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Ces produits industriels appelés aliments qui trompent le consommateur

Les produits alimentaires que nous proposent nos magasins sont aujourd’hui majoritairement des produits industriels qui n’ont d’aliments que le nom, et dont les emballages, les mises en scène en rayon et les publicités, notamment, trompent le consommateur.

Je vais prendre pour exemple dans ce billet des boissons végétales en vente depuis peu au rayon frais des supermarchés, au milieu de bouteilles de lait et lait fermenté frais, un peu comme si elles contenaient elles-mêmes un liquide sorti du pis d’un bel animal.

D’ailleurs, sur leur face avant, il est indiqué qu’elles sont riches en calcium, et l’on sait bien que beaucoup d’entre nous consomment du lait principalement parce qu’il est source de calcium indispensable pour notre santé osseuse (ce qui est faux, mais c’est un autre débat).

Allégation calcium et vitamine D

Ces boissons sont pourtant des produits ultra transformés, composés essentiellement d’eau et de sucre, au coût exorbitant, de purs attrapes-gogos.

Lait d'amandes frais (1)

Une tromperie habilement organisée

Les concepteurs de ces produits attirent astucieusement les consommateurs en valorisant sur l’emballage des données, réelles, à forte connotation positive : 100% végétal (donc pas de souffrance animale incluse); logo Vegan, riche en calcium et vitamine D « bons pour des os et dents solides », riche en vitamines B2 et B12, sans colorant, faible teneur en sucres et fabriqué au cœur de la France, Logo FSC.

Dans la liste des ingrédients, le mot « amandes » apparaît en lettres majuscules : de quoi permettre à l’acheteur pressé d’imaginer que c’est là l’ingrédient premier du produit. Ce n’est absolument pas le cas : cette typo a pour fondement juridique que l’amande est un allergène à indiquer d’une façon qui le met en valeur. L’industriel sait bien tirer parti, ici, de ses obligations d’étiquetage. Il fait du seul allergène de son produit l’ingrédient phare de ce dernier, donnant l’illusion d’un lait riche en amandes alors que cela n’est pas du tout le cas.

Sur la face avant du produit, on peut aussi lire que le produit est pauvre en acides gras saturés, et un grand cœur entoure la marque du produit et l’indication 100% végétal, image forte pour donner bonne conscience au consommateur.

Je suis d’ailleurs étonnée qu’il ne soit pas mentionné également « sans gluten et sans lactose », c’est tellement vendeur de nos jours…Lait d'amandes frais (2)

Pour autant, vous ne trouverez aucune information sur la provenance des amandes, sujet sensible s’il en est.

Aucune non plus sur celle du sucre, ni sur la nature de ce sucre (canne ? Sans doute pas, cela aurait été mentionné car positivement perçu. On peut donc penser que c’est du sucre blanc de betterave qui est utilisé ici).

Rien sur l’eau utilisée (source ? minérale ? osmosée ? etc.)

En d’autres termes, l’industriel qui veut vous vendre cela fait tout pour vous faire croire qu’il pense à votre santé et respecte vos valeurs, alors qu’au fond il vous vend de la malbouffe.

Il est du reste indiqué (voir ci-dessus la 2e photo) que le produit est « à consommer dans le cadre d’une alimentation variée et équilibrée et d’un mode de vie sain », ce qui relève de votre responsabilité, pas de celle de l’industriel.

Qu’est-ce qu’un aliment ultra transformé ?

C’est un produit industriel qui fait semblant d’être un aliment, qui prétend, à tort, être nourricier pour celui qui le consommera.

Dans son très bon ouvrage Halte aux aliments ultra transformés ! Mangeons vrai, Anthony Fardet nous indique les critères (cumulatifs) de ce type d’aliments, définis par des épidémiologistes de l’Université de Sao Paulo, au Brésil :

  • une longue liste (généralement plus de 5) d’ingrédients [ici eau, sucre, amandes] et/ou d’additifs [ici carbonate de calcium, émulsifiant, stabilisant, vitamines…]   ;
  • des produits artificiels fabriqués industriellement par recombinaison d’ingrédients, donc non fournis tels quels par la nature et dont la matrice* n’est pas naturelle ;
  • des produits tellement transformés qu’on ne discerne plus l’aliment d’origine.
  • le tout dans un emballage très attractif et coloré.

Aliments ultra transformés et maladies d’industrialisation

Anthony Fardet soutient dans son livre précité que les aliments ultra transformés sont lourdement coupables des maladies qu’il qualifie d’industrialisation (et non de civilisation).

