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Trois idées cadeaux pour oser être soi

Avez-vous encore quelques idées cadeaux à trouver, pour offrir à d’autres ou à vous même ?

Je vous soumets trois idées qui me correspondent en cette fin 2018.

Vous me direz si elles vous plaisent ?

A fleur de peau : un roman pour oser être soi

Le roman « A fleur de peau » de Saverio Tomasella, publié par les éditions Leduc, se veut roman initiatique sur l’hypersensibilité ou ultra-sensibilité ou sensibilité élevée.

Il relate un moment de vie de Flora, jeune femme très créative, mariée à un homme, Laurent, avec lequel elle n’est plus en phase, mère d’un jeune garçon, Théo, qu’elle souhaite accompagner dans la vie en cohérence avec qui elle est.

Flora est triste, douloureuse, en décalage au quotidien avec ses aspirations profondes et sa nature d’être à fleur de peau.

Le roman, bien écrit, sans mièvrerie, nous invite à suivre Flora dans son cheminement pour identifier qui elle est, réaliser que sa sensibilité élevée est une force, faire les choix relationnels qui lui permettent de vivre en phase avec elle-même, trouver des activités, actions et formes de pensée qui nourrissent sa joie de vivre et sa créativité.

J’ai aimé suivre ce cheminement. Ce roman, simple et efficace, a ouvert en moi un espace de respiration profonde nouveau. A ajouté à mon arc des cordes supplémentaires pour oser être moi-même sans m’auto-blesser.

Je l’ai offert à une de mes clientes en Coaching Santé, je me vois bien l’offrir à d’autres, femmes ou hommes, qui n’osent pas s’avouer à eux-mêmes que leur sensibilité élevée est un diamant brut qui n’attend qu’à briller de toutes ses facettes et qui mérite les soins les plus quotidiens et aimants qui soient.

Chaudron Pastel : une invitation quotidienne à oser être soi

Dans la même veine que le livre que je viens de mentionner, j’offrirais volontiers à certain·e·s d’entre nous, deux liens {gratuits} : il s’agit de l’adresse du blog, Chaudron Pastel, et du compte Instagram @chaudronpastel de Mélanie Duféey.

Je vous ai déjà présenté Mélanie dans l’article que j’ai consacré sur ce blog, Makanai, à son excellent livre sur le syndrome de l’intestin irritable.

Pour autant, en dépit du respect que j’ai toujours eu pour son travail, j’avoue avoir mis un moment avant de me laisser vraiment aller à aimer pleinement les publications de Mélanie.

Pourquoi ? Car je croyais jusqu’à récemment qu’oser être touchée, émue, sensible, différente, poète, délicate, affirmée, authentiquement moi, était une faiblesse.

Je ne m’autorisais pas (même en secret !) à simplement aimer ce que Mélanie partage et véhicule. Une petite voix intérieure me murmurait que tout cela manquait de réalisme, de « sérieux », que dans « la vraie vie » ce n’était pas tenable d’être si ouvertement à fleur de peau et si sensible, et qu’il me fallait donc garder mes distances.

Sauf que… mon équilibre réel, celui que je ressens en moi, indépendant de ce que quiconque d’autre perçoit et/ou attend de moi, suppose que je me laisse une totale liberté de ressenti, d’émotions.

Je peux ensuite choisir ce que j’exprime de ces ressentis, choisir aussi de modifier en amont telle ou telle de ces émotions en identifiant les pensées qui en sont la source.

Mais je dois d’abord et avant tout laisser couler en moi avec fluidité toute la gamme des émotions qui me traversent.

Les publications de Mélanie sont de celles qui nourrissent, pour moi, ce flux émotionnel : elles me touchent, m’attendrissent, m’offrent du beau, du doux, de l’ultra sensible, du courage parfois, de la détermination à oser être moi, quels que soient le regard et la réaction d’autrui.

Compte Instagram @chaudronpastel

Le droit d’être moi : un accompagnement pour oser être soi

Début 2019, mon mari Pascal, magnétiseur et thérapeute enégéticien, et moi-même, qui serai officiellement Coach Santé certifiée par l’Institute for Integrative Nutrition® en mars prochain, allons ouvrir une structure dénommée « Accompagner vers le droit d’être moi ».

Nous allons bientôt vous proposer un site du même nom, sur lequel nous publierons des articles vous invitant à vous offrir à vous-même le droit d’être qui vous êtes, sans fard, sans censure.

Pascal et moi travaillons déjà ensemble. Certains de nos clients sont communs, qui travaillent avec Pascal pour ses compétences de magnétiseur et de thérapeute bio-energéticien et géobiologue, et avec moi pour mes compétences de coach, accompagnatrice des changements qu’ils souhaitent apporter durablement dans leur vie pour être plus en phase avec leur identité et leur joie intérieure. Nous adorons tous deux ces activités, qui reposent sur de solides formations ainsi que sur nos expériences de vie, tant professionnelles que personnelles.

Une newsletter est envoyée chaque mercredi à nos clients communs.

Pour tous, le premier rendez-vous de découverte, dans notre cabinet ou à distance, est gratuit. Il dure environ 1 heure, l’occasion de se découvrir mutuellement et de dessiner ensemble un programme d’accompagnement personnalisé qui a du sens au moment présent.

Pour vous aussi, ce premier rendez-vous sera gratuit, de même que, pour le moment, l’inscription à la newsletter.

Logo Le droit d'être moi

Et si vous vous offriez ce moment {gratuit et précieux} rien que pour vous-même ?

Cette liberté d’affirmer « je suis qui je suis et j’ai le droit d’être moi » !

Il vous suffit pour cela de me contacter par téléphone ou par mail {mes coordonnées sont disponibles ici} ou en cliquant sur le logo de notre entreprise, ci-dessous, ou via le formulaire de contact de Pascal {disponible ici}.

C’est gratuit et cela peut changer votre vie.

Oser être soi est peut-être le plus beau cadeau que l’on puisse se faire à soi-même.

Chiche ?

Je vous souhaite de délicieuses fêtes de fin d’année et vous serre fort dans mes bras !

Florence

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Comment rendre son alimentation durable

Mes réalisations ont été nombreuses au cours de l’année universitaire écoulée et plusieurs projets passionnants sont déjà bien engagés pour l’année universitaire à venir. Quelle chance !

Je vous en dis plus dans une série de billets, dont voici le premier.

Rendre son alimentation durable

En 2017, je suis intervenue à la mairie de Sceaux sur la thématique de l’alimentation durable, en qualité d’enseignante-chercheuse en droit de l’alimentation(*).

