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The minimum base line ou minimum de base

J’écoute de temps à autre le podcast de Brooke Castillo, suite à recommandation par Clotilde Dusoulier dans les épisodes de son propre podcast plein de positivité, Change Ma vie.

Dans l’épisode n°209 de cette semaine, Brooke Castillo développe le concept et outil de coaching de minimum base line que je traduirai ici par le minimum de base.

Le concept de minimum de base, ou minimum requis par soi-même à soi-même

Ce concept, d’une évidence… évidente comme tant de concepts clés, est le suivant : si nous voulons changer (notre regard sur nous-mêmes, notre façon de manger, la quantité de sport que l’on fait, nos relations, etc.), nous pouvons nous fixer dès aujourd’hui un minimum de base d’une nouvelle habitude qui va dans le sens de ce changement. Ce faisant, nous modifions notre perception de nous-mêmes, en même temps que notre réalité.

Nous avons en réalité tous des minima de base au quotidien, dont nous ne sommes pas ou plus conscients : nous ne sortons pas de chez nous sans un minimum de base d’habits sur le dos, nous nous lavons les dents au moins un minimum (de fois) de base par jour, nous tolérons de ne pas ranger notre bureau mais le rangeons au minimum de base lorsqu’il est dans tel ou tel état ou à telle période ou lorsque nous recevons de la visite, etc.

Ces minima de base, minima requis par nous-mêmes à nous-mêmes, posent des limites à notre inaction : nous ne sortons pas nus, nous ne restons pas les dents sales indéfiniment, nous n’accumulons pas toutes sortes de choses sur notre bureau sans jamais le ranger, etc.

Lorsque nous voulons passer de l’inaction à l’action, Brooke Castillo nous propose donc de nous créer à nous-mêmes de tels minima de base.

Un concept très simple à mettre en oeuvre

Rien de complexe, rien de bouleversant.

Juste décider de quantités minimum de changement que nous sommes capables d’introduire dans notre vie sans que cela apparaisse difficile de respecter ensuite ces minima.

Exemple : décider de faire 5 minutes de marche à pied 3 fois par semaine. Décider de courir 1 minute 3 fois par semaine. Décider de se préparer à manger chez soi un soir par semaine pour le lendemain au travail. Décider de ne pas manger dans sa voiture en rentrant du travail. Etc.

Le tout sans s’arrêter à cette petite voix dans notre tête -ou à cette personne « bien intentionnée » de votre entourage !- qui nous nargue « ce n’est pas assez », « c’est ridicule », « tu n’y arriveras pas », « si tu crois que cela va changer quelque chose » et autre gentillesse!

Un concept qui change la vie

Le merveilleux de ces minima de base est qu’ils modifient nos attitudes, nos actions, mais également notre perception de nous-mêmes et notre réalité.

Ainsi, si je marche 5 minutes 3 fois par semaine, je deviens une personne qui marche, quelles que soient la durée et la fréquence.

Si je prépare mon déjeuner pour le lendemain un soir par semaine, je deviens une personne qui se fait à manger chez elle et pour elle-même, quels que soient le contenu et la fréquence.

L’accent est ainsi mis sur l’action en tant que telle (je marche, je cours, je prépare) et non sur ses qualificatifs (souvent, suffisamment, sainement).

Il est alors plus facile de ne pas laisser cours aux reproches à soi-même qui seraient faciles à associer à nos actions, que l’on aurait peut-être, avec un autre regard, traitées de ridicules, insignifiantes, insusceptibles d’engendrer quelque changement que ce soit dans notre vie.

J’adore.

Mettre l’accent sur ce que je fais de BIEN et de BON pour moi plutôt que perdre temps et énergie à qualifier, quantifier, critiquer les modalités, fréquence, intensité, etc. de ces actes : voilà une démarche qui me plaît et que j’ai envie de faire une habitude, un modus vivendi.

A associer avec apprendre à pouvoir compter sur moi-même… Ca change la vie, c’est sûr.

Et vous, auriez-vous envie de décider d’un minimum de base à requérir à vous-même, pour vous-même ? Dans quel domaine par exemple ?