Il propose en conséquence un étiquetage des aliments en fonction de leur degré de transformation, ce qui me semble très sensé.

Son livre est vraiment très intéressant et pourrait être étudié par nos enfants à l’école, avec des exercices simples dès la maternelle pour apprendre aux enfants à identifier ce qui est aliment non transformé, transformé ou ultra transformé, leur apprendre à en distinguer les textures, les saveurs, la façon dont leur corps se sent nourri par les uns et les autres, les plaisirs sensoriels qui sont les leurs lorsqu’ils préparent et mangent les uns ou les autres, etc., vous ne trouvez pas ?

En consommer, pourquoi pas, mais sans se faire berner !

Pour en revenir aux boissons végétales illustrant ce billet, il est bien entendu possible d’en acheter si on le souhaite et si cela rentre dans notre budget : chacun de nous est libre et ces boissons ne sont pas toxiques !

Des motivations comme plaisir, ou envie, ou curiosité, ou convenance, ont totalement droit de cité.

Il n’en est pas moins que ces produits ne sont alimentaires, au fond, que parce que l’industriel qui les conçoit est doué pour tenter de vous en convaincre.

Ils ne vous nourriront pas et, surtout, ils ne contribueront en rien à votre santé, voire ils participeront à sa dégradation s’ils composent l’essentiel de votre assiette quotidienne.

Bref, l’industriel trompe le consommateur, et il le fait en toute légalité. La santé des consommateurs n’est pas du tout une préoccupation prioritaire, ni pour l’industrie alimentaire, ni pour le législateur, ne nous y trompons pas.

* Anthony Fardet est spécialiste de cette question de la matrice des aliments, qui est clé. Il a publié de nombreux articles à ce sujet et en propose une synthèse claire et accessible dans son ouvrage précité, Halte aux aliments ultra transformés ! Mangeons vrai.

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Nos souffrances n’ont pas à demeurer une partie de nous

Il est aisé de se créer une identité à partir de sa souffrance, d’y trouver justification, frein, limite, contrainte.

Eckhart TOLLE, dans Le pouvoir du moment présent – Guide d’éveil spirituel, écrit des mots très justes à ce sujet :

« La première chose à ne pas oublier est la suivante : tant et aussi longtemps que vous créerez une identité quelconque à partir de la souffrance, il vous sera impossible de vous en libérer. Tant et aussi longtemps que le sens de votre identité sera investi dans la souffrance émotionnelle, vous saboterez inconsciemment toute tentative faite dans le sens de guérir cette souffrance ou y résisterez d’une manière quelconque. Pourquoi ? Tout simplement parce que vous voulez rester intact et que la souffrance est fondamentalement devenue une partie de vous. Il s’agit là d’un processus inconscient, et la seule façon de le dépasser est de le rendre conscient.

Réaliser soudainement que vous êtes ou avez été attaché à votre souffrance peut être la cause d’un grand choc. Mais dès l’instant où cette prise de conscience a lieu, l’attachement est rompu. Un peu comme une entité, le corps de souffrance est un champ énergétique qui se loge temporairement à l’intérieur de vous. C’est de l’énergie vitale qui est prise au piège et ne circule plus. Bien entendu, le corps de souffrance existe en raison de certaines choses qui se sont produites dans le passé. C’est le passé qui vit en vous, et si vous vous identifiez au corps de souffrance, vous vous identifiez par la même occasion au passé. L’identité de victime est fondée sur la croyance que le passé est plus puissant que le présent, ce qui est contraire à la vérité. Que les autres et ce qu’ils vous ont fait sont responsables de ce que vous êtes maintenant, de votre souffrance émotionnelle ou de votre incapacité à être vraiment vous-même. La vérité, c’est que le seul pouvoir qui est existe est celui propre à l’instant présent : c’est le pouvoir de votre présence à ce qui est. Une fois que vous savez cela, vous réalisez pleinement que vous-même et personne d’autre êtes maintenant responsable de votre vie intérieure et que le passé ne peut l’emporter sur le pouvoir de l’instant présent. »

Eckart TOLLE, Le pouvoir du moment présent, Ed. J’ai Lu, p. 185-186

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Le droit de manger autrement

Le droit de manger autrement que ce que les normes prescrivent et garantissent existe-t-il en France de nos jours ?

Ce sera l’objet de ma contribution au colloque Gastronomie et Droit du 21 mars 2018, lors du festival Ciné-Droit, dans le cadre de la Fête du droit, au sein de mon Université Paris Sud.