Affiche conference alimentation durable Florence ARNAUD nov 2017

Comment rendre son alimentation durable

J’ai proposé une conférence construite autour de trois axes :

Plan conference alimentation durable Florence ARNAUD nov 2017

Si vous avez envie d’en savoir plus, n’hésitez pas à me contacter.

Vers une alimentation bas carbone, saine et abordable

Si vous avez envie d’en savoir plus sur ma présentation, n’hésitez pas à me contacter.

Dans les ressources immédiatement accessibles, savez-vous, par exemple, que l’ONG WWF, ou Fonds Mondial pour la Nature, a publié un rapport fin 2017 intitulé « Vers une alimentation bas carbone, saine et abordable » qui est une mine d’informations ?

Panier durable WWF 2017

image extraite du rapport : cliquer dessus pour accéder au rapport

Que pensez-vous de la proposition imagée ci-dessus ? Il y a tellement à dire, non ?!

Un circuit court peut ne pas être de proximité ni local

Les appellations « local », « de nos régions », « circuit court », etc, fleurissent un peu partout, vous les avez certainement rencontrées.

Mais savez-vous qu’un circuit court n’est pas synonyme d’alimentation locale ou qu’un circuit de proximité peut cacher un circuit complexe ?

Qu’il peut même être question d’hyper proximité ?

Cet avis de l’ADEME sur les circuits courts pourrait vous intéresser. Cet article « Quand j’achète en circuit court, est-ce forcément local ? » peut-être aussi.

Le droit français du développement durable

En droit français, l’article L110-1, II du code de l’environnement tel qu’issu de la loi 2016-1087 du 8 août 2016 « l’objectif de développement durable (…) vise à satisfaire les besoins de développement et la santé des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».

L’article L110-1, III du même code décline cet objectif en 5 engagements :

  1. La lutte contre le changement climatique ;
  2. La préservation de la biodiversité des milieux, des ressources ainsi que la sauvegarde des services qu’ils fournissent et des usages qui s’y rattachent ;
  3. La cohésion sociale et la solidarité entre les territoires et les générations ;
  4. L’épanouissement de tous les êtres humains ;
  5. La transition vers une économie circulaire.

Les 17 objectifs de développement durable retenus par l’ONU

17 objectifs de développement durable ont été adoptés en 2015 par l’ONU :

17 objectifs de developpement durable 2015

Qu’en pensez-vous ? Comment situez-vous votre alimentation au regard de chacun de ces objectifs ? Et plus encore de tout ce qui précède dans ce billet ?

Un peu de lecture en plus

Plus facile d’accès mais fort bien fait, je vous recommande le livre Cuisine pas bête pour ma planète de Sarah Bienaimé, publié par notre éditeur commun, Terre Vivante. Une mine ! L’avez-vous lu ?Couverture de Cuisine pas bête pour ma planète de Sarah Bienaimé

Cliquer sur l’image pour en savoir plus sur l’ouvrage, sur le site de l’éditeur (lien non commercial)

Les travaux de Marie Cochard, dont vous pouvez avoir un aperçu sur son beau site, La cabane anti-gaspi, sont également fort riches, entre autres.

Je vous ai également présenté par le passé l’agroforesterie ou encore, par exemple, la cuisine zéro déchet de Stéphanie Faustin.

Il y a tellement à échanger sur cette thématique de l’alimentation durable ! Sous l’angle du droit de l’alimentation, je peux vous assurer qu’un ouvrage de synthèse serait le bienvenu : les règles sont éparpillées entre de nombreux codes et complexes à articuler entre elles, la jurisprudence est riche et également complexe, le politique s’en mêle amplement et rend de facto lettre morte certaines dispositions clamées haut et fort, etc.

Qu’en pensez-vous ?

Cette problématique vous intéresse-t-elle ?

Pensez-vous que des progrès significatifs soient réellement faits dans ce domaine ?

Vos retours m’intéressent, n’hésitez pas !

(*) : La conférence mentionnée ci-dessus a eu lieu le 28 novembre 2017, à la Mairie de Sceaux (92330), dans le cadre de l’événement national pour la protection de l’environnement « AGIR ENSEMBLE POUR L’ENVIRONNEMENT », à l’initiative de la Ville de Sceaux et de l’IUT de Sceaux- Université Paris Sud. Elle a eu pour finalité première d’aider les participants à mieux identifier et mesurer les influences de leurs choix de consommation alimentaire sur la biodiversité et l’environnement, ainsi que de leur donner des clés pour modifier le contenu de leurs assiettes, afin que celles-ci pèsent moins lourd sur l’environnement.

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Salade, œufs au plat et… banane poêlée

Salade oeufs au plat et banane rôtie

Quand mes sœurs et moi étions enfants, Maman nous faisait de temps à autres des œufs au plat avec des tranches de bacon bien croustillantes (ce genre-là) et des bananes poêlées.

Souvenir, souvenirs

Je ne me souviens plus de la composition exacte de ce dîner, que peut-être nous mangions plutôt au déjeuner d’ailleurs ?

Papa en mangeait-il aussi ou était-ce surtout quand il était absent que nous en mangions (à l’instar des petits pains au lait et aux raisins, ou encore des croques-monsieur hawaïen avec une seule tranche de pain et une rondelle d’ananas en conserve posée sur le jambon avant d’être recouverte de fromage râpée – oh ce petit puits de fromage salé grillé au jus d’ananas qui se formait au centre de la rondelle de fruit, à manger en tout dernier !) ?

Les bananes étaient épluchées, c’est sûr, mais ensuite coupées en deux dans la longueur (comme quand Maman les poêlaient avec du jus d’orange) ou en lamelles ?

Deux tranches de bacon par personne ?

Toasts de pain grillé avec ou pas ?

Est-ce que je mangeais vraiment des œufs au plat, moi qui ai l’impression, le souvenir, de n’avoir aimé que les œufs à la coque ou les œufs brouillés jusqu’à tard ?

Oh mais non, j’aimais aussi l’omelette… aux bananes et au sucre !

(Je ne sais plus quelle amie m’avait fait découvrir ça : mettre un peu de beurre dans une poêle, ajouter des lamelles fines de bananes, fouetter 2 œufs, les sucrer, verser sur les bananes une fois celles-ci fondues, laisser cuire, ne pas hésiter à saupoudrer de sucre avant de manger très chaud ! Vous avez aussi fait ça ?)