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Je cuisine un jour bleu – Gourmets autistes

Pour certains humains d’entre nous, manger n’est sensoriellement envisageable qu’à des conditions bien particulières : tout doit être cru, tout doit être blanc, rien ne doit se toucher dans l’assiette, seuls les vert et rouge sont acceptables, il est nécessaire que les goûts de l’extérieur et de l’intérieur de l’aliment soient homogènes, aucune consistance ne saurait être molle ou mixée, etc. Ces conditions, alternatives ou cumulatives, qu’elles soient celles-ci ou celles-là, rendent les repas compliqués.

Il en est ainsi pour de nombreuses personnes autistes.

L’ouvrage Je cuisine un jour bleu – Gourmets autistes, recettes et témoignages, récemment publié par Terre Vivante, rend bien compte des particularités sensorielles des personnes autistes dont il propose les portraits et les (plus de 70) recettes favorites.

Mieux encore, ce livre est avant tout l’occasion de dresser un portrait sensible et de raconter au fil de ses pages les histoires de toutes ces personnes.

JeCuisineUnJourBleu-Couverture

Myriam témoigne ainsi que son fils Ewan, 7 ans, « ne supporte pas les aliments blancs ni les consistances moelles ou mixées. Du coup, il ne mange ni les pâtes ni le riz, le blanc d’œuf lui donne des hauts-le-cœur, etc. Les seuls féculents qui passent sont les pommes de terre et mes fameuses quenelles roses, car il est aussi très sensible aux couleurs. Si je ne mets que de la sauce tomate, c’est trop rouge, que de la crème c’est blanc donc n’en parlons même pas… mais le mélange des deux, ça passe ! ».

S’ensuit la recette des quenelles roses d’Ewan : « 1 sachet de quenelles, de la sauce tomate, de la crème (et c’est tout). Mélanger pour obtenir une couleur rose et faire cuire à feu doux. »

Luc quant à lui a choisi de partager son gâteau normal, et explique : « mon gâteau est normal car c’est le premier que j’ai appris à faire. Tous les autres sont différents et donc anormaux. C’est un gâteau simple, je n’ai que 7 ans. »

Les 70 et quelque recettes proposées sont pour la plupart bien appétissantes et ne font pas appel à des ingrédients complexes. Elles ont été proposées, sauf la dernière, par des personnes autistes et leurs proches. Certaines sont très simples, d’autres plus originales, et la dernière, celle des macarons autistes d’Hugo Caroff, Meilleur apprenti pâtissier d’Ile-de-France 2017 et Meilleur apprenti pâtissier de l’Ecole de Paris des Métiers de la Table 2017, est franchement très complexe à mon sens.

Toutes sont prétexte à des témoignages, touchants et passionnants, racontant l’histoire de leur création.

Le livre se termine avec la postface d’Amandine Rochedy, sociologue.

Je cuisine un jour bleu – Gourmets autistes, recettes et témoignages est né de la rencontre entre une personne autiste – Josef Schovanec – et un gastronome – Claude Carat. C’est le 1er livre en France à aborder les difficultés de certaines personnes autistes (650 000 personnes autistes en France) face à leur assiette.

La plupart des recettes du livre sont accompagnées des photos de Jean-Michel Coulier et certaines de leurs étapes ainsi que leurs ingrédients sont dessinés par Emmanuel Ville.

Les droits d’auteurs de ce livre sont en partie reversés à des associations œuvrant pour les droits des personnes autistes.

Le livre est présenté par Josef SchovanecDr en philosophie, conférencier et auteur de la chronique Voyage en Autistan sur Europe 1, qui se présente de façon très belle en 4ème de couverture comme « autiste en liberté, ancien sédentaire sous camisole chimique devenu nomade heureux », et par Claude Carat, fondateur et président de l’Association des Amis de la Fête de la Gastronomie.

Il est préfacé les chefs Guillaume Gomez, Meilleur Ouvrier de France, chef des cuisines de l’Élysée depuis 1997, et Michel Roth, Meilleur Ouvrier de France doublement étoilé et juré pour Masterchef et Top Chef. Christophe Bligny de l’École de Paris des métiers de la table y participe également, avec d’autres.

Pour feuilleter quelques pages de ce livre très riche, dont le titre est inspiré du livre Je suis né un jour bleu de Daniel Tammet, c’est ici.

Aujourd’hui 2 avril est la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme.

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Pain au kamut® et flocons d’avoine au jus de dattes

Lors de mon récent séjour à Aime, je suis allée chercher de quoi déjeuner dans la boutique La Vie Claire.