Programme du colloque Gastronomie et droit 21 mars 2018

Le colloque est ouvert au public. Il vous faut vous y inscrire en avance, cependant, en envoyant un courriel à culture@sceaux.fr avant vendredi 16 mars.

Affiche festival ciné-droit 2018

Vous pouvez cliquer sur « programme CINE DROIT 2018 « pour accéder à tous les détails de l’événement, qui se déroule sur plusieurs jours.

Programme des 22 et 23 mars 2018

Je compte bien assister également à la projection du film « A la recherche des femmes chefs » de Vérane Frédiani, jeudi 22 mars au soir.

Au plaisir de vous rencontrer, lors du colloque ou au cinéma ?

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Soirée débats autour des intolérances alimentaires, sensibilités et allergies

Jeudi 15 mars, j’aurai peut-être le plaisir de rencontrer certain.e.s d’entre vous à l’espace associatif cantonal d’Aime, en Savoie, à l’occasion d’une soirée débats sur le thème Intolérances alimentaires, sensibilités, allergies… Comprendre (et vivre avec !) (oui, c’est le titre de mon livre, avec recettes co-écrites par Véronique Chazot, publié par Terre Vivante en avril 2016).

Affiche Conférence sur les intolérances alimentaires AIME mars 2018

Ce sera l’occasion de distinguer intolérances, sensibilités et allergies, souvent employées à tort comme synonymes, de réfléchir aux raisons pour lesquelles notre alimentation peut nous rendre malade, d’envisager différents moyens pour recouvrer la santé tout en mangeant varié et joyeux, de découvrir les alternatives possibles etc.

N.B. : Si vous n’êtes pas disponible ou n’êtes pas dans ce secteur géographique et que cette thématique vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter pour que nous organisions un événement à votre convenance.

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Sorbet ananas coco express

De l’ananas coupé en dés surgelé, du sucre de coco, du lait de riz ou de coco, du sirop de coco et un bon blender et voilà !

Ce sorbet ananas coco express nous ravit toujours.

On peut bien entendu jouer avec la recette, minimaliste, en utilisant d’autres fruits, avec ou sans sucre etc.

Sorbet ananas coco express@makanaibio 2018

 

Sorbet ananas coco express
 
Temps de preparation
Temps total
 
Auteur:
Type de recette: Dessert
Type de cuisine: Express
Ingredients
  • Dés d'ananas surgelés
  • Facultatif :
  • Sucre de coco
  • Lait de coco ou autre
  • Sirop de coco
Instructions
  1. Placez les dés d'ananas surgelé dans le bol de votre blender puissant 10-20 minutes en avance, qu'ils commencent à s'assouplir un peu.
  2. Si vous utilisez du sucre de coco et/ou du lait de coco, ajoutez-les et mixez jusqu'à obtention de la texture désirée.
  3. Facultatif mais délicieux : versez un beau ruban de sucre de coco sur vos boules de sorbet et dégustez doucement !

 Les petits +

  • Je réagis mal à certains ananas frais (aphtes, brûlures dans la bouche) mais l’ananas surgelé consommé ainsi ne me pose aucun problème.
  • Merci Autour du Riz pour leur cadeau de sucre de coco, sirop de coco et huile de coco que nous aimons beaucoup !
  • Le sucre de coco a-t-il vraiment des atouts, dont un index glycémique (IG), qui le différencient d’un autre sucre ? Cet article de lanutrition.fr vous répond. (en toute hypothèse, ce n’est pas pour raison de santé que je propose ici ce sucre, mais parce qu’il est BON !)
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Savoir vivre bien avec une maladie chronique n’empêche pas les erreurs

Savoir que l’on a une maladie chronique, l’avoir diagnostiquée, identifiée, mettre en place un protocole multidirectionnel d’amélioration de sa santé, identifier les déclencheurs principaux de sa maladie et comment les éviter, est clé pour reprendre les rênes de sa santé, de son bien-être, de sa vitalité.

Mais savoir vivre bien avec une maladie chronique ne signifie pas que la maladie chronique est guérie, partie, éradiquée.

Une maladie chronique ne fonctionne pas comme un virus ou un microbe qu’il convient d’éliminer puis qui « passe », dont on peut dire « je suis guéri.e ».

Trouver comment vivre bien avec une maladie chronique ne signifie pas non plus « je sais tout sur tout, je gère sans faille, je ne ferai plus jamais rien qui me nuit. »
Les erreurs arrivent, les oublis, les dénis, notre humaine condition nous « met dedans ».