Une transmission pleine d’affection

Aujourd’hui, mes filles aiment tout particulièrement que mes parents leur préparent bacon, œufs au plat et bananes quand elles dorment chez eux.

La transmission est faite, elles savent et sentent bien que ces aliments que mes parents prévoient et préparent pour elles à leur réveil est une façon importante de leur manifester qu’elles sont très aimées.

Pour ma part, je ne le fais pas pour mes enfants, et pour moi non plus. Je n’aime plus associer les trois éléments. Et puis je ne trouve plus de bacon que j’ai envie de manger, qui ne soit pas un produit sucré, salé, artificiel, issu d’animaux élevés dans des conditions qui me conviennent.

Mais j’aime énormément associer œufs au plat et bananes poêlées, et je sais que ce goût me vient de l’enfance et chante à mon corps autant qu’à mon cœur que j’ai été très aimée et suis encore très aimée de mes chers parents. Et c’est plus que précieux.

D’où ce plat unique que je me fais de temps à autre quand je suis seule.

Salade, œufs au plat et... banane poêlée
 
Temps de preparation
Temps de cuisson
Temps total
 
Auteur:
Pour: 1
Ingredients
Instructions
  1. Faites fondre un peu de matière grasse dans une poêle.
  2. Faites-y rissoler doucement la banane coupée en lamelles fines.
  3. Lorsque les lamelles de banane sont fondantes et un peu dorées, cassez deux oeufs dessus.
  4. Salez et poivrez à votre convenance. Personnellement, j'adore ajouter aussi plein de cive ou ciboulette hachée.
  5. Dès que les oeufs sont cuits comme vous les aimez (pour moi, c'est le blanc pris mais pas grillé par dessous et les jaunes les moins cuits possible), versez-les sur une assiette de salade.
  6. Assaisonnez de vinaigrette si vous voulez, accompagnez de graines de tournesol et/ou courge si vous voulez.

Et vous ? Avez-vous un plat d’enfance qui tient une place particulière dans votre vie d’adulte ?

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Biscuits très chocolat

J’ai eu le plaisir de trouver récemment Le grand livre de l’alimentation végétalienne dans ma boîte aux lettres, via le service presse des éditions Leduc, dont j’aime bien les ouvrages pratiques.

Biscuits cacao chocolat végétaliens @Makanaibio.com 2018

La recette de ce billet est quasiment celle des cookies double chocolat de la p. 136.

Une recette issue de « Le grand livre de l’alimentation végétalienne »

Le grand livre de l’alimentation végétalienne est le fruit d’une collaboration, celle d’Alice Greetham, dont vous connaissez peut-être le fameux blog Au Vert avec Lili, et d’Alix Lefief-Delcourt.

Il est préfacé par le Dr Jérôme Bernard-Pellet, médecin nutritionniste fondateur de l’APSARES, l’Association des Professionnels de Santé pour une Alimentation RESponsable, entendue comme une alimentation à dominante végétale.

L’ouvrage se veut pratique. En première partie, l’on y trouve le « mode d’emploi » de la cuisine végétalienne (le B.A.-BA du végétalisme, un chapitre entier sur « l’alimentation végétalienne pour tous? », les détails d’une petite épicerie végétalienne maison et des conseils pour les végétaliens débutants). En seconde partie, les recettes sont déclinées en basiques pour toute l’année (p. 107 à 140), recettes de printemps (p. 141 à 154), pour l’été (p. 155 à 176), pour l’automne (p. 177 à 198) et d’hiver (p. 199 à 220), et chaque chapitre de recettes de saison débute par une liste des fruits et légumes de la saison concernée.

Des témoignages et coups de cœur d’Alice Greetham ou d’autres personnes personnalisent la lecture et plusieurs encadrés font le point sur telle ou telle question pratique (quel lait végétal choisir ? le mythe de la complémentarité des protéines, zoom sur la lacto-fermentation etc.).

Le refus de l’étiquette « végane »

Le livre n’est pas végane, pas plus que moi d’ailleurs, qui ne suis même pas végétarienne.

La position d’Alice Greetham sur l’étiquette « végane » est la suivante :

« La vie est impermanente et nous évoluons tous à notre rythme. Rien n’est linéaire et encore moins évident ou facile. C’est pourquoi aujourd’hui je ne m’étiquette plus « végane » : je n’appartiens à aucune case. En effet, depuis plus de cinq ans, je chemine pour trouver un équilibre qui me correspond. Si je ne veux toujours pas me nourrir d’animaux, et si j’ai à cœur de lutter contre toutes les formes d’injustice, je ne souhaite cependant pas pour autant me définir, et encore moins par la façon dont je m’alimente.

Nous vivons dans un monde qui veut à tout prix nous compartimenter. Je ne suis pas une femme. Je ne suis pas une auteure. Je ne suis pas une épouse. Je ne suis pas une future maman. Je ne suis pas une féministe. Je suis tout simplement. Et je m’autorise à être ce que mon JE SUIS, mon âme, désire expérimenter. Trouver l’alimentation juste, celle qui correspond à ses valeurs, à sa sensibilité digestive ainsi qu’à son mode de vie n’est pas une tâche facile tous les jours. Déconnectés de nos corps et de nos ressentis, submergés par les diverses injonctions du corps médical et des industries agroalimentaires, croulant sous les mets et les marques, nous ne savons plus à quelle « sain » nous vouer. » (p. 39)

Voilà qui me va bien.

Biscuits très chocolat
 
Temps de preparation
Temps de cuisson
Temps total
 
sigle sans soja sigle sans oeuf sigle sans gluten sigle sans lait La version ci-dessous est mon adaptation des cookies double chocolat p. 136 de Le grand livre de l'alimentation végétalienne d'Alice Greetham et Alix Lefief-Delcourt, publié par les éditions Leduc en avril 2018.
Auteur:
Type de recette: Biscuits sans gluten et végétaliens
Pour: 12
Ingredients
  • 180 g de farine de riz complet
  • 50 g de sucre blond ou complet
  • 50 g de cacao en poudre dégraissé non sucré
  • 1 c. à c. de bicarbonate alimentaire (que j'ai remplacé par ma poudre à lever maison)
  • 1 pincée de sel
  • 100 ml de lait végétal (j'ai utilisé du lait de riz et j'ai eu besoin d'en mettre un peu plus)
  • 80 ml d'huile d'olive (= mon choix) ou de tournesol (attention à cette huile quand elle est bio et vierge : il faut en aimer la saveur prononcée de graines)
  • 100 g de chocolat noir à pâtisser (j'ai utilisé des pépites de chocolat noir)
Instructions
  1. Dans un saladier, mélangez farine, sucre, cacao, bicarbonate (ou poudre à lever) et sel.
  2. Ajoutez le lait végétal, l'huile d'olive puis le chocolat découpé en pépites ou les pépites si utilisées.
  3. Malaxez bien, et ajoutez un peu de lait végétal si la pâte vous semble trop sèche, jusqu'à obtenir une pâte souple.
  4. Allumez le four à 180°C (th.6).
  5. Etalez cette pâte sur une feuille de papier sulfurisé, découpez-la à l'emporte-pièces.
  6. Déposez les biscuits au fur et à mesure sur une plaque graissée ou recouverte de papier sulfurisé.
  7. J'ai ensuite piqué chaque biscuit et, sur demande de mon cher époux, saupoudré un peu de sucre blond sur chacun d'entre eux.
  8. Enfournez pour 20 minutes environ.
  9. Laissez tiédir 5-10 minutes puis déposez sur une grille

