispensable, et d’avoir, au contraire, osé remettre en question les arguments santé de certains aliments pour elles… Votre témoignage me conforte dans mes choix.

      Ma deuxième réaction est de vous inviter à consulter un médecin qui saura vous écouter et vous accompagner, vous et votre fille. Je ne suis pas médecin, je ne vous connais pas, je ne peux pas vous aider plus qu’avec tout ce que contiennent ce blog et mon livre, Les intolérances alimentaires : Cuisiner Gourmand Autrement.

      Si votre généraliste ne vous entend pas, eh bien changez-en!

      Une remarque supplémentaire, toutefois : il est dangereux de vouloir supprimer le lait et/ou le gluten arbitrairement d’une alimentation, et franchement terriblement plus compliqué de cuisiner « sans » qu’ »avec », alors je me permettrais de vous inviter à faire faire des tests qui attesteraient que ces substances doivent être exclues avant de procéder à cette exclusion arbitraire. Le gluten pas plus que le lait n’est pas un poison en soi! Il n’est pas du tout impossible que les causes de vos maux et/ou de ceux de votre enfant soient ailleurs (alimentaire et/ou autre).

  16. nes says

    Bonjour,
    Je viens de commander votre livre, mes deux enfants sont sous régime sans lactose et gluten depuis deux ans et les résultats sont formidables pour l’un et pour moyen pour l’autre. En effet, nous venons de compléter par un cythotest sur 60 aliments et le petit à encore d’autre intolérance (mais, oeuf, poulet, patate) il est vrai que les enfants d’ingrid présentent les mêmes symptômes qu’avaient mes enfants avant notre éviction. Donc il faut aussi faire confiance à notre aura de mère, qui de tous est le mieux placé pour savoir ce qui est bon pour nos enfants, certainement pas toutes ces personnes.
    Je découvre votre blog, et cela fait vraiment chaud au coeur, de savoir que l’on est pas seul.



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