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Choisir les oeufs : comprendre le marquage des oeufs

Oeuf
Mise à jour au 20 août 2017

Sauf à acheter des œufs chez un fermier que l’on connaît bien, se faire offrir des œufs par une connaissance ou à avoir ses propres poules, choisir les œufs que l’on souhaite consommer est finalement relativement complexe.

Cet article vous propose d’y voir plus clair, pour vous aider à choisir les œufs en connaissance de cause.

Attention : la réglementation relative au marquage concerne les œufs achetés entiers. Si vous achetez des produits qui contiennent des œufs, comme des biscuits, une quiche, des gaufres, etc., c’est la réglementation de l’étiquetage des aliments qui s’appliquera, et elle diffère sur de nombreux points de celle du marquage : v. en fin d’article.

Un code sur chaque coquille pour informer et aider à choisir les œufs

En France, pays membre de l’Union Européenne, les œufs du commerce doivent être porteurs d’un code, tamponné sur leurs coquilles.

Attention : le code qui apparaît sur la boîte d’œufs vendus en France est celui de l’organisme d’emballage, il répond aux exigences d’étiquetage des boîtes d’œufs, et diffère du code inscrit sur l’œuf lui-même, qui répond aux règles du marquage. On peut donc acheter une boîte sur laquelle apparaît un code débutant par FR, par exemple, ce qui nous informe que les œufs ont été emballés en France, mais qui contient des œufs non français, mais italiens, néerlandais, etc.

Le code marqué sur la coquille de l’œuf doit donner au consommateur 4 informations essentielles, et peut même en donner 5 :

  1. le mode d’élevage et d’alimentation de la poule qui a pondu cet œuf
  2. le pays d’origine de l’œuf
  3. le code du producteur et du bâtiment de ponte
  4. la date de consommation recommandée, ou DCR
  5. (facultatif)  la date de ponte

Au niveau de l’Union Européenne, dont la France fait partie, le principal texte contraignant est le règlement (CE) n°589/2008 du 23 juin 2008, portant modalités d’application du règlement (CE) n° 1234/2007 du Conseil, sur les normes de commercialisation applicables aux œufs.

Est également applicable, en France, l’arrêté (français) du 28 août 2014 relatif aux modalités de commercialisation des œufs.

D’autres textes peuvent être applicables :

1. le mode d’élevage et d’alimentation de la poule pondeuse

Ce mode d’élevage est codé 0, 1, 2 ou 3.

Code 0 = œuf bio

L’œuf bio porte, sur sa coquille, un code qui débute par le chiffre 0.

Il peut également être labellisé Bleu Blanc Cœur.

Le code 0 marqué sur la coquille de l’œuf signifie que :

  • la poule est nourrie à 100 % de végétaux, minéraux et vitamines, dont 95% minimum est bio ;
  • cette alimentation ne contient pas de colorant de synthèse ;
  • si l’œuf bio est également Bleu Blanc Cœur, l’alimentation de la poule contient des plantes et des graines tracées et sélectionnées pour leur intérêt nutritionnel ;
  • la poule a un espace pour se promener en plein air, de 4 m² minimum par poule ;
  • le parcours de la poule doit être conduit selon les principes de l’agriculture biologique ;
  • le bâtiment dans lequel elle dort, passe une partie de sa vie, pond, etc., contient 3000 poules maximum, avec une densité max. de 6 poules au m²;
  • un organisme certificateur indépendant doit périodiquement certifier que l’élevage répond à ces normes ;
  • aucune analyse sensorielle de la qualité gustative de l’œuf n’est faite ;
  • mais si label Bleu Blanc Cœur, le profil nutritionnel, et lipidique en particulier (seulement 2.6 g d’acides gras saturés pour 100 g ; 1,9 g pour 100 g d’acides gras insaturés dont 486 mg pour 100 g d’oméga 3 , des protéines « de hautes valeurs biologiques », « de nombreuses molécules nutritives comme des vitamines (groupe B9, B12, vitamines liposolubles D, A et K principalement), des minéraux (fer, zinc…) et des antioxydants très efficaces contre le vieillissement cellulaire (lutéine, zéanxanthine…) » (source), de l’œuf sera vérifié, en comparaison avec celui d’un produit conventionnel ;
  • il n’y a pas d’obligation relative à la fréquence de ramassage des œufs ;
  • il n’y a pas de délai entre le jour de ponte et l’emballage de l’œuf.