Outre ses gérants charmants et passionnés, avec qui j’ai eu grand plaisir à discuter, le magasin, tout neuf, lumineux, est particulièrement bien achalandé. J’aimerais bien avoir le même à proximité !

J’y ai déniché du jus de dattes, ou irakia, et n’ai pas résisté à en rapporter un petit pot. Ce jus, qui ressemble plutôt à un sirop et a une saveur intense de dattes, avec une légère amertume, va très bien avec mon pain kamut® et flocons d’avoine, dont la recette est une adaptation du Oatmeal Date Bread de Jeff Hertzberg et Zoë François, méthode 5 minutes par jour.

Pain doux aux flocons d'avoine Makanaibio.com 2018Ce pain, vraiment simple à réaliser, est très moelleux, avec un peu de « mâche » grâce aux flocons entiers, pas trop sucré. Il fait de bons toasts. Une bonne recette pour celui ou celle qui n’ose pas faire son pain maison, à mon avis.

Si vous n’avez pas de sirop de dattes, de la mélasse noire fait bien l’affaire aussi.

Je fais deux pains. Un que l’on mange le lendemain de la cuisson et qui dure 3 jours environ, l’autre que je coupe en tranches le lendemain et que je congèle. Mes filles prennent ensuite des tranches congelées au fil de leurs envie et les font toaster.

Pain doux aux flocons d'avoine tranché Pain doux aux flocons d'avoine Makanaibio.com 2018

 

Pain au kamut® et flocons d'avoine au jus de dattes
 
Temps de preparation
Temps de cuisson
Temps total
 
sigle sans soja sigle sans oeuf sigle sans lait et sans sucre raffiné
Auteur:
Type de recette: Pain maison
Ingredients
  • 390 g de farine de Kamut®
  • 280 g de farine de blé bio T65 ou T80
  • 240 g de flocons d'avoine "baby" (petite taille) bio
  • 10 à 15 g de levure sèche en granulés (la quantité dépend de vos goûts. Avec 15 g le goût de la levure est assez prononcé)
  • 15 g de sel gris fin
  • 675 g d'eau juste tiède
  • 90 g de jus -sirop- de dattes ou irakia
  • 55 g d'huile neutre
Instructions
  1. Dans un très grand bol, mélangez les farines, flocons, levure et sel.
  2. Dans un verre mesureur, mélangez eau, jus de dattes et huile.
  3. Ajoutez ces liquides au mélange sec du bol.
  4. Mélangez (si possible avec un fouet danois). Il ne s'agit pas de pétrir, juste de mélanger pour bien incorporer les liquides et hydrater les farines et flocons.
  5. Quand la pâte vous semble mélangée, ramenez-la au centre du bol en une sorte de boule (elle sera très collante, sans beaucoup de tenue, c'est normal), en vous aidant au besoin d'une maryse ou d'une corne en plastique.
  6. Couvrez le bol soit d'une assiette renversée, soit d'un film alimentaire, sans que celui-ci ou celle-là ne touche la pâte car elle est très collante et vous auriez du mal à la décoller ensuite.
  7. Laissez la pâte lever tranquillement, au moins deux heures, au plus 4 heures à température ambiante.
  8. Si vous souhaitez faire votre pain plus tard, mettez le bol de pâte au réfrigérateur au bout de deux heures de levée.
  9. Lorsque vous voulez façonner vos pains et les cuire, versez la pâte sur un plan fariné, en vous aidant d'une maryse ou d'une corne.
  10. Coupez la pâte en deux morceaux de taille équivalente.
  11. Graissez deux moules métalliques de type moules à cake ou à pain.
  12. En farinant éventuellement un peu vos mains si la pâte colle trop, roulez chaque morceau de pâte pour former un boudin et placez chaque boudin dans un moule.
  13. Laissez lever 45 minutes environ.
  14. A la moitié de ce temps de levée, soit au bout de 20 à 25 minutes, allumez votre four à 230°C.
  15. Lorsque le temps de levée est écoulé (sans stress, vous n'êtes pas à la minute), enfournez les moules.
  16. Environ 15 minutes de cuisson plus tard, baissez le four à 200°C.
  17. Environ 15 minutes plus tard, baissez-le encore à 180°C si cela vous semble nécessaire et poursuivez la cuisson 10 à 15 minutes ou jusqu'à ce que le pain soit bien doré, croustillant, et que lorsque vous en enlevez un de son moule, le retournez, et en tapotez le dessous avec un index replié, vous entendiez un son creux.
  18. Lorsque les pains sont cuits, posez-les sur une grille et laissez-le refroidir au moins 12 heures. C'est important, cela rendra le pain plus digeste et meilleur au goût.