 

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(Cesser d’) Eviter ses émotions grâce à la nourriture

tipsofthescale.com Brooke Castillo

Je suis issue d’une famille qui doit « faire attention » à son poids, mon mari aussi, nous sommes trèèèès gourmands, manger occupe une part importante de nos pensées, journées, budget, discussions, et nous avons tous les deux des « kilos en trop ».

Nous avons essayé toutes sortes de régimes au fil des années, avec ceci, sans cela, conçu comme ceci, planifié comme cela.

Les régimes ne fonctionnent pas durablement

Nos intolérances alimentaires, allergies, pathologies diverses, ne nous ont pas simplifié la vie, nous contraignant à porter une attention encore plus soutenue au contenu de nos assiettes : non seulement nous voulions ne pas manger de façon à grossir, voire décidions de manger pour mincir, mais nous devions éviter de plus ce qui nous rend malade ou ne participe pas à l’amélioration de nos santés -tâche rendue d’autant plus compliquée que nous ne réagissons pas tous de la même façon aux mêmes aliments, bien entendu.

Bien sûr, aucun régime ne nous a apporté « la » solution. Les kilos perdus sont « revenus », plus ou moins doucement, parfois plus nombreux, parfois moins, et nous avons progressivement compris que les régimes amaigrissants sont par nature voués à l’échec. Ariane Grumbach, que je connais depuis plusieurs années, explique très bien tout cela.

Une alimentation saine ne suffit pas

Nous n’avons pas de trouble alimentaire à proprement parler, nous mangeons surtout des produits frais, choisis avec soin et gourmandise, des quantités atypiquement élevées de légumes -en témoigne notre poubelle à compost qu’il faut si souvent vider-, relativement peu de sucre voire de sucres au sens large, quasi aucun produit transformé et encore plus rarement des produits ultra transformés.

Ce n’est donc pas parce que nous mangeons « mal » au sens où nos choix alimentaires seraient inadéquats que nous avons ces quelques kilos de trop.

Plus que la nature et la quantité que nous mangeons, c’est notre état émotionnel du moment qui fait pencher l’aiguille de la balance d’un côté ou de l’autre.

Manger pour se protéger

C’est mon mari qui a mis le doigt sur le lien entre émotions et balance récemment, alors que mon poids demeurait stable depuis plusieurs semaines pendant que le sien, sans raison apparente si l’on se contentait de scruter son assiette, avait envie de monter en flèche.

L’idée n’était pas nouvelle, évidemment : qui n’a pas entendu parler de la nourriture émotionnelle, du réconfort apporté par tel ou tel aliment (cf le concept anglo-saxon de comfort food)? Qui n’a pas déjà remarqué qu’en fonction de son état psychique, son poids évoluait ? Etc.

Connaissant mon cher époux, je savais bien que s’il arrêtait son attention sur le lien émotion-kilos c’était car il percevait une corrélation d’un autre ordre que ce que l’on entend ou lit ici ou là.

Mais je n’ai pas eu envie de l’entendre.

Et puis mon poids a commencé à grimper, j’ai pris presque 5 kilos ces dernières semaines. « Tu te protèges », m’a-t-il dit.

Manger pour éviter ses émotions

Il a raison. Je me suis inscrite en début d’année à une formation  d’un an qui va me permettre d’obtenir une certification de Coach en Santé Intégrative, avec l’intention -car le désir très fort- de mettre au service de mes client(e)s toutes les connaissances que j’ai acquises depuis près de 10 ans que j’étudie, cherche, écris, réfléchis, publie, communique, sur comment comprendre vraiment ce que l’on mange, pour ensuite pouvoir choisir en connaissance de cause véritablement éclairée ce que l’on se donne comme énergie de vie et assumer la responsabilité paisible de ses choix alimentaires.

Ce projet me passionne autant qu’il me réjouit. Et qu’il me terrorise : c’est un programme américain, donc tout est en anglais et les références théoriques ne sont pas forcément les miennes, vais-je réussir ? Vais-je ensuite savoir apporter ce que j’espère à mes client(e)s ? Aurai-je des client(e)s, tout simplement ? N’est-ce pas folie que d’ajouter ce programme alors que ma vie privée comme ma vie professionnelle sont déjà si pleines ? etc. etc.

Beaucoup d’émotions, un trop plein compliqué à gérer pour moi qui suis une éponge émotionnelle qui déteste le conflit, l’affrontement, et dont le monde intérieur est un havre parfait…

Alors je mange : plus souvent, différemment, avec moins de conscience des besoins alimentaires de mon corps, en étant plus axée sur une recherche d’émotion immédiate ancrée en moi comme rassurante, stabilisante. Au fond, je mange pour éviter mes émotions complexes, éviter de les ressentir, éviter même d’entendre, voir ou percevoir qu’elles existent.

Apprendre à porter attention à ce qui se passe en moi émotionnellement, et faire avec

Une fois bien intégré qu’il me fallait chercher du côté de mes émotions pour ne pas laisser la balance continuer à s’affoler, j’ai voulu aller encore plus loin.

Parce que c’est bien sympa de savoir qu’une clé essentielle est là, mais si on ne sait pas laquelle, on ne va pas bien loin !

Je crois que j’ai trouvé cette clé chez Brooke Castillo, que j’ai déjà évoquée sur ce blog, qui a elle-même perdu plus de 30 kilos, et dont le travail est décidément d’une grande richesse. Elle a beaucoup écrit sur la thématique « Si je suis si futée, pourquoi est-ce que je ne maigris pas ?« .