Code 1 = œuf de poule élevée (partiellement) en plein air

L’œuf de poule dite « élevée en plein air » porte, sur sa coquille, un code qui débute par le chiffre 1.

Tous les œufs Label Rouge sont de ce type, donc codés 1.

Les œufs codés 1 peuvent aussi être labellisés Bleu Blanc Cœur : v. alors les spécificités relatives à ce label indiquées plus haut pour les œufs bio.

Le code 1 marqué sur la coquille de l’œuf signifie que :

  • la poule est nourrie à 100 % végétaux, minéraux et vitamines ;
  • si l’élevage dont est issu l’œuf codé 1 est labellisé Label Rouge, l’alimentation de la poule contiendra au minimum 50 % de céréales ;
  • l’alimentation peut être issue de l’agriculture bio ou conventionnelle, il n’y a pas d’exigence sur ce point ;
  • l’alimentation peut contenir des colorants de synthèse, sauf si l’œuf est Label Rouge ;
  • si label Bleu Blanc Cœur, les antibiotiques sont en principe interdits ;
  • la poule a un espace pour se promener en plein air, de 4 m² minimum par poule, voire 5 m² minimum si Label Rouge ;
  • le bâtiment dans lequel elle dort, passe une partie de sa vie, pond, etc., n’a pas de taille maxi sauf si Label Rouge : l’élevage ne peut comprendre alors plus de 2 bâtiments de 6000 poules maxi ;
  • dans ces bâtiments, la densité max. est de 9 poules au et, sauf si Label Rouge, avec 4 niveaux superposés possibles ;
  • le label Bleu Blanc Cœur est également soucieux du bien-être animal ;
  • si Label Rouge : un organisme certificateur indépendant vient périodiquement certifier que l’élevage répond à ces normes et s’assure aussi de la qualité gustative de l’œuf par des analyses sensorielles régulières qui comparent l’œuf Label Rouge avec un œuf courant ;
  • si Label Rouge, les œufs doivent être ramassés au moins 2 fois par jour ;
  • si Label Rouge, le délai entre le jour de ponte et l’emballage de l’œuf est de 4 jours max.

Code 2 = œuf de poule élevée en cage, sans accès à l’extérieur

Le code 1 marqué sur la coquille de l’œuf signifie que :

  • la poule est nourrie à 100 % végétaux, minéraux et vitamines ;
  • l’alimentation peut être issue de l’agriculture bio ou conventionnelle, il n’y a pas d’exigence sur ce point ;
  • l’alimentation peut contenir des colorants de synthèse ;
  • la poule n’a pas d’accès au plein air, on dit qu’elle est « en claustration » ;
  • le bâtiment dans lequel la poule passe toute sa vie n’a pas de taille maxi ;
  • dans ces bâtiments, la densité max. de 9 poules au  avec 4 niveaux superposés possibles ;
  • aucun organisme certificateur indépendant ne vient vérifier que l’élevage répond à ces normes ;
  • aucune analyse sensorielle de la qualité gustative de l’œuf n’est faite ;
  • il n’y a pas d’obligation relative à la fréquence de ramassage des œufs ;
  • il n’y a pas de délai entre le jour de ponte et l’emballage de l’œuf.

Sur les emballages de ces œufs, on doit trouver la mention  » œufs de poules élevées au sol« .

3 = œuf de poule élevée en cage à forte densité, sans accès à l’extérieur

Ces œufs marqués par un 3 représenteraient entre 80 et 87 % de la production française…

Le code 3 marqué sur la coquille de l’œuf signifie que :

  • la poule est nourrie à 100 % végétaux, minéraux et vitamines ;
  • l’alimentation peut être issue de l’agriculture bio ou conventionnelle, il n’y a pas d’exigence sur ce point ;
  • l’alimentation peut contenir des colorants de synthèse ;
  • la poule n’a pas d’accès au plein air, on dit qu’elle est « en claustration » ;
  • le bâtiment dans lequel la poule passe toute sa vie n’a pas de taille maxi et peut contenir jusqu’à 300 000 poules ;
  • dans ces bâtiments, la densité max. de 13 poules au , soit 750 cm² par poule ou 2000 cm² par cage, avec niveaux superposés possibles ; 
  • aucun organisme certificateur indépendant ne vient vérifier que l’élevage répond à ces normes ;
  • aucune analyse sensorielle de la qualité gustative de l’œuf n’est faite ;
  • il n’y a pas d’obligation relative à la fréquence de ramassage des œufs ;
  • il n’y a pas de délai entre le jour de ponte et l’emballage de l’œuf.