On entend les signaux (ou pas), l’amie qui est malade à qui l’on recommande du repos, l’enfant dont la peau réagit à qui on recommande de limiter la consommation de tel aliment, son propre sommeil qui devient haché, le rythme de vie dont on a conscience qu’il ne laisse pas assez/plus de place au temps de répit, repos, réparation, restitution des forces de base.

Et pourtant on attend d’être au pied du mur ou d’avoir foncé dedans pour en prendre conscience… C’est la vie !

Surtout ne pas s’apitoyer sur soi alors !
Surtout ne pas s’auto flageller, ne laisser aucune place à la honte, le regret, le chagrin, la volonté de tout lâcher, laisser ou fuir.
Ne pas se désoler de n’être pas cet.te espèce de héros ou héroïne au corps d’acier inoxydable et aux actes toujours justes !

Non ! Avec douceur, bienveillance, amour envers soi, rire de s’être à nouveau oublié.e, d’avoir cru, oh ego toujours prêt à prendre les rênes à chaque détour de chemin, avoir dépassé sa propre condition d’humain.e faillible.

Prendre acte. Réouvrir la boîte à outils que l’on a peu à peu constitué pour se « refaire une santé » et qui est extraordinaire -surtout ne pas la remettre en cause lorsqu’elle est éprouvée !-, reprendre son bâton de marche et poursuivre le chemin !

Sans oublier d’entendre dans la crise juste vécue que les signaux annonciateurs étaient nombreux et qu’on les a ignorés : travailler encore et encore à prendre la juste mesure de ceux-ci en leur donnant toujours priorité sur tout ce qui, extérieur à soi, nous semble si souvent à tort prioritaire.

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2018 – Décider d’aller bien !

A vous qui lisez ces lignes : bonne année 2018 !

Plus encore, que 2018 prenne part dans une longue suite d’années de vie qui soient conformes à qui vous êtes !

Pas à qui vous voulez ressembler ou à qui vous croyez devoir être, etc. : vraiment à qui vous êtes, quel que soit le regard porté, par vous ou les autres, sur vous-mêmes.

A titre personnel, et je serai ravie de vous savoir du voyage, je dirais que 2018 est la première année où je décide consciemment et avec déjà bon nombre d’actes concrets en ce sens, d’aller bien.

A la manière d’Erwann Menthéour dont j’ai lu avec intérêt, l’an dernier, « Et si on décidait d’aller bien – Soyons responsables ! »

Décider d'aller bien

Pour ce qui est d’être responsable, je crois que j’aurais parfois intérêt à lâcher du lest et m’autoriser plus de légèreté, moins de sérieux et de gravité ! Pas simple, le monde étant ce qu’il est, non ? Mais rire et se laisser porter par les nombreux moments de joie et de bien-être de chaque journée est aussi délicieux que précieux !

C’est C’était (!) moins naturel pour moi de décider d’aller bien, de prendre consciemment, consciencieusement, délibérément et résolument soin de mon corps, de mon cœur et de mon âme. J’ai eu l’occasion de partager un peu avec vous sur ces sujets en 2017.

2018 est le début de nombreuses nouvelles aventures sous le signe de cette décision : c’est décidé, je vais et irai désormais bien !

Et vous, qu’avez-vous décidé de vous souhaiter à partir d’aujourd’hui ?

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Ma boulange sans gluten, de L. Dran et F. Barral

Devoir manger autrement pour raisons de santé ne devrait jamais rimer avec manger tristement, et encore moins avec manger des produits transformés dont le seul atout est d’être étiqueté « sans » ou « avec » tel ou tel ingrédient.

No amount of ‘free from’ labelling will make processed food good for you, écrivait Marion Nestle* pour The Guardian en 2016 : l’aliment transformé est à éviter, voilà tout, quelles que soient les mentions portées sur son étiquette – sans compter que son coût n’est généralement pas du tout intéressant pour notre portefeuille.

Préparer ses propres repas, avec des ingrédients simples et de qualité, est en revanche, c’est bien connu, une source de bien-être, de santé, d’économies, de temps pour soi aussi, encore que l’on en ait plus ou moins conscience selon notre charge mentale du moment.

Le pain ne fait pas exception : non ce n’est pas compliqué de faire son pain, et c’est même amusant ! Oui cela le reste même lorsque l’on ne peut consommer de farines contenant du gluten, ce composé complexe de protéines aux vertus particulières en boulangerie !