Je n’ai pas (encore ?) étudié tout ce que Brooke Castillo propose comme outils sur cette question, mais j’ai trouvé ces mots percutants -mis en image en début de ce billet, et traduits ci-dessous avec mes mots- dans une interview d’elle diffusée sur Tipofthescale :

« La plus grande différence entre ma vie avant que je ne perde du poids, et ma vie actuelle, est ma capacité à faire attention à ce qui se passe en moi sur le plan émotionnel – et de le gérer- au lieu d’essayer de l’éviter en mangeant.« 

C’est entendu.

Au boulot.

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Muffins aux myrtilles et zeste de citron

Muffins aux myrtilles @makanaibio.com 2018J’ai dans ma bibliothèque, depuis 1993, un livre que je considère comme une bible pour faire son pain à la levure maison : Bernard Clayton’s New Complete Book of Breads, le livre complet des pains de Bernard Clayton, dans son édition de 1987.

J’ai fait quantité de ses recettes lorsque j’habitais un petit appartement parisien, dans ce qui semble aujourd’hui une autre vie bien lointaine.

Souvenirs d’une vie antérieure

J’avais une petite cuisine, un petit four posé sur le comptoir, nous étions deux jeunes adultes à nourrir -et un chat-, fous de nourriture, passionnés de produits frais, d’expériences culinaires et gustatives, toujours prêts à découvrir, tester, goûter. J’ai beaucoup appris, beaucoup découvert, pendant ces années-là.

Récemment, j’ai ressorti ce livre et retrouvé la mémoire, presque sensible sur mes papilles elles-mêmes, de plusieurs de ces pains. Sans nostalgie aucune, non sans plaisir.

Mais c’est une recette de muffins aux myrtilles et citron, dans le chapitre sur les petits pains, qui m’a conduite en cuisine.

Trempés dans le beurre fondu, roulés dans le sucre !

La dernière étape de cette recette, qui consiste à tremper les dômes des muffins dans du beurre fondu puis à les rouler dans le sucre en poudre fait toute la différence, je vous recommande de ne pas l’ignorer.

Ces muffins sont peu sucrés, par ailleurs, et très peu gras. Les adultes de la maison ont eu grand mal à leur résister, les enfants ont été moins conquis. Tant mieux !

Et si vous avez envie de découvrir d’autres recettes avec des myrtilles, je vous recommande le charmant Un amour de myrtille d’Estelle Tracy, illustré par Marie-Charlotte Yoa : ce petit livret rassemble 10 recettes inspirées par la Pennsylvanie, l’état des Etats-Unis dans lequel Estelle, franco-turque d’origines, s’est installée il y a bien des années maintenant.

Un Amour de Myrtille par Estelle Tracy

Estelle vous enverra l’ouvrage, qui a le format d’une grosse dodue carte de vœux, dans une ravissante enveloppe, avec timbres choisis et petit mot doux. Un joli plaisir à s’offrir et/ou offrir, je trouve.

Muffins aux myrtilles et zeste de citron
 
Temps de preparation
Temps de cuisson
Temps total
 
La recette originale est de Melanie Sullivan, boulangère sur l'île de Mackinac (se prononce Mac-ine-aw), dans l'Etat du Michigan, aux Etats-Unis, non loins de la frontière avec le Canada. L'île semble charmante, interdite aux automobiles, tout le monde y circulerait en bicyclette. De quoi dévorer ces gros muffins après l'effort avec délice ! sigle sans laitPour que la recette soit totalement sans produits laitiers, on substituera au ghee (dépourvu de caséine, ceci dit) une autre matière grasse. sigle sans oeufPour remplacer les œufs, 100 g de purée de pommes feront l'affaire. Les muffins seront plus denses. sigle sans gluten Idem si vous remplacez la farine par votre farine sans gluten préférée. Je recommande alors 250 g de farine de riz complet et 125 g de fécule de tapioca, par exemple.
Auteur:
Type de recette: Petits pains ou muffins
Pour: 18
Ingredients
  • 2⅔ tasses (375 g) de farine de blé ou d'un mélange sans gluten
  • 1 c. à soupe (15 g ) de poudre à lever ou levure chimique
  • 1 c. à café (5 g) de sel gris fin
  • ½ tasse (100 g) de sucre blond de canne
  • 2 œufs ou 100 g de purée de pommes sans sucre ajouté
  • 1 tasse (240 ml) de lait (de riz chez nous)
  • ⅔ de tasse (125 g) d'huile neutre
  • 1.5 tasse (150 g) de myrtilles (surgelées chez nous)
  • ½ c. à soupe de zeste de citron
  • 60 g de beurre ou ghee ou matière grasse sans lait, fondu(e)
  • ½ tasse (50 g) de sucre blond de canne
Instructions
  1. Graissez généreusement 18 empreintes pour muffins.
  2. Mettez le four à préchauffer à 190°C.
  3. Dans un grand bol, mélangez farine, poudre à lever, sel et sucre.
  4. Dans un autre bol ou verre mesureur, fouettez rapidement les œufs, le lait (de riz ou autre) et l'huile.
  5. Versez ce mélange liquide dans le bol des ingrédients secs et mélangez le tout doucement, sans excès, jusqu'à ne plus voir de farine sèche. Ce n'est pas grave s'il reste des grumeaux, il est important de mélanger le moins possible pour conserver des muffins légers et fondants en bouche (sinon, vous activerez trop le réseau de gluten et vos muffins seront plus élastiques).
  6. Ajoutez les myrtilles et le zeste de citron, mélangez encore une fois doucement et aussi peu que possible.
  7. Répartissez la pâte dans les empreintes à muffins et enfournez pour 20 minutes. Vérifiez alors la cuisson, poursuivez-la 5-10 minutes si les muffins ne sont pas bien dorés et si, lorsque vous appuyez doucement sur leur dôme avec un index, vous percevez que les muffins ne sont pas cuits à cœur car le dôme vous semble reposer sur une pâte non encore bien prise donc cuite.
  8. Lorsque les muffins sont cuits, laissez-les refroidir 10 minutes environ sans leurs moules puis démoulez-les sur une grille.
  9. Quand ils sont bien froids, trempez leurs dômes (le dessus tout gonflé) dans le ghee fondu puis roulez-les dans le sucre en poudre.
  10. Miam !

 

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The minimum base line ou minimum de base

J’écoute de temps à autre le podcast de Brooke Castillo, suite à recommandation par Clotilde Dusoulier dans les épisodes de son propre podcast plein de positivité, Change Ma vie.