N.B. : Kamut® est une marque déposée pour le blé de Khorasan, d’où le ® qui en suit le nom.

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Ces produits industriels appelés aliments qui trompent le consommateur

Les produits alimentaires que nous proposent nos magasins sont aujourd’hui majoritairement des produits industriels qui n’ont d’aliments que le nom, et dont les emballages, les mises en scène en rayon et les publicités, notamment, trompent le consommateur.

Je vais prendre pour exemple dans ce billet des boissons végétales en vente depuis peu au rayon frais des supermarchés, au milieu de bouteilles de lait et lait fermenté frais, un peu comme si elles contenaient elles-mêmes un liquide sorti du pis d’un bel animal.

D’ailleurs, sur leur face avant, il est indiqué qu’elles sont riches en calcium, et l’on sait bien que beaucoup d’entre nous consomment du lait principalement parce qu’il est source de calcium indispensable pour notre santé osseuse (ce qui est faux, mais c’est un autre débat).

Allégation calcium et vitamine D

Ces boissons sont pourtant des produits ultra transformés, composés essentiellement d’eau et de sucre, au coût exorbitant, de purs attrapes-gogos.

Lait d'amandes frais (1)

Une tromperie habilement organisée

Les concepteurs de ces produits attirent astucieusement les consommateurs en valorisant sur l’emballage des données, réelles, à forte connotation positive : 100% végétal (donc pas de souffrance animale incluse); logo Vegan, riche en calcium et vitamine D « bons pour des os et dents solides », riche en vitamines B2 et B12, sans colorant, faible teneur en sucres et fabriqué au cœur de la France, Logo FSC.

Dans la liste des ingrédients, le mot « amandes » apparaît en lettres majuscules : de quoi permettre à l’acheteur pressé d’imaginer que c’est là l’ingrédient premier du produit. Ce n’est absolument pas le cas : cette typo a pour fondement juridique que l’amande est un allergène à indiquer d’une façon qui le met en valeur. L’industriel sait bien tirer parti, ici, de ses obligations d’étiquetage. Il fait du seul allergène de son produit l’ingrédient phare de ce dernier, donnant l’illusion d’un lait riche en amandes alors que cela n’est pas du tout le cas.

Sur la face avant du produit, on peut aussi lire que le produit est pauvre en acides gras saturés, et un grand cœur entoure la marque du produit et l’indication 100% végétal, image forte pour donner bonne conscience au consommateur.

Je suis d’ailleurs étonnée qu’il ne soit pas mentionné également « sans gluten et sans lactose », c’est tellement vendeur de nos jours…Lait d'amandes frais (2)

Pour autant, vous ne trouverez aucune information sur la provenance des amandes, sujet sensible s’il en est.

Aucune non plus sur celle du sucre, ni sur la nature de ce sucre (canne ? Sans doute pas, cela aurait été mentionné car positivement perçu. On peut donc penser que c’est du sucre blanc de betterave qui est utilisé ici).

Rien sur l’eau utilisée (source ? minérale ? osmosée ? etc.)

En d’autres termes, l’industriel qui veut vous vendre cela fait tout pour vous faire croire qu’il pense à votre santé et respecte vos valeurs, alors qu’au fond il vous vend de la malbouffe.

Il est du reste indiqué (voir ci-dessus la 2e photo) que le produit est « à consommer dans le cadre d’une alimentation variée et équilibrée et d’un mode de vie sain », ce qui relève de votre responsabilité, pas de celle de l’industriel.

Qu’est-ce qu’un aliment ultra transformé ?

C’est un produit industriel qui fait semblant d’être un aliment, qui prétend, à tort, être nourricier pour celui qui le consommera.