Attention : les produits alimentaires industriels contenant des œufs (biscuits, brioches, gâteaux, flans, quiches etc.) emploient généralement ces œufs codés 3, et de catégorie B, voir  notes en bas de ce billet.

N.B. : ouvrez l’œil car de tels œufs sont communément vendus sur les marchés ou dans les boutiques d’allure fermière, sans emballage, joliment alignés sur des supports de carton gris posés les uns sur les autres…

2. le pays d’origine de l’œuf

Sur chaque œuf, le code dont nous venons de rappeler le sens, est suivi de 2 lettres, en majuscules : il s’agit d’un code permettant d’indiquer le pays d’origine.

Ces codes ISO de l’Etat membre dans lequel l’œuf est produit sont de type : FR pour la France, IT pour l’Italie, NL pour les Pays-Bas, etc.

Cette information est utile à plus d’un titre. Elle peut éviter, par exemple, au consommateur parisien d’acheter des œufs bio, certes, mais qui viennent d’Italie, par exemple, au profit d’œufs non labellisés bio mais qui proviennent d’un élevage voisin de confiance, confiance acquise par une visite des locaux ou via le commerçant habituel qui les distribue.

A la lumière des fraudes alimentaires qui malheureusement ne sont pas rares, cette indication d’origine peut être intéressante. Toutefois, concernant le scandale du Fipronil actuel, les œufs contaminés peuvent provenir des Pays-Bas, de Belgique, d’Allemagne, du Nord de la France, ce qui est vaste…

Attention : l’origine des œufs n’a pas à être indiquée par un code pays sur les produits transformés…

Attention : les mentions de type « œufs de notre région » n’informent en rien sur les conditions d’obtention de l’œuf.

Note : de façon facultative, sur initiative privée, l’œuf peut être vendu comme provenant d’une région ou d’un lieu particuliers. Vous avez ainsi certainement déjà vu des œufs de Loué dans le commerce, ou des œufs de l’élevage de M. ou Mme X, habitant non loin du lieu de commercialisation. Ces indications géographiques sont portées sur l’emballage, et non sur l’œuf, et obéissent à leur propre réglementation lorsqu’elles font l’objet d’une IGP, ou Indication Géographique Protégée : v. plus bas.

3. le code du producteur et du bâtiment de ponte

Comme l’information précédente, ce codage permet d’informer le consommateur mais aussi d’assurer la traçabilité de l’œuf.

Information utile au cas où il conviendrait d’engager la responsabilité du producteur, par exemple, ou de cesser la commercialisation des œufs provenant d’exploitations où des animaux sont malades etc.

4. la date de consommation recommandée, ou DCR

La DCR est obligatoire pour tous les œufs sur lesquels n’apparaît pas la date de ponte (voir ci-dessous).

Elle correspond à la date du 28e jour après la ponte.

Elle indique « la date jusqu’à laquelle les œufs conservent leurs propriétés spécifiques dans des conditions de conservation appropriées » (source UNECE)

Le jour est exprimé en caractères numériques (de 1 à 31), suivi du mois, en caractères numériques (de 1 à 12) ou alphabétiques (4 lettres au plus comme AVRI pour avril, par ex.).

Les œufs extra-frais  ne peuvent être vendus comme tels au-delà de 9 jours après la ponte.

Les œufs frais peuvent être vendus jusqu’à 21 jours après la ponte.

5. la date de ponte

Cette mention n’est obligatoire que pour les oeufs « extra » ou « extra frais », appellation possible de l’oeuf jusqu’au 9e jour après la ponte (v. plus haut).

Le marquage de l’oeuf est différent de l’étiquetage de la boîte d’oeufs

Si l’œuf est vendu en boîte, il doit être marqué individuellement comme nous venons de le voir, mais la boîte doit aussi comprendre certaines informations.