Dans l’épisode n°209 de cette semaine, Brooke Castillo développe le concept et outil de coaching de minimum base line que je traduirai ici par le minimum de base.

Le concept de minimum de base, ou minimum requis par soi-même à soi-même

Ce concept, d’une évidence… évidente comme tant de concepts clés, est le suivant : si nous voulons changer (notre regard sur nous-mêmes, notre façon de manger, la quantité de sport que l’on fait, nos relations, etc.), nous pouvons nous fixer dès aujourd’hui un minimum de base d’une nouvelle habitude qui va dans le sens de ce changement. Ce faisant, nous modifions notre perception de nous-mêmes, en même temps que notre réalité.

Nous avons en réalité tous des minima de base au quotidien, dont nous ne sommes pas ou plus conscients : nous ne sortons pas de chez nous sans un minimum de base d’habits sur le dos, nous nous lavons les dents au moins un minimum (de fois) de base par jour, nous tolérons de ne pas ranger notre bureau mais le rangeons au minimum de base lorsqu’il est dans tel ou tel état ou à telle période ou lorsque nous recevons de la visite, etc.

Ces minima de base, minima requis par nous-mêmes à nous-mêmes, posent des limites à notre inaction : nous ne sortons pas nus, nous ne restons pas les dents sales indéfiniment, nous n’accumulons pas toutes sortes de choses sur notre bureau sans jamais le ranger, etc.

Lorsque nous voulons passer de l’inaction à l’action, Brooke Castillo nous propose donc de nous créer à nous-mêmes de tels minima de base.

Un concept très simple à mettre en oeuvre

Rien de complexe, rien de bouleversant.

Juste décider de quantités minimum de changement que nous sommes capables d’introduire dans notre vie sans que cela apparaisse difficile de respecter ensuite ces minima.

Exemple : décider de faire 5 minutes de marche à pied 3 fois par semaine. Décider de courir 1 minute 3 fois par semaine. Décider de se préparer à manger chez soi un soir par semaine pour le lendemain au travail. Décider de ne pas manger dans sa voiture en rentrant du travail. Etc.

Le tout sans s’arrêter à cette petite voix dans notre tête -ou à cette personne « bien intentionnée » de votre entourage !- qui nous nargue « ce n’est pas assez », « c’est ridicule », « tu n’y arriveras pas », « si tu crois que cela va changer quelque chose » et autre gentillesse!

Un concept qui change la vie

Le merveilleux de ces minima de base est qu’ils modifient nos attitudes, nos actions, mais également notre perception de nous-mêmes et notre réalité.

Ainsi, si je marche 5 minutes 3 fois par semaine, je deviens une personne qui marche, quelles que soient la durée et la fréquence.

Si je prépare mon déjeuner pour le lendemain un soir par semaine, je deviens une personne qui se fait à manger chez elle et pour elle-même, quels que soient le contenu et la fréquence.

L’accent est ainsi mis sur l’action en tant que telle (je marche, je cours, je prépare) et non sur ses qualificatifs (souvent, suffisamment, sainement).

Il est alors plus facile de ne pas laisser cours aux reproches à soi-même qui seraient faciles à associer à nos actions, que l’on aurait peut-être, avec un autre regard, traitées de ridicules, insignifiantes, insusceptibles d’engendrer quelque changement que ce soit dans notre vie.

J’adore.

Mettre l’accent sur ce que je fais de BIEN et de BON pour moi plutôt que perdre temps et énergie à qualifier, quantifier, critiquer les modalités, fréquence, intensité, etc. de ces actes : voilà une démarche qui me plaît et que j’ai envie de faire une habitude, un modus vivendi.

A associer avec apprendre à pouvoir compter sur moi-même… Ca change la vie, c’est sûr.

Et vous, auriez-vous envie de décider d’un minimum de base à requérir à vous-même, pour vous-même ? Dans quel domaine par exemple ?

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Je cuisine un jour bleu – Gourmets autistes

Pour certains humains d’entre nous, manger n’est sensoriellement envisageable qu’à des conditions bien particulières : tout doit être cru, tout doit être blanc, rien ne doit se toucher dans l’assiette, seuls les vert et rouge sont acceptables, il est nécessaire que les goûts de l’extérieur et de l’intérieur de l’aliment soient homogènes, aucune consistance ne saurait être molle ou mixée, etc. Ces conditions, alternatives ou cumulatives, qu’elles soient celles-ci ou celles-là, rendent les repas compliqués.

Il en est ainsi pour de nombreuses personnes autistes.

L’ouvrage Je cuisine un jour bleu – Gourmets autistes, recettes et témoignages, récemment publié par Terre Vivante, rend bien compte des particularités sensorielles des personnes autistes dont il propose les portraits et les (plus de 70) recettes favorites.

Mieux encore, ce livre est avant tout l’occasion de dresser un portrait sensible et de raconter au fil de ses pages les histoires de toutes ces personnes.

JeCuisineUnJourBleu-Couverture

Myriam témoigne ainsi que son fils Ewan, 7 ans, « ne supporte pas les aliments blancs ni les consistances moelles ou mixées. Du coup, il ne mange ni les pâtes ni le riz, le blanc d’œuf lui donne des hauts-le-cœur, etc. Les seuls féculents qui passent sont les pommes de terre et mes fameuses quenelles roses, car il est aussi très sensible aux couleurs. Si je ne mets que de la sauce tomate, c’est trop rouge, que de la crème c’est blanc donc n’en parlons même pas… mais le mélange des deux, ça passe ! ».

S’ensuit la recette des quenelles roses d’Ewan : « 1 sachet de quenelles, de la sauce tomate, de la crème (et c’est tout). Mélanger pour obtenir une couleur rose et faire cuire à feu doux. »

Luc quant à lui a choisi de partager son gâteau normal, et explique : « mon gâteau est normal car c’est le premier que j’ai appris à faire. Tous les autres sont différents et donc anormaux. C’est un gâteau simple, je n’ai que 7 ans. »

Les 70 et quelque recettes proposées sont pour la plupart bien appétissantes et ne font pas appel à des ingrédients complexes. Elles ont été proposées, sauf la dernière, par des personnes autistes et leurs proches. Certaines sont très simples, d’autres plus originales, et la dernière, celle des macarons autistes d’Hugo Caroff, Meilleur apprenti pâtissier d’Ile-de-France 2017 et Meilleur apprenti pâtissier de l’Ecole de Paris des Métiers de la Table 2017, est franchement très complexe à mon sens.