Dans son très bon ouvrage Halte aux aliments ultra transformés ! Mangeons vrai, Anthony Fardet nous indique les critères (cumulatifs) de ce type d’aliments, définis par des épidémiologistes de l’Université de Sao Paulo, au Brésil :

  • une longue liste (généralement plus de 5) d’ingrédients [ici eau, sucre, amandes] et/ou d’additifs [ici carbonate de calcium, émulsifiant, stabilisant, vitamines…]   ;
  • des produits artificiels fabriqués industriellement par recombinaison d’ingrédients, donc non fournis tels quels par la nature et dont la matrice* n’est pas naturelle ;
  • des produits tellement transformés qu’on ne discerne plus l’aliment d’origine.
  • le tout dans un emballage très attractif et coloré.

Aliments ultra transformés et maladies d’industrialisation

Anthony Fardet soutient dans son livre précité que les aliments ultra transformés sont lourdement coupables des maladies qu’il qualifie d’industrialisation (et non de civilisation).

Il propose en conséquence un étiquetage des aliments en fonction de leur degré de transformation, ce qui me semble très sensé.

Son livre est vraiment très intéressant et pourrait être étudié par nos enfants à l’école, avec des exercices simples dès la maternelle pour apprendre aux enfants à identifier ce qui est aliment non transformé, transformé ou ultra transformé, leur apprendre à en distinguer les textures, les saveurs, la façon dont leur corps se sent nourri par les uns et les autres, les plaisirs sensoriels qui sont les leurs lorsqu’ils préparent et mangent les uns ou les autres, etc., vous ne trouvez pas ?

En consommer, pourquoi pas, mais sans se faire berner !

Pour en revenir aux boissons végétales illustrant ce billet, il est bien entendu possible d’en acheter si on le souhaite et si cela rentre dans notre budget : chacun de nous est libre et ces boissons ne sont pas toxiques !

Des motivations comme plaisir, ou envie, ou curiosité, ou convenance, ont totalement droit de cité.

Il n’en est pas moins que ces produits ne sont alimentaires, au fond, que parce que l’industriel qui les conçoit est doué pour tenter de vous en convaincre.

Ils ne vous nourriront pas et, surtout, ils ne contribueront en rien à votre santé, voire ils participeront à sa dégradation s’ils composent l’essentiel de votre assiette quotidienne.

Bref, l’industriel trompe le consommateur, et il le fait en toute légalité. La santé des consommateurs n’est pas du tout une préoccupation prioritaire, ni pour l’industrie alimentaire, ni pour le législateur, ne nous y trompons pas.

* Anthony Fardet est spécialiste de cette question de la matrice des aliments, qui est clé. Il a publié de nombreux articles à ce sujet et en propose une synthèse claire et accessible dans son ouvrage précité, Halte aux aliments ultra transformés ! Mangeons vrai.

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Nos souffrances n’ont pas à demeurer une partie de nous

Il est aisé de se créer une identité à partir de sa souffrance, d’y trouver justification, frein, limite, contrainte.

Eckhart TOLLE, dans Le pouvoir du moment présent – Guide d’éveil spirituel, écrit des mots très justes à ce sujet :

« La première chose à ne pas oublier est la suivante : tant et aussi longtemps que vous créerez une identité quelconque à partir de la souffrance, il vous sera impossible de vous en libérer. Tant et aussi longtemps que le sens de votre identité sera investi dans la souffrance émotionnelle, vous saboterez inconsciemment toute tentative faite dans le sens de guérir cette souffrance ou y résisterez d’une manière quelconque. Pourquoi ? Tout simplement parce que vous voulez rester intact et que la souffrance est fondamentalement devenue une partie de vous. Il s’agit là d’un processus inconscient, et la seule façon de le dépasser est de le rendre conscient.

Réaliser soudainement que vous êtes ou avez été attaché à votre souffrance peut être la cause d’un grand choc. Mais dès l’instant où cette prise de conscience a lieu, l’attachement est rompu. Un peu comme une entité, le corps de souffrance est un champ énergétique qui se loge temporairement à l’intérieur de vous. C’est de l’énergie vitale qui est prise au piège et ne circule plus. Bien entendu, le corps de souffrance existe en raison de certaines choses qui se sont produites dans le passé. C’est le passé qui vit en vous, et si vous vous identifiez au corps de souffrance, vous vous identifiez par la même occasion au passé. L’identité de victime est fondée sur la croyance que le passé est plus puissant que le présent, ce qui est contraire à la vérité. Que les autres et ce qu’ils vous ont fait sont responsables de ce que vous êtes maintenant, de votre souffrance émotionnelle ou de votre incapacité à être vraiment vous-même. La vérité, c’est que le seul pouvoir qui est existe est celui propre à l’instant présent : c’est le pouvoir de votre présence à ce qui est. Une fois que vous savez cela, vous réalisez pleinement que vous-même et personne d’autre êtes maintenant responsable de votre vie intérieure et que le passé ne peut l’emporter sur le pouvoir de l’instant présent. »

Eckart TOLLE, Le pouvoir du moment présent, Ed. J’ai Lu, p. 185-186

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Le droit de manger autrement

Le droit de manger autrement que ce que les normes prescrivent et garantissent existe-t-il en France de nos jours ?