Doivent notamment figurer sur l’emballage, à moins que l’emballage ne serve qu’au transport ou soit à usage industriel :

  • le nombre d’œufs
  • le nom, l’adresse, le n° du centre d’emballage
  • le calibre des œufs : S (moins de 53 g), M (entre 53 et 63 g), L (entre 63 et 73 g) ou XL (plus de 73 g)

Peuvent être indiqués :

  • un label (bio, Label Rouge, Bleu Blanc Cœur etc.) s’il en existe ;
  • une indication de provenance géographique, éventuellement protégée par IGP (Indication Géographique Protégée) comme c’est le cas pour les œufs de Loué, par exemple : ces œufs doivent provenir d’élevages de poules pondeuses « situés dans l’aire géographique suivante: le département de la Sarthe; le département de la Mayenne; dans le département de l’Orne, de l’Indre et Loire, du Loir et Cher, de l’Eure et Loir: les cantons limitrophes; dans le département du Maine et Loire: l’arrondissement de Segré et les cantons de Louroux-Béconnais, Saint-Georges-sur-Loire, Angers, Tiercé, Durtal, Seiches-sur-le-Loir, Baugé, Beaufort-en-Vallée, Noyant, Longué-Jumelles, Allonnes pour la partie située au nord de la Loire ».
  • des précisions sur la façon dont les œufs sont ramassés ;
  • des précisions concernant le mode d’alimentation (avec ou sans OGM, farine de poisson, protéines animales etc.), selon une codification complexe : voir p. 11 et 12 du document de l’UNECE.

attention : l’œuf dit fermier ne répond pas à un cahier des charges très clair. Pour les tribunaux, peut être qualifié de fermier ce qui est obtenu selon « des méthodes de production traditionnelle dans un circuit intégré à la ferme, en indiquant que les produits doivent provenir principalement de l’exploitation mais également des fermes voisines si l’exploitation conserve un contrôle direct sur les produits. En revanche, peu importent les modalités de commercialisation et le statut juridique de l’exploitation. » (source)

La législation en vigueur en matière d’étiquetage des œufs est indiquée sur le site de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes).

Pour en savoir +

  • La DGCCRF, direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes publie des fiches synthétiques régulièrement mises à jour.
  • Les infographies publiées par l’association L214 sont très parlantes et vont au-delà des questions de marquage et étiquetage.
  • L’œuf bio ou labellisé a son syndicat : le comité national pour la promotion de l’œuf, CNPO. Il propose un test amusant pour évaluer vos connaissances en matière d’œufs, et nous indique aussi comment conserver ses œufs: il est préférable de les placer « tête en bas », sur la pointe, surtout si vous les conservez au réfrigérateur.
  • Tous les œufs du commerce sont de catégorie A, celle des œufs frais, voire extra-frais : ils « doivent être emballés et classés dès le premier jour ouvrable suivant leur arrivée au centre d’emballage et il leur est imposé une date limite de vente ou d’utilisation optimale » (source : unece.org). Pour en savoir plus sur ce codage par catégorie, v. article 2 du règlement (CE) n°589/2008 du 23 juin 2008
  • Les autres, dits de catégorie B, ne sont livrés qu’à l’industrie alimentaire. Vous trouverez toutes les infos utiles sur ces catégories, et bien davantage encore, dans ce document de l’UNECE, la Commission Economique des Nations-Unies pour l’Europe, spé. pages 8 et 9.
  • Cet article « Les œufs éthiques de l’Europe« , de Peter Singer, est intéressant aussi.
  • La PMAF est au salon de l’agriculture du 25 février au 4 mars 2012: allez lui rendre visite pour en savoir plus! En attendant, son site regorge d’outils pédagogiques comme cette fiche « poule ».
  • Pour cesser d’idéaliser la vie d’une poule bio, voire ce billet d’Anne Brunner sur son blog.
  • Au fait, savez-vous que les poules pondeuses ne sont pas les comparses femelles des poulets dont nous (pouvons) consommons(er) les chairs ? En effet, de même qu’il existe des vaches à lait et des vaches à viande, il existe des variétés de poules à œufs et d’autres de poule(t) à viande. L’une produit plus d’œufs que la moyenne, l’autre grossit plus vite. De ce fait, les poussins mâles qui ont le malheur de voir le jour dans un élevage de poules pondeuses, ne servant à rien à l’industrie, sont tués aussitôt, par gazage ou par broyage, souvent jetés vivants dans la broyeuse… Cela concerne 50.000.000 de poussins…
  • Pour réfléchir au fait de manger, ou pas, des œufs  : « Pourquoi manger des oeufs » sur le blog de Sandrine ; « la vie privée des poules », sur le blog de Véro-Diétimiam ; Planète Végane d’Ophélie Véron, par exemple.