Toutes sont prétexte à des témoignages, touchants et passionnants, racontant l’histoire de leur création.

Le livre se termine avec la postface d’Amandine Rochedy, sociologue.

Je cuisine un jour bleu – Gourmets autistes, recettes et témoignages est né de la rencontre entre une personne autiste – Josef Schovanec – et un gastronome – Claude Carat. C’est le 1er livre en France à aborder les difficultés de certaines personnes autistes (650 000 personnes autistes en France) face à leur assiette.

La plupart des recettes du livre sont accompagnées des photos de Jean-Michel Coulier et certaines de leurs étapes ainsi que leurs ingrédients sont dessinés par Emmanuel Ville.

Les droits d’auteurs de ce livre sont en partie reversés à des associations œuvrant pour les droits des personnes autistes.

Le livre est présenté par Josef SchovanecDr en philosophie, conférencier et auteur de la chronique Voyage en Autistan sur Europe 1, qui se présente de façon très belle en 4ème de couverture comme « autiste en liberté, ancien sédentaire sous camisole chimique devenu nomade heureux », et par Claude Carat, fondateur et président de l’Association des Amis de la Fête de la Gastronomie.

Il est préfacé les chefs Guillaume Gomez, Meilleur Ouvrier de France, chef des cuisines de l’Élysée depuis 1997, et Michel Roth, Meilleur Ouvrier de France doublement étoilé et juré pour Masterchef et Top Chef. Christophe Bligny de l’École de Paris des métiers de la table y participe également, avec d’autres.

Pour feuilleter quelques pages de ce livre très riche, dont le titre est inspiré du livre Je suis né un jour bleu de Daniel Tammet, c’est ici.

Aujourd’hui 2 avril est la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme.

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Pain au kamut® et flocons d’avoine au jus de dattes

Lors de mon récent séjour à Aime, je suis allée chercher de quoi déjeuner dans la boutique La Vie Claire.

Outre ses gérants charmants et passionnés, avec qui j’ai eu grand plaisir à discuter, le magasin, tout neuf, lumineux, est particulièrement bien achalandé. J’aimerais bien avoir le même à proximité !

J’y ai déniché du jus de dattes, ou irakia, et n’ai pas résisté à en rapporter un petit pot. Ce jus, qui ressemble plutôt à un sirop et a une saveur intense de dattes, avec une légère amertume, va très bien avec mon pain kamut® et flocons d’avoine, dont la recette est une adaptation du Oatmeal Date Bread de Jeff Hertzberg et Zoë François, méthode 5 minutes par jour.

Pain doux aux flocons d'avoine Makanaibio.com 2018Ce pain, vraiment simple à réaliser, est très moelleux, avec un peu de « mâche » grâce aux flocons entiers, pas trop sucré. Il fait de bons toasts. Une bonne recette pour celui ou celle qui n’ose pas faire son pain maison, à mon avis.

Si vous n’avez pas de sirop de dattes, de la mélasse noire fait bien l’affaire aussi.

Je fais deux pains. Un que l’on mange le lendemain de la cuisson et qui dure 3 jours environ, l’autre que je coupe en tranches le lendemain et que je congèle. Mes filles prennent ensuite des tranches congelées au fil de leurs envie et les font toaster.

Pain doux aux flocons d'avoine tranché Pain doux aux flocons d'avoine Makanaibio.com 2018

 

Pain au kamut® et flocons d'avoine au jus de dattes
 
Temps de preparation
Temps de cuisson
Temps total
 
sigle sans soja sigle sans oeuf sigle sans lait et sans sucre raffiné
Auteur:
Type de recette: Pain maison
Ingredients
  • 390 g de farine de Kamut®
  • 280 g de farine de blé bio T65 ou T80
  • 240 g de flocons d'avoine "baby" (petite taille) bio
  • 10 à 15 g de levure sèche en granulés (la quantité dépend de vos goûts. Avec 15 g le goût de la levure est assez prononcé)
  • 15 g de sel gris fin
  • 675 g d'eau juste tiède
  • 90 g de jus -sirop- de dattes ou irakia
  • 55 g d'huile neutre
Instructions
  1. Dans un très grand bol, mélangez les farines, flocons, levure et sel.
  2. Dans un verre mesureur, mélangez eau, jus de dattes et huile.
  3. Ajoutez ces liquides au mélange sec du bol.
  4. Mélangez (si possible avec un fouet danois). Il ne s'agit pas de pétrir, juste de mélanger pour bien incorporer les liquides et hydrater les farines et flocons.
  5. Quand la pâte vous semble mélangée, ramenez-la au centre du bol en une sorte de boule (elle sera très collante, sans beaucoup de tenue, c'est normal), en vous aidant au besoin d'une maryse ou d'une corne en plastique.
  6. Couvrez le bol soit d'une assiette renversée, soit d'un film alimentaire, sans que celui-ci ou celle-là ne touche la pâte car elle est très collante et vous auriez du mal à la décoller ensuite.
  7. Laissez la pâte lever tranquillement, au moins deux heures, au plus 4 heures à température ambiante.
  8. Si vous souhaitez faire votre pain plus tard, mettez le bol de pâte au réfrigérateur au bout de deux heures de levée.
  9. Lorsque vous voulez façonner vos pains et les cuire, versez la pâte sur un plan fariné, en vous aidant d'une maryse ou d'une corne.
  10. Coupez la pâte en deux morceaux de taille équivalente.
  11. Graissez deux moules métalliques de type moules à cake ou à pain.
  12. En farinant éventuellement un peu vos mains si la pâte colle trop, roulez chaque morceau de pâte pour former un boudin et placez chaque boudin dans un moule.
  13. Laissez lever 45 minutes environ.
  14. A la moitié de ce temps de levée, soit au bout de 20 à 25 minutes, allumez votre four à 230°C.
  15. Lorsque le temps de levée est écoulé (sans stress, vous n'êtes pas à la minute), enfournez les moules.
  16. Environ 15 minutes de cuisson plus tard, baissez le four à 200°C.
  17. Environ 15 minutes plus tard, baissez-le encore à 180°C si cela vous semble nécessaire et poursuivez la cuisson 10 à 15 minutes ou jusqu'à ce que le pain soit bien doré, croustillant, et que lorsque vous en enlevez un de son moule, le retournez, et en tapotez le dessous avec un index replié, vous entendiez un son creux.
  18. Lorsque les pains sont cuits, posez-les sur une grille et laissez-le refroidir au moins 12 heures. C'est important, cela rendra le pain plus digeste et meilleur au goût.