Ce sera l’objet de ma contribution au colloque Gastronomie et Droit du 21 mars 2018, lors du festival Ciné-Droit, dans le cadre de la Fête du droit, au sein de mon Université Paris Sud.

Programme du colloque Gastronomie et droit 21 mars 2018

Le colloque est ouvert au public. Il vous faut vous y inscrire en avance, cependant, en envoyant un courriel à culture@sceaux.fr avant vendredi 16 mars.

Affiche festival ciné-droit 2018

Vous pouvez cliquer sur « programme CINE DROIT 2018 « pour accéder à tous les détails de l’événement, qui se déroule sur plusieurs jours.

Programme des 22 et 23 mars 2018

Je compte bien assister également à la projection du film « A la recherche des femmes chefs » de Vérane Frédiani, jeudi 22 mars au soir.

Au plaisir de vous rencontrer, lors du colloque ou au cinéma ?

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Soirée débats autour des intolérances alimentaires, sensibilités et allergies

Jeudi 15 mars, j’aurai peut-être le plaisir de rencontrer certain.e.s d’entre vous à l’espace associatif cantonal d’Aime, en Savoie, à l’occasion d’une soirée débats sur le thème Intolérances alimentaires, sensibilités, allergies… Comprendre (et vivre avec !) (oui, c’est le titre de mon livre, avec recettes co-écrites par Véronique Chazot, publié par Terre Vivante en avril 2016).

Affiche Conférence sur les intolérances alimentaires AIME mars 2018

Ce sera l’occasion de distinguer intolérances, sensibilités et allergies, souvent employées à tort comme synonymes, de réfléchir aux raisons pour lesquelles notre alimentation peut nous rendre malade, d’envisager différents moyens pour recouvrer la santé tout en mangeant varié et joyeux, de découvrir les alternatives possibles etc.

N.B. : Si vous n’êtes pas disponible ou n’êtes pas dans ce secteur géographique et que cette thématique vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter pour que nous organisions un événement à votre convenance.

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Sorbet ananas coco express

De l’ananas coupé en dés surgelé, du sucre de coco, du lait de riz ou de coco, du sirop de coco et un bon blender et voilà !

Ce sorbet ananas coco express nous ravit toujours.

On peut bien entendu jouer avec la recette, minimaliste, en utilisant d’autres fruits, avec ou sans sucre etc.

Sorbet ananas coco express@makanaibio 2018

 

Sorbet ananas coco express
 
Temps de preparation
Temps total
 
Auteur:
Type de recette: Dessert
Type de cuisine: Express
Ingredients
  • Dés d'ananas surgelés
  • Facultatif :
  • Sucre de coco
  • Lait de coco ou autre
  • Sirop de coco
Instructions
  1. Placez les dés d'ananas surgelé dans le bol de votre blender puissant 10-20 minutes en avance, qu'ils commencent à s'assouplir un peu.
  2. Si vous utilisez du sucre de coco et/ou du lait de coco, ajoutez-les et mixez jusqu'à obtention de la texture désirée.
  3. Facultatif mais délicieux : versez un beau ruban de sucre de coco sur vos boules de sorbet et dégustez doucement !

 Les petits +

  • Je réagis mal à certains ananas frais (aphtes, brûlures dans la bouche) mais l’ananas surgelé consommé ainsi ne me pose aucun problème.
  • Merci Autour du Riz pour leur cadeau de sucre de coco, sirop de coco et huile de coco que nous aimons beaucoup !
  • Le sucre de coco a-t-il vraiment des atouts, dont un index glycémique (IG), qui le différencient d’un autre sucre ? Cet article de lanutrition.fr vous répond. (en toute hypothèse, ce n’est pas pour raison de santé que je propose ici ce sucre, mais parce qu’il est BON !)
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Savoir vivre bien avec une maladie chronique n’empêche pas les erreurs

Savoir que l’on a une maladie chronique, l’avoir diagnostiquée, identifiée, mettre en place un protocole multidirectionnel d’amélioration de sa santé, identifier les déclencheurs principaux de sa maladie et comment les éviter, est clé pour reprendre les rênes de sa santé, de son bien-être, de sa vitalité.