Un livre pratique, des recettes variées et des techniques maîtrisées

Si vous débutez tout juste en boulange maison « sans », le livre « Ma boulange sans gluten – Pains et viennoiseries d’ici et d’ailleurs » de Laurent Dran et Frédérique Barral, publié par Terre Vivante, pourra vous être utile : il a précisément pour but de proposer à tous ceux  qui doivent ou choisissent de manger sans gluten des recettes variées avec de précieuses astuces techniques.

Ma boulange sans gluten

Pour accéder à la boutique en ligne de l’éditeur, Terre Vivante, cliquez sur l’image

Les recettes ont été élaborées par Laurent Dran, boulanger-pâtissier professionnel qui a du apprendre à manger sans gluten pour sauver sa santé. Peut-être connaissez-vous du reste son blog, La Faim des Délices ?

Elles reposent sur des ingrédients bio qui sont aujourd’hui assez faciles à trouver, y compris en grandes surfaces, tels que farine de riz, amidon de maïs, farine de sarrasin ou fécule de pomme de terre. C’est un parti pris de Laurent, avec qui je me suis entretenue : du bio, du simple, de l’accessible, le moins de sucre ajouté possible, pas de mix tout prêt, des techniques éprouvées bien décrites.

Capture boulange sommaire 1

Capture Boulange sans gluten sommaire 2e pageLes recettes, dont vous pouvez voir la liste sur les images ci-dessus, captures d’écran du sommaire en ligne sur le site de l’éditeur, proposent d’utiliser des farines variées, vous garantissant des saveurs bien autrement délicieuses que l’usuel mélange riz-maïs-fécule-gomme du commerce.

Laurent, en pointu professionnel qu’il est, insiste aussi sur l’importance de l’eau (attention au chlore, surveiller sa température, la quantité utilisée), du sel (gris si possible), de la température (20-25 °) et du temps de levée de la pâte si on ne veut pas qu’elle s’effondre, précise comment utiliser levure sèche ou levure fraîche, explique ce que sont gomme de guar et téguments de psyllium, comment choisir son moule à pain, faire une poolish ou un levain.

Si faire votre pain vous fait envie et que vous devez ou souhaitez éliminer ou réduire les céréales à gluten (c’est-à-dire principalement le blé et les céréales qui lui sont assimilées comme l’épeautre ou l’engrain par exemple, le seigle et l’orge) de votre alimentation, je vous recommande cet ouvrage pour débuter en boulange sans gluten -et vous savez que j’aime faire notre pain !

C’est aussi une bonne idée de cadeau en ces périodes de fêtes de fin d’année !

Pour aller plus loin

  • Pour aller plus loin dans la compréhension de ce que sont les allergies, les intolérances et les sensibilités alimentaires, comprendre en détail ce qu’est le gluten par exemple, établir les bases d’une cuisine « sans » et vivre joyeusement avec, mon livre Intolérances alimentaires, sensibilités et allergies – Comprendre et vivre avec, co-écrit pour la partie recettes avec Véronique Chazot, est toujours disponible, également publié par Terre Vivante.
  • J’organise également des ateliers et conférences pour vous aider à comprendre ce que vous mangez, à décrypter les étiquettes, labels et mentions apposés sur les aliments, à faire des choix qui vous correspondent et qui vous font du bien à tous points de vue : n’hésitez pas à me contacter si cela vous intéresse.

* : Marion Nestle (sans accent sur le e, elle n’a aucune lien avec la marque bien connue) est professeur de Nutrition, Etudes alimentaires et Santé publique à l’Université de New York.

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Macarons aux noix, noisettes et amandes, à l’ancienne

La recette de ces macarons aux noix, noisettes et amandes à l’ancienne est issue du très bon Veggivore: Cuisine astucieuse au fil des saisons de mon amie Clotilde Dusoulier, et je vous la recommande vivement : les macarons ne pas trop sucrés, sont bien parfumés, avec ce contraste du bord croustillant et du cœur presque un peu collant que j’aime tout particulièrement.

Une bonne idée en ces périodes de fête, notamment pour offrir, non ?