P.S : si vous ne consommez pas d’œufs : ce blog vous propose du reste des dizaines de recettes « sans » et les 80 recettes au moins que Véronique Chazot et moi-même vous proposons dans notre livre Intolérances alimentaires, sensibilités, allergies : Comprendre (et vivre avec !) paru aux éditions Terre Vivante en avril 2016, sont pour ainsi dire toutes dépourvues d’œuf.

Article publié pour la première fois en 2012 et mis à jour au 20/08/2017. La réglementation étant complexe, ce billet n’est pas encore définitif et sera enrichi dans les semaines à venir. Si cela vous intéresse d’en suivre l’actualité, n’hésitez pas à vous abonner au blog, soit via la procédure en haut à droite du blog, soit en m’écrivant makanai.flo@gmail.com

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La mention « sans sucres ajoutés » : information ou marketing ?

Poudre Sans sucres ajoutés 2

Je souhaite vous alerter sur le fait que la mention « sans sucres ajoutés » signifie seulement que celui/celle qui a produit l’aliment n’a pas ajouté lui/elle-même de glucide simple, c’est-à-dire ni saccharose, fructose, sirop de glucose, miel, lactose, jus concentré ou sirop de fruits, par exemple, mais que quelqu’un l’a peut-être fait avant lui/elle dans un des ingrédients du produit fini.

Concernant cette mention « sans sucres ajoutés », tout l’accent doit donc être mis sur « ajoutés ».

Le produit peut très bien être sucré, voire très sucré.

Les allégations nutritionnelles et de santé relatives aux sucre envisagées sous l’angle d’une mousse au chocolat

J’ai publié dernièrement une recette de mousse chocolat noix de coco avec la précision suivante : « sans sucres ajoutés ».

Il faut dire que ladite mousse -qui vaut vraiment le coup de cuillère, si je peux me permettre- ne contient « que » le sucre de mon chocolat à 70%, sucre que je n’ai pas directement employé dans ma recette…

Mousse chocolat noix de coco sans sucre ajouté

Cliquez sur la photo si vous êtes très gourmand(e) et vous aurez la recette !

D’accord, mais… elle contient tout de même le sucre du chocolat qui la compose, lequel « pèse » 32 g aux 100 de de chocolat. Multiplions par 350 g (de chocolat), et nous voici avec 112 g de sucre pour l’ensemble de la mousse, puis divisons par 14 (pots) et nous voici tout de même avec 8 g de sucre par mousse, soit 1,5 cube de sucre blanc, environ.

Continued…

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Planète Végane – Penser, manger et agir autrement, par Ophélie Véron

J’ai récemment lu Planète Végane – Penser, manger et agir autrement, d’Ophélie Véron.

photo de la couv de Planète Végane
Je l’ai trouvé vraiment intéressant, riche en contenu, fortement engagé bien sûr mais relativement mesuré, pratique, accessible et bien écrit.

Je ne suis pas végane, vous le savez, ni végétarienne, et ne vais ni ne souhaite pas le devenir, mais ce livre m’a aidée sur certains points à y voir plus clair, et a contribué à quelques changements familiaux importants.

Les 5 parties de Planète Végane

Le livre Planète Végane est découpé en 5 parties :

  1. Pourquoi végane ?
  2. Devenir végane
  3. Véganisme et santé
  4. Au-delà de l’alimentation
  5. Véganisme et société

La première partie m’a tout particulièrement intéressée. Elle est découpée en 4 sous-parties : Aux origines du véganisme, L’éthique animale, Une solution pour l’environnement et Les douze objections des omnivores. Continued…

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Mousse chocolat noix de coco sans sucres ajoutés

Mousse chocolat noix de coco sans sucre ajouté

Dans son dernier ouvrage publié chez Terre Vivante, Mes beaux goûters de fête !, Marie Chioca nous propose un bain de « boue » (de mousse au chocolat !) décoré de petits cochons en pâte d’amandes qui doit certainement beaucoup plaire aux enfants.