Mais savoir vivre bien avec une maladie chronique ne signifie pas que la maladie chronique est guérie, partie, éradiquée.

Une maladie chronique ne fonctionne pas comme un virus ou un microbe qu’il convient d’éliminer puis qui « passe », dont on peut dire « je suis guéri.e ».

Trouver comment vivre bien avec une maladie chronique ne signifie pas non plus « je sais tout sur tout, je gère sans faille, je ne ferai plus jamais rien qui me nuit. »
Les erreurs arrivent, les oublis, les dénis, notre humaine condition nous « met dedans ».

On entend les signaux (ou pas), l’amie qui est malade à qui l’on recommande du repos, l’enfant dont la peau réagit à qui on recommande de limiter la consommation de tel aliment, son propre sommeil qui devient haché, le rythme de vie dont on a conscience qu’il ne laisse pas assez/plus de place au temps de répit, repos, réparation, restitution des forces de base.

Et pourtant on attend d’être au pied du mur ou d’avoir foncé dedans pour en prendre conscience… C’est la vie !

Surtout ne pas s’apitoyer sur soi alors !
Surtout ne pas s’auto flageller, ne laisser aucune place à la honte, le regret, le chagrin, la volonté de tout lâcher, laisser ou fuir.
Ne pas se désoler de n’être pas cet.te espèce de héros ou héroïne au corps d’acier inoxydable et aux actes toujours justes !

Non ! Avec douceur, bienveillance, amour envers soi, rire de s’être à nouveau oublié.e, d’avoir cru, oh ego toujours prêt à prendre les rênes à chaque détour de chemin, avoir dépassé sa propre condition d’humain.e faillible.

Prendre acte. Réouvrir la boîte à outils que l’on a peu à peu constitué pour se « refaire une santé » et qui est extraordinaire -surtout ne pas la remettre en cause lorsqu’elle est éprouvée !-, reprendre son bâton de marche et poursuivre le chemin !

Sans oublier d’entendre dans la crise juste vécue que les signaux annonciateurs étaient nombreux et qu’on les a ignorés : travailler encore et encore à prendre la juste mesure de ceux-ci en leur donnant toujours priorité sur tout ce qui, extérieur à soi, nous semble si souvent à tort prioritaire.

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2018 – Décider d’aller bien !

A vous qui lisez ces lignes : bonne année 2018 !

Plus encore, que 2018 prenne part dans une longue suite d’années de vie qui soient conformes à qui vous êtes !

Pas à qui vous voulez ressembler ou à qui vous croyez devoir être, etc. : vraiment à qui vous êtes, quel que soit le regard porté, par vous ou les autres, sur vous-mêmes.

A titre personnel, et je serai ravie de vous savoir du voyage, je dirais que 2018 est la première année où je décide consciemment et avec déjà bon nombre d’actes concrets en ce sens, d’aller bien.

A la manière d’Erwann Menthéour dont j’ai lu avec intérêt, l’an dernier, « Et si on décidait d’aller bien – Soyons responsables ! »

Décider d'aller bien

Pour ce qui est d’être responsable, je crois que j’aurais parfois intérêt à lâcher du lest et m’autoriser plus de légèreté, moins de sérieux et de gravité ! Pas simple, le monde étant ce qu’il est, non ? Mais rire et se laisser porter par les nombreux moments de joie et de bien-être de chaque journée est aussi délicieux que précieux !

C’est C’était (!) moins naturel pour moi de décider d’aller bien, de prendre consciemment, consciencieusement, délibérément et résolument soin de mon corps, de mon cœur et de mon âme. J’ai eu l’occasion de partager un peu avec vous sur ces sujets en 2017.

2018 est le début de nombreuses nouvelles aventures sous le signe de cette décision : c’est décidé, je vais et irai désormais bien !

Et vous, qu’avez-vous décidé de vous souhaiter à partir d’aujourd’hui ?

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