Macarons à l'ancienne @Makanaibio.2017

Précisions par rapport à la recette d’origine de macarons aux noix à l’ancienne :

  • je n’ai pas fourré les coques de ces macarons aux noix, noisettes et amandes de chocolat noir, comme prévu dans la recette de Clotilde ;
  • mes noisettes et noix ont été décortiquées juste avant utilisation ;
  • je les ai ensuite torréfiées 10 minutes dans un four « tombant » (qui avait servi à autre chose, que je venais d’éteindre) puis laissées refroidir 30 minutes environ avant de les mixer ;
  • au mixer, je ne les ai pas réduites en poudre mais plutôt en semoule, encore un peu grossière ;
  • Clotilde propose de mixer ensemble les fruits secs et le sucre : je n’ai pas fait attention et ai omis le sucre, que j’ai donc ensuite mélangé aux fruits secs déjà mixés. Cela aurait peut-être été mieux de mixer le tout, à refaire ainsi ;
  • j’avais 6 blancs d’œuf en attente (les jaunes ayant été employés pour des crèmes brûlées), j’ai donc triplé la recette de Clotilde, qui indique que ses macarons se conservent très bien ;
  • j’ai fait cuire des macarons de belle taille, soit 4 plaques d’une quinzaine de macarons environ ;
  • j’ai décollé les macarons aux noix, noisettes et amandes de leur papier de cuisson presque au sortir du four, avec une simple spatule, sans suivre le procédé délicat et détaillé de Clotilde.

Macarons à l'ancienne aux noix, noisettes et amandes
 
Temps de preparation
Temps de cuisson
Temps total
 
Ces macarons non fourrés à l'ancienne sont peu sucrées et bien parfumés. La recette ci-dessous est ma version de la recette que Clotilde Dusoulier a publiée dans son livre Veggivore.
Auteur:
Type de recette: Biscuits sucrés
Pour: 60 macarons
Ingredients
  • 125 g de noisettes (poids net décortiquées)
  • 125 g de noix (poids net décortiquées)
  • 210 g d'amandes non émondées en poudre
  • 275 g de sucre blond de canne
  • 6 gros blancs d’œuf bio ou 1FR
  • ¼ c. à café de sel de mer fin
Instructions
  1. Torréfier 10 minutes les noisettes et noix décortiquées puis les laisser refroidir 30 minutes environ.
  2. Les réduire en poudre grossière au mixeur, en procédant par impulsions : il ne faut pas former une pâte, donc éviter de trop chauffer les fruits secs avec un mouvement continu de la lame.
  3. Verser cette poudre dans un grand bol, lui ajouter la poudre d'amandes ainsi que le sucre en poudre et mélanger.
  4. Mettre les blancs en neige et le sel dans un grand récipient, les battre en neige souple.
  5. Verser le mélange de fruits secs et sucre sur les blancs et incorporer doucement avec une spatule souple.
  6. Allumer le four à 180° C (th. 6).
  7. Verser le mélange dans une poche à douille (ou un sac de congélation solide), en couper le bout (ou un angle) pour créer une ouverture de 1.5 cm.
  8. Former des petits tas réguliers sur des feuilles de cuisson posées sur des plaques de cuisson.
  9. Une fois la feuille de cuisson prête, laisser tomber la plaque de cuisson d'un coup sec sur leplan de travail : les macarons auront une plus jolie forme.
  10. Enfourner pour 12 minutes environ.
  11. Laisser refroidir quelques instants, déplacer sur une grille pour que les biscuits refroidissent et sèchent un peu.
  12. Se conserve plusieurs jours dans un récipient hermétique.

 

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Pain d’épice… sans épice

J’ai accumulé des centaines de recettes, de documents, de petits riens plus ou moins merveilleux à relire (les petits mots de mes filles quand elles étaient plus jeunes, petits bijoux à redécouvrir régulièrement). Vous aussi, certainement, non ?

Je suis plus déterminée que jamais, ces jours-ci, à jeter tout ce qui ne me « parle » pas/plus, et organiser tout ce que je veux conserver d’une façon qui me convient.

C’est dans cet état d’esprit que je publie ici (= partage avec vous et conserve à ma propre intention pour le jour où j’aurais envie de faire) cette recette de pain d’épice, manuscrite, jamais encore réalisée mais qui me plaît.

Pain d'épice sans épice@makanaibio.com 2017

J’adore ce genre de (re)trouvaille au fil de mes rangements, j’imagine la femme (inconnue de moi) qui aimait garder trace de recettes sur un agenda, j’invente les circonstances d’une transmission de ce carnet un jour où l’autre du 20e siècle, je m’amuse de lire qu’aucune épice ne figure dans les ingrédients, et je me dis que cette recette me plaît énormément.

Si je séquençais mes pensées et émotions comme sur un réseau social, en #, je choisirais : foyer – femme – transmission – mémoire – gourmandise – passé – cuisine – nourrir – joie – partage – amour – chaleur – arômes – et puis partage encore, toujours.

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