Mon adaptation de la mousse chocolat noix de coco de Marie Chioca

Comme nous aimons BEAUCOUP la mousse au chocolat ici, j’ai eu envie de tester la recette de Marie, qui contient de l’huile de coco, de la crème de coco, du sucre de coco et du lait végétal et de l’extrait de vanille, tandis que la mienne est très basique : œufs et chocolat à 70% uniquement.

J’ai toutefois adapté la recette : Continued…

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« Sans lactose » ne protège pas les allergiques et mal les intolérants au lait !

Qu’est-ce le lactose ?

Le lactose est un des sucres naturels du lait.

Il représente environ 4.6 % des composants du lait : Capture composition du lait par Carole Albouy, @altergusto

Dessin de Carole Albouy, blog altergusto.com (merci Carole !)

Le lactose est un sucre complexe, composé de 2 sucres simples -dits aussi monosaccharides – : le glucose et le galactose.

Le lactose est donc un polymère, et plus précisément un dimère, c’est-à-dire un ensemble de molécules, ici de glucose et de galactose, elles-mêmes composées d’atomes (d’oxygène, carbone et/ou hydrogène) reliés entre eux par une liaison chimique.

Exemples :

  • les molécules de glucose ou de galactose peuvent être représentées comme ceci : C6H12O(6 atomes de carbone, 12 d’hydrogène et 6 d’oxygène)
  • le dimère qu’elles composent quand elles sont liées, le lactose, peut être identifié comme ceci : C12H22O11

Notre intestin d’humain ne sait absorber, pour nous nourrir, que des particules élémentaires : il ne sépare pas les atomes pour les absorber un à un mais ne peut absorber que les molécules, et non les polymères.

Ainsi, il nous nourrit des monosaccharides composant les polymères glucidiques, des acides aminés composant les protéines, des acides gras composant les lipides, mais ne sait pas nous nourrir directement avec des polymères. Continued…

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La cuisine zéro déchet de Stéphanie Faustin

J’ai reçu la semaine dernière La cuisine zéro déchet de Stéphanie Faustin, et j’en remercie la maison d’édition Rue de l’échiquier .

La cuisine zéro déchet couv

J’aime cette idée -de tenter- d’utiliser le plus possible des aliments que l’on a l’habitude -ou pas- de cuisiner.

Mes habitudes de cuisine zéro déchet

Voici ce que j’ai l’habitude de cuisiner pour limiter au mieux nos déchets alimentaires : Continued…

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Conférence sur les intolérances alimentaires, Muséum de Grenoble, jeudi 18 mai 2017

Le Muséum de Grenoble et son partenaire Terre Vivante, ma maison d’édition, me font l’honneur de m’inviter à donner une conférence sur les intolérances alimentaires le 18 mai 2017, à 18h30.

Capture agenda de mai 2017 du Muséum de Grenoble

Je ferai le point sur les intolérances alimentaires, en distinguant notamment « allergie », « intolérance » et « sensibilité ». Ces notions sont trop souvent utilisées à tort et à travers, à mon sens, le flou et les erreurs règnent, et c’est bien dommage pour tous ceux d’entre nous qui avons besoin de prendre notre santé à bras le corps pour sortir de nos maux, vous ne trouvez pas ?

Je proposerai des solutions concrètes pour bien vivre avec des contraintes alimentaires, riches de mon expérience au quotidien et de celle de ma famille depuis près de 8 ans, riches aussi de l’important travail de recherche sur ces thématiques que je mène en langue anglaise comme française, aidée par la méthodologie qui est la mienne en tant qu’enseignant-chercheur en droit de métier.

J’inviterai chacun à modifier son regard sur son assiette, ce qui est déjà un pas décisif, mais « pas que » car pour sortir des allergies, sensibilités et intolérances, même alimentaires, se contenter d’exclure tel ou tel aliment ne suffit souvent pas.

Une belle occasion d’échanger avec vous qui pourrez venir, de vous écouter, de partager expériences et connaissances, ma passion.