N.B. : Kamut® est une marque déposée pour le blé de Khorasan, d’où le ® qui en suit le nom.

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Ces produits industriels appelés aliments qui trompent le consommateur

Les produits alimentaires que nous proposent nos magasins sont aujourd’hui majoritairement des produits industriels qui n’ont d’aliments que le nom, et dont les emballages, les mises en scène en rayon et les publicités, notamment, trompent le consommateur.

Je vais prendre pour exemple dans ce billet des boissons végétales en vente depuis peu au rayon frais des supermarchés, au milieu de bouteilles de lait et lait fermenté frais, un peu comme si elles contenaient elles-mêmes un liquide sorti du pis d’un bel animal.

D’ailleurs, sur leur face avant, il est indiqué qu’elles sont riches en calcium, et l’on sait bien que beaucoup d’entre nous consomment du lait principalement parce qu’il est source de calcium indispensable pour notre santé osseuse (ce qui est faux, mais c’est un autre débat).

Allégation calcium et vitamine D

Ces boissons sont pourtant des produits ultra transformés, composés essentiellement d’eau et de sucre, au coût exorbitant, de purs attrapes-gogos.

Lait d'amandes frais (1)

Une tromperie habilement organisée

Les concepteurs de ces produits attirent astucieusement les consommateurs en valorisant sur l’emballage des données, réelles, à forte connotation positive : 100% végétal (donc pas de souffrance animale incluse); logo Vegan, riche en calcium et vitamine D « bons pour des os et dents solides », riche en vitamines B2 et B12, sans colorant, faible teneur en sucres et fabriqué au cœur de la France, Logo FSC.

Dans la liste des ingrédients, le mot « amandes » apparaît en lettres majuscules : de quoi permettre à l’acheteur pressé d’imaginer que c’est là l’ingrédient premier du produit. Ce n’est absolument pas le cas : cette typo a pour fondement juridique que l’amande est un allergène à indiquer d’une façon qui le met en valeur. L’industriel sait bien tirer parti, ici, de ses obligations d’étiquetage. Il fait du seul allergène de son produit l’ingrédient phare de ce dernier, donnant l’illusion d’un lait riche en amandes alors que cela n’est pas du tout le cas.

Sur la face avant du produit, on peut aussi lire que le produit est pauvre en acides gras saturés, et un grand cœur entoure la marque du produit et l’indication 100% végétal, image forte pour donner bonne conscience au consommateur.

Je suis d’ailleurs étonnée qu’il ne soit pas mentionné également « sans gluten et sans lactose », c’est tellement vendeur de nos jours…Lait d'amandes frais (2)

Pour autant, vous ne trouverez aucune information sur la provenance des amandes, sujet sensible s’il en est.

Aucune non plus sur celle du sucre, ni sur la nature de ce sucre (canne ? Sans doute pas, cela aurait été mentionné car positivement perçu. On peut donc penser que c’est du sucre blanc de betterave qui est utilisé ici).

Rien sur l’eau utilisée (source ? minérale ? osmosée ? etc.)

En d’autres termes, l’industriel qui veut vous vendre cela fait tout pour vous faire croire qu’il pense à votre santé et respecte vos valeurs, alors qu’au fond il vous vend de la malbouffe.

Il est du reste indiqué (voir ci-dessus la 2e photo) que le produit est « à consommer dans le cadre d’une alimentation variée et équilibrée et d’un mode de vie sain », ce qui relève de votre responsabilité, pas de celle de l’industriel.

Qu’est-ce qu’un aliment ultra transformé ?

C’est un produit industriel qui fait semblant d’être un aliment, qui prétend, à tort, être nourricier pour celui qui le consommera.

Dans son très bon ouvrage Halte aux aliments ultra transformés ! Mangeons vrai, Anthony Fardet nous indique les critères (cumulatifs) de ce type d’aliments, définis par des épidémiologistes de l’Université de Sao Paulo, au Brésil :

  • une longue liste (généralement plus de 5) d’ingrédients [ici eau, sucre, amandes] et/ou d’additifs [ici carbonate de calcium, émulsifiant, stabilisant, vitamines…]   ;
  • des produits artificiels fabriqués industriellement par recombinaison d’ingrédients, donc non fournis tels quels par la nature et dont la matrice* n’est pas naturelle ;
  • des produits tellement transformés qu’on ne discerne plus l’aliment d’origine.
  • le tout dans un emballage très attractif et coloré.

Aliments ultra transformés et maladies d’industrialisation

Anthony Fardet soutient dans son livre précité que les aliments ultra transformés sont lourdement coupables des maladies qu’il qualifie d’industrialisation (et non de civilisation).

Il propose en conséquence un étiquetage des aliments en fonction de leur degré de transformation, ce qui me semble très sensé.

Son livre est vraiment très intéressant et pourrait être étudié par nos enfants à l’école, avec des exercices simples dès la maternelle pour apprendre aux enfants à identifier ce qui est aliment non transformé, transformé ou ultra transformé, leur apprendre à en distinguer les textures, les saveurs, la façon dont leur corps se sent nourri par les uns et les autres, les plaisirs sensoriels qui sont les leurs lorsqu’ils préparent et mangent les uns ou les autres, etc., vous ne trouvez pas ?

En consommer, pourquoi pas, mais sans se faire berner !

Pour en revenir aux boissons végétales illustrant ce billet, il est bien entendu possible d’en acheter si on le souhaite et si cela rentre dans notre budget : chacun de nous est libre et ces boissons ne sont pas toxiques !

Des motivations comme plaisir, ou envie, ou curiosité, ou convenance, ont totalement droit de cité.

Il n’en est pas moins que ces produits ne sont alimentaires, au fond, que parce que l’industriel qui les conçoit est doué pour tenter de vous en convaincre.

Ils ne vous nourriront pas et, surtout, ils ne contribueront en rien à votre santé, voire ils participeront à sa dégradation s’ils composent l’essentiel de votre assiette quotidienne.

Bref, l’industriel trompe le consommateur, et il le fait en toute légalité. La santé des consommateurs n’est pas du tout une préoccupation prioritaire, ni pour l’industrie alimentaire, ni pour le législateur, ne nous y trompons pas.

* Anthony Fardet est spécialiste de cette question de la matrice des aliments, qui est clé. Il a publié de nombreux articles à ce sujet et en propose une synthèse claire et accessible dans son ouvrage précité, Halte aux aliments ultra transformés ! Mangeons vrai.

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