Mon livre, Intolérances alimentaires, sensibilités, allergies : Comprendre (et vivre avec !), avec près de 80 recettes, dont plus de 50 écrites par Véronique Chazot, sera disponible pour l’occasion (et dédicacé si vous en avez envie).

Intolérances alimentaires, sensibilités, allergies

Je serai ravie de vous y rencontrer, n’hésitez pas à me faire signe (et à venir nombreux !) Continued…

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Mon petit jardin en permaculture, de Joseph Chauffrey

« Produire 300 kg de fruits et légumes sur 150 mètres carrés en pleine ville » : voici le défi que se sont lancé Joseph Chauffrey et sa compagne lorsqu’en 2011 ils ont acquis une petite maison de ville près de Rouen, en Normandie.

Le jardin d’origine était peu attrayant, une partie de sa surface était bétonnée, le tout était sans richesse faunistique et floristique.

Moins de 6 ans plus tard, leur défi d’origine est pleinement relevé, et je trouve cela admirable.

Et derrière cette réussite, bien sûr, se trouve un sacré travail. Chapeau.

Une formation solide à la permaculture

Au cours des 6 dernières années, petit à petit, Joseph Chauffrey a dévoré les ouvrages techniques sur la permaculture et suivi une formation à la ferme du Bec Hellouin, ferme dont la devise est superbe : « Guérir la Terre, nourrir les Hommes » (N.B : l’inverse serait également riche de vérité : nourrir la terre, guérir les hommes, non ?) Continued…

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Ma BiHo Box : entretien avec Maëlle Feret

Maëlle et Magalie sont deux jeunes femmes hyper dynamiques, dotées me semble-t-il d’un solide appétit pour le bonheur et le positif de la vie : le genre d’humains qui enrichissent ma vie et que j’admire, pas vous ?

En ce moment, elles ont à cœur d’ouvrir rien moins qu’une « porte d’entrée pour changer la société« , via leur toute nouvelle entreprise baptisée Ma BiHo Box.

Cela a piqué ma curiosité, vous vous en doutez.

Je me suis donc entretenue fin avril par téléphone avec Maëlle, pour en savoir plus.

Voici, en substance, ce que j’ai appris.

La genèse du projet Ma BiHo Box

Alors que Maëlle, diplômée en nutrithérapie et nutrition, venait de publier son livre Je mange sain en famille et proposait un programme, sur 30 jours, à ceux qui souhaitaient changer d’alimentation, que Magalie était DRH et animée d’une forte envie de réorientation, que chacune travaillait en solo, elles ont eu envie de partager un espace de travail.

De discussion en discussion, de leurs volontés communes de se sentir utiles, d’avoir un impact sur le bien-être, la « consom’action » des autres, un peu « par hasard » en somme, un projet professionnel commun est né : ma BiHo Box. Aujourd’hui, Marion s’est jointe à elles deux pour les aider.

la BiHo Team

Magalie, Marion et Maëlle, les 3 chevilles ouvrières de la BiHoTeam

Leur idée est d’apporter à leurs abonnés du concret aussi bien que des éléments théoriques pour changer, doucement mais sûrement, le contenu de leur assiette et adopter une démarche de vie positive. Continued…

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Whole30, Mini Sucres Maxi Santé, ou le contrôle (des sucres) dans mon assiette

Capture Whole30(R) site

J’ai débuté mi-avril un petit programme perso que j’ai baptisé Mini Sucre, Maxi Santé !

Whole30, déclencheur de ma démarche actuelle « Mini Sucres, Maxi Santé »

Pour m’aider, je me suis instruite sur le programme Whole30, en lisant notamment avec attention It Starts With Food, le livre de base de ses fondateurs, Melissa et Dallas Hartwig.

J’avais déjà lu dans le passé J’arrête le sucre de Sarah Wilson, fondatrice australienne de l’énorme mouvement I Quit Sugar.

J’ai déjà également longuement réfléchi à la question des FODMAPs, des sucres, dont le lactose, du gluten bien entendu, des céréales aussi, notamment dans le cadre de mon travail sur les intolérances alimentaires, sensibilités ou allergies.

Bref, allez savoir pourquoi (si ce n’est que je suis prête), réfléchir au Whole30 m’accompagne aujourd’hui tout particulièrement dans ce passage à une autre démarche (j’ai envie d’écrire hygiène) alimentaire. Continued